Auteur : Nat. Eh oui, je récidive. J'espère que ce dialogue idiot vous fera sourire…

Disclaimer : La magnifique description de la route présente dans ce texte revient à mon amie Olo. Pour le reste, rien n'est à moi, sauf la bêtise des protagonistes ! …Je vous assure, dans les livres de Tolkien, ils sont classes et intelligents. Mais là, ils sont en Mordor, et la chaleur a fait fondre leurs neurones… Moi ? Non, les miens vont très bien. J'vous assure.

Warning : Personnages OOC et stupidifiés. Comme toujours. C'est pas drôle, sinon.

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Fétichistes

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« Les amis, je viens d'avoir l'idée du siècle pour vaincre définitivement Sauron !

-Ooooh, Eru. Puissent les Valar nous soutenir dans cette épreuve.

-…Quelque chose ne va pas, Erestor ? Vous n'avez pas l'air très enthousiaste…

-C'est-à-dire qu'il doit sûrement penser, à raison d'ailleurs, que la grande majorité de vos idées présentent une fâcheuse tendance à s'avérer calamiteuses, Glorfindel.

-Pour la première fois de toute mon inestimable vie, je suis du même avis que le peredhel. Et je vous signale au passage que je ne suis toujours pas votre ami.

-Certainement, Thranduil. C'est d'ailleurs pour ça que vous passez votre temps cloué à nos bottes.

-Gildor, ne le cherchez pas. Je vous rappelle qu'il a toujours sa gourde dans la main.

-Vous savez Amroth, je ne pense pas qu'une gourde vide puisse me faire grand mal. Surtout quand elle est manipulée par quelqu'un d'aussi maladroit que lui.

-Dites, vous m'écoutez ? Alors, mon idée. Pour faire simple, elle consiste à…

-AOUH !

-Gildor ? Ça va ?

-Thranduil ! Mais vous êtes fou ?

-Mais qu'est-ce que vous avez encore fait ?

-Rien du tout. J'ai simplement prouvé à Gildor qu'une gourde vide maniée par des mains expertes peut faire très mal.

-Ça oui, je confirme. Vous l'avez assommé, ma parole !

-Mais non. Peut-être lui ai-je juste caressé le cuir chevelu un peu fort, voilà tout. Il va s'en remettre.

-Il vaudrait mieux pour vous.

-Amroth, au lieu de râler, aidez-moi à allonger notre ami sur son lit de camp. Et allez me chercher de la glace pour… Ah non, c'est vrai. Elle a fondu. Euh… Oh, donnez-moi mon épée. Ça devrait faire l'affaire.

-Bon, quand Elrond aura fini de réparer Gildor, vous l'écouterez, mon idée ?

-Non.

-Thranduil, vous n'êtes décidément pas aimable aujourd'hui.

-Comme s'il avait l'habitude de l'être les autres jours…

-Eeeeh, ce n'est pas moi ! Je n'ai rien dit, pour une fois ! C'était Erestor qui…

-Et menteur avec ça. Tout pour plaire.

-Non, Amroth, il dit vrai. C'est Erestor qui a parlé, je l'ai vu bouger les lèvres.

-Vous, le guérisseur en herbe, contentez-vous de réparer Gildor et ne prenez pas la défense du blondinet égocentrique, s'il-vous-plaît.

-Je ne prends pas sa défense, je rétablis la vérité. Nuance.

-Et je ne suis pas égocentrique ! Je suis seulement beau, intelligent, puissant, influent, noble de cœur et d'ascendance, doué dans les arts autant que dans les affaires et, somme toute, infiniment supérieur à vous autres Noldor et Vanyar.

-Vous avez oublié l'une de vos principales qualités, Thranduil. Vous êtes également un modèle de modestie, rappelez-vous en.

-Humphf.

-Les amis ? Je n'attends pas du tout que vous me prêtiez attention pour vous dévoiler mon idée génialissime, vous savez.

-C'est parfait, Glorfindel. Continuez à ne pas nous attendre.

-Non, non, Erestor ! Laissez-le parler ! Je veux entendre son idée ! Ça promet d'être drôle. Je veux l'entendre !

-Tiens, Gildor s'est réveillé…

-Je vous avais dit qu'il s'en remettrait.

-Thranduil, taisez-vous. Glorfindel, allez-y. Exposez-nous votre idée catastrophique.

-Elrond, comment pouvez-vous la qualifier de catastrophique alors que vous ne l'avez même pas encore entendue ?

-C'est-à-dire que, comme je viens de le dire à l'instant, toutes vos idées sont plus ou moins calamiteuses pour vous autant que pour nous, alors…

-Oui, mais elles sont aussi généralement très drôles, alors laissez-le parler, nom d'un Maïa !

-Je soutiens Gildor. Allez-y, Glorfindel. Nous vous écoutons.

-Merci Amroth. Alors, pour commencer…

-Je ne suis pas sûr d'avoir envie de l'entendre, cette idée…

-Erestor !

-Mais c'est pas possible, toutes ces interruptions !

-Si vous continuez à m'interrompre comme ça toutes les deux secondes, je ne vais jamais réussir à développer mon idée, moi…

-Justement, c'est le but.

-Erestor, si vous ne voulez pas entendre l'idée du Vanya, vous pouvez toujours aller voir ailleurs si vous y êtes. Allez donc rendre visite à Celeborn, ça lui fera plaisir de voir qu'il y a quand même des gens qui pensent à lui de temps en temps.

-Uniquement si vous m'accompagnez, Thranduil. Votre absence soulagera un peu nos amis.

-…Non, il fait trop chaud et sa tente est trop loin. Et je veux assister au déballage de stupidités de Glorfindel.

-Mes idées ne sont pas stupides !

-Reconnaissez tout de même que provoquer un Balrog en duel sur un pont large d'un mètre au-dessus d'un précipice de montagne n'était pas une idée particulièrement lumineuse…

-…Certes. Mais j'ai battu le Balrog ! Et sauvé une partie de mon peuple par la même occasion ! J'ai juste trébuché après le combat et je suis tombé moi aussi dans le ravin avant de me fracasser tous les os sur les montagnes de Gondolin, c'est tout.

-"C'est tout", qu'il ajoute…

-D'où l'utilité de faire ses lacets avant de partir au combat.

-…Elrond ?

-Non, ne cherchez pas de sens à ma phrase. Je suis fatigué, en ce moment.

-Surtout, ne le prenez pas mal, mais… ça se voit.

-…Vous dites ça parce que j'ai passé la matinée à faire des grenouilles en papier avec les descriptifs de contingents de l'armée de Gil-Galad ou bien parce que j'ai mis mon armure à l'envers ?

-Un peu des deux…

-Ou peut-être aussi parce que vous nous avez décrit hier le sentier menant au camp des Orcs comme étant, je cite, "une route qui fait genre qu'elle va tout droit, mais qu'en fait elle tourne".

-Vous savoir très bien parler les Elfes, Peredhel. Vous aurez bientôt le même niveau de maîtrise de la langue qu'Isildur. Poursuivez vos efforts, vous progressez !

-Thranduil, je me passerai de vos commentaires. Et pour votre gouverne, Erestor, sachez que ce n'était pas hier. C'était aujourd'hui et il était trois heures du matin. …Est-ce que j'avais demandé, moi, à être de garde de nuit pendant toute la semaine ?

- Quoiqu'il en soit, c'était très distrayant. Presque autant que les idées de notre tueur de Balrog. …Oh, Glorfindel, votre idée !

-Vous pouvez nous exposer votre idée, mon ami. J'espère qu'elle sera aussi amusante que votre dernière trouvaille.

-…Laquelle, Gildor ?

-La fois où vous avez recommandé à Thranduil d'ôter son armure pour avoir moins chaud.

-Ah oui. C'était très drôle, en effet.

-Quand on y réfléchit, sur le fond, c'est plutôt logique, en fait.

-Oui, mais enlever son armure dans un camp d'Hommes partis au front depuis cinq ans quand on est un Elfe, qui plus est quand on est Thranduil, n'était peut-être pas la meilleure chose à faire…

-M'en parlez pas.

-Mauvais souvenirs, Thranduil ?

-Peredhel, faîtes disparaître ce petit sourire narquois de votre visage suffisant. Maintenant. Ou je ne réponds plus de ma gourde.

-Honnêtement, pour ma part, j'ai trouvé que vous ne vous en étiez pas trop mal tiré.

-Oui, vous avez bien envoyé balader les soupirants qui se montraient un peu trop insistants. Et cet épisode a fait grimper votre popularité en flèche !

-Et les Hommes ne se sont pas non plus montrés trop irrespectueux. Vous avez eu de la chance, en fin de compte.

-Vous ne voulez pas changer de sujet de conversation, tous ?

-Par contre, il nous faut reconnaître que les regards fixes d'Isildur et de son frère sur votre torse nu au cours du conseil stratégique avaient quelque chose de gênant.

-Ce que j'ai trouvé gênant, moi, c'était la tête de son père quand il a vu dans quel accoutrement il s'est présenté au conseil. Bonjour la crédibilité, après ça !

-Celle de Celeborn aussi était amusante. J'ai bien cru qu'il allait finir par exploser à force de se retenir de rire. Il faut dire que la situation était assez cocasse.

-Bon, changement de sujet ! Glorfindel, votre idée ! Et vite !

-Merci Thranduil. Pour une fois, vous me rendez service. Alors, mon idée pour vaincre Sauron, c'est de…

-Laissez-moi deviner. C'est d'armer tous les blonds prétentieux de notre Alliance avec des gourdes vides et de mettre Thranduil en première ligne. Non ?

-Euh… Pas vraiment, non.

-Tssss… C'était très spirituel, Gildor. Vraiment.

-Dites, pour continuer dans la même veine, on peut aussi armer tous les lettrés avec des dictionnaires et mettre Erestor en première ligne.

-Je confirme, Elrond. Vous êtes fatigué et ça se ressent dans votre humour.

-Moi je trouve le concept plutôt bon. Je propose qu'on ajoute aussi Elrond avec sa fameuse corde elfique !

-Mais arrêtez avec cette corde ! Qu'est-ce qu'elle vous a fait, à la fin ?

-Elle nous fait rire, votre corde, Elrond.

-Et vous, Gildor, qu'est-ce qu'on peut bien vous donner ? Une garde-robe, peut-être ? Une garde-robe, peut-être ? Au moins vous pourrez changer ces vieilles choses que nous appelez vos vêtements et qui ne ressemblent plus à rien…

-Ah oui, une garde-robe, ça me semble être une bonne idée pour lui !

-Ça va être pratique pour combattre, ça.

-…Pour Glorfindel, je propose un juke-box.

-Erestor, qu'est-ce qu'un juke-box ?

-Un objet à musique qui sera inventé dans des dizaines de milliers d'années et que nous ne pouvons donc pas connaître. Et je crois que l'insolation me guette de nouveau. Bien que, techniquement parlant, ce ne soit pas possible puisqu'on ne voit pas le soleil. Evidemment, on peut argumenter en disant qu'il est tout à fait possible pour les rayons nocifs du soleil de passer à travers des couches de nuages et de cendres volcaniques… Elrond, vous êtes le scientifique de notre groupe. Qu'en pensez-vous ?

-…Euh…

-Et sinon, Celeborn, on l'arme avec quoi ?

-Une plante verte ?

-Ce n'est pas très gentil, ça, Thranduil.

-Je ne suis jamais gentil, Peredhel.

-Ce n'est pas moi qui vous contredirai sur ce point. Et moi, dites-moi, quelle est mon arme ?

-Ben, vous, Amroth…

-Oh, pas facile, là. Attendez voir…

-Les amis, je pense qu'on devrait arrêter de boire du vin quand on a soif et qu'on n'a plus d'eau. Je crois que ça commence à avoir de sales influences sur nos capacités intellectuelles.

-Mais vous ne vous rendez pas compte de l'efficacité effroyable de notre Alliance ainsi composée, Glorfindel !

-Imaginez un peu la chose : Thranduil, Erestor, Elrond, Gildor, Celeborn et vous-même armé de vos objets fétiches face au seigneur des ténèbres et son armée ! Vous serez imbattables !

-Oui, impayables, aussi…

-Je proteste ! Je ne suis pas fétichiste des cordes !

-Si peu, Elrond, si peu.

-Avec une Alliance pareille, Sauron peut bien se fabriquer tous les Anneaux Uniques qu'il veut, il ne fera pas le poids !

-…

-Je ne sais pas pourquoi, mais je ne le sens pas très convaincu, là.

-Dîtes, je ne sais pas si vous avez relevé, mais Glorfindel vient de partir du principe que certains d'entre nous possèdent des capacités intellectuelles, là.

-Ah ?

-Vraiment ?

-Non, c'est une blague ?

-Vous êtes gentil, vous, Glorfindel.

-Oui, très. Et ce qui serait aussi vraiment gentil de votre part, ce serait d'écouter mon idée fabuleuse. …Ma vraie idée.

-Quoi ? Elle ne vous plaît pas, mon Alliance des Fétichistes ?

-C'est-à-dire que…

-Aaaah, mais ça ne va pas du tout, les amis ! On a oublié Gil-Galad et Elendil ! Comment voulez-vous que nous ayons une armée si nous n'avons pas de roi ?

-Ben, on a Celeborn. C'est un seigneur important, mine de rien, il peut faire office de roi, non ?

-Concrètement, il ne possède aucun titre royal.

-Bon, on écoute d'abord l'idée de Glorfindel et après on cherche des armes pour Double-G et le roi des Hommes ? De toute façon, je suis à court d'inspiration, là.

-Je suis d'accord. Glorfindel ? Vous pouvez y aller.

-Voilà, je me demandais s'il n'aurait pas été plus simple de…

-Excusez-moi de vous interrompre de nouveau, mais…

-Ma patience a des limites, Erestor. Je dis juste ça comme ça.

-Je suis vraiment désolé, Glorfindel, mais est-ce que l'un d'entre vous sait ce qu'est la drôle de petite bête noire à mi-chemin entre une fourmis géante et un crabe avec un dard qui vient d'entrer dans notre tente ?

-Ça, là ? Ça marche bizarrement.

-Oh, c'est drôle ! Je n'avais jamais vu ça avant. Vous croyez que ça se mange ?

-Ça doit être croquant.

-J'aime bien sa carapace, on dirait qu'elle brille…

-Ah oui, c'est vrai. Vous aimez tout ce qui brille, vous…

-Les amis, vous n'avez pas répondu à ma question.

-…C'est un scorpion, Erestor.

-Merci, Elrond. C'est bien ce que je pensais.

-Elrond, est-ce que ça se mange, les scorpions ?

-…

-Pourquoi prenez-vous cet air consterné ?

-Pour rien. Je vais le faire sortir de la tente avant qu'il ne pique l'un d'entre vous. Glorfindel, vous pouvez reprendre.

-Si je pouvais commencer, déjà, ça serait bien…

-Allez-y, nous sommes toutes ouïes.

-Non, attendez. Le scorpion est parti, mais il me semble voir venir vers nous ce cher Oropher…

-Oh non !

-Je crois que je préférais le scorpion, en fait.

-Erestor ! C'est de mon père dont vous parlez, là !

-Non, fausse alerte ! Il va voir Celeborn.

-Tiens ? Y aurait-il d'autres personnes que nous à penser à lui ? Il va être content !

-Non, il n'a pas l'air d'être là. Oropher vient de repartir.

-Quoi, Celeborn a encore disparu ?

-Ou alors, il est vraiment cuit.

-Il faudrait qu'on aille vérifier, quand même, un jour.

-Je vous en prie, Gildor, allez-y en premier. Nous vous suivrons.

-…Oui, mais sa tente est loin, non ?

-Et puis il fait chaud, quand même. On est le soir et la température a baissé, d'accord, mais ça reste quand même très éloigné du supportable niveau température.

-Hum, hum.

-Glorfindel ? Qu'y a-t-il ?

-A votre avis ?

-…Ah, oui ! Nous sommes désolés, vraiment !

-Bien sûr…

-Bon, alors, Glorfindel. C'est quoi, cette idée ?

-…

-…Glorfindel ?

-Youhou…

-Vous êtes avec nous, Glorfindel ?

-…Avec toutes les bêtises que vous venez de dire et tous les changements de sujet idiots que vous avez effectué…

-Oui ?

-…Ben, je l'ai oubliée, mon idée !

-Merci, ô Valar !

-Erestor ! »

OoOoOoOoO

Oui, j'ai changé le titre de l'histoire. Celui-ci me parait plus approprié.

Hum. Il était 1h47 très précisément quand j'ai fini ce dialogue. Alors ne cherchez pas trop de logique ni de sens ni de qualité dans ce texte, je ne sais pas si vous en trouverez beaucoup… Bon. A la prochaine !