Auteur : Nat. Et cette fois-ci, c'est le Restaurant Universitaire proche de ma fac qui a apporté son aimable contribution en me fournissant le thème des repas. …Des mauvais repas pris dans des situations bruyantes et peu agréables.
Disclaimer : Thranduil, Elrond, Gildor, Amroth, Erestor, Glorfindel et Celeborn n'appartiennent qu'au grand professeur Tolkien, de même que le Mordor et l'Anneau Unique. Même s'il aurait honte s'il savait ce que j'en ai fait.
Warning : Personnages stupidifiés et OOCisés. Comme d'hab', direz-vous.
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Restauration
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« Eh, les gens, vous allez rire : Elrond et moi revenons tout juste d'un conseil de guerre avec Gil-galad, Oropher et Elendil. Et devinez quoi ?
-…Non, ne dîtes rien, Glorfindel. Celeborn était présent ?
-Euh… non. Enfin, je ne crois pas. Je ne l'ai pas remarqué, en tout cas. Vous, Elrond ?
-Non plus. Je crois qu'il était absent. On s'en serait aperçu, s'il avait été là.
-A propos, est-ce que quelqu'un a vu Celeborn, récemment ?
-Non.
-Pas moi.
-Ni moi.
-Si ça se trouve, il est vraiment cuit.
-En tout cas, il n'était pas à notre conseil stratégique. Et puisque vous ne devinez pas, je vous le donne en plein : les humains vont tenter une sortie.
-Quoi, encore ?
-Mais ils sont définitivement stupides ou ils font juste semblant ?
-Quand les orcs n'attaquent pas, on ne les attaque pas non plus ! C'est la règle de survie de base en Mordor ! Ces abrutis congénitaux de mortels ne l'ont toujours pas compris ?
-Les mortels ne sont pas des abrutis congénitaux, Thranduil.
-Permettez-moi d'être sceptique, peredhel.
-Glorfindel ? Sur quel point va se porter leur prochaine attaque ?
-Cette fois-ci, ils vont tenter de pénétrer dans le camp des ingénieurs gobelins, derrière la Crête des Feux.
-Dans ce cas, c'est une rentrée qu'ils vont tenter, Glorfindel. Pas une sortie.
-Erestor, ne jouez pas sur les mots. Les humains vont sortir de leur camp pour rentrer dans celui des gobelins. C'est tout autant une rentrée qu'une sortie. Donc j'ai raison.
-Si vous voulez. Et combien d'hommes ont-ils prévu de perdre dans ce suicide de grande ampleur ?
-Mille deux cent guerriers.
-Rien que ça ? Y'en a qui ont les moyens, dites donc.
-C'est-à-dire qu'il faudrait pouvoir tenir le camp si les gobelins en sont chassés. Dans le meilleur des cas. Hypothétiquement. Et sinon, il s'agira de battre en retraite dans les meilleurs conditions possibles.
-Ah oui, nous sommes devenus forts pour ça.
-Pensez donc, ça fait quatre ans qu'on pratique. La retraite, ça nous connaît, maintenant.
-D'ailleurs, je suis toujours aussi fier de notre superbe retraite d'il y a six mois. En trois mille ans de vie, je n'avais jamais vu retraite si rapide ni si parfaitement organisée. Je n'irai pas jusqu'à dire que c'était un plaisir de reculer comme ça, mais presque.
-Entièrement d'accord avec vous, Amroth. Nous devrions nous organiser des retraites plus souvent, maintenant que nous avons pris le coup de main.
-Euh… Je tiens à vous rappeler que notre but dans cette guerre, c'est d'avancer. Pas de reculer.
-Pffff…
-…Vu comme ça, forcément…
-Erestor, vous êtes d'une tristesse à faire pleurer les pierres.
-Dîtes ? Les réunions stratégiques, ça creuse. Cela dérangerait-il quelqu'un si nous nous dirigions vers la tente de la cantine ?
-Elrond, vous ne pensez qu'à vous sustenter.
-Ça doit être dû à son patrimoine génétique humain. Ces gens-là sont de véritables estomacs sur pattes.
-Je ne voudrais surtout pas avoir l'air de monopoliser la conversation, mais est-ce qu'on pourrait en revenir à ma sortie humaine ?
-Non, pourquoi ?
-Ah, vous n'allez pas me refaire le coup !
-Thranduil plaisantait, Glorfindel. De quoi sera composée l'armée en charge de cet assaut ?
-Environs une centaine de cavaliers, trois cent fantassins humains, trois cent des nôtres et cinq cent de nos archers.
-Comment ça, nos fantassins et nos archers ?
-Qu'est-ce qu'on vient faire là-dedans, nous ? C'est leur suicide collectif, pas le nôtre !
-Ah, ça… Demandez à Elrond. Pour une fois, je n'y suis pour rien, moi.
-Elrond ?
-…
-Peredhel ?
-Qu'est-ce que vous avez encore fait de travers, vous ?
-C'est pas de ma faute ! Je suis fatigué en ce moment, je vous l'ai déjà dit !
-Et vous savez les âneries qu'il est en mesure de dire lorsqu'il est fatigué…
-Glorfindel, ne m'enfoncez pas je vous prie. Je suis tout à fait capable de le faire moi-même.
-Justement, passez aux aveux, Elrond.
-Oui, peredhel, dîtes-nous tout. Quel est votre rôle dans cette sordide affaire, que je puisse vous lyncher en place publique ?
-Vous n'aurez probablement pas ce plaisir, les orcs l'auront fait avant vous.
-…Gné ?
-Il est chargé de diriger l'unité des archers. Lui qui tire à l'arc à peu près aussi bien qu'un troll des cavernes manchot.
-Vous, retournez tuer vos balrogs et laissez-moi patauger dans ma mouise en paix !
-Cette fois-ci Elrond, vous faites fort. Comment vous êtes-vous débrouillé pour vous fourrer dans pareille situation ?
-Et bien, hum… J'ai peut-être, euh… accidentellement… laissé entendre à Isildur qu'il y avait une… disons… une légère faille dans les rondes des gardes orcs sur le flan gauche du camp des ingénieurs gobelins ?
-…
-…
-…
-…Quoi ?
-Je vous avais bien dit qu'il n'était bon qu'à raconter des âneries, en ce moment.
-Glorfindel, vous êtes vraiment sûr que vous n'avez aucun balrog à tuer, là, maintenant, tout de suite ?
-Mais Elrond, vous êtes idiot ?
-On s'était pourtant mis d'accord ! Pas un mot de cette histoire à nos supérieurs, afin de ne pas leur donner envie de tenter Mandos !
-Pour ma défense, je dirai qu'Isildur n'est pas exactement mon supérieur. Et je n'y suis pour rien s'il est aussitôt allé dévoiler l'information à son royal paternel.
-Vous croyez que l'idiotie, c'est génétique ?
-Possible. Y'a qu'à regarder Oropher et Thranduil pour avoir des preuves tangibles.
-Eeeeeh !
-Par pitié Elrond, faîtes un cadeau à l'elficité. Ne vous reproduisez pas.
-Et je suppose que c'est pour vous punir d'avoir omis de lui révéler plus tôt cette information cruciale que Gil-galad vous a fait l'honneur de vous nommer capitaine des sections d'archers ?
-Tout juste, Erestor.
-Il aurait mieux fait de vous lyncher en place publique, comme disait Thranduil. A cause de vous, nous allons encore galérer pendant deux ou trois saisons avec des attaques et contre-attaques à répétition, des réveils en fanfares en pleine nuit et des tas d'armures couvertes de sang d'orc à nettoyer. Pour peu qu'on soit encore en assez bon état pour le faire. Quand je pense qu'on avait enfin gagné un peu de calme…
-Arrêtez de vous plaindre Gildor, c'est moi qui serai en première ligne.
-Vous serez peut-être en première ligne, mais quand les orcs vont contre-attaquer en expédition punitive, ça sera pour notre pomme !
-Et vous pourrez vous adonner à vos retraites bien-aimées, alors je ne vois vraiment pas ce qui vous froisse. Maintenant cessez de vous disputer tous les deux, nous entrons dans la cantine.
-Beuh, c'est bourré d'humains… Nous allons encore sentir la rose en sortant…
-Thranduil, ne commencez pas avec vos commentaires racistes. Je vous rappelle que certains humains comprennent l'elfique.
- Mais j'ai le nez sensible, moi… Ce n'est tout de même pas ma faute s'ils empestent la sueur !
-Ce n'est pas de leur faute non plus, que je sache. Vous étiez le premier à vous plaindre de la chaleur, la semaine passée. Souvenez-vous.
-Oui, mais moi je sens bon.
-…
-Et le pire, c'est qu'on ne peut même pas le contredire.
-Héhé. Je suis parfait.
-Vous êtes surtout modeste, on ne le dira jamais assez…
-Il y a une table de libre à gauche.
-Non, pas celle-là, prenez la suivante !
-Mais elle est encore plus proche des humains !
-Oui, mais au moins celle-ci a une cruche !
-Remarquez, avec Thranduil, Elrond et Glorfindel, ce n'est pas comme si nous en avions vraiment besoin.
-…Je vous ai déjà dit que je déteste les lettrés ?
-Je vais faire semblant de ne pas avoir compris, Erestor. Mais uniquement parce que je suis sûr de mourir avant la fin de la semaine et que je ne veux pas partir fâché avec mes amis.
-A ce propos, vous ne m'enlèverez pas de l'esprit que rien de tout ceci ne serait arrivé si cette andouille d'Elrond n'était pas allée dire à cette quiche d'Isildur que l'autre patate de caporal orc oubliait régulièrement de poster ses cruches de sentinelles sur le flan gauche de leur tarte de camp. Et maintenant, tout ce qu'on va réussir à faire, ça va encore être de se faire botter le derrière par ces nouilles de gobelins…
-C'est pas bientôt fini, les métaphores culinaires ?
-Je peux rajouter ma gourde, si vous voulez.
-Thranduil, taisez-vous. Il y a bien assez de Gildor pour débiter des inepties.
-Je ne débite pas des inepties ! Nous allons tous au casse-pipe et vous le savez aussi bien que moi ! Si encore Isildur avait eu l'intelligence de tenir sa langue, mais non ! Il a fallu qu'il dévoile tout. Pour une fois que les orcs nous fichaient la paix…
-Vous l'avez déjà dit, ça. Vous vous répétez, Gildor.
-Ne soyez pas de mauvaise foi, Gildor. Isildur a vu une ouverture dans les défenses de nos ennemis et a décidé de l'exploiter. Nous ne pouvons décemment pas lui reprocher de tout mettre en œuvre pour tenter de gagner la guerre, tout de même !
-…Vous dîtes ça uniquement parce qu'il est votre arrière-petit-neveu au je-ne-sais-plus-combientième degré et que vous vous sentez obligé de le défendre.
-Et aussi pour vous alléger la conscience parce que c'est à cause de votre étourderie qu'il a découvert ladite ouverture, peredhel.
-Humpf.
-Arrêtez de l'accabler, tous. Vous allez finir par le vexer. Et sinon, qu'est-ce qu'il y a au menu ce midi ?
-Ben, des boulettes et des patates. Comme tous les midis.
-Je ne sais pas pourquoi vous posez encore la question, Erestor.
-Parce que l'espoir fait vivre, sans doute…
-Boulettes-patates, boulettes-patates : c'est le régime, c'est le régime; boulettes-patates, boulettes-patates : c'est le régime de Gil-galad !
-Glorfindel, je croyais vous avoir formellement interdit de chanter ?
-Et d'ailleurs, patate ne rime pas avec galad.
-Si vous avez une meilleure rime à proposez, Thranduil, je vous écoute.
-…Salade ? …Vous croyez que Gil-galad va encore me qualifier de diva si je lui demande s'il est possible d'agrémenter nos repas de crudités ?
-Probablement, oui.
-J'ai soif. Passez-moi la cruche, Amroth.
-Laquelle ?
-Je ne suis pas une cruche !
-Amroth, lâchez Thranduil avant qu'il ne pique sa crise quotidienne. C'est déjà assez difficile de supporter le raffut des Hommes sans avoir besoin d'y rajouter les cris d'orfraie du sindar…
-Maiiiiiis…!
-Ah, je vois nos boulettes qui approchent. Les patates ne devraient pas tarder.
-Tiens, ils ont changé de serveur ?
-Non, c'est toujours le même. Il a juste changé de coiffure.
-Oui, il s'est fait scalper par les orcs. Ils ont changé de francs-tireurs, eux.
-Amroth, pourrais-je avoir la cruche, je vous prie ?
-…Elle est vide, Gildor.
-Fichtre.
-…
-Oh, ça sent la future bataille. On a double ration de boulettes, aujourd'hui. Douze chacun.
-Oh noooon… Je déteeeeeeste les boulettes !
-Faîtes un effort, Thranduil, forcez-vous.
-Je crois que c'est au dessus de ses forces, justement.
-Moquez-vous, je ne vous dirais rien…
-C'est vrai ?
-Non. Je ne pense pas que vous vous rendez compte de mon calvaire. J'étais végétarien, moi, à la base !
-Ah, c'est pour ça que vous êtes un vrai légume ?
-…?
-Je… crois qu'il n'a pas compris…
-Tant mieux pour nous, j'ai envie dire.
-Allez Thranduil, je me sacrifie pour vous aider : donnez-moi la moitié de vos boulettes et mangez le reste.
-Méfiez-vous, Elrond : vous allez reprendre les trois kilos que vous étiez si fier d'avoir perdus lors de la disette de l'année dernière…
-Mais non. Je sais ce que je fais. Si je dois mener l'assaut contre le camp des gobelins, il faut que je m'entretienne. Et puis d'abord j'ai faim.
-Un estomac sur pattes, c'est bien ce que je disais.
-Vous, taisez-vous et donnez-moi vos boulettes.
-Voilà, peredhel !
-Mer… Hum. Thranduil ?
-Oui ?
-Je ne sais pas comment vous comptez à Vertbois, Thranduil, mais pour moi la moitié de douze n'est pas dix.
-C'est parce que je fais des mathématiques modernes. Vous ne pouvez pas comprendre.
-Eh bien moi, je fais des mathématiques traditionnelles. Vous avez encore quatre boulettes à manger. Et que ça saute.
-Maiiiiiis… J'aime paaaaaas les boulettes, peredhel !
-'Veux pas le savoir. Moi, je ne vous aime pas et ça ne m'empêche pas de vous supporter en permanence.
-ADAAAAA !
-Thranduil, baissez d'un ton. Tous les humains nous regardent.
-Moi, je pense qu'il a raison. Ça devient intenable, cette invariabilité des menus.
-D'autant plus que les boulettes ont tout autant invariablement goût de viande de rat avariée. Et je ne parle même pas des patates. Regardez comme elles dégoulinent de matière grasse.
-D'où la question existentielle suivante : est-ce que ce sont les patates qui sont censées prendre le goût de l'huile dans laquelle elles sont cuites, ou n'est-ce pas plutôt l'huile qui est censée prendre le goût des patates ?
-Quoiqu'il en soit, Gildor, il est impossible de leur définir un goût précis à toutes les deux. Elles ont tellement mélangé leurs… saveurs… qu'il est à présent impossible de les dissocier. Ça donne un résultat assez… intéressant.
-Taisez-vous Glorfindel, vous allez faire vomir Thranduil.
-Ce que je vais dire n'a probablement qu'un lointain rapport avec la conversation, mais saviez-vous que certains peuples barbares des Hommes jugent de la puissance d'une armée selon la qualité des repas qui y sont servis ? D'après eux, plus la nourriture est mauvaise, plus l'armée est puissante.
-Bien sûr ! Ça maintient les guerriers de mauvaise humeur, et donc dans un état d'esprit plus combatif. Comme pour Elrond, en fait.
-Oui, logique.
-Il fallait y penser, tout de même.
-…Je ne sais pas pour vous, mais personnellement, j'ignorais que l'armée de Double-G était si puissante.
-Qu'est-ce qu'on devrait dire de l'armée de Sauron, alors…
-Vous avez déjà goûté à une ration d'orc, Glorfindel ?
-Non, mais vu leur désagréable manie de toujours nous tenir en échec, je n'ose même pas imaginer ce que ces pauvres bougres sont contraints d'avaler à chaque repas.
-Vu comme ça, ça me donnerai presque envie de les plaindre.
-Presque.
-…
-Bon, je craque. Ne bougez pas, je vais remplir la cruche.
-Tant que vous êtes, Gildor, remplissez aussi ma gourde. Je vais en avoir besoin pour avaler ces horreurs de boulettes. Quoi qu'à ce stade, c'est plutôt de vin dont j'aurai besoin.
-Non, on arrête avec le vin. Nous nous sommes déjà suffisamment ridiculisés comme ça. Et en plus, il y a des humains qui nous regardent.
-Vous croyez qu'ils comprennent ce que nous disons ?
-J'espère que non. Ce sont ceux qui attaqueront avec moi à l'aube.
-C'est clair que s'ils nous comprennent, votre crédibilité en tant que capitaine et grand seigneur elfe risquerait d'être légèrement remise en question.
-Déjà de retour, Gildor ?
-Le tonneau d'eau est vide…
-Ah.
-…
-Et les cruches des autres tables ?
-Vides aussi. Serait-il possible d'avoir de l'eau, dans cette fichue contrée ?
-Je ne crois pas, non.
-Il doit y avoir une terrible malédiction qui pèse sur l'eau, dans ce pays. Du genre quand quelqu'un arrive à en boire, il y a une prophétie apocalyptique qui se déclenche… Comme la Montagne du Destin qui explose en noyant le Mordor sous un torrent de lave en fusion, ou quelque chose du même style…
-Ou alors les orcs sont allergiques à l'eau.
-Oui, aussi.
-C'est biologiquement possible, ça ? Etre allergique à l'eau ?
-Je ne sais pas, mais ça ne doit pas être facile à vivre.
-Ça expliquerait pourquoi ils sentent si mauvais. S'ils sont allergiques à l'eau, ils ne doivent pas se laver souvent…
-Attendez, ça ne va pas. Si les Orcs sont allergiques à l'eau, comment font-ils pour s'hydrater ?
-Ah oui, c'est un sacré problème…
-…
-Mais non, c'est tout simple ! Ils font juste comme nous !
-…C'est-à-dire, Gildor ?
-Ils boivent du vin, voyons !
-Ah, pas bête, ça.
-Ce qui expliquerait leur démarche bancale et leurs difficultés flagrantes pour articuler. Mes amis, nous avons tout compris ! Nous sommes des génies.
-JE suis un génie, le vanya. Pas vous autres.
-Tiens, ça faisait longtemps.
-Oui, au moins une demi-heure. Record battu, Thranduil.
-Vos délires mégalomanes nous avaient presque manqué, vous savez.
-Vous êtes sourds, tous ? Je viens de dire qu'on arrêtait avec le vin.
-C'est à cause du boucan des humains de la table voisine. Ça attaque nos capacités auditives. Le volume sonore qu'ils émettent vient de dépasser le seuil de la douleur.
-Vu la haute teneur en imbécillité de notre conversation, j'irai même jusqu'à dire que ça attaque nos capacités réflectives.
-On dit cognitives, Glorfindel.
-C'est bien ce que je disais : ça attaque nos capacités de réflexion ! Ça nous rend stupides, si vous préférez.
-Non, ça, c'est une caractéristique naturelle chez nous.
-Taisez-vous tous, Gil-galad et Oropher viennent d'entrer dans la tente.
-Ils veulent probablement parler de la stratégie d'attaque avec vous, Elrond.
-Non, ça ne va pas être possible. Je ne suis pas là, vous ne m'avez pas vu. D'ailleurs vous ne me connaissez pas, je n'existe même pas.
-Si seulement…
-Thranduil !
-Elrond, arrêtez de vous cacher derrière cette cruche, vous êtes ridicule.
-Mais taisez-vous voyons, ils viennent vers nous !
-…Doux Valars ! Je crois que Celeborn est avec eux !
-Non ?!
-Siiii ! Regardez, c'est bien lui !
-Il n'était pas cuit, donc. C'est une bonne nouvelle !
-…Vous croyez qu'il peut remplir ma cruche ?
-Et ma gourde ?
-…
-…
-…
-…CEEEELEEEEBOOOORN !
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…Euh… J'avais dit que je posterai un chapitre de cette histoire. J'avais jamais dit que ça serait un chapitre intelligent. Enfin remarquez, vu les précédents chapitres, c'est pas comme si ça dénotait beaucoup…
Donc voilà, la suite des (més)aventures de nos boulets préférés en Mordor. Gildor devient un râleur attentiste, Thranduil fait preuve d'ouverture raciale, Glorfindel élargit son répertoire de chant, les capacités cérébrales d'Elrond sont toujours en chute libre et Celeborn fait son grand retour sur scène… en tant que personnage pot-de-fleur. Le pauvre. Je lui trouverai un rôle, un jour. Promis.
Morgane-Norval, la prochaine fic postée est celle que tu m'as demandée ! Elle verra le jour mercredi prochain dans la section "Hobbit". J'espère qu'elle te plaira. Et sinon, dans un tout autre domaine, j'ai ressorti Genesis du tiroir où je l'avait oubliée et le troisième chapitre est en chantier. Je ne pense pas que cette histoire intéresse grand monde, mais bon.
Et c'est juste une impression ou je deviens de plus en plus bavarde en fin de chapitre ?
