Coucou à toutes !
Comme je suis ravie de vous retrouver avec ce nouveau chapitre !
Alors heureuses de retrouver Edward ? Vous aviez vraiment cru que je l'avais tué ? Sachez que j'en suis incapable ! Il faut être malade pour faire une chose pareille ! Surtout je ne vise personne…N'est-ce pas ma soeurette sadique et sa collègue ?
Mes pour vos reviews auquelles j'ai essayé de répondre pour les inscrits par un teaser.
Merci à toutes mes choupettes que j'ai pu rencontrées et revoir à Paris, quel week-end inoubliable ! Je vous aime ! Une énorme pensée à toutes celles qui n'ont pas pu venir notamment ma Sab chérie, Cathou, Mag, Ninie, Jessica, Pounine, Gégé, Aurore et toutes celles que j'oublie.
Merci à ma Mumu qui a pris le temps de me corriger malgré les dégâts de l'orage dans sa maison.
Je vous laisse à la lecture de ce nouveau chapitre !
Robisous
Sabi
Chapitre 7 – Vaine recherche
- Comment te sens-tu Edward. Me demanda-t-il.
Je n'avais que faire de mon état, à cet instant, il y avait plus important.
- Où...est…Bella ? Demandais-je inquiet.
Mon père jeta un œil à Emmett avant de baisser les yeux et de me répondre.
- Je n'en sais rien, mon fils, elle a disparu. M'annonça-t-il d'un ton grave.
- Non ! C…Com…m…ment ?
- Mike Newton a annoncé aux personnes de son entourage qu'elle était tombée malade et qu'elle avait besoin d'aller dans un pays chaud pour se remettre et se ressourcer. Il fit une pause avant de reprendre. Mais je n'en crois rien. Physiquement, elle allait parfaitement bien hier lorsque je suis allé lui rendre visite. C'est un mensonge. A mon avis, soit il la cache quelque part, soit…Il ne termina pas sa phrase mais leva son regard peiné vers moi.
Les mots se formèrent cependant d'eux-mêmes dans ma tête, « soit il l'a tué… »
Un hurlement de douleur s'échappa de ma gorge. Non, il ne pouvait pas l'avoir tuée pas à cause de moi ! Elle devait être quelque part, il fallait que je la retrouve. Oui c'était cela, j'allais me lancer à sa recherche car elle était vivante, il ne pouvait en être autrement.
Je tentai de me redresser dans le but de commencer, à l'instant même, mes recherches.
- Hey, Edward que fais-tu, rallonges-toi, tu es trop faible pour te lever. Tu risques de rouvrir tes blessures et de perdre connaissance. Me retint mon père.
- Non ! Laissss-moi ! Je pestai contre moi-même de ne pouvoir aligner deux mots correctement afin d'exprimer toute ma détermination mais aussi ma souffrance.
Je m'obstinai et résistai à la pression de sa main contre mon torse qui m'incitait à me rallonger mais je ne pus tenir longtemps car dans mon effort mes blessures firent ressurgir la douleur et je m'affalais contre l'oreiller, impuissant et faible.
- Edward, c'est trop tôt, laisse à ton corps le temps de se remettre. Me conseilla-t-il.
- Bella. Me justifiai-je, espérant qu'il comprendrait où je voulais en venir.
- Edward, si tu le souhaite, je peux commencer à me renseigner et à la chercher de mon côté. Cela me donnera une bonne raison de sortir d'ici. Me proposa Emmett.
J'hochai la tête pour lui donner mon consentement.
- Mais par contre, par où commencer les recherches ? Me demanda-t-il.
- Ses par…rents. Lui répondis-je
- Tu as raison, j'y vais de ce pas et ne t'inquiète pas on la retrouvera. Me rassura-t-il, optimiste en se mettant debout.
- Merci Emmett. Lui dit mon père.
- De rien, si je peux me rendre utile, c'est avec plaisir. Je reviens dès que j'ai des nouvelles. Il enfila sa veste et passa la porte.
- Ne t'inquiète pas, je suis sûr qu'elle va bien. Voulut me rassurer mon père dans un mince sourire. Je voyais dans son regard qu'il regrettait de m'avoir fait partager ses soupçons.
J'étais beaucoup moins certain que lui au sujet de Bella. Je savais de quoi Mike était capable à présent. Elle était sa propriété. Hors elle lui avait échappé l'espace d'un instant et était devenue mienne. Il avait été fou de rage lorsqu'il s'en était rendu compte et l'avait violentée pour se venger. Je ne savais pas et n'osais pas imaginer jusqu'où il aurait pu aller, si je n'étais pas intervenu à temps.
Seulement à présent, je n'étais plus à ses côtés pour la protéger et cela me faisait très peur. J'avais peur qu'elle ne commette une imprudence et ne le mette en colère. J'avais peur qu'il la violente de nouveau et qu'il s'en prenne à sa vie. Mais ce qui me révulsait le plus était que j'avais peur qu'il n'abuse d'elle, même s'il en avait tous les droits. A présent qu'elle avait disparu, toutes mes peurs s'étaient multipliées par un millier. Où était-elle ? Qu'avait-il fait d'elle ? Etait-elle toujours en vie ? Cette dernière question me broya le cœur.
Je ne pouvais répondre à ces questions et ne pouvait le vérifier par moi-même. J'étais en colère contre moi-même de ne pouvoir rien faire pour la retrouver, je devais me contenter d'attendre que les nouvelles arrivent et cela était intolérable.
Emmett revint le soir même avec de maigres nouvelles. Les parents de Bella avaient cru leur gendre et pensaient qu'elle se reposait à l'étranger. Comment pouvaient-ils être aussi naïfs et avaler un tel mensonge sans se poser de question, pestai-je intérieurement contre eux !
Emmett retourna dans ses recherches mais cette fois-ci il partit sur plusieurs jours, faire le tour des auberges de la région, questionnant les hôtes sur les voyageurs de passage. Quelqu'un l'aurait probablement aperçue enfin je l'espérais.
Pendant ce temps, mon père organisait mes obsèques, faisant croire à toute la ville que j'avais fait une chute mortelle de la falaise. D'après lui, Mike et sa famille étaient présents le jour de l'enterrement et ce premier arborait un sourire satisfait alors que mon cercueil glissait lentement sous terre à l'ombre de la lumière. Je me fis la promesse que quoi qu'il ait pu arriver à Bella, il paierait pour tous ses méfaits, j'en faisais le serment.
En quelques jours mon état s'améliora, j'avais décidé d'écouter mon père et médecin que je savais de bon conseil puisque moi-même je venais de le devenir. En effet, le jour du mariage de Bella, j'étais venu annoncer à mon père que j'avais obtenu mon diplôme et que je pouvais désormais pratiquer la médecine mais ma rencontre avec elle avait tout bouleversé.
Je ne la connaissais pas il y avait encore quelques jours et à présent, elle était devenu tout pour moi et j'avais peur de la perdre surtout en sachant qu'elle appartenait à un autre, un monstre.
Je pouvais marcher désormais et parler correctement. Et à chaque jour qui passait, je pouvais tenir debout plus longtemps. J'avais commencé à remonter à cheval ce qui me permit d'entamer les recherches et de me joindre à Emmett. De son côté mon père essayait de glaner des informations lors de ses consultations chez les habitants.
Au bout de plusieurs semaines, j'étais complètement rétabli. Et je passais mes jours et mes nuits à rechercher Bella, ne m'arrêtant que pour dormir quelques heures et me sustenter. Emmett et moi avions écumé toutes les auberges à plus d'une centaine de kilomètres à la ronde et toujours aucunes traces du passage de Bella. Ce qui ne signifiait qu'une chose pour moi, elle n'avait pas quitté les environs. Elle ne devait pas être si loin que cela à moins que…Je m'ébrouai la tête pour chasser mes pensées morbides à son sujet. Elle était en vie, il ne pouvait en être autrement.
Je me mis à fouiller chaque église et frappai à la porte des trois couvents de la région, je leur donnai le nom de Bella et la décrivis mais on me répondit que personne ne correspondait à ce nom et cette description dans leur établissement. C'était encore une recherche vaine qui n'aboutit qu'à une impasse.
Je tâchai alors de surveiller Mike Newton tout en restant dans l'ombre tant qu'il me croyait mort j'avais une longueur d'avance sur lui car il ne se méfiait pas. Je le pris en filature à chacun de ses déplacements priant pour qu'un jour il me mène à Bella.
Mais les jours, les semaines et les mois passèrent et jamais il ne sortit de sa routine, passant la plupart de son temps avec son père. Cela faisait trois mois à présent que le drame s'était passé et rien, aucunes traces, aucunes pistes, pas le moindre indice qui pourrait me mener à Bella.
Emmett avait repris son travail, il fallait bien qu'il gagne sa vie mais il me rejoignait tout de même dans mes recherches dès qu'il avait un moment de libre. Cependant, j'avais tellement fouillé le moindre mètre carré de la région que je ne savais plus où chercher. J'étais complètement abattu.
Je me trouvais assis sur la chaise de bureau dans la maison de mon père en train d'éplucher encore une fois la carte des environs à l'affut d'un endroit que je n'aurai pas encore sondé mais en vain. Je serrai le poing très fort en emprisonnant la carte. Je me levai brusquement faisant tomber ma chaise et je roulai en boule cette fichue carte qui ne me menait nulle part pour l'envoyer à l'autre bout de la pièce. Je pris ma tête entre mes mains et hurlai toute ma colère, ma peine, ma rancœur et mon impuissance face à cette situation qui n'avait pas évoluée depuis le début. Je ne savais que faire, mais je savais une chose, jamais je n'abandonnerai quitte à étrangler Mike de mes propres mains pour qu'il me dise où elle se trouvait mais je ne renoncerai jamais.
J'ouvris les yeux soudainement. Mais bien sûr, c'était cela la solution ! Je n'avais qu'à trouver le bon moment pour le trouver seul et là je le torturerai jusqu'à ce qu'il parle puis je le tuerai froidement comme il l'avait presque fait avec moi.
Je m'empressai de mettre mon plan à exécution. J'enfilai à la hâte ma veste et me dirigeai vers l'écurie pour seller mon cheval. Une fois ce dernier apprêté, je le montai et piquai des talons en direction de la propriété des Newtons.
Je n'avais pas fait cent mètres que quelqu'un me héla.
- Edward !
Je stoppai ma monture et me retournai pour identifier le cavalier.
- Emmett, excuse-moi mais je n'ai pas le temps, je dois y aller. Lui-répondis-je en redonnant un coup de talon à mon cheval.
Je l'entendis chevaucher derrière moi et se rapprocher mais je poursuivis, après tout s'il voulait me donner un coup de main ce ne sera pas de refus.
- Edward attends ! Je l'ai trouvée ! Hurla-t-il derrière moi.
- Emmett, je n'ai vraiment pas le temps…
Je percutai soudainement dans ma tête. Je m'arrêtai et tirai brusquement sur les liens de ma monture. Mon cerveau fonctionna à pleine vitesse et je pris soudain conscience de la signification de ses mots.
Il me rejoignit et se plaça devant moi. Je le fixai abasourdi par cette nouvelle.
- Que…Que viens-tu de dire ? Demandai-je, pas certain finalement d'avoir compris ce qu'il venait de m'annoncer.
- Je l'ai trouvée. Répéta-t-il avec un sourire qui s'étira jusqu'à ses oreilles.
Mon cœur se mit à tambouriner et j'inspirai profondément.
- Tu…tu as trouvé Bella ? Bégayai-je abasourdi.
Il hocha la tête toujours en souriant.
Je repris alors contenance car je devais agir vite. Il fallait que je la retrouve au plus tôt. C'était comme un besoin vital de la voir saine et sauve, à l'abri et en sécurité.
- Où est-elle ? M'enquis-je impatient.
- Dans un couvent en rase campagne de Seattle.
Cet endroit me disait déjà quelque chose.
- Nous y sommes déjà allé, si mes souvenirs sont bons ?
- C'est exact, c'est même le premier que l'on ait fait. Me confirma-t-il.
Je serrai le poing.
- Ainsi donc la sœur qui nous a accueillis à l'entrée nous a menti. Quelle pourriture, elle aussi a probablement été achetée par Mike. Puis je revins à l'objet de toutes mes préoccupations. Comment l'as-tu trouvée ?
- En fait cela s'est fait par hasard. Les sœurs avaient besoin d'un bûcheron pour abattre un arbre qui menaçait de tomber sur leur toit, elles ont donc fait appel à moi. C'était dans la matinée, une des sœurs me conduisait près de l'arbre à abattre et c'est alors que j'ai remarqué trois jeunes demoiselles qui étaient en train d'accomplir leurs tâches de blanchisserie. Je n'ai pu résister à l'envie de les approcher pour faire connaissance. Elles se sont toutes présentées et c'est ainsi que Bella m'est apparue. Je n'en croyais pas mes yeux, nous l'avions cherchée partout alors qu'elle se trouvait si près de nous. Je n'ai pas pu lui dire que tu étais en vie ni même lui parler de toi, car Sœur Tyrannique est arrivée avec ses grands sabots pour me sermonner et m'éloigner d'elles. Dès qu'elles sont rentrées, j'ai sauté sur ma monture pour venir t'annoncer la nouvelle.
- Merci Emmett, si tu savais à quel point cette nouvelle me ravi et me réchauffe le cœur. Mais nous n'avons pas une minute à perdre. Nous devons nous hâter car je ne supporterai pas qu'elle reste une seconde plus dans ce couvent sordide.
Je piquai du talon et Emmett fit de même. Nous filâmes à une vitesse folle en direction de Seattle. Nous approchions à grands pas de notre but mais pas assez vite à mon goût.
J'aperçus l'espace de quelques secondes, trois sœurs qui devaient se promener dans les bois. Je ne m'y attardai pas, souhaitant retrouver Bella au plus vite.
Nous stoppâmes devant la grille et posâmes pied à terre.
- Nous allons devoir attendre qu'une sœur nous remarque pour qu'elle puisse nous ouvrir. Souligna Emmett.
- Je ne vais certainement pas patienter bien sagement à l'extérieur alors que Bella se trouve à l'intérieur. Il doit bien y avoir un moyen d'entrer ?
Je pressai mes mains sur la grille et la secouai puis je regardai ce qui la bloquait. Il y avait juste un cadenas.
- Emmett, donne-moi ta hache qui se trouve suspendue à ta selle, nous allons faire sauter le cadenas.
Il obtempéra aussitôt et revint.
- Ecarte-toi. Me dit-il alors qu'il avait les bras levés tenant fermant entre ses mains la fameuse hache. Il ne donna qu'un coup et le verrou céda sous le choc.
Les grilles s'ouvrirent en grands devant nous et nous remontâmes à cheval pour parcourir les quelques mètres du chemin qui nous mena à la porte du couvent. Nous descendîmes et je me mis à tambouriner contre la porte jusqu'à ce que celle-ci s'ouvre enfin.
- Qui êtes-vous et comment êtes vous entrés ? Questionna la sœur effrayée.
Je la reconnaissais très bien. C'était elle qui nous avait menti lorsque je faisais mes recherches.
- Vous ne vous souvenez pas de nous ma sœur ? Nous sommes passés il y a de cela deux mois, j'étais à la recherche d'Isabella Newton. Vous n'avez toujours rien à me dire à son sujet. La questionnai-je d'un ton sans appel.
- Je suis désolée, cher monsieur mais tout d'abord quel manque de tenue d'oser entrer dans notre couvent de cette façon, il va falloir revoir votre éducation ! Et deuxièmement il n'y aucune Isabella Newton dans ce couvent. Répliqua-t-elle très remontée.
- Vous mentez. Lui crachai-je la toisant de toute ma hauteur, le regard sévère.
Je sentais les pulsations de mon cœur vriller jusque dans mes tempes. Je vis son visage devenir livide et elle recula, probablement effrayée. Je n'étais que colère à cet instant et si elle n'avait pas été une femme, je crois que je lui aurai décoché une belle droite, histoire de lui remettre les idées en place.
- Je…je. Balbutia-t-elle.
- Laissez-moi entrer, je la trouverai moi-même. Lui dis-je en la contournant. Emmett ?
- J'arrive.
J'arpentai à grandes enjambées les dédales de couloirs où j'ouvrai toutes les portes qui s'offraient à moi. Nous passâmes dans toutes les chambres et ratissâmes le moindre placard montant jusqu'au grenier, descendant jusqu'au sous-sol où certaines malheureuses étaient enfermées dans le noir le plus total. A chaque porte ouverte je criai son nom, je l'appelai désespérément.
- Bella !
- Qu'est-ce que c'est que tout ce remue-ménage. Intervint une autre Sœur derrière nous. Messieurs vous n'avez pas le droit de vous trouver en ces lieus, il est uniquement réservé aux jeune femmes qui séjourne au sein de notre établissement, veuillez vous en allez. Ordonna-t-elle.
Je me retournai toujours en colère.
- Qui êtes-vous ?
- Je suis la directrice de cet établissement, Sœur Victoria. Se présenta-t-elle hautaine.
- Très bien, puisque j'ai affaire au Tyran en personne, vous saurez sûrement répondre à ma requête. Où se trouve Isabella Newton. Et ne me dîtes-pas qu'elle n'est pas ici, mon ami l'a vu ici ce matin alors menez-moi à elle et vous serez débarrassée de nous sinon je ne donne pas cher de l'état de votre couvent lorsque nous le quitterons enfin. La menaçai-je hors de moi.
Un long silence s'ensuivit, elle réfléchit longtemps avant de reprenne la parole.
- Je…je…elle est au lavoir. Murmura-t-elle, abandonnant la partie et préférant dire enfin la vérité.
Je n'attendis pas une seconde et dévalai les marches pour me diriger vers les extérieurs.
- Où est ce fichu lavoir ? Grognai-je.
- Il est dans cette direction. M'indiqua Emmett à mes côtés.
Je me mis à courir, ouvrant la première porte de sortie. J'allai enfin toucher au but, le bonheur était presque à portée de main, j'allai la retrouver, enfin…enfin. Mais je ravalai très vite mon sourire lorsque je me rendis compte que personne ne s'y trouvait.
- Grrr ! Je rageai de nouveau.
Je me retournai fou de colère et de désespoir, et je remarquai la sœur à quelques mètres de moi. Je comblai la distance en quelques secondes et la secouai fortement de mes mains qui lui broyèrent les bras.
- Où est-elle ? Demandai-je à nouveau à bout de patience.
- Je…je ne comprends pas, elle aurait dû être ici avec les deux autres. Répondit-elle effrayée puis elle réfléchit un instant avant de poser sa main sur sa bouche. Oh mon dieu, elles se sont enfuies ! L'horreur qu'affichait son visage montrait qu'elle ne me mentait pas.
- Comment est-ce possible, cet établissement ressemble à s'y méprendre à une vraie prison !
Je laissai exploser ma rage une fois de plus et du poing, je frappai un des piliers qui maintenait sur pied l'abri du lavoir. Ce dernier ne résista pas au choc et s'effondra sur lui-même.
- Ce sont bien les trois jeunes femmes de ce matin qui étaient ici ? Entendis-je Emmett la questionner.
- Oui, Isabella était avec Alice et Rosalie, j'aurais dû me douter que cette petite peste aurait tenté quelque chose…Grinça-t-elle.
- Ce n'est pas surprenant qu'elles aient pris la fuite étant donner les conditions dans lesquels vous les mainteniez. La rabroua-t-il puis il revint vers moi. Edward, tu te souviens les trois sœurs au bord de la route, tout à l'heure ? Me rappela-t-il.
- Oh mon dieu. Filons de suite. Décrétai-je, je jetai un dernier regard haineux à la Sœur. Vous, vous ne perdez rien pour attendre. Lorsque j'aurai appris comment vous avez traité Isabella vous aurez de mes nouvelles. Croyez-moi, vous pouvez prier. La menaçai-je avec dédain.
Nous nous précipitâmes vers l'entrée du couvent et nous enfourchâmes nos montures qui partirent au galop. Nous retrouvâmes très vite l'endroit où nous avions aperçu les trois sœurs. Nous découvrîmes des traces de pneus probablement laissé par une voiture et de nombreuses traces de pas dont deux n'appartenant pas à des pieds de jeunes femmes. On pouvait même distinguer de longues trainées comme s'il y avait eu une lutte. Je commençai de nouveau à avoir peur. Que c'était-il passé ici ? Nous décidâmes de suivre les traces laissés par les petits pieds.
Au bout d'une heure, nous distinguâmes entre les arbres deux ombres qui couraient. L'une d'entre elles se retourna et lorsqu'elle nous aperçut, elles pressèrent toutes les deux le pas. Emmett piqua des talons pour les rattraper et leur barrer la route.
- Arrêtez-vous. Leur ordonna-t-il.
Je m'approchai à mon tour pour me placer à côté de mon ami. Nous sautâmes au sol pour les rejoindre. Elles avaient la tête baissée et tremblaient de tout leur corps.
- Vous n'avez rien à craindre, mesdemoiselles, vous ne me reconnaissez pas ? C'est moi, Emmett Mc Carthy, nous nous sommes rencontrés ce matin. Les rassura-t-il.
Elles levèrent enfin les yeux et un grand soupir de soulagement retentit et un sourire se fraya un chemin sur leurs visages angoissés.
- Merci mon Dieu, nous sommes sauvées. Débita la plus petite.
- Alice ? Où est Bella ? Edward et moi la cherchons depuis que je l'ai trouvé au couvent ce matin. Lui demanda Emmett.
Son sourire s'effaça aussitôt. Elle tourna les yeux vers moi et me détailla longuement puis fronça les yeux.
- Vous ne pouvez pas être…Edward…son Edward…Hésita-t-elle. Vous êtes mort.
Cela me réchauffa le cœur de savoir qu'elle avait parlé de moi et ne m'avait pas oublié.
- Non, c'est bien moi, je suis bien vivant. Démentis-je.
- Mais elle vous croyait mort ! Elle vous pleurait toutes les nuits ! Comment avez-vous pu lui cacher la vérité ! Me réprimanda-t-elle sévèrement.
- Je ne le voulais pas mais elle a disparu avant de savoir la vérité. Mais là n'est pas la question tout ceci est de l'histoire ancienne. Où est-elle ? Demandai-je encore une fois. J'avais l'impression de me répéter encore et encore et de poser cette question sans cesse.
Elle baissa les yeux.
- Son mari l'a enlevée à nous alors que nous cherchions un moyen de nous éloigner de cet endroit. Expliqua la seconde jeune femme plus discrète.
- Ce n'est pas vrai ! Pestai-je encore, pourquoi le sort s'acharnait-t-il à ce point sur nous ?
J'étais fou. C'était à croire que ciel me punissait pour toutes mes fautes passées, en mettant autant d'obstacles sur le chemin qui était censé me mener à elle. Mais je n'allais pas abandonner. Pas maintenant que je savais où elle se trouvait. Même si cela allait être difficile, j'irai la voir et l'éloignerai à jamais de ce monstre.
Nous reprîmes nos montures faisant monter les deux jeunes femmes devant nous. Emmett prit la blonde, Rosalie sur son cheval et moi, la petite brune, Alice, et nous filâmes ainsi juste que chez mon père qui se ferait une joie de leur offrir son hospitalité.
A notre arrivée, la maison était vide. J'installai les filles dans ma chambre, les laissant se remettre de leurs émotions et faire leurs ablutions. Je leur prêtai quelques vêtements trop grands pour elles, appartenant à mon père n'ayant aucunes tenues de femmes à la maison. Il n'avait conservé aucun vêtement de ma mère après sa mort, cela le faisait trop souffrir et ravivait les blessures en voyant ses objets qui lui rappelaient son amour perdu à jamais.
Une fois Alice et Rosalie en sécurité, je me décidai à repartir là où j'avais décrété d'aller le matin-même. Mais cette fois-ci, j'étais sûr d'y trouver mon bonheur. Lorsque j'ouvris la porte je tombai nez à nez avec mon père.
- Ah Edward, tu es là. Cela tombe bien, j'ai de très bonnes nouvelles pour toi. Sourit-il.
- Si c'est pour Bella, il est déjà au courant. Intervint Emmett.
- Oh, moi qui pensais t'apprendre la nouvelle. Répliqua-t-il déçu de son effet.
- Que sais-tu exactement, papa ?
- Elle est revenu en fin d'après-midi chez les Newtons. Quelqu'un est venu me chercher pour soigner une jeune femme chez eux. C'est à ce moment que j'ai découvert Bella. Nous raconta-t-il.
- Tu…tu l'as vu ? Constatai-je stupéfait. Comment va-elle ?
- Elle était blessée. Me répondit-il.
Je me mis à serrer les poings.
- Elle s'est foulée la cheville, mais rien de grave, je lui ai tout remis en place et lui ai fait un bandage. Elle n'a plus qu'à se reposer, si son mari lui laisse le temps de le faire. Reprit-il.
Je n'apprenais rien de nouveau, je le savais car Rosalie nous avait signalé que Bella avait chuté d'un arbre lors de leur fuite mais je voulais en savoir plus. Je restai les yeux rivés sur mon père, en attendant plus. Il baissa les yeux.
- C'est difficile de te dire comment elle va car un garde nous surveillait, je ne pouvais rien lui dire. Elle avait l'air très mélancolique et m'a demandé de soigner son cœur. Je lui ai dit de garder espoir et de croire en l'avenir.
J'en avais assez entendu, sur ces mots, j'esquivai mon père et filai à l'extérieur.
- Edward ! Où vas-tu ? Me courut-il après.
- Je vais la chercher, je ne supporterai pas qu'elle passe une minute de plus aux côtés de ce monstre.
Il m'attrapa par le bras.
- Tu ne peux pas y aller sur un coup de tête, ils vont encore te lyncher. Je t'en prie, attends. Me retint-il.
- Attendre quoi, pendant combien de temps ?
J'étais à bout de nerfs et impatient.
- Attends juste demain, nous aurons l'occasion de pénétrer chez eux en toute légalité. M'annonça-t-il.
- Que veux-tu dire ? Je me tournai complètement vers lui pour lui faire face et il relâcha mon bras.
- Il se trouve, que sa très chère maman fête son anniversaire demain soir et qu'elle a invité presque tout le conté y compris moi. Ce sera le moment où jamais pour toi de pouvoir la voir, je t'y aiderai, mon fils. Je sais que c'est important pour toi. Me soutint-il.
- Merci.
Il m'avait convaincu et je me soumettais à son plan. J'allais devoir attendre encore vingt-quatre longues heures avant de la revoir. Je sentais qu'elles allaient être les plus longues de ma vie.
Nous passâmes le restant de la soirée et de la nuit à échafauder notre plan.
Fin flashback
- C'est ainsi que je suis arrivé à cette fameuse soirée, accompagnant mon père, déguisé avec le premier vêtement que j'avais trouvé. Terminai-je mon long récit.
Elle m'avait écouté tout du long sans jamais m'interrompre une seule fois comme si elle buvait mes paroles. Sa tête reposait au creux de mon épaule.
- Ainsi donc Emmett parlait bien de toi lorsqu'il a découvert qui j'étais. Et comme je suis heureuse de savoir Alice et Rosalie en sécurité, elles méritent de connaître le bonheur et tout simplement de vivre en dehors des murs de ce couvent tyrannique.
- Oui, Emmett m'a été d'une aide capitale dans mes recherches et sans lui je ne sais pas où je serais aujourd'hui, probablement six pieds sous terre...
POV Bella
Je ne pouvais retenir mes larmes, après ce récit. Je constatai que nous avions souffert tous les deux énormément et que nous n'avions jamais cessé de penser l'un à l'autre.
Je frissonnai lorsque je sentis son pouce caresser mes joues pour essuyer mes larmes.
- Je t'en prie, ne pleure pas, j'ai horreur de te voir triste. Murmura-t-il tout près.
Je levai les yeux vers son visage.
- Je ne suis pas triste, ce sont des larmes de bonheur. Je n'arrive pas à croire ce qui m'arrive, que tu sois en vie et à mes côtés. J'ai tellement souffert de ton absence que je croyais définitive. J'ai tellement peur que ce ne soit qu'un rêve et que tout s'efface lorsque je me réveillerai. Me confiai-je.
Il sourit et s'approcha pour déposa un baiser sur mon front avant de faire glisser sa bouche le long de ma joue puis au niveau de mon oreille pour terminer dans mon cou. Je ne pus retenir un petit gémissement de plaisir.
- Alors tu crois toujours que je suis un rêve sorti de tes songes…Susurra-t-il en appliquant une nouvelle fois ces lèvres contre ma peau si sensible à cet endroit.
Je fermai les yeux pour apprécier un peu plus ce moment, mais il stoppa bien trop tôt à mon goût cet instant d'intimité.
Il redressa soudainement la tête puis se détacha de moi avant de se mettre debout. Il me tendit la main pour m'inviter à en faire autrement. Je la lui donnai et il m'aida à me relever.
- Viens, suis-moi, nous devons faire vite. Me dit-il en pressant le pas pour nous engouffrer encore plus loin dans le jardin.
- Où allons-nous ? Demandai-je.
- Je t'emmène d'abord chez mon père pour prendre un attelage et ensuite nous quitterons la ville pour t'éloigner le plus possible de lui.
Mon cœur s'emballa de joie en l'entendant me dire qu'il m'emmenait avec lui. Nous ne nous connaissions quasiment pas mais j'étais prête à partir au bout du monde avec lui.
Il était devant moi et gardait ma main dans la sienne pour me guider parmi la végétation. Finalement, ma chance avait enfin tournée, j'allais enfin pouvoir goûter au bonheur. Tout ceci était trop beau pour être réel. Il devait sûrement y avoir quelque chose qui n'allait pas. C'était trop simple et trop facile. Et soudain, j'eus très mal au cœur comme si on me l'arrachait et je lâchai la main d'Edward en stoppant ma course.
- Que se passe-t-il, je vais trop vite pour ta cheville, excuse-moi je n'y pensai plus. Me dit-il en revenant vers moi.
A vrai dire, moi non plus, je n'y pensais plus. La présence d'Edward avait guéri tous mes maux et je me sentais pousser des ailes en plus de celles que j'avais déjà sur le dos, en sa présence. Je repris mon souffle avant de me redresser et de le regarder. Comment pouvais-je encore imaginer et même lui annoncer que nous allions devoir à nouveau nous éloigner l'un de l'autre. Je ne pus retenir mes larmes au moment de me lancer.
- Je…Je ne peux pas te suivre. Lui dis-je entre deux inspirations.
Il fronça les sourcils.
- P…pourquoi ? Bella, c'est peut-être notre seule chance de te sortir de son emprise.
- Je sais mais je ne dois pas penser qu'à moi.
- Que veux-tu dire ?
- Mike menace toujours mes parents. Je ne me le pardonnerai jamais s'il leur arrivait malheur par ma faute.
Je vis son visage se fermer et prendre un air grave et sévère.
- Nous trouverons une solution pour eux mais je t'en prie viens avec moi. Me demanda-t-il de nouveau en me tendant la main.
Je la regardai un long moment avant de fixer mon regard sur le sien. Les larmes affluèrent en abondance et d'un simple mouvement de la tête je lui indiquai mon refus de le suivre alors que je ne souhaitais que cela.
Tout comme il pouvait lire la détermination dans mon regard, je pus lire la peine étirer les traits de son visage. Par ma faute, je le blessai encore.
Il se rapprocha de moi et pris mon visage entre ses mains.
- Je t'en prie Bella, je ne pourrai pas supporter de te savoir avec lui. J'ai besoin de savoir que tu es en sécurité. Je veux te protéger. Je veux pouvoir revivre cet instant magique que nous avons partagé ensemble dans cette grange. Je veux goûter au bonheur avec toi et seulement toi. Tu es dans mes pensées depuis ce fameux jour où je t'ai rencontrée et depuis je n'ai de cesse de penser à toi. Me déclara-t-il dans un souffle.
- Edward, crois-moi, je ne demanderai pas mieux que de te suivre et être heureuse avec toi mais je dois penser d'abord à la sécurité de mes parents, je veux les protéger aussi. Me justifiai-je malgré moi.
Il ferma les yeux et colla son front contre le mien.
- Je ne peux pas te laisser, c'est au dessus de mes forces. Murmura-t-il.
- Moi, non plus, je ne veux pas que tu t'éloignes alors que je viens de te retrouver. Mais peut-être qu'un jour nous aurons droit à cette part de bonheur que nous souhaitons tous les deux. Je repris mon souffle, déglutis et encrai mes prunelles dans les siennes. Alors profitons de cet instant de bonheur qui nous est offert. Nous sommes ici, seuls, réunis tous les deux. Proposai-je dans un message sous-entendu.
Il me fixa un long moment et fondit sur mes lèvres. Ses bras enlacèrent ma taille et je me dressai sur la pointe des pieds pour intensifier notre baiser tout en posant mes mains sur son torse. Mes doigts glissèrent pour atteindre les premiers boutons de sa chemise que je retirai délicatement.
Il rompit notre baiser pour me toiser.
- Tu crois que c'est une bonne idée ? Me demanda-t-il d'une voix rauque.
- Non, mais c'est ce que je désire…
Alors vous le sentez le citron ou pas ? lemon ou pas lemon ?
Voilà vous savez tout de ce qui est arrivé à Edward pendant les longs mois qu'a passé Bella au couvent.
Et maintenant que va-t-il se passer ?
1- lemonage intensif ?
2- Mike débarque et démembre Edward (euh c'est pas du déjà vu ça ?)
3- Edward la laisse retourner auprès de Mike et s'en va de son côté
4- Mike veut lemoner avec bella ! beurk !
5- Bella prend un couteau et tue Mike ?
6- ?
Bon j'arrête là car que je suis en train de partir dans des délires !
Mais je vous en prie laissez moi une review pour me dire ce que vous en pensez ( review = teaser !)
Robisous et a bientôt
Sabi
