… Ouvre la porte doucement, avance sur la pointe des pieds avec son chapitre sous le bras…
Euh euh, me revoilà, enfin ! Je vous aie manqué ?
Désolée pour cette longue absence mais c'était pour la bonne cause, en effet j'attends un heureux événement, et les premiers mois n'ont pas été très faciles à gérer, donc je n'avais aucune envie et aucune inspiration pour l'écriture mais en aucun je n'abandonnai et n'abandonnerai ma fic ! J'irai jusqu'au bout ! Promis.
Comme je ne suis pas beaucoup présente sur mon PC, je n'aie pas eu le temps de répondre à vos reviews, je m'en excuse mais j'ai préféré ne pas vous faire attendre plus longtemps et vous poster mon chapitre. J'essayerai dans la mesure du possible de répondre aux prochaines.
Je remercie ma Mumu pour ses superbes corrections et gros bisous à mes choupinettes TPA, de TF et mes Vilaines avec une grosse pensée pour ma Sam.
Je vous embrasse et bonne lecture !
Sabi
Chapitre 8 – Instants volés
Il rompit notre baiser pour me toiser.
- Tu crois que c'est une bonne idée ? Me demanda-t-il d'une voix rauque.
- Non, mais c'est ce que je désire…
Il esquissa un sourire et prit de nouveau ma bouche avec fougue et passion, baiser auquel je répondis avec la même ardeur. Mes mains glissèrent sur son torse pour empoigner les pans de sa chemise et je rompis notre baiser.
- Nous n'avons que très peu de temps avant que Mike ne remarque mon absence alors viens, suis-moi. Lui intimai-je mes mains toujours agrippées à sa chemise.
Il se laissa guider jusqu'au fond du jardin puis nous bifurquâmes sur la droite où se trouvait un petit chemin qui menait juste derrière cette chapelle dans laquelle je m'étais vu liée à jamais à Mike. Je poussai la petite porte sur le côté avec empressement et sans la moindre hésitation. Celle-ci grinça sous mes doigts et nous pénétrâmes à l'intérieur. Il faisait très sombre mais la clarté de la lune permettait d'y voir un peu. Edward, qui ne m'avait pas lâchée d'une semelle, trouva une bougie posée sur une tablette juste à l'entrée. Il fourragea dans sa poche et en sortit une petite boite d'allumettes. Il en craqua une contre la pierre de l'édifice et alluma la mèche de la bougie qu'il ancra dans le bougeoir juste à côté.
La lueur apportée par cette petite bougie nous permit de détailler les lieux que j'avais l'impression de découvrir pour la première fois. Il était vrai que la seule et unique fois où j'avais pénétré dans cette chapelle, j'avais focalisé mon regard sur le bas de ma robe pendant toute la durée de la cérémonie plutôt que de devoir regarder l'homme à qui on m'enchainait. L'endroit était spacieux, en tout cas bien assez pour deux amants collés l'un à l'autre. Des bancs se trouvaient alignés de chaque côté de l'allée centrale qui menait à l'autel. La petite porte par laquelle nous venions d'arriver nous amenait directement au niveau du premier rang. Nous eûmes tous les deux un léger sourire en voyant l'autel. C'était juste ce qu'il nous fallait. Je me précipitai la première et il ne tarda pas à me suivre.
Il m'attrapa soudainement par le poignet et m'arrêta subitement juste au niveau de cette grande tablette en marbre qui trônait et prédominait tout l'édifice. Il plaqua mes fesses contre le rebord et se colla à moi. Je pouvais sentir l'intensité de son désir à travers le tissu de son pantalon de cowboy. Son visage était tout proche du mien, son souffle glissait sur mes lèvres. Il releva les yeux et me fixa intensément. Il avait l'air sérieux.
- Es-tu sûr que ce soit le bon endroit pour faire ce que nous nous apprêtons à faire ? Me demanda-t-il en me montrant d'un coup de tête le crucifix qui surplombait toute la chapelle.
Je devins soudainement sérieuse à mon tour et le fixai.
- Dieu ne voit rien, et n'empêche rien, sinon il n'aurait pas permis et bénit cette union avec ce monstre. Il ne m'aurait pas laissé vivre ce calvaire dans ce couvent régi par des dictateurs. Il n'a rien fait pour empêcher le malheur de s'abattre sur moi alors je le défis à cet instant de me retirer mon bonheur. Ce serait insensé, ce ne serait pas Dieu mais Satan. Répliquai-je avec conviction.
La souffrance se dessina soudainement sur son beau visage.
- J'aurais tellement voulu arriver plus tôt, te trouver ce premier jour où j'étais venu te chercher dans ce couvent et même avant, j'aurais voulu te rencontrer avant que tu ne lui appartiennes car tu serais devenue mienne sans aucun doute. Je t'aurais fait la cour et j'aurais cherché à te séduire par tous les moyens, pour que tu m'accordes ta main à jamais. Mais le destin a joué en notre défaveur à croire qu'une puissance invisible cherchait à nous éloigner avant même que nous ne nous soyons rencontrés. Déclara-t-il fataliste.
- Cependant ce soir, le destin nous a réunis tous les deux même si ce n'est que pour une heure. Tu es là avec moi, vivant et c'est tout ce qui m'importe pour le moment. Lui répondis-je optimiste malgré tout.
Il posa sa main sur ma joue et la caressa de son pouce.
- Je bénis cet instant mais j'appréhende ce qui se passera après. Me dit-il inquiet.
Il se recula, inspira profondément avant de souffler puis il me contourna et glissa son doigt sur le marbre froid de l'autel pour l'inspecter. Il parut satisfait. Je le regardai avec interrogation.
Il revint vers moi et enlaça ma taille.
- Je ne veux pas que l'histoire se répète. Se justifia-t-il. Alors je ne ferai aucun mal à ta robe. Je ne souhaite pas la salir à cause de la poussière qui pourrait trainer ici. Nous éviterons aussi de la chiffonner pour ne pas éveiller les soupçons sinon je serai dans l'obligation de t'enlever. Ce qui, pour moi, ne serait pas un problème et serait même la solution la plus sécurisante pour toi. Il posa son front contre le mien. Viens avec moi. Murmura-t-il, réitérant encore et encore cette requête à laquelle je ne souhaitai dire qu'une seule chose, « oui ».
- Je ne peux pas. Soufflai-je malgré moi.
Je voyais la peine mélangée à la torture se dessiner sur son visage, puis ces traits se durcirent et devinrent sérieux. Ses yeux pénétrèrent les miens avec détermination.
- Crois-moi, je ne resterai pas sans rien faire. Je te sortirai au plus vite de son emprise. Je t'en fais le serment.
J'avais les larmes aux bords des yeux face à cette détermination à me sortir de cette impasse et je fondis sur sa bouche, incapable de résister à son appel plus longtemps. Il était tout ce qu'une femme pouvait espérer d'un homme, aimant, tendre, passionné, courageux et incroyablement beau.
Il m'emprisonna de ses bras puissants et me serra contre lui jusqu'à m'en couper le souffle. Mes mains s'enfouirent dans ses cheveux et s'y agrippèrent désespérément pour l'empêcher de s'éloigner comme si ce fut possible. Je le voulais à moi, tout contre moi et en moi. Je voulais qu'il m'appartienne comme je voulais être sienne.
Ses doigts effleurèrent ma peau le long de ma colonne vertébrale me faisant frémir au passage pour atteindre mes fesses et se nicher sous mes cuisses et son bras enlaça ma taille. Il me souleva telle une mariée dans les bras de son époux et amant. Pour le cas d'Edward, il n'était à mon grand regret que mon amant mais quel merveilleux mari, il aurait pu faire, imaginai-je. Il me déposa délicatement sur la pierre froide de l'autel. Il ne me lâcha pas du regard alors qu'il se baissait, posant un genou à terre comme soumis au moindre de mes désirs.
Il prit en coupe mon pied qu'il reposa sur son genou et en retira mon escarpin. Il fit de même avec mon autre pied en prenant plus de précaution pour ne pas réveiller la douleur de ma cheville. Il s'attarda sur cette partie endolorie la massant langoureusement de ses longs doigts habiles, m'aidant à me détendre. Il avait des mains expertes qui connaissaient la manière d'apaiser la douleur, ce n'était donc pas surprenant qu'il venait de devenir médecin.
Il poursuivit son massage bienfaisant en remontant sur mon mollet en une douce caresse qui me fit connaître des milliers de frissons et qui m'incita à me soumettre d'avantage à son toucher expert. Il atteignit enfin la barrière dentelée de ma culotte retenue par un ruban au niveau de mon genou. Il fit habilement glisser le nœud de mes deux genoux pour retirer avidement les rubans qui tombèrent au sol. Sa main, douce et ferme à la fois, continua ensuite son sillon brulant en s'aventurant sur ma cuisse par dessus ma culotte avant de s'égarer au bord de mon intimité qu'il titilla à travers le tissu. Je ne pus retenir un léger gémissement sous l'effet de l'effleurement de ses doigts à l'entrée de la partie la plus sensible de mon anatomie.
Ses doigts agrippèrent les deux pans de mon sous-vêtement qu'il fit glisser sur toute la longueur de mes jambes jusqu'à l'extrémité de mes pieds pour me le retirer. Ses mains caressèrent mes pieds un après l'autre, puis il se pencha et déposa ses lèvres sur la peau délicate de ma cheville blessée. Il la parsema de tendres baisers puis remonta lentement sur mon mollet, ses mains restant à quelques centimètres de sa bouche. Ses doigts tracèrent un chemin ardent de plus en plus brûlant en se rapprochant de mon intimité qui n'attendait que son contact.
Mes mains agrippèrent ses cheveux pour l'inciter à continuer et intensifier ses baisers à fleur de peau. Sa langue roula sur ma cuisse et ses mains s'enfouirent sous ma robe pour se poser sur mes hanches. Du bout des doigts, il caressa ma peau si sensible pour glisser lentement sur mes fesses qu'il effleura, me faisant grogner de frustration.
Il se redressa d'un bond et se jeta sur mes lèvres comme assoiffé. Il insinua son corps entre mes jambes d'où je pouvais sentir tout l'intensité de son désir pour moi et il fit pression de ses mains qui englobaient à présent mes fesses afin de m'attirer encore plus près de lui.
De sa langue, il dessina le contour de mes lèvres avant de s'insinuer à l'intérieur pour y rencontrer la mienne qui lui fit un accueil passionné et quasi bestial tellement j'avais besoin de la sentir en moi.
Ses mains remontèrent légèrement pour atteindre le bas de mon dos et attrapèrent le lacet qui maintenait ma robe et qui me coupait presque la respiration. Il tira dessus d'un geste brusque, ce qui me fit crier de surprise brisant soudainement notre baiser. Il retira en même temps la paire d'ailes accrochée à ma robe et en écarta les pans pour rendre la liberté à ma poitrine et mon ventre écrasés. Je pus enfin emplir d'air mes poumons pour pouvoir respirer à fond.
Il souleva alors ma robe, partant de mes hanches pour la faire remonter le long de mon buste puis sur ma poitrine, mes épaules et enfin par-dessus ma tête en s'appliquant pour ne pas endommager ma coiffure.
Une fois, débarrassée de ma robe, je sentis alors l'air frais caresser ma peau et je frissonnai. Je me retrouvai pour la seconde fois nue devant Edward qui s'était reculé pour détailler chaque partie de mon corps de ses yeux émerveillés.
- Je me rends compte à cet instant à quel point mes souvenirs de ton corps étaient bien fades par rapport à ce que j'ai sous les yeux, tu es magnifique et tellement désirable. Me confia-t-il de sa voix de velours éraillée par le désir.
Je baissai les yeux gênée et me mis à rougir. Il avança lentement sa main vers moi pour la poser sur mon bras, ce qui me fit frissonner de nouveau.
- Tu as froid ? S'enquit-il sans jamais me lâcher des yeux.
- Non, je…
Comment lui dire que c'était lui qui me faisait cet effet, qu'un seul regard, un simple effleurement de sa part suffisait à embraser tout mon corps. Je relevai doucement les yeux qui se posèrent sur sa chemise et je réalisai alors que j'étais nue alors que lui avait encore tous ses vêtements.
Mes mains s'activèrent et se dirigèrent vers ses épaules pour faire glisser d'abord son gilet puis les bretelles qui retenaient son pantalon avant de s'attaquer aux boutons de sa chemise qui cachait ce corps dont le souvenir était gravé dans ma mémoire et que j'étais impatiente de retrouver.
Sa chemise tomba très vite à terre suivie de son maillot que je fis passer par-dessus sa tête. Je défis le ceinturon qui servait à porter son arme de cowboy et qui libéra par la même occasion son pantalon qui alla rejoindre le reste de son déguisement pour ne garder pour le moment que son caleçon.
Mes doigts se posèrent sur son torse nu dont je dessinai le contour des muscles avec gourmandise puis ils glissèrent sur son ventre pour atteindre le bouton qui retenait son caleçon blanc. Je le retirai sans mal et ce dernier glissa jusqu'au bas de ses pieds. Je pus constater de mes propres yeux toute l'intensité de son désir. J'en étais bouche bée.
Je relevai les yeux pour croiser son regard enflammé qui m'appelait. Je me redressai légèrement et l'attirai à moi en agrippant son cou pour plaquer ma bouche sur la sienne. Ses bras m'entourèrent et il se pressa contre moi, sa virilité contre mon intimité. Ce simple contact nous arracha un gémissement à tous les deux.
Nos langues se trouvèrent et se caressèrent en un doux balai tendre et passionné. Nos corps collés l'un à l'autre cherchaient à ne faire plus qu'un. Ses mains parcoururent chaque centimètre de mon corps, faisant dévaler ses doigts en cascade le long de ma colonne vertébrale pour atteindre mes fesses puis elles remontèrent sur mes hanches, sur mon ventre pour englober mes seins dont ses doigts titillèrent la pointe qui durcit presque instantanément, m'arrachant un nouveau gémissement.
Ses lèvres quittèrent les miennes pour embraser les parties les plus sensibles de mon être. Sa bouche glissa doucement dans mon cou pour aller se nicher tous près de mon oreille m'envoyant une salve de frissons lorsqu'il en mordilla le lobe en me susurrant des mots tendres et rassurants.
Mes doigts s'agrippèrent à ses cheveux sous l'intensité des sensations que ses baisers faisaient naître en moi. Ses lèvres parsemèrent ma peau de milliers de baisers et tracèrent un sillon brulant jusqu'à ma poitrine qu'il prit en bouche, mordillant et suçotant l'extrémité. Il fit subir ce doux supplice à chacun de mes seins, me faisant gémir encore et encore.
J'enfouis mon visage dans sa chevelure humant son parfum unique qui envahissait tous mes sens. Je frottai ma joue contre son front. Il redressa alors sa tête pour me regarder intensément. Ses mains empoignèrent mes fesses qu'il rapprocha du bord de l'autel me collant un peu plus intensément contre son sexe et me portant presque sur lui. Puis d'un brusque coup de rein il me pénétra, sans me lâcher du regard dans lequel je me noyai, m'arrachant à la fois un cri de surprise et un soupir de plaisir.
Il se retira lentement pour revenir doucement mais plus profondément. J'allai crier de nouveau mais ses lèvres fougueuses emprisonnèrent les miennes camouflant mon cri qui aurait fait échos en ces lieux. J'étais accrochée à lui comme à une bouée de sauvetage, comme si, si je le lâchai tout disparaitrait. Il était l'être à qui je me raccrochais, qui me maintenait en vie en m'insufflant l'espoir d'une vie meilleure faite d'amour et de désir.
Je répondis à son baiser presque sauvagement mordillant sa lèvre inférieure et cette fois-ci ce fut moi qui continua la danse en ondulant des hanches l'intimant à venir en moi encore et toujours plus loin, m'offrant pour la seconde fois à lui en toute impunité, sans aucun regret mais avec amour et désir.
Il donna un nouveau coup de rein qui le fit gémir sur ma bouche et me fit haleter. Un va et vient commença alors doux, tendre mais passionné allant toujours plus profond en moi, nous imbriquant l'un l'autre en une osmose parfaite.
Il me fit brusquement basculer en arrière m'allongeant sur le marbre dur et froid. Il me suivit instantanément, se positionnant au dessus de moi et poursuivit ses coups de butoir. Il parsema mes joues, mon cou, mes lèvres, de baisers brulants pendant que mes hanches ondulaient au même rythme qu'il venait en moi.
Une de ses mains glissa le long de ma cuisse pour la remonter et la placer autour de son bassin, je fis naturellement la même chose avec mon autre jambe lui permettant d'approfondir encore plus ses va et viens en moi.
Malgré la rudesse de l'hiver dehors, nous étions en nage l'un contre l'autre perdus dans les méandres du plaisir. Le rythme se faisait de plus en plus intense, nos respirations étaient saccadées et n'étaient que gémissements. Tout mon être était envahi de sensations indescriptibles qui m'emmenaient tout près du paradis puis ce fut l'explosion et la délivrance pour tous les deux. Mon corps convulsa de plaisir alors que je le sentis se libérer en moi puis il se détendit et reposa son front contre le mien. Je l'entourai de mes bras dans un geste de réconfort puis il se laissa glisser sur le côté et m'attira contre lui.
Nous étions tous les deux essoufflés par ce moment de pure passion, de pur bonheur et de pure osmose. Ma tête reposait sur son torse où j'entendais les battements affolés de son cœur reprendre un pouls plus régulier. Sa main caressait ma nuque en de petits cercles. Que j'étais bien dans ses bras. J'aurais tellement voulu que le temps s'arrête pour vivre ce moment éternellement. J'aurais tellement voulu partir avec lui et le suivre au bout du monde.
Il déposa un baiser sur ma tempe et posa sa tête contre la mienne.
- Bella part avec moi. Réitéra-t-il une énième fois sa requête.
Il ne lâcherait pas prise aussi facilement. Je redressai la tête pour le regarder.
- Edward, Dieu seul sait à quel point j'aimerai te suivre et continuer cet instant de félicité pour l'éternité mais je dois penser à mes parents. Je tiens beaucoup trop à eux pour les mettre en péril de quelque manière que ce soit.
- Je sais, si seulement je pouvais trouver une solution. Si seulement tes parents n'étaient pas présents ce soir, j'aurais pu les faire enlever et je t'aurais kidnappée pour que jamais cette ordure ne puisse te retrouver.
- Tu sais, je soupçonne Mike d'avoir posté des hommes autour de la maison de mes parents pour les surveiller et empêcher toute tentative de fuite de leur part. Il fera tout ce qui est en son pouvoir pour avoir la main mise sur moi. De mes doigts je dessinai les contours de son visage tout en lui parlant. Et malgré que je ne puisse me faire à cette idée, je suis sa femme, c'est un fait et il faut que je l'accepte même si l'idée de me retrouver dans la même couche que lui me révulse à un point que je pourrais lui vomir dessus.
Il sourit à ma dernière sortie sans que ce sourire n'atteigne ses yeux. Il glissa son doigt sous mon menton pour m'inciter à lui faire face.
- Tu es à moi, tu es ma femme même si au regard de tous et de Dieu tu lui appartiens, tu seras à jamais mienne. Tu l'es depuis ce jour où tu t'es donnée à moi pour m'offrir ton cœur, ton corps et ton âme. Et en échange, je suis à toi, je t'appartiens de chair et de sang, et mon cœur est prisonnier de tes mains, garde-le précieusement, il t'attendra le temps qu'il faudra. Me dit-il en attrapant ma main qui caressait sa joue et en la plaçant sur son torse là où les battements de son cœur faisaient écho dans tout son corps.
Il ne m'avait pas dit qu'il m'aimait mais c'était tout comme et même plus intense. Cette déclaration me bouleversa. Cette fois-ci je ne pus retenir mes larmes et m'écroulai contre lui en sanglotant. Il me serra très fort et me câlina me montrant toute sa tendresse et son affection.
Il se mit soudain à sourire et son rire résonna dans son corps alors que mon oreille était encore collée à son torse. Je levai alors les yeux vers lui pour comprendre.
- Ce n'était pas l'effet que j'attendais, je ne voulais surtout pas te faire pleurer. S'en voulait-il.
- Je suis désolée mais tu m'as touchée avec tes mots car je ressens la même chose. Même si je suis l'épouse d'un autre, dans mon cœur, il n'y a que toi, je suis tienne et ce depuis ce jour où tu m'as invitée à danser. J'ai de suite su que tu étais différent, que je pouvais avoir confiance mais j'étais loin de me douter à quel point je tiendrai à toi seulement quelques heures après. Lui avouai-je à mon tour.
- Moi aussi je tiens à toi, tu es la chose la plus précieuse que j'ai au monde. Je ne souhaite qu'une chose ton bonheur et par tous les moyens j'essaierai de te protéger. Puis il fronça les sourcils. Si je pouvais trouver un moyen de l'empêcher de poser les mains sur toi, je…
Je posai mon doigt sur ses lèvres.
- Pour le moment, il ne m'a pas encore touché mais je sais que ce n'est que partie remise, il va revenir. Je pris une grande inspiration. Je me suis préparée à subir ses assauts et me sens prête à les surmonter. Je penserai à toi, j'essaierai de séparer mon corps de mon esprit, le laissant faire ce qu'il aura à faire pendant que mon esprit voguera vers toi.
Il sourit tristement et s'assit. Je le suivis pour être à sa hauteur. Il se tourna vers moi et encadra mon visage de ses mains.
- Tu es très courageuse et je te fais le serment que je trouverai très vite une solution pour qu'il ne te touche plus jamais.
Je caressai son visage de ma paume.
- J'ai confiance en toi et je lis la détermination sur ton visage mais je t'en prie, fais attention, je ne veux pas qu'il t'arrive malheur une seconde fois, je n'y survivrai pas. Je suis forte et suis prête à affronter Mike.
- Je serai prudent ne t'inquiète pas et puis j'ai Emmett qui est là pour m'aider. Sourit-il pour apaiser l'atmosphère.
Il s'approcha de mon visage et déposa un baiser sur mes lèvres. Je me collai aussitôt à lui en retour pour l'approfondir. Il entoura ma taille de ses bras et je m'agrippai à lui. Nous basculâmes tous les deux en arrière, le désir naissant à nouveau dans mon bas ventre.
- Où est-elle ! Entendis-je brusquement hurler la voix de Mike qui avait l'air fou de rage.
- Oh mon Dieu ! C'est Mike ! Me relevai-je brusquement en écartant Edward. Il ne faut pas qu'il te trouve ici, je ne veux pas qu'il s'en prenne à toi une nouvelle fois, je t'en prie sauve-toi. Lui intimai-je en le poussant en dehors de l'autel duquel il dégringola mais se releva très vite.
Je me hissai à mon tour hors de cette couche faite de marbre et ramassai mes vêtements au sol à la hâte.
- Trouvez la moi, elle ne peut pas être loin ! Vous, allez voir dans la grange et vous, dans les bois ! Ordonna Mike au loin à l'extérieur de ses murs.
Edward et moi nous regardions sans rien dire. Il était presque habillé et enfilait les bras de sa chemise. De mon côté, je venais de mettre ma culotte et nouai un des rubans mais quand je m'affairai au second genou, je remarquai qu'il m'en manquait un. Tant pis, personne ne le remarquera.
Je m'attaquai ensuite à ma robe que j'essayai d'enfiler malgré tous les jupons. Edward vint à ma rescousse et maintint la robe le temps que je me faufile à l'intérieur.
- Tourne-toi. M'ordonna-t-il au creux de l'oreille. Je vais lacer ta robe.
J'obtempérai et lui tournai le dos. Il commença à serrer à chaque croisement de lacet.
- Plus fort. Lui dis-je.
- Plus fort ? Mais tu ne pourras plus respirer ! Remarqua-t-il.
- C'est ainsi qu'on le porte et c'est ma femme de chambre qui l'a lacé, il ne faut pas qu'elle s'aperçoive de quelque chose.
- C'est de la torture. S'exaspéra-t-il en serrant plus fort toutefois.
Il continua ainsi jusqu'au bas de mon dos en n'omettant pas de replacer ma paire d'ailes dans le dos. Il s'arrêta ensuite subitement et ses doigts se posèrent sur mon menton m'incitant à tourner la tête vers lui.
- Fais attention à toi. Me susurra-t-il ses yeux inquiets pénétrants les miens puis il m'embrassa ardemment comme un au-revoir ou peut-être un adieu et je répondis avec la même passion à ce dernier baiser.
Je sursautai lorsque j'entendis la grande porte s'ouvrir laissant la lueur d'une lanterne pénétrer la chapelle. Ses bruits de pas lourds et assourdissants résonnèrent et s'approchèrent de plus en plus. Cela parut durer une éternité et à la fois passer en quelques secondes puis ils s'arrêtèrent tout près.
- Bella, que fais-tu ici ? S'enquit Mike juste à côté de moi.
Je relevai la tête pour lui faire face pleine d'assurance.
- Mais comme tu le voie, je prie. Répliquai-je calmement.
J'étais en effet agenouillée sur le banc de prière au premier rang les doigts croisés tournée vers Dieu.
- Je ne crois pas que ce soit l'heure de prier, je te cherchais partout et nous avons des invités, ma mère te réclame aussi. Tu auras tout le temps de prier demain matin pendant la messe. Allez viens je te reconduis. Me pria-t-il en tendant la main vers moi.
Je fis un dernier signe de croix et posai ma main sur la sienne. Il la serra et tira pour m'aider à me relever. Son ton s'était radouci et son visage paressait serein. Il n'avait rien remarqué.
Edward s'était éclipsé au dernier moment par la petite porte dérobée par laquelle nous étions entrés. Mike était arrivé juste quelques secondes après. Nous l'avions échappé belle cette fois-ci. Mais la séparation était très douloureuse à supporter et je ne savais pas quand je le reverrai, il me manquait déjà.
Je priai tout de même pour que les hommes postés dans les bois ne tombent pas sur Edward, je ne voulais pas qu'il risqua une seconde fois sa vie pour moi.
Mike me guida dans la salle de réception jusqu'au milieu de la piste où il m'invita à danser, invitation que je ne pouvais pas refuser. Etrangement, ce fut cet instant que ma cheville choisit pour se réveiller et me faire souffrir. Je me mis à grimacer et Mike s'en aperçu.
- Qu'as-tu ? Me demanda-t-il.
- Ma cheville me fait mal, il faut que j'aille m'asseoir. Le prévins-je.
J'esquissai un pas de retrait mais il me retint fermement par le bras et s'avança tout près de mon oreille. Son visage devenait soudain plus dur.
- Isabella, tu es mon épouse et en tant que telle, tu dois me faire honneur alors je te demande de faire abstraction de la douleur pendant une petite heure car j'ai promis à mes amis et associés qu'ils auraient chacun le droit à une danse avec toi. M'avertit-il.
- Mais je…
Il pressa plus fortement ses doigts sur mes bras et serra des dents.
- Ce n'est pas une supplique, c'est un ordre. Clôtura-t-il la discussion sèchement.
Il se remit à nous faire danser et afficha sur son visage un sourire feint comme s'il ne s'était rien passé. De mon côté, mes yeux restaient figés dans le vague en réalisant le côté autoritaire de Mike que j'avais déjà remarqué mais qui m'éclaboussait en pleine figure. La nuit risquait d'être longue.
Je passais donc l'heure suivante dans les bras d'une quinzaine de cavaliers, essayant d'oublier au maximum ma douleur mais en vain.
Lorsque j'en eu terminé, je pris le premier siège que je trouvai et m'assis. Je m'attendais à ressentir de l'apaisement mais à la place la douleur se fit plus intense, elle allait et venait par vagues successives au rythme des battements de mon cœur.
Une main vint se poser sur mon épaule et je levai la tête.
- Maman, tu es encore là ?
Quel soulagement de la voir.
- Oui, je venais te dire au revoir. Elle fronça les sourcils. Est-ce que tu vas bien ma chérie ?
- Ne t'inquiètes pas, c'est juste ma cheville qui me fait souffrir, il faut juste que je me repose. Sais-tu si le Dr Cullen est encore ici ? M'enquis-je.
- Non, il est parti il y a un petit moment déjà. Tu voulais qu'il regarde ta cheville ? J'espère que ton mari ne t'en demande pas trop et qu'il te ménage. S'inquiéta-t-elle.
Edward devait probablement avoir rejoint son père si Carlisle n'était plus là.
- Sois sans crainte. Mentis-je en baissai les yeux. Vous devriez y allez, il risque de geler cette nuit.
- Nous reviendrons te voir et nous bavarderons plus longtemps la prochaine fois, bonne nuit ma fille, prends soin de toi. Me dit-il en déposant un baiser sur ma joue.
- Merci maman, bonne nuit et salue papa.
Je regardai ma mère s'éloigner avec un pincement au cœur. Si elle savait par quoi j'étais passée pour les protéger elle et mon père, je crois qu'ils m'auraient ramenée avec eux quelles qu'en soient les conséquences et tout ce que j'aurais subi n'aurait servi à rien. Il valait mieux pour tout le monde qu'ils restent dans l'ignorance.
La soirée arriva à son terme et je prévins Mike que je me retirai car j'étais très fatiguée et affaiblie par ma cheville. J'espérai qu'il aurait un minimum de compassion pour moi et qu'il aurait la délicatesse de me laisser me reposer le reste de la nuit.
Quelques instants seulement après être montée dans ma chambre, Constance fit son apparition avec une bassine d'eau dans les bras qu'elle déposa sur la console puis elle m'aida à défaire le lacet dans mon dos.
- Ce sera tout pour ce soir Constance, je vais me débrouiller seule pour le reste, vous pouvez disposez. La congédiai-je.
Je ne tenais pas à ce qu'elle trouve la moindre trace sur mon corps de mes ébats avec Edward. Je ne voulais prendre aucun risque.
Je finissais donc de retirer ma robe seule ainsi que mes sous-vêtements pour pouvoir faire les ablutions de mon corps. Une fois propre, j'enfilai à la hâte ma chemise de nuit et me glissai sous les couvertures. Je me recroquevillai sur moi-même et priai pour qu'il ne vienne pas.
Je me laissai aller à mes pensées et l'angoisse m'envahit. Malgré ce que j'avais dis à Edward, je n'étais pas forte, ni courageuse. L'idée seulement qu'il pose les mains sur moi me révulsait. Comment allais-je supporter qu'il me touche et qu'il s'insinue en moi ?
Je m'ébrouai et essayai de chasser cette idée de mes pensées. Je me concentrai plutôt sur Edward et cet instant magique que nous avions de nouveau vécu tous les deux. Il avait été doux et aimant. Il m'avait pris avec passion et je m'étais donné à lui entièrement sans retenue.
Des images de nos ébats défilaient dans ma tête et je sentis des papillons traverser mon bas ventre à cette seule pensée. Ses caresses si électrisantes, ses baisers si passionnés, son regard si brulant me hantaient encore.
J'avais l'impression de sentir ses doigts caresser ma joue pour descendre sur ma gorge et poursuivre sur un de mes seins qu'il empoigna brusquement.
J'ouvris les yeux soudainement. Je ne rêvais pas, il y avait bien des mains sur moi mais ce n'était pas celles d'Edward mais celles de Mike. Instinctivement, je me redressai et me mis en boule pour me protéger chassant au passage ses sales pattes de mon corps.
Il s'avança et s'assit sur le bord du lit.
- N'aie pas peur Isabella, c'est moi Mike. Voulut-il me rassurer.
Comme si le fait qu'il confirme que c'était bien lui allait me soulager. C'était plutôt la panique qui s'immisçait en moi et le dégoût.
Il me regardait comme une bête affamée par le festin qu'il avait sous les yeux. Je n'avais aucune chance d'y échapper cette fois-ci, j'allais devoir me soumettre. Il approcha sa main et la posa sur mon épaule pour la laisser glisser sur mon bras. Je fermai les yeux pour ne pas lui montrer tout le dégoût que m'inspirai sa caresse. Je pouvais sentir la moiteur de sa main à travers le tissu de ma chemise de nuit.
- Si tu savais depuis combien de temps j'attends ce moment. Me confia-t-il la voix rauque.
De son autre main il prit une mèche de mes cheveux et la porta à son visage. Il l'huma intensément.
- Ton parfum m'envoûte, tu me rends fou. Je te désire comme un fou depuis si longtemps. Trop longtemps. Alors aime- moi, toi, ma femme. Donne-toi à moi, comme une épouse docile envers son mari. Fais-moi don de ton corps et de ton cœur. Je te veux ce soir et tous les autres soirs qui suivront jusqu'à ce que l'un de nous disparaisse de cette terre. Souhaita-t-il.
Mon avenir s'annonçait très mal. Subir ses assauts un soir était une chose mais les subir tous les soirs en était une autre. Mon Dieu, comment allais-je survivre à cela ? Me demandai-je en camouflant un sanglot qui voulait franchir la barrière de ma gorge.
- Et surtout ne me trahi plus jamais. Se renfrogna-t-il, menaçant en empoignant ma gorge. Tu m'as fait énormément souffrir lorsque tu t'es offerte au fils Cullen, ne me refais plus jamais cela. Compris ?
J'hochai rapidement la tête en guise d'acquiescement ne pouvant sortir un son de ma bouche puisque sa poigne m'étranglait presque. S'il savait que je venais de le trahir à nouveau, j'étais bonne pour le cimetière et dans un état que je préférais ne pas imaginer.
Ses doigts se détendirent et il relâcha ma gorge, je pus enfin prendre une grande bouffée d'oxygène et respirer correctement.
- Très bien. Sourit-il. Je vois que tu as compris. A présent retire ta chemise. M'ordonna-t-il.
Il se redressa sans me lâcher du regard alors qu'il retirait à la hâte sa tenue de pirate et son caleçon ainsi que ses chausses pour se retrouver en tenue d'Adam devant moi.
Je déglutis douloureusement. Il n'avait pas menti, son désir était intense malgré la petitesse de son engin. Cependant, il était très loin d'égaler Edward à ce sujet. Il avait l'air même encore plus ridicule dans le simple appareil qu'avec son déguisement. Si je n'étais pas aussi tétanisée par la peur, je lui aurais ri au nez.
- J'attends Isabella. Me rappela-t-il en me montrant ma chemise d'un signe de tête. Tu préfères peut-être que je le fasse moi-même mais je n'ai pas trop de patience pour retirer ce genre de vêtement et risque de le déchirer. Quelle brute j'avais épousé!
Je desserrai les doigts et entrepris de retirer ma chemise, la faisant passer par-dessus ma tête pour me retrouver nue devant lui. Je ne pus m'empêcher de cacher ma poitrine à l'aide de mon bras et de baisser les yeux.
- Tu n'as pas à cacher quelque partie que ce soit de ton corps. Je t'ai déjà vu nue. Rappelle-toi dans cette grange, lorsque je t'ai trouvé dans la paille. Je sais que tu as un corps de rêve alors ne me le cache pas. Retire ton bras. Ordonna-t-il.
J'obtempérai malgré moi offrant ma nudité à son regard.
Il s'approcha rapidement et posa sa main sur mon épaule pour glisser très rapidement sur mon sein qu'il malaxa sans aucune douceur. Puis son autre main se glissa sous ma nuque et il empoigna mes cheveux pour m'inciter à redresser la tête. Ses lèvres se jetèrent alors sur les miennes en un baiser brutal et impatient. Enfin, ce fut son corps qui vint se superposer au mien, se pressant contre moi de tout son poids.
Ses mains se promenèrent sur tout mon corps sauvagement me donnant l'impression que des ecchymoses apparaitront sur chaque parcelle de peau qu'il touchait.
Il se plaça au dessus de moi pour insinuer son genou entre les miens, me forçant à écarter les jambes qui s'entrouvrirent sous son poids imposant. Mon cœur s'accélérait. J'étais perdue, il allait me prendre dans ces conditions sans qu'aucun désir n'émane de moi, seulement de la répulsion et du dégoût. Il glissa son autre jambe entre les miennes et de ses mains il empoigna mes cuisses pour les relever sur ses hanches. Je pouvais sentir son sexe dur à l'orée de mon intimité. Sa bouche retrouva la mienne et ravagea ensuite chaque centimètre de mon visage de ses baisers poisseux à l'haleine nauséabonde.
« Seigneur, aidez-moi ». Priai-je en fermant les yeux et en respirant le moins possible.
Alors que tout espoir semblait vain, quelqu'un tambourina à la porte de la chambre. Dieu existait-il finalement ? Avait-il entendu mes suppliques et mes prières ?
Alors Vous en pensez quoi de ce chapitre ?
Si je vous disais que Dri m'a posé un cap, celui de faire allez Mike et Bella jusqu'au bout…
Et d'un autre côté So m'a posé le cap de ne pas faire le cap de Dri alors quel cap vais-je suivre ?
Je n'oublie pas non plus le Cap posé par ma Nessie concernant le fameux ruban de la culotte de Bella !
Mais au fait qui est derrière la porte et pourquoi ?
Dites-moi tout dans une petite review, j'adore ça !
Robisous et à très vite !
Sabi
