Re-bienvenu dans le monde foufou de ma tête !

Merci à Liline37 et Mrs. Gold, nouvelle fic et pourtant toujours là...

Merci aussi à ceux et à celles qui ont cliqué sur l'histoire, mit en favoris ou encore follow ;)

Apple : C'est vrai que les MadOC se comptent sur les doigts de la main, j'espère que celle-ci te plaira :) Et oui il souffre le ptit bouchon, mais Calie n'est pas au courant du pourquoi du comment et même de tout ça en faite !

Captainbell : Merci ! Contente que tu retrouves bien le personnage de Jefferson dans ce que j'ai écris !

Bonne lecture :)


Disclamer : Les personnages de Once Upon A Time ainsi que l'univers de la série sont la propriété exclusive de Edward Kitsis et Adam Horowitz

Calie sort tout droit de mon pays imaginaire personnel. Enfin, presque...


Chapitre 2 : Le jardin

7h00. Le réveil de Jefferson sonna comme tous les jours de semaine. Il balança son bras pour l'éteindre et s'assit péniblement au bord de son lit. Il jeta un coup d'œil autour de lui. Sa lampe avait été remplacée, il l'aimait moins que l'ancienne mais il ne pouvait pas trop en vouloir à Calie. Il sentit son crâne chauffer rien qu'en repensant à toutes les fois où il lui avait crié dessus. Elle supportait ses humeurs depuis au moins un mois maintenant, mais elle n'était jamais partie. Cette femme était une sainte ou alors elle avait un problème dans sa tête.

Tous les matins de sa triste vie répétitive, Jefferson avait le courage de se lever rien que pour voir sa fille Grace aller à l'école. Il se préparait et s'installait à l'autre bout de son télescope en attendant son arrivée.

Comme à son habitude, la petite fille embrassait son père et sa mère avant de courir jusqu'à son arrêt de bus à l'autre bout de la rue. Ses longs cheveux bruns flottaient dans l'air et son sourire ne fanait jamais.

« Ca devrait être moi. Moi. Moi ! », répéta-t-il comme chaque matin.

Ensuite, le brun descendait les escaliers en grinçant des dents, se faisait saluer par Calie mais ne lui répondait que vaguement d'un signe de tête et s'affalait dans son canapé.

Cette fois-ci c'était différent, il ne le remarqua qu'une fois assit sur le sofa. Sa domestique lui avait bien dit bonjour mais le ton n'était pas le même que d'habitude. Sa voix neutre et plate avait été troquée contre une voix joyeuse et pleine de vie. Le thé était également déjà prêt et il n'avait plus qu'à le siroter. Son attitude naturelle lui faisait penser à la première fois qu'il l'avait vue.

Il fixa l'horloge en face de lui. Encore huit bonnes heures avant le retour de sa princesse. Il porta la tasse à sa bouche tout en regardant la trotteuse qui semblait refuser de bouger. Une gorgée, tic. Deux gorgées, tac. Trois gorgées. La grande aiguille fine et noire s'arrêta.

« Calie ! » s'écria-t-il sans prendre la peine de respirer.

La blonde arriva sans tarder, un peu catastrophée. La voix de son patron était plus inquiétante que d'habitude.

« Oui Monsieur ?

- Le temps. Le temps s'est arrêté, le temps s'est arrêté ! »

Jefferson était totalement paniqué. Calie s'empara d'une chaise pour décrocher l'horloge et l'emmena dans la cuisine où elle changea les piles à toute vitesse. Elle avait toujours un jeu de pile au cas où. Le temps était sans doute la plus grande angoisse de Jefferson. Trop rapide, pas assez lent, ça n'allait jamais.

Lorsqu'elle réinstalla l'horloge, le brun semblait revivre. Ses sueurs froides avaient disparues et il continua de boire le liquide chaud et parfumé comme si rien ne s'était passé. La tornade dévastatrice Jefferson s'était éloignée du rivage du manoir. La blonde en profita pour s'éclipser vers l'escalier mais la voix de l'homme la retint. Il lui fit signe de s'assoir dans le second canapé.

La blonde s'exécuta un peu à contre cœur. Elle aimait bien son patron, même si parfois elle en avait un peu peur. Mais plus le temps passait, plus elle s'habituait à ses crises et sa crainte s'estompait.

Calie garda son attitude de bonne. Elle s'assit au bord du canapé, le dos droit et attendit avec patience que Jefferson finisse sa gorgée tout en fuyant poliment son regard.

« Je me demandais Calie… Que faisiez-vous avant de venir ici, à Storybrook ? Je n'ai jamais vraiment eu de « cv » de votre part, vous êtes un peu une énigme. »

Il posa sa tasse et sa soucoupe sur la table basse et s'engouffra dans le sofa en examinant la blonde le sourire aux lèvres.

« Parler de moi serait complètement déplacé...

- Ne dites pas n'importe quoi. Si je vous pose la question c'est bien que je m'intéresse à vous. Tout ce que vous m'avez dit jusqu'à présent c'est que vous avez fuit votre ancienne vie pour venir ici. »

Calie esquissa un sourire à son tour. Son dos se relâcha et elle s'autorisa à observer Jefferson plus longtemps qu'elle n'aurait dû.

« Et bien, hésita-t-elle, j'étais ingénieur à la NASA.

- Vous mentez, ria-t-il.

- Je suis sérieuse.

- Alors pourquoi auriez vous quitté ce métier qui paie si bien pour finir bonne dans un manoir perdu au milieu de la forêt ?

- Soit je dis la vérité, soit je suis folle. Qu'est ce que vous préférez ? A vous de choisir. »

La blonde arborait à présent un sourire narquois et joueur. C'était bien la première fois que Jefferson voyait ça. Il se figea un instant tout en fixant cette femme qu'il ne reconnaissait pas et qu'il découvrait encore une fois.

« Admettons, finit-il par déclarer.

- Et vous ? Quelle profession avez-vous exercé pour habiter un tel manoir à vous tout seul ?

- Vous osez me poser des questions personnelles maintenant ? s'étonna-t-il.

- Pourquoi pas. »

Elle haussa les épaules. Elle n'était plus du tout à sa place de domestique mais cela n'agaçait pas le brun. Il semblait plutôt ravi d'avoir une véritable conversation avec sa bonne qui ne se terminait pas par « oui Monsieur ».

Jefferson ne se préoccupait même plus de son thé. Il devait surement être froid. Il se pencha en avant et s'appuya sur ses genoux avant d'afficher un sourire rapide, charmant et efficace. Un de ces sourires qui ne durent qu'une seconde et qu'il ne faut pas louper. Un de ces sourires faux où même les yeux refusent de rester ouverts pour voir sa fausseté.

« J'étais chapelier.

- Ca paie plutôt bien apparemment.

-Je voyageais beaucoup à l'étranger.

- Peu commun.

- Quel est votre nom ?

- Pardon ?

- Votre nom. Vous ne me l'avez jamais donné en entier. »

Calie s'apprêtait à prendre la parole mais ses yeux perdirent en intensité. La jeune femme s'immobilisa la bouche semi-ouverte, le regard bloqué sur son patron. Aucun son ne sortait, elle s'était statufiée.

Jefferson leva un sourcil et agita sa main devant les yeux de la blonde. Aucune réaction. Il haussa les épaules et se resservit une tasse de thé. Il porta la soucoupe vers son visage et s'affala dans le sofa pour le siroter. Le liquide était froid et il grimaça.

« Calie le thé est déjà… »

La jeune femme était toujours immobile. Il souffla et se dirigea vers la cuisine pour faire bouillir de l'eau par lui-même. Pendant que l'objet crépitait, il examina son jardin. L'herbe avait poussé à plus d'un mètre et les fleurs étaient cachées par la verdure, il était temps de faire venir un jardinier. Surtout que le printemps était déjà là et le soleil brillait à nouveau. Il serait bien sorti mais profiter de cette vie sans Grace lui était inconcevable.

Une course de pas dans les escaliers le sortit de ses pensés. Les marches n'avaient jamais été aussi mal traitées. Clic. Il se resservit un thé bien chaud avant d'aller voir d'où venait tout ce bouquant. Une fois à l'étage, il s'avança dans le petit salon blanc où une furie blonde dévastait tout.

« Mon sac, mon sac, mon sac, … »

Jefferson fronça les sourcils en observant la pièce. En quelques minutes, la moitié des livres sur le bureau s'étaient retrouvés parterre, sa guitare couchée au sol avec deux cordes qui se rebellaient, le canapé poussé à l'autre bout du salon et le tapis dans les cendres de la cheminée.

Calie continuait de retourner la pièce mais ne parvenait pas à trouver ce qu'elle cherchait. Elle se précipita vers la porte pour concentrer ses recherchent dans la chambre voisine. Au passage, elle bouscula Jefferson s'en même s'en rendre compte et la tasse de thé se renversa sur le bas de son pantalon et sur le tapis. Il écarquilla les yeux et se retint de crier. Une furie dans ce manoir c'était déjà assez. Il ria nerveusement jusqu'à ce que le liquide arrête de lui brûler la peau. Il posa sa tasse avec délicatesse sur le piano à queue qui n'avait pas encore – et heureusement pour Calie – subit de dommage.

« Mon sac, mon sac, … répéta la tornade blonde en parcourant encore une fois le couloir.

- Dans la cuisine Calie. »

Elle releva la tête comme si elle avait entendu la voix du bon Dieu lui confier un secret. Nouvelle maltraitance de l'escalier dont la dernière marche se plaint en grinçant. Jefferson descendit à son tour dans un calme absolu. Il ignora le bruit du verre cassé en se mordant l'intérieur de la joue, traversa le salon du rez-de-chaussée et s'infiltra dans la cuisine. Sur la table noire et ronde, le sac de Calie était éventré et tous les objets le composant éparpillés. La blonde avait arrêté de s'agiter et se maintenait au meuble comme pour prendre une pause.

Le chapelier scruta une pile d'assiette au sol, ou du moins ce qu'il en restait.

« Tout va bien ? »

Calie se réanima. Elle commença à ranger son sac nerveusement.

« Oui, oui tout va bien. Non. En faite, non. En faite, rien ne va. »

Elle se baissa pour ramasser le petit carnet qu'elle avait fait tomber, le jeta dans le sac et ferma le zip d'un coup sec avant de se retourner face à Jefferson.

« Rien ne va. J'ai l'impression que ma tête va exploser d'un instant à l'autre. C'est la guerre la haut, c'est le foutoir ! Et vous, vous me demandez si ça va ? Non, ça se bouscule. C'est Bagdad ! »

Le brun esquiva la main de Calie. Elle faisait de grands gestes amples activée par l'adrénaline qui parcourait son corps.

« Il y a cette fille sage et obéissante qui s'occupe de vous depuis je ne sais plus combien de temps, j'ai arrêté de compter. Mais qu'est ce qu'elle est ennuyante ! Elle est insupportable avec ses « Oui Monsieur », non ? On se demande si elle est lèche cul ou si elle le fait exprès d'ailleurs. »

La tournure des évènements devenait de plus en plus bizarre. Jefferson était habitué aux choses bizarres. Mais voir Calie comme ça était exceptionnel.

« Puis il y a la petite rigolote, celle un peu fofolle qui adorerait courir de partout et cueillir des fleurs pour en faire un bouquet…

- Ralentissez Calie, je vais vous faire un thé si vous voulez.

- … Une gamine naïve et stupide qui se contente de rien pour vivre avec un sourire sur les lèvres. Mais elle a peur alors elle se cache et se fait toute toute toute petite. Et enfin la dernière, oui la dernière, c'est un cas elle. Elle aimerait tellement pouvoir… oh oui, elle en crève d'envie même…

- Qu'est ce qu'elle aimerait ? Dites-m… »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que la blonde s'était déjà emparé de son visage et avait plaqué ses deux lèvres roses sur les siennes. Jefferson ne ferma pas les yeux. Il était trop surpris pour profiter de cet instant de douceur aussi brutal soit-il. Les doigts de Calie glissèrent dans ses cheveux et un frisson parcouru sa colonne vertébrale. Le silence était revenu dans le manoir.

La blonde se sépara du chapelier et reprit son souffle. Elle détourna les yeux comme si elle venait de réaliser ce qu'elle venait de faire. Jefferson, lui, demeurait immobile et ne pouvait détacher son regard de la bouche tremblante de la jeune femme. Cette dernière se racla la gorge et se ressaisit avant de prendre la parole pour casser le silence gênant.

« Je suis désolée, Monsieur. Je ne suis pas à ma place. Je vais nettoyer le désordre que j'ai fait. Excusez-moi. »

Calie s'échappa de la petite cuisine pour monter à l'étage. Sa discrétion était revenue, l'escalier ne se plaignit pas. De son côté, Jefferson s'avança vers l'évier, saisit la bouilloire, la remplit et la remit sur son socle. Pendant que l'eau crépitait, il examina son jardin. Il devait vraiment faire venir un jardinier.


La suite au prochain épisode ! (enfin chapitre)

Cette fic est un gros pétage de plomb je crois bien...

Laissez moi vos avis folichons et à mercredi prochain !

Kizzie :)