Hola chicos !
Non non, ce chapitre n'est pas apocalyptique, il n'y aura pas de vrai zombie ;)
Ni de vendeurs de tapas chantant la bamba coiffés d'un sombrero. Là on s'éloignerait complètement du sujet.
La saison 4 a débuté ! J'espère que ce premier épisode vous a plu ;) En tout cas il va faire bien froid à Storybrook...
Toujours un grand merci à Mrs. Gold et Liline37 qui suivent tout ça de près, ainsi que les lecteurs/trices anonymes comme Apple et CaptainBell :)
Bonne lecture :)
Disclamer : Les personnages de Once Upon A Time ainsi que l'univers de la série sont la propriété exclusive de Edward Kitsis et Adam Horowitz
Calie sort tout droit de mon pays imaginaire personnel. Enfin, presque...
Chapitre 4 : Zombifiée
Tout était beau et sauvage. Les oiseaux parlaient et les fleurs chantaient. Elle avait même vu un dodo alors que cette espèce animale était éteinte depuis plusieurs siècles. Les morses marchaient sur deux pattes, comme les hommes, et les mille-pattes fumaient. La jeune femme aperçu même un chat sourire mais il s'évapora dans les airs.
Après avoir couru dans la forêt à toute allure, la blonde tomba d'une falaise pour atterrir dans une bouteille flottant dans la mer. Elle s'éloignait de plus en plus de la côte. L'eau se mit à frétiller et bientôt à bouillir mais la chaleur sous ses pieds ne l'atteignait pas. De grosses bulles éclataient de l'autre côté du verre et un bruitmétallique se fit entendre.
Clic.
Calie ouvrit les yeux en sursautant à moitié. Elle se tortilla sur le matelas ce qui fit tomber sa couverture par terre. Elle s'apprêtait à fermer les yeux pour se rendormir lorsqu'elle entendit des bruits de pas venir vers elle.
« Mais qu'est ce que… »
La blonde se retourna avec paresse lorsqu'elle vit son patron, jambes croisées, sur le canapé d'à côté entrain de siroter son thé habituel. Calie se redressa aussitôt et tenta d'arranger ses cheveux et de se rhabiller convenablement.
« Monsieur Jefferson, commença-t-elle prise de panique. Je suis désolée, je crois que je me suis assoupie… »
La lumière matinale pénétrait dans la pièce la rendant un peu plus joyeuse que le reste de la journée. Les tics et tacs de l'horloge attirèrent son attention alors que le brun portait une nouvelle fois sa tasse à ses lèvres, imperturbable.
« Quoi ? 10h du mat' ? J'ai dormi ici ? Je suis affreusement confuse, je…
- Calmez-vous Calie, ce n'est pas dramatique. Vous ne ronflez pas.
- Hein ? souffla la blonde déroutée par le comportement de Jefferson. Mais je n'…
- En fait, c'est plutôt une bonne idée. Vous devriez prendre une chambre à l'étage. Au moins elle servirait à quelque chose.
- Ca ne vous dérangerait pas ?
- Pensez-vous vraiment que vous avoir sous le coude 24h/24 me dérangerait ? s'amusa-t-il. Bien au contraire ! Et puis vous gagnerez plus d'argent pour partir en voyage.
- Comment savez-vous ça, que je veux partir en voyage ?
- Vous l'avez dit quand vous dormiez ce matin.
- Vraiment ?
- Oui. Un petit « vivement que je gagne assez de sous pour partir loin. Trèèès loin. » »
Jefferson avait prit une voix aigue pour imiter Calie, ce qui la fit rire immédiatement. Il profita de ce magnifique sourire en se cachant derrière sa tasse en porcelaine. Après cinq autres bonnes minutes d'argumentation, la blonde attrapa son sac qui était resté au pied du canapé et en tira ses clés de voiture.
« Je vais payer ma chambre au Granny et récupérer mes affaires et après je reviens tout de suite pour vous préparer un bon repas pour midi ! »
Aussitôt dit, aussitôt fait. La blonde rendit les clés de sa chambre et la vieille dame de l'accueil et salua Ruby une dernière fois avant de reprendre la route vers le manoir. En chemin, elle croisa une belle brune haut perchée sur ses talons et marchant d'un pas décidé en direction de la mairie de Storybrook. Elle regarda passer la voiture bleue avec étonnement. Calie n'avait jamais croisé cette femme depuis qu'elle était ici, ce n'était pas une heure de présence habituelle pour elle.
La blonde se gara dans la cour du manoir, comme à son habitude et s'apprêtait à ouvrir la portière lorsqu'une douleur dans sa tête se fit ressentir. Elle fouilla son sac et ouvrit le petit flacon orange avant d'avaler un cachet sans même une goutte d'eau pour l'accompagner.
Finalement, Jefferson l'aida à monter ses deux sacs dans une des chambres inoccupées de l'étage.
« Vous voyager léger dites-moi ! »
Il posa ses affaires sur le lit et se retourna pour voir Calie dans l'embrasure de la porte, l'air sérieux et le regard au sol.
« Je vous remercie, Monsieur. »
Jefferson sentit son cœur se serrer. Le mur glacial entre eux s'était redressé, il avait bien fait de profiter de son sourire une heure auparavant. Sa présence était redevenue discrète et ses mots froids. L'air pesait sur la rage du brun qui s'éclipsa. Il descendit les escaliers en trombe, ne lui laissant aucun répit. La porte menant au jardin claqua lors de son passage et quelques minutes plus tard la tondeuse se mit à rugir. Dans la cuisine, Calie préparait à manger en regardant Jefferson passer ses nerfs sur les hautes herbes qui s'étaient accumulées. Au moins il ne cassera rien cette fois-ci. Ou si, peut-être la tondeuse.
Cela faisait déjà plusieurs jours que Calie vivait au manoir et chaque jour semblait répétitif. Du lever au coucher. Du matin au soir. Jefferson ne ratait jamais un rendez-vous au bout de son télescope avec sa fille Grace et Calie était toujours une fée du logis.
Le brun avait quand même remarqué un comportement étrange chez sa domestique. Tous les matins, lorsqu'il se levait, elle semblait joyeuse et naturelle, et finalement, elle se transformait en zombie une heure plus tard, accumulant les « Oui, Monsieur ». Tous les jours, il se réveillait avec la douce et chaleureuse Calie qui, à 9h, n'avait pas plus de répondant qu'une huitre abandonnée sur le sable en plein soleil. Ce changement d'attitude était une vraie énigme et le rendait furieux à chaque fois.
Ce samedi, Jefferson s'était réveillé plus tôt que d'habitude. Grace n'avait pas école et il lui était impossible de se rendormir. Il plaqua son oreiller sur son visage pour garder un environnement sombre mais abandonna vite, contrarié et en colère contre lui-même. Il traversa le couloir et se dirigea vers la salle de bain en passant devant la chambre de Calie. Une fois devant l'escalier, il fit demi-tour pour s'adresser à la blonde qu'il avait entraperçu farfouillant dans les tiroirs de la commode en bois. Aucun mot ne sortie de sa bouche. Il l'observa avaler tout rond un cachet blanc et ranger son flacon dans le premier tiroir. Calie s'élança vers le couloir.
« Ah ! Bonjour Monsieur ! salua-t-elle un peu surprise. Vous avez besoin de quelque chose ? »
Jefferson réfléchit un instant, figé. Il ne savait plus ce qu'il voulait lui dire alors il improvisa.
« J'aimerais… un petit déjeuné salé aujourd'hui. Omelette, bacon et tout le tralala.
- Oh… Je vais faire un tour au centre ville pour acheter ce qu'il faut, je ne serai pas longue. »
Le brun répondit au sourire de la jeune femme, puis laissa les deux coins de sa bouche retomber. Il s'engouffra dans une autre pièce pour voir la petite voiture bleue s'éloigner, puis, il retourna dans la chambre de Calie. Il ouvrit le tiroir du haut, écarta les affaires de la blonde et découvrit deux petits flacons oranges. « Chlorpromazine », après avoir ce mot sur la première étiquette Jefferson se refusa de lire celui de la deuxième. Ce n'était pas la première fois qu'il voyait Calie s'enfiler discrètement ces médicaments blancs et allongés. A chaque fois, son attitude changeait quelques minutes plus tard.
C'était ça. C'était forcément ça. Ca ne pouvait être que ça.
Le visage du chapelier s'empourpra et il se précipita dans la salle de bain pour jeter tous les médicaments dans les toilettes. Une fois la chasse tirée, son cœur reprit un rythme normal jusqu'à ce qu'une pensée l'envahisse. Et si c'était important ? Sa gorge se noua jusqu'à se faire une raison. Personne n'a besoin de se faire transformer en zombie. Ces médocs dévoraient la personnalité de Calie. Il devait s'en débarrasser.
La rage le gagna à nouveau. Il retourna la chambre de sa domestique à la recherche d'autres boites oranges et vida ses découvertes dans les toilettes. Une fois sa besogne terminé, il rangea tout ce qu'il avait déplacé, si bien qu'on aurait dit que rien ne s'était passé. Il passa à la salle de bain se préparer rapidement pour que Calie ne se doute de rien et descendit au salon du bas avec un livre sous le bras attendre son petit déjeuné.
Dimanche. Jefferson n'avait jamais aussi bien dormi. La veille, il avait dévoré des livres toute la journée et avait fini une trilogie que tard dans la nuit. Il se retourna sur son flanc gauche et enfuit sa main sous l'oreiller. Tout semblait paisible autour de lui. Aucun bruit ne le dérangeait, les oiseaux chantaient le printemps, c'était tout ce qu'il fallait. Le brun somnolait et était sur le point de se rendormir. Il n'y avait aucun intérêt à se lever si Grace ne l'était pas et en ce dernier jour de la semaine, elle devait très certainement faire la grâce matinée comme lui. Il sourit en pensant à elle.
Il était aux portes de la résidence de Morphée lorsqu'un cri le réveilla pour de bon.
« Mais c'est pas vrai ! »
Il avait oublié ce détail. La colère de Calie avait grimpé graduellement. Le premier flacon dans son tiroir étant vide, elle s'était ruée vers celui qu'elle avait caché dans sa table de chevet, vide également. Jefferson décida de se lever, dérangé par la blonde qui pestait tout ce qu'elle savait dans la chambre d'à côté. Elle examina les autres cachettes et râlait plus fort à chaque flacon vide. La lampe posée sur le bureau n'avait pas fait long feu, tout comme la commode qui s'était fait éventrée. Les affaires de Calie gisaient au sol.
Le brun l'observait depuis le couloir. C'était un mal pour un bien, il en était convaincu. C'était totalement égoïste et irresponsable, mais au fond de lui il était fier et pressé de retrouver la vraie Calie. Cette dernière arrêta de crier et se redressa, ce qui intrigua Jefferson.
« La voiture… La voiture ! »
Sans crier gare, la tornade blonde sortit de la pièce en poussant sans réfléchir le chapelier contre le mur. Il se mit à courir derrière elle une fois remit d'aplomb. Non, elle ne devait pas mettre la main sur ce dernier flacon !
Calie attrapa ses clés sur la table basse du hall d'entrée et s'enfuit dans la cour. Elle sortit de la boite à gant un objet orange et l'ouvrit avec peine. Ses mains tremblaient et seulement deux cachets se faisaient la guerre dans ce ridicule et ultime flacon. Une masse brune s'écrasa sur la voiture bleue, entrainant le flacon avec lui. Les médicaments tombèrent à terre et Jefferson eut tout juste le temps de les cacher sous ses pieds.
« Non, non non ! C'est quoi ce bordel ? »
Calie se baissa pour regarder si les cachets étaient tombés sous la voiture mais elle ne trouva rien.
« C'est pas possible j'étais sûre que… » souffla la blonde sur le point de pleurer.
Elle releva la tête et tomba sur le visage inexpressif du brun.
« Non, tu n'aurais pas osé… Mais qu'est c'que t'as foutu Jefferson ? C'est quoi ton putain de problème ?! »
Le chapelier se fit bousculer sur plus de trois mètres, mais Calie était trop énervée pour remarquer les deux tâches blanches au sol qu'elle venait de dépasser. La jeune femme continua de cracher des injures mais fut vite arrêté par un liquide chaud dégringolant de son nez. Elle passa machinalement sa main sur son visage et s'aperçu de sa coloration rouge. La tremblote reprit.
« Ce n'est rien Calie, venez avec moi, je vais arranger ça », proposa galamment Jefferson en prenant les deux mains de sa domestique dans les siennes.
Elle les retira d'un geste brusque, fixa les yeux bleus de l'homme en face d'elle en haletant et s'enfuit vers le manoir. La porte de sa chambre claqua et des bruits de casse se firent entendre pendant plus d'une heure jusqu'à ce que le silence prenne place.
Mais que va-t-il se passer ?! :O
Non mais attends... qu'est ce qui se passe déjà là ? J'comprend pas. C'est quoi le chlor-bidule ? - Google - Wiki - Ah, un antipsychotique... Hein ?! Mais c'est qui s'te fille ? Elle pète littéralement un plomb. Son cerveau a implosé ou c'est un zombie qui la mordu ?
Le mystère s'épaissit...
A mercredi, Kizzie :)
PS : La piste du zombie n'est vraiment pas une piste.
