Bonsoir, bonsoir.

Je poste bien tard (comparé à d'habitude), je suis "overbooker" c'est dingue. Maiiiis on s'débrouille !

Concernant le chapitre précédent, je souhaite vous prévenir parce que j'imagine qu'Apple n'est pas la seule personne à s'être posé la question (!) : je ne fais pas médecine ! J'ai fait de pauvre recherche sur wiki pour trouver un médoc qui correspondrait à ce que je veux mais ce n'est peut-être pas - voir surement pas - réaliste ! De même pour le sang qui coule du nez, c'est plus l'aspect dramatique du truc qui à fait que blablabla. Bref !

Je ne sais pas si vous lisez mon petit speach avant de lire le chapitre mais je continue quand même.

J'aime beaucoup (et je sais que déjà une personne l'a remarqué) faire des anagrammes pour créer des noms. C'est bête, mais dans ce chapitre il y en a un, mais pour ne pas me faire démasquer trop vite, le mot de base est en anglais ! Sinon c'est pas drôle... Et ce n'est pas le seul cas dans cette fic !

Ce chapitre fait entrer en scène deux nouveaux personnages de Once Upon A Time. Je vous rappelle que l'histoire se déroule avant l'arrivé d'Emma à Storybrook...

Re-merci à ceux qui suivent la fic, j'espère qu'elle vous plait toujours !

PS : Pour le titre vous avez encore droit à mon superbe humour de jeux de mot... Je vous remercie de votre pitié en avance. ("encore" parce que j'en ai déjà fait un assez ridicule dans ma fiction précédente... Voilà c'est dit !) Je suis très douée pour trouver des titres. (ironie, of course)

Bonne lecture :)


Disclamer : Les personnages de Once Upon A Time ainsi que l'univers de la série sont la propriété exclusive de Edward Kitsis et Adam Horowitz

Calie sort tout droit de mon pays imaginaire personnel. Enfin, presque...


Chapitre 5 : Déjà-vous

Le réveil sonna et la main du brun s'écrasa sur celui-ci pour le faire taire. Calie n'avait pas donné signe de vie depuis l'incident d'hier. Toute la journée elle était restée enfermée dans sa chambre malgré les interventions de Jefferson à sa porte.

Il se leva en pensant à son rendez-vous journalier. Après avoir terminé de se préparer dans la salle de bain, il rejoignit son atelier à chapeau et posa son œil sur le télescope. Grace portait une de ces jolies robes colorées à fleurs à l'image du printemps. Elle enfila son cartable, embrassa ses parents et s'enfuit en direction de son arrêt de bus. Les nouvelles feuilles des arbres empêchèrent le chapelier de voir sa fille courir. Il soupira, toujours énervé de son sort qu'il considérait pire que les autres habitants de Storybrook mais sourit en pensant à la joie que transportait la petite brune chaque matin.

Dans le couloir, la porte de la chambre de Calie était toujours fermée. Il plaqua son oreille contre le battant et essaya une nouvelle fois de communiquer avec sa domestique. Sans succès. Il se résigna et se dirigea vers l'escalier. Plus il descendait les marches, plus le bruit sourd d'une immense abeille volant à travers toute la maison lui parvenait. La porte de la cuisine donnant sur l'extérieur était grande ouverte et Jefferson découvrit dans son jardin un homme qui tondait la pelouse, ou du moins le reste de la pelouse qu'il n'avait pas tondu deux jours auparavant.

Le brun fronça les sourcils, il était sûr de n'avoir appelé personne pour s'occuper de son jardin. Il l'avait pensé, plusieurs fois, très fort, mais il n'avait jamais saisit le combiné. Il en était sûr. Ou presque.

Pendant que l'homme faisait des allers-retours sur l'immense pelouse du manoir, le regard de Jefferson fut attiré par une tâche bleue à sa droite. C'était Calie. Elle était entrain de cueillir de jolies fleurs de toutes les couleurs. Elle avait détaché ses longs cheveux blonds, leur laissant liberté absolue. La jeune femme aperçue le chapelier et afficha un large sourire. Les fleurs dans les bras et les cheveux au vent, elle vint à sa rencontre. Elle était méconnaissable.

« Bonjour Jefferson ! J'ai appelé un jardinier, le jardin était dans un état lamentable. J'avais presque honte quand Monsieur Gernad est arrivé. Il a fait de gros yeux quand il a vu que la pelouse était tondu à moitié et en zig-zag ! La faute à qui ? »

Calie posa les fleurs sur la table de la cuisine pour aller chercher un vase dans le salon d'à côté.

« Après la pelouse, il taillera les buis et les arbres et arrangera les massifs de fleurs », expliqua la blonde en ramenant l'objet en verre et en composant son bouquet.

« J'ai même prit la liberté d'appeler un serrurier. J'en avais marre de cette porte d'entrée, elle est super dure à fermer. »

Elle plaça le vase sur la table basse du salon et retrouva un Jefferson statufié dans la cuisine.

« Quelque chose ne va pas ? Je n'aurais pas dû appeler le serrurier, c'est ça ? » s'inquiéta la blonde.

Le brun se ranima.

« Non, tout est parfait Calie, merci. »

Le visage de la jeune femme s'éclaira d'un grand sourire que Jefferson lui rendit. Il ramait complètement pendant cette discussion.

« Comment… Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?

- Comment ça comment je me sens ?

- Hier vous n'étiez pas vraiment en forme. A vrai dire, j'ai eu peur pour vous à un moment et…

- Bizarre ce que vous m'dites, je ne me suis jamais sentie aussi bien que maintenant. Enfin non, y'a quelque chose qui cloche. Se vouvoyer c'est super lourd, on n'pourrait pas faire l'impasse là dessus ? Je sais bien qu'ici je ne suis que la bonne mais…

- Très bonne idée », coupa le chapelier.

Jefferson aurait voulu prendre son temps pour répondre mais les mots étaient sortis à une vitesse incontrôlable, emballé par cette nouvelle idée. Il maudit son cerveau pour avoir fait l'idiot sans avoir réfléchit au préalable et il se frappa mentalement. Calie ne fit pas attention aux doutes du brun et mit l'eau à bouillir. Il la regarda préparer un plateau avec brioche et petits gâteaux pour son petit-déjeuner et l'installer sur la table. Jefferson s'assit sur la chaise en paille.

« Je suis entrain de me dire depuis tout à l'heure que cette robe bleue vous va à ravir. »

Deuxième claque mental. Son cerveau ne pouvait-il pas dire à sa bouche de la fermer ? Il leva les yeux au ciel, affligé par son manque de professionnalisme. Mais c'était plus fort que lui. La blonde gloussa en versant l'eau chaude dans la tasse de thé.

« Te.

- Pardon ? demanda Jefferson en sortant de ses pensées tout étonné.

- Te va à ravir. Je pensais que vous étiez d'accord.

- Tu.

- Hein ?

- Que tu étais d'accord. »

Calie rit silencieusement et Jefferson profita de ce tendre sourire qu'il avait eu si peur de perdre. Ses doigts brulaient, immobiles, sur la tasse. Il reprit ses esprits quand il vit la blonde attraper son sac et en extraire ses clés de voiture.

« Je vais en ville faire quelques courses, annonça-t-elle. Je crois que j'ai cassé ma lampe dans mon sommeil. Bon appétit ! »

La jeune femme s'arrêta dans le hall d'entrée d'où elle pouvait voir la cuisine.

« Et… Merci, Jefferson. »

Le chapelier regarda la petite robe bleue franchir la porte d'entrée. Bleue. Comme ses yeux. Ses yeux hypnotisant et envoutant dans lesquels il avait déjà plongé plus d'une fois. Sa Calie était revenue. Il ne savait pas si c'était sa présence ou les rayons du soleil le frappant qui avait brûlé son cœur. Il s'était emballé lorsqu'il avait croisé son regard ce matin là et n'arrivait plus à le contrôler. Sa voix tremblait, mais apparemment Calie ne l'avait pas remarqué.


« Non, on ne peut pas faire ça ici, gloussa une belle brune.

- Bien sûr que si, ça ne gène personne. »

L'homme passa son bras pour débarrasser le bureau de tous les dossiers ou autre objets l'encombrant et souleva sa partenaire pour l'assoir sur le meuble. Il continua à embrasser son cou et à glisser ses mains sous son chemisier en soie. La jeune femme agrippa la chemise du brun pour ne pas perdre pied.

« Non Graham… Et si quelqu'un nous surprenait ?

- Qui oserait entrer dans le bureau de Madame le maire sans frapper ? »

Régina saisit la tête du brun pour l'embrasser plus passionnément et arracha les boutons de sa chemise d'un coup sec. Graham s'allongea sur son corps parfait en enfuit ses lèvres dans son décolleté.

« Que quelqu'un ose et je le jette en prison… »

Sa main s'aventura sur la cuisse de Régina et remonta progressivement en caressant sa peau douce. La brune savourait chaque seconde en se mordant la lèvre inférieure pour ne pas couiner.

« Enfermer quelqu'un en prison ne l'empêchera pas de parler… »

Graham remonta à la hauteur des yeux de son amante en arrêtant toute activité de plaisir.

« Tu ne veux pas qu'on mette les caméras de sécurité aussi ? »

Régina ouvrit grand la bouche en entendant cette idée lumineuse. Elle repoussa le brun en ignorant ses soupirs et s'installa sur son fauteuil. Après avoir cliqué ça et là, l'écran se partagea en quatre. Chaque carré correspondait à une caméra plus où moins proche du bureau en commençant par la rue principale de Storybrook passant devant la mairie.

« Et voilà !

- Tu vois ? Pas un chat. Allez, viens… » chuchota-t-il à son oreille en laissant ses doigts trainer le long de sa colonne vertébrale pour la faire frémir.

Régina commençait à se laisser aller mais un détail sur la caméra principale attira son attention. Elle s'avança un peu plus vers l'écran et rembobina la vidéo.

« T'as vu ça ?

- Hum ?

- Graham arrête, je suis sérieuse là ! »

L'homme stoppa ses baisés brûlant dans le cou de la brune et regarda l'enregistrement contre son gré. Régina arrêta la vidéo.

« Une voiture Régina ? Vraiment ?

- Il y a quelque chose qui me dérange…

- C'est sûr que ce bleu est de mauvais goût mais bon…

- Ah, je sais ! Ce véhicule… je l'ai vu dans le coin l'autre jour et cette fille...

- Et ? »

La jeune femme se précipita à l'extérieur de la mairie pour tenter d'apercevoir le véhicule qui s'était garé une vingtaine de mètre plus loin. Graham avait enfilé son blouson pour cacher les dégâts vestimentaires que son amante lui avait affligé.

« Quel est le problème cette fois ?

- Cette femme blonde… Je ne l'ai jamais vu auparavant.

- Elle est peut être juste de passage c'est tout. Je sais bien que les touristes se font rare à Storybrook mais quand même ! »

Régina n'était pas convaincue. Personne n'envahissait sa ville, ses marionnettes, sa malédiction et son happy ending à elle. Elle tordit le nez et s'engagea sur le trottoir en direction du parking, très vite suivie par Graham.

Les deux amants regardèrent discrètement la blonde remplir des sacs plastiques de fruits et de légume à travers la grande vitrine de la superette.

« Ca devient ridicule Régina…

- Chut ! Fait plutôt comme si tu me parlais de… heu… du problème de limite de propriété de Monsieur Clark et de Monsieur Spencer. »

Le brun obéit bêtement et se lança dans des explications des plus farfelus pendant que la jeune femme espionnait la blonde. Après être passé à la caisse, elle se dirigea vers le parking avec trois énormes sacs dans les bras.

« Un coup de main ? proposa la brune en s'approchant de Calie qui galérait pour tout porter.

- Volontiers, merci. »

Une fois les courses dans le coffre de la voiture bleue, Régina se retourna face à la blonde.

« Régina Mills, maire de Storybrook. »

Calie serra sa main et le sheriff Graham l'imita dans sa présentation.

« Calie Skyeling.

- Enchanté Calie. C'est la première fois que je vous vois ici. »

Le brun se retint de rire. Régina était tout sauf délicate. Quand elle voulait savoir quelque chose elle n'y allait pas par quatre chemins.

« Oh, c'est normal, je ne suis pas ici depuis bien longtemps. Je travaille toute la journée au manoir de Monsieur Jefferson vers la sortie de la ville. C'est pour ça que je ne suis pas souvent dans le centre de Storybrook.

- Effectivement, sourit Régina. Et vous logez…

- Au manoir. Avant j'avais une chambre chez Granny, mais finalement j'ai emménagé là bas, c'est plus pratique.

- En tout cas n'hésitez pas si vous avez un problème ou quoique ce soit d'autre, le poste est à deux rues d'ici, intervint Graham.

- C'est d'accord, merci. »

La jeune femme ouvrit la portière bleue.

« Bienvenue à Storybrook, Calie », ajouta Régina.

La blonde lui sourit pour la remercier et s'installa au volant. Les deux amants regardèrent la voiture quitter le parking et se diriger vers la sortie de la ville.

« J'espère que t'as noté sa plaque d'immatriculation... »

La brune avait complètement changé d'attitude. Son agréable sourire de maire s'était troqué contre un visage froid et déterminé.

« Parce que je veux tout savoir sur elle.

- Tout ?

Tout. Nom, prénom, date de naissance, je veux savoir ce qu'elle faisait avant d'arriver à Storybrook, là où elle habitait, si elle est mariée, si elle a des enfants et combien, je veux connaitre le nom de sa mère et de son père et même de son médecin généraliste, je veux même que tu me dise si elle préfère les chiens ou les chats et comment elle aime ses œufs et son café. Je veux tout savoir. »


Hum, ça se gâte à Storybrook. Régina et Graham sont sur le coup ! La chasse au secret commence.

Et vous, avez-vous déjà démasqué Calie ?

Poutous, à mercredi prochain, Kizzie :)