Yop !

Comme promis, voilà l'"épilogue" lilliputien.

Un grand merci à tout ceux qui ont suivi, mais surtout à Liline37 et Mrs. Gold qui ont toujours prit le temps de m'adresser un petit mot, vous êtes géniales ;)

Sur ce, bonne lecture :O


Disclamer : Les personnages de Once Upon A Time ainsi que l'univers de la série sont la propriété exclusive de Edward Kitsis et Adam Horowitz

Calie sort tout droit de mon pays imaginaire personnel. Enfin, presque...


Chapitre 10 : Wonderland

« Je te hais. »

Ces trois petits mots tournaient sournoisement dans l'esprit de Jefferson depuis la veille. Ils le titillaient, l'agaçaient, le tracassaient, le tourmentaient, l'irritaient, le torturaient, le martyrisaient, le persécutaient, le tenaillaient, le dévoraient. Clic.

La bouilloire venait de crier stop au massacre mental que s'infligeait le chapelier. Il se servit une tasse de thé et alla s'assoir tranquillement dans son canapé préféré, face à l'horloge. Tic. Il faudra qu'il se débarrasse du deuxième sofa d'ailleurs, c'est sur celui là qu'il avait drogué Calie la première fois. Tac. Ca décision avait été prise, plus de retour en arrière possible, il le savait. Tic. Il ne saura jamais la vérité, tant pis. Tac. Sa vie allait reprendre là où elle s'était arrêtée, comme si rien ne s'était passé. Tic. Comme si rien ne s'était passé, il allait continuer à observer Grace de loin. Tac. Comme si rien ne s'était passé, il allait continuer à espérer que tout cela finisse un jour. Tic. Et qu'il ne sombrera pas dans la folie la plus complète avant ce jour là. Tac.

La première marche de l'escalier craqua, sortant ainsi Jefferson de ses pensées. Il prit une gorgée du liquide désormais froid avant d'entendre la deuxième marche du bas se plaindre elle aussi.

« Bonjour Monsieur, vous vous êtes réveillez bien tôt aujourd'hui. »

La vérité c'est qu'il n'avait pas fermé l'œil de la nuit et que Calie avait dormi depuis le repas de la veille. Il ne releva pas la remarque de sa domestique et prit une autre gorgée. Le thé était toujours froid et il grimaça. La blonde dévisagea son patron et l'examina avec attention. Le blanc de l'œil était rougit et sa peau était pâle. Ses cheveux étaient mal coiffés et son foulard négligemment noué.

« Tout va bien Monsieur ? »

Il ne pouvait pas lui dire à quoi étaient dû ses yeux rouges, elle ne se rappelait apparemment de rien. Tant mieux.

« Je… Je vais vous refaire du thé. »

La blonde remplit la bouilloire d'eau et la mit en route. Lorsqu'elle se retourna elle fut surprise de tomber nez-à-nez avec Jefferson. Il lui tendait une enveloppe.

« Tenez.

- Qu'est ce que c'est que ça ? questionna Calie en s'emparant timidement du papier.

- Vous êtes virée.

- Quoi ? Mais… Mais… J'ai fait quelque chose qui ne fallait pas ? Je…

- Je crois que vous avez suffisamment économisé ici pour vous payer ce voyage que vous désirez tant. »

Calie était désemparée. Elle ouvrit cependant l'enveloppe devant son patron et en tira un chèque. Elle écarquilla les yeux en découvrant la somme inscrite.

« Il doit y avoir une erreur, peut être un zéro en trop ou… Je suis là depuis seulement deux mois, je…

- Un an.

- Pardon ? »

Un an. Il rigola intérieurement. Il mentait comme il respirait, Calie avait dit juste.

« C'est le temps que vous êtes resté ici et ce chiffre sur le petit bout de papier que vous tenez est largement mérité.

- Merci Monsieur, je ne sais pas quoi dire…

- Allez juste faire vos valises. Je vous appelle un taxi. »

Calie remonta une dernière fois ces escaliers qu'elle avait parcourut maintes et maintes fois. Il lui donnait tout ce qu'elle avait toujours voulu : partir loin. Elle ne se posa aucune question, elle obéissait, comme d'habitude. Elle l'avait attendu ce moment, il était encore loin dans son esprit, mais le jour était venu.

Finalement, ses « valises » se résumaient à deux sacs. Le chauffeur s'en empara et referma le coffre de son véhicule. Jefferson lui glissa quelques billets verts pour payer le trajet. Leurs regards se croisèrent. C'était un de ces regards lourds de sens qui veulent dire plein de chose et à la fois rien du tout. Un regard qui voulait dire « merci », « prenez soin d'elle », « nous vous remercions de votre coopération », ou encore « vous avez prit la bonne décision ».

Le chauffeur s'installa à son volant et Calie sur la banquette arrière.

« Merci encore Monsieur.

- Je vous ai déjà dit de m'appeler Jefferson, s'amusa-t-il. Soyez gentille et dites le au moins une fois avant de partir.

- Merci, Jefferson. »

Calie sourit au brun. Il aurait voulu que cette connexion visuelle ne se brise jamais. Le bleu des ses yeux était devenu une obsession. Il en était fou. Il voyait des choses qu'il n'avait jamais vu, partait dans un autre monde en une fraction de seconde, rêvait, voyageait.

Le chauffeur mit le contact, ce qui réveilla Jefferson. Il ferma la portière arrière du véhicule et s'éloigna.

Avant que la voiture ne démarre et s'éloigne à jamais du manoir, il s'adressa à Calie par la fenêtre ouverte.

« Juste par curiosité, où vouliez-vous partir en voyage ? »

Calie rit. Pour elle c'était une évidence. Ne lui en avait-elle pas déjà parlé ? Peu importe, elle se contenta de répondre en souriant.

« Au pays des merveilles. »


J'imagine que vous avez une tonne de questions !

Je l'ai déjà écrit au chapitre précédent il me semble, mais j'ai une idée de suite pour une peu expliquer tout ce qui se passe, ce qui s'est passé, enfin... une explication logique ! En tout cas j'attends vos théories si vous en avez ! :D

A bientôt, Kizzie !