Chapitre 3
Red regardait sa montre toutes les 15 minutes, à peu près, l'heure du rendez-vous n'arrivée pas, le temps donné l'impression de s'être ralenti.
Il avait le temps de se demander, qu'est ce qu'il pourrait bien lui faire faire à Liz, ce satané Jones Lynce.
L'hypnose, l'hypnose, c'est bien beau ça, mais que va-t-il lui faire faire ? Un crime ? Me tuer peut-être ? Hum...
Il atterrit à Washington DC et retourna dans sa demeure pour se préparer pour la soirée.
19 h 30, Reddington demanda à Dembe d'aller chercher Liz, il ne pouvait plus attendre, ça devenait trop insupportable.
Reddington attendait dans le salon, il se servit un verre et s'imaginait déjà en train d'en servir un à Liz. Il était tellement impatient qu'elle arrive. Il alla s'asseoir dans le canapé et réfléchit, quand le téléphone sonna.
_ Allô.
_ Raymond, c'est Dembe.
_ Oui, qu'est-ce qu'il se passe ?
_ C'est à propos d'Elisabeth.
_ Quoi ?
_ Je ne la trouve pas, elle est nulle part.
_ Ce n'est pas vrai ? Lynce a dû arriver avant toi. Reviens vite s'il te plaît.
_ Oui Raymond, j'arrive.
Red raccrocha et faisait les cent pas, en attendant Dembe. Il passa quelques coups de fil. Dont un à Aram et Cooper pour les prévenir.
Dembe arriva enfin.
_ Raymond ! Qu'est-ce qu'on fait ?
_ J'ai téléphoné a Aram pour qu'il l'a localise, à Cooper pour qu'il intervient sur le terrain. J'attends qu'ils me rappellent, mais je ne peux pas rester ici. Reddington fit un signe de la tête de droite à gauche. Dembe ?
_ Oui.
_ Je n'ai jamais été aussi inquiet de toute ma vie, je ressens plus de peur que quand c'est ma propre vie qui est en danger.
_ Raymond, je ne te suis pas d'une grande aide.
_ Si mon frère, au contraire. Allons-y.
Ils partirent tous les deux, Reddington connaissait quelqu'un qui pourrait le renseigner. Monsieur Simon Tagart. Il retrouverait, comme on dit, une aiguille dans une botte de foin ! Là, il y avait urgence, Reddington ne s'était jamais senti dans cet état, il doutait même de sa lucidité dans cette affaire.
Ils arrivèrent chez monsieur Tagart, un sacré fouineur !
_ Raymond Reddington en personne ! Que me vaut cet honneur ?
_ Simon Tagart ! J'ai besoin de toi et de ton sens du « fouinage » !
_ Ha bon ? Si tu viens en personne, c'est que c'est grave.
_ En effet, cette fois ci, c'est très important Simon.
_ Qui dois-je retrouver ?
_ Un agent du FBI, une femme...
_ Ah une femme ? Ha ! Alors là. C'est ta nouvelle conquête !?
_ Arrête Simon, c'est bien plus que ça !
_ Plus que ça ?! Raconte-moi tout Ray !
_ Non, on n'as pas le temps, retrouve-la-moi. Elle a été kidnappée par un certain Jones Lynce. Un voyou de pacotille. Quand tu as du nouveau, appelle moi. C'est ta priorité, tu as compris ? Dit-il d'un air menaçant.
_ Ok Raymond !
Simon Tagart savait, à cet instant, que Reddington ne plaisantait pas et que, s'il tenait à la vie, il avait plutôt intérêt à retrouver cette femme.
Reddington retourna dans sa voiture et Dembe monta à l'avant.
_ Qu'est-ce qu'on fait maintenant Raymond ?
_ Je ne sais pas encore Dembe, j'ai du mal à me concentrer et avoir les idées claires.
_ Ce sont vos sentiments qui vous troublent. Videz votre esprit et mettez-vous à l'aise. Pensez comme Lynce, qu'est-ce qu'il ferait ? Où irait-il ?
_ Bonne idée mon frère, merci.
Reddington commençait par fermer les yeux, et pensait fortement à ce satané Jones Lynce. Il fallait qu'il trouve ses planques. Il savait qu'il était, à la base, pas très malin donc, il n'y avait pas de raison qu'il ne le retrouve pas. Même si celui-ci devenait de plus en plus fort, il lui fallait l'être encore plus que Lynce.
Le téléphone sonna, Red espérait plus que tout que ce soit une bonne nouvelle, car chaque minute qui passait, amplifier son inquiétude.
_ Allô !
_ Reddington c'est Cooper.
_ Oui Harold, vous avez du nouveau ?
_ J'ai réussi à avoir une adresse, une chambre d'hôtel où un bagagiste pense avoir reconnu l'agent Keen.
_ Où se trouve cet hôtel ?
_ Hôtel Quincy 1823 L Street nord-ouest à Washington.
_ Merci Harold, rappeler moi si vous avez d'autres informations.
_ Bien sûr.
Raccrocha Reddington.
_ Dembe, nous allons 1823 L street nord-ouest hotel Quincy.
_ Oui Raymond.
Ils arrivèrent là-bas et Red se dirigea directement à la réception de l'hôtel.
_ Monsieur, que puis-je faire pour vous ?
_ Je recherche une personne qui aurait pris une chambre ici hier soir.
_ Oui, vous avez son nom ?
_ Un certain Jones Lynce, accompagné de la femme qui a disparu, un agent du FBI, mais je doute qu'elle fût ravie d'accompagner cet homme.
_ En effet, je me souviens de cet homme, il avait un air arrogant et cette femme... Le réceptionniste réfléchissait.
_ Votre bagagiste, où est-il ? C'est lui qui se souvient de la femme.
_ Oui, un instant, je vais le chercher.
Les minutes devenaient des heures pour Reddington. Il ne saurait se reconnaître tant il était d'une incroyable impatience, lui qui d'habitude, était si patient et savait attendre.
Le réceptionniste revenait accompagné du bagagiste, Red voyait en lui un espoir, même léger soit il, de pouvoir retrouver Liz.
_ Monsieur ? Que puis-je faire pour vous ?
_ Est-ce que c'est vous qui avait vu la femme qui ressemblé à la description de la personne disparue ?
_ Oui Monsieur ! Et...Elle n'avait pas l'air bien du tout.
Red s'inquiétait encore plus, il ne pouvait plus contenir sa colère et demanda à Dembe de continuer l'interrogatoire.
Red s'isola et essaya de se calmer, mais en vain, sa colère montée, il avait envie de tout détruire autour de lui. Son cœur s'oppresser.
Dembe revint le voir, il lui tenait les épaules.
_ Raymond !
Red releva la tête et regarda Dembe.
_ On va l'a retrouver Raymond ! Soit fort ! Mets ta colère de côté, garde-la pour quand on retrouvera Lynce.
_ Qu'est-ce qui m'arrive Dembe ? Je ne me reconnais plus.
_ Vous l'aimez tout simplement. Faut y aller maintenant.
_ Oui.
_ Allons y, le bagagiste m'a donné quelques informations qui pourront nous aider.
Les deux hommes retournèrent à la voiture, le téléphone sonna. Red décrocha.
_ J'espère que c'est une bonne nouvelle !
_ Red...C'était une voix féminine.
_ Lizzie! Dit-il en se redressant.
_ Red je ...
_ Dites moi où vous êtes, je viens vous chercher tout de suite.
_ Raymond Reddington ? Cette fois çi, c'était la voix d'un homme, sûr de lui.
_ Lynce espèce de...
_ Oh oh, attention Raymond, j'ai avec moi quelqu'un a qui tu as l'air d'être très attaché ! Je me trompe ?
_ Où est-tu Lynce ? As-tu peur de moi pour te cacher ainsi ?
_ Oh non, je veux juste jouer un peu, avec tes nerfs ! Tu reverras bientôt ton agent adoré, mais d'abord...
_ Quoi ? Qu'est-ce que tu veux ?
_ Je te veux, toi !
_ D'accord, alors, faisons échange, où et quand ?
_ Doucement doucement, nous avons tout notre temps non ? D'abord, je t'invite à un petit spectacle. Rendez-vous ce soir à 21h sur n'importe chaîne ! Tu verras ton amie ou, que dis-je, ton amour plutôt, non ?
Et il raccrocha.
