A/N: Merci à tous pour vos commentaires et vos messages, j'essaye d'écrire autant que possible pour pouvoir publier rapidement ! :) Bonne lecture à vous... ;)
Chapitre 19 : Naomi. - Anniversaire de mariage.
J'entrai dans le magasin, heureuse d'avoir enfin trouvé un cadeau pour ma femme. J'étais sûre de ne pas tombée à côté, car elle en avait parlé depuis un moment. Je ne voulais pas lui acheter une autre bague, ou une autre paire de boucle d'oreilles, puisque c'est ce que je lui avais offert pour son anniversaire en janvier. Je ne voulais pas non plus me contenter de simples fleurs et de champagne, étant donné tout ce qui s'était passé ces derniers temps. Il ne s'agissait pas vraiment du cadeau, mais plutôt de l'attention que j'y mettrai pour qu'elle se rende compte que je tiens à elle.
Je tendis donc au vendeur mon reçu indiquant que ma commande était prête. Il m'apporta donc l'objet quelques secondes plus tard et ouvrit la boîte.
"Voilà votre commande." dit-il en sortant l'appareil photo de la boîte. "Le Canon EOS 5D. Comme vous pouvez le voir ici, les initiales ont été gravées comme vous nous l'aviez demandé. Si vous rencontrez le moindre problème, faîtes-nous savoir."
"Merci." répondis-je.
"Je vous en prie, madame Campbell."
Alors que j'allais me retourner, il ajouta :
"Et excusez-moi si je vais vous paraître impoli, mais… Moi je vous crois."
Il devait avoir dix-sept ans à peine, mais ses manières lui donnaient l'impression d'être nettement plus âgé. Je regrettais instantanément ma froideur de tout à l'heure, car il avait l'air profondément gentil.
"Merci." répétai-je en lui accordant cette fois un sourire des plus sincères.
J'avais demandé à Emily de me rejoindre dans son restaurant préféré. C'était un italien tout ce qu'il y a de plus basique, mais c'était là qu'elle préférait aller. L'avantage de cet endroit était que malgré notre popularité, on se faisait traiter comme tous les autres clients, et on n'avait pas droit à tous les regards braqués vers nous quand on entrait.
Ce soir, cependant, c'était différent; car lorsque ma femme entra dans le restaurant, j'eus l'impression que la pièce s'illumina et tout le monde la regardait. Non pas parce qu'elle était enceinte, non pas parce qu'elle était à présent presque aussi connue que moi, non. Tout simplement parce qu'elle était radieuse. Chaque jour plus encore.
Je me levai pour l'accueillir, et me rendis compte qu'au lieu de la saluer, j'étais restée bouche-bée, mes yeux contemplant tout son corps. Elle portait une magnifique robe bleu-marine en soie, probablement spécialement conçue pour les femmes enceintes, et ses cheveux avaient été lissés de façon parfaite. Je remarquai même qu'ils étaient légèrement plus clairs avec une touche de rouge. Elle était certainement passée chez le coiffeur. Ses yeux avaient été mis en valeur par un fard à paupière de la même couleur que la robe et ses lèvres roses avaient été légèrement colorées en fuchsia.
"Bonsoir." dit-elle, me coupant de ma rêverie.
"Em, tu es magnifique." dis-je, incapable de me retenir du compliment.
"Merci."
"Non, je veux dire… Tu es absolument radieuse. Je crois que tu n'as jamais été aussi belle."
"Naoms, je suis enceinte de six moi, j'ai les seins flasques et la peau pâle."
"Tu es parfaite."
Elle me sourit et plaça un délicat baiser sur le bout de mes lèvres. Oh mon Dieu, elle sentait magnifiquement bon en plus de tout ! Je me précipitai derrière elle pour retirer sa chaise et l'aider à s'assoir. S'accoudant sur le dossier de la chaise, une main sur son ventre, elle prit place et je déposai au passage un baiser sur son épaule.
"Buena serra, bonsoir !" s'exclama Giovanni, le patron du restaurant, avec un accent italien prononcé. "Comment allez-vous ? Emily, tu attends un petit bambino, à ce que j'ai entendu ! Naomi est vraiment une femme très chanceuse !"
"Oui, je le suis." avouai-je en la regardant.
"Ragazzo ?"
"Si."
"Bene !" s'exclama-t-il. "Come sempre ?"
"Si."
Et sur ce, il repartit en cuisine. Emily me fixait avec des grands yeux.
"Depuis quand tu parles italien ?" demanda-t-elle.
"Chérie, j'ai dit un mot, on ne peut pas vraiment dire que je sais parler italien !" répondis-je. "Mais c'est vrai qu'à force de venir ici, je commence à mieux comprendre la langue."
"C'était une très bonne idée d'avoir réservé dans cet endroit."
"Je savais que ça te plairait." dis-je, fièrement.
"Naturellement."
Giovanni revint quelques minutes plus tard avec le vin et des olives et il offrit à nouveau un énorme sourire à Emily, qu'elle lui rendit timidement. Je servis de l'eau dans le verre de ma femme et du vin dans le mien, puis on trinqua à notre anniversaire.
"À nos noces de bois !" dis-je fièrement en effleurant son verre.
"Pardon ?" demanda-t-elle, perplexe, son verre toujours collé au mien.
"Tu sais… Les noces de bois… Ça veut dire cinq ans de mariage."
"Oh." dit-elle en souriant. "C'est un peu ridicule…"
"Par rapport aux noces de coton, qui représentent la première année de mariage, je ne trouve pas ça ridicule du tout, au contraire. Le bois est une matière à la fois dure et modulable. Elle garde avec elle l'empreinte du temps sans jamais l'effacer. Tu sais ce cliché ridicule que tous les ados faisaient étant petits… Écrire le nom de ton premier amour sur un tronc d'arbre. La marque restera de façon indélébile. Elle grandira avec l'arbre et ne disparaîtra jamais."
Lorsque j'eus fini mon explication, elle avait son coude posé sur la table, son verre toujours relevé, et son regard posé sur moi. Si on avait été dans un dessin-animé, de ses yeux jailliraient des milliers d'étincelles. Le petit sourire que formait sa bouche rendait son visage plus beau encore.
"Tu es magnifique quand tu expliques quelque chose qui te tient à coeur." avoua-t-elle.
Je baissai les yeux, gênée. Même après toutes ces années, elle arrivait encore à me faire rougir. C'était incroyable. J'espérais que cette passion, cette force qui nous unissait, ne mourrait jamais.
"Qu'est-ce que ce sera l'année prochaine ?" demanda-t-elle en prenant une gorgée de son eau.
"Les noces de Chypre, je crois."
Et de là nous vint l'idée d'aller voyager à Chypre l'année prochaine, pour fêter nos six ans de mariage. Alors qu'on débattait sur déjà sur nos projets futurs, Giovanni vint nous apporter la spécialité de la maison, en nous nous murmurant un "Buon appetito".
Au moment du dessert, elle jugea bon de me donner son cadeau, car un léger silence venait de s'imposer. Elle me tendit donc une enveloppe. Il y avait, attachée à elle, une petite lettre. Je l'ouvris et découvris les paroles de "Make you feel my love" d'Adele, ma chanson préférée, écrite de la main d'Emily.
When the rain is blowing in your face, and the whole world is on your case, I could offer you a warm embrace, to make you feel my love.
When the evening shatters and the stars appear, and there's no one there to dry your tears, I could hold you for a million years, to make you feel my love.
Joyeux anniversaire, mon amour :-)
Je relevai les yeux et rencontrai instantanément les siens. C'était une merveilleuse façon de me répéter une fois encore qu'elle m'aimait. J'ouvris donc l'enveloppe et découvris à l'intérieur…
"Deux billets pour le concert d'Adele ?!" m'exclamai-je si fort que nos voisins de table s'effrayèrent. "Comment t'as trouvé ça ? J'ai essayé de m'en procurer il y a des mois !"
Elle se contenta de sourire et je contemplai à nouveau les deux billets, incroyablement heureuse de pouvoir enfin aller la voir en concert. Ma femme était vraiment géniale, et j'étais effectivement très chanceuse, comme l'avait souligné Giovanni.
"J'ai un autre cadeau pour toi." ajouta-t-elle. "Mais il faudra attendre un peu plus longtemps."
Je hochai la tête et me levai de ma chaise pour avancer nos lèvres l'une contre l'autre. Le baiser s'éternisa un peu, car j'avais du mal à me retenir après ça.
Je sortis ensuite à mon tour mon cadeau du sac. Lorsqu'elle vit la boîte, elle me lança un regard interrogateur. Elle déballa le cadeau et ses sourcils se levèrent au plus haut.
"Naoms…"
"Je savais pas lequel tu cherchais, alors j'ai pris celui que le vendeur m'a conseillé."
"C'est… C'est parfait… Mais c'est beaucoup trop. Tu sais combien ça coûte un bijou pareil ?"
"Euh oui, Em. Je sais."
Elle secoua la tête et fronça les sourcils en souriant. Elle admira l'appareil, la bouche entre-ouverte. Elle me fit signe de revenir vers elle, ce que je fis; elle m'agrippa par le cou et m'embrassa tendrement sur les lèvres. Alors que j'allais me retirer, elle maintenu sa prise et je ne pus que l'embrasser en retour, plus intensément encore.
"Il faut qu'on rentre." dit-elle, ses lèvres collées aux miennes.
Et je savais très bien pourquoi. Emily avait toujours eu beaucoup de mal à se contrôler, et maintenant qu'elle était enceinte, ce manque de contrôle avait empiré.
Dans la voiture, Emily était silencieuse. Comme à chaque fois qu'elle essayait de ne pas me sauter dessus quand je conduisais. Je savais combien c'était dur pour elle de se maîtriser, aussi essayai-je de ne pas trop traîner.
J'eus toutes les peines du monde à nous faire monter jusqu'à notre chambre, car Emily me déshabilla sur tout le chemin, de l'entrée jusqu'au haut des escaliers. J'arrivai donc sur le lit avec encore seulement mes sous-vêtements et ma chemise ouverte (les boutons arrachés). Je voulus l'embrasser, mais elle chuchota à mon oreille :
"Prête à déballer ton deuxième cadeau ?"
Oh. Mon. Dieu. Si elle comptait utiliser cette voix encore longtemps, ça allait devenir bestial. Je lui souris et déposai de longs baisers dans son cou tout en essayant de dégrafer sa robe par l'arrière. Elle me repoussa légèrement et me fit m'assoir sur le lit. J'allais protester, mais elle amena son index à mes lèvres, m'obligeant à me taire. Elle mit ensuite en route la stéréo et la musique "Do it like this" des Black Eyed Peas résonna dans les baffles. À ce moment précis, elle s'approcha doucement, très doucement de moi. Elle fit légèrement remonter sa robe, assez pour que je puisse entrevoir une partie de sa culotte.
"Je croyais que c'était à moi de déballer mon cadeau ?" dis-je.
Sans répondre, elle se plaça devant moi, puis me tourna le dos pour que je puisse ouvrir sa robe. En un instant, je vis son dos nu et je voulus lui retirer l'intégrité de son vêtement, mais elle se retourna à nouveau et m'obligea à me rassoir.
Elle fit tomber sa robe au niveau de ses chevilles, toujours le dos tourné, et remua les hanches au rythme de la musique; je sentis alors mon pouls s'accélérer très dangereusement. Elle se retourna et je vis ensuite son magnifique ensemble léopard assorti. Oh. Mon. Dieu.
Elle ouvrit ensuite l'armoire et sortit… Des menottes ?! OH MON DIEU ! En fourrure léopard. EN FOURRURE LÉOPARD ! Oh mon Dieu ! Elle s'assit ensuite sur le rebord du lit, puis à califourchon sur mon bassin. Je ne pouvais plus bouger.
"Tu veux déballer ton cadeau ?" demanda-t-elle.
Je hochai vivement la tête et plaçai automatiquement mes deux mains fermement sur sa poitrine. Elle rit et les retira presque aussitôt, les bloquant au-dessus de ma tête. Soudain, je sentis qu'elle attacha les menottes autour de mes poignets, et je ne résistai pas, appréciant bien trop le côté dominateur de ma femme.
"Tu veux déballer ton cadeau ?" répéta-t-elle.
Je hochai encore une fois la tête, mais elle fit mine de ne pas comprendre.
"Oui, oui." répondis-je avec entrain.
"Il va falloir que tu fasses exactement ce que je te dis, dans ce cas."
A/N: suite au prochain épisode... Ou plutôt, au prochain chapitre... Comme d'habitude, vos commentaires sont les bienvenus et m'encouragent à écrire. :)
