A/N: Désolée du retard, je travaille en ce moment sur une autre histoire pour laquelle j'ai pas mal d'idées, j'essaye donc d'écrire un peu des deux... ;) J'espère que vous apprécierez ce chapitre [rated M] Bonne lecture :)


Chapitre 20 : Emily. - Réveiller le léopard.

J'appréciais bien trop jouer avec elle. Je la connaissais à présent par coeur et je savais exactement quoi faire pour la rendre folle. Katie avait raison. Naomi était exactement comme Cook quand il s'agissait de lingerie léopard. Ses yeux avaient pris cette teinture bien plus foncée et je sentais les battements de son coeur à travers sa cage thoracique en posant mes mains contre son torse. Ses mains étaient accrochées au lit, ce qui me permettait de faire ce que bon me semblait avec elle.

Assise sur son bassin, je continuais à la fixer et elle à me dévorer du regard. Ses bras étaient la seule partie de son corps qui bougeait autant, car elle essayait de se débattre légèrement. De mon index, je traçai une ligne imaginaire partant de son menton, passant par sa gorge, et terminant sur son nombril. Je sentis sa respiration s'accélérer et je souris.

"Em-"

"Chhhh…" dis-je en plaçant ma main contre sa bouche. "Je ne veux plus que tu dises un mot sans que je te donne la parole. Entendu ?"

Elle hocha rapidement la tête et je pinçai ma lèvre inférieure en souriant. Je la vis crisper la mâchoire et ses yeux tombèrent à nouveau sur mon soutien-gorge. Ayant retiré le sien auparavant, mes mains caressèrent doucement sa poitrine et elle ferma les yeux. Je retirai ensuite très doucement sa culotte et me rassis à nouveau sur son bassin, frottant volontairement mon sous-vêtement contre sa partie sensible. Elle grogna bruyamment en balançant sa tête sur le côté et je stoppai mes actions, causant un regard perplexe de sa part.

"J'ai dit aucun bruit." lui rappelai-je.

Elle se tut et je la caressai à nouveau, appréciant pleinement le spectacle que j'avais en face de moi. La voir lutter était absolument délicieux. Elle ne s'en rendait probablement pas compte, mais je savourais l'instant bien plus qu'elle. C'était sûrement mesquin de ma part de ne pas la laisser maître de ses mouvements, mais je savais qu'en relâchant la bête, le plaisir ne serait que plus grand.

Doucement, je glissai une main entre ses jambes et je la vis se concentrer pour ne pas laisser échapper de bruit, caressant le plus lentement possible ses parties intimes. Quand je commençai à accélérer mes mouvements, elle mordit son biceps pour respecter le silence imposé.

Quelques minutes plus tard, je vis sur son visage qu'il ne lui faudrait plus très longtemps avant d'atteindre l'orgasme; je fis donc durer le plaisir en ralentissant légèrement et elle fronça les sourcils en gardant les yeux fermés. J'approchai donc doucement mes lèvres de son oreille pour lui murmurer :

"Ouvre les yeux."

Elle s'exécuta instantanément et je ris en voyant à quel point j'arrivais à la contrôler facilement. Voyant à quel point elle avait du lutter jusque là, je décidai d'accélérer à nouveau la cadence en lui murmurant :

"Tu peux faire autant de bruit que tu veux maintenant."

Et elle hurla mon nom à s'en arracher la voix en mordant légèrement mon épaule. Je me retirai ensuite de son bassin en m'asseyant à côté d'elle tout en gardant le même rythme. Je vis ses hanches suivre les mouvements de ma main, en demandant encore. Je savais qu'elle allait hurler encore plus fort dans la seconde si j'approchais mes lèvres de son torse. Voyant que son bassin se balançait de haut en bas de façon vive, j'embrassai son sein gauche, lui faisant perdre le contrôle.

"OOOOH EMILY !" s'exclama-t-elle, la voix cassée.

Et elle hurla à nouveau une multitude de mots incompréhensibles jusqu'à ce que son orgasme ait atteint son point culminant. Peu de temps plus tard, je vis son abdomen ralentir le rythme et je caressai donc son buste en embrassant ses épaules et sa clavicule.

Alors qu'elle retrouvait doucement sa respiration, je décidai de la libérer de ses menottes. Je m'amusai de voir qu'elle ne bougea même pas avoir été défaite de son emprise. J'embrassai son front pour la réveiller et elle ouvrit doucement les yeux.

"Tu peux déballer ton cadeau." lui dis-je.

Et elle m'offrit ce sourire qui me donnait à chaque fois la chair de poule. Elle était tellement belle quand elle souriait. Je me sentais magnifique.

Comme si le moment n'était pas assez beau, j'entendis le début de la chanson "Use somebody" chantée par Laura Jansen. Elle embrassa d'abord l'extrémité de ma bouche en posant ses mains dans mon dos. Ses lèvres tracèrent ensuite une multitude de baisers jusqu'à arrêter leur chemin sur mon épaule. On resta un moment dans cette position, chacune appréciant simplement l'instant présent.

Je sentis ensuite sa respiration s'accentuer et ses mains remuer dans mon dos. Je souris lorsque je sentis ses doigts chercher l'armature de mon soutien-gorge. Elle réussit à le dégrafer rapidement, et tout en douceur le retira de mon corps.

Ce que je trouvais le plus attendrissant à ce moment précis était la tendresse qu'elle accordait à chacun de ses gestes. Alors que je venais de me montrer plutôt dominatrice avec elle quelques minutes plus tôt, elle trouva tout de même le moyen de se montrer incroyablement douce.

Elle me prit ensuite délicatement par le bas des hanches pour nous faire changer de position et me placer sur le dos. Ses lèvres ne quittèrent pas les miennes pendant une bonne trentaine de secondes et alors que le baiser commençait à devenir très intense, je me rendis compte qu'elle avait réussi à me déshabiller complètement.

"Oh Naoms…" murmurai-je lorsqu'elle commença à me caresser.

Elle embrassa ensuite ma mâchoire et mordit légèrement le lobe de mon oreille lorsque mes mains s'agrippèrent à son fessier, puis chuchota :

"J'adore mon cadeau."


"J'ai été traumatisée à vie !" s'exclama ma soeur. "À vie, tu m'entends ? Voir ma petite soeur se faire… Ooooh ! Oh mon Dieu !"

"C'est quand même pas ma faute si tu es rentrée sans sonner !" répondis-je en remettant mon t-shirt.

"Emsy, tu m'as donné les clefs."

"Oui hé bien, excuse-moi de faire ce que je veux chez moi."

"Je te préviens, je ne mange plus jamais sur cette table."

"Oh mais tu seras bien obligée, Katiekins !" intervint Naomi. "Ou dois-je te rappeler que l'anniversaire de ta mère se déroulera chez nous ?"

"Oh mon Dieu." dit-elle en enfuyant sa tête dans ses mains. "Maman serait probablement horrifiée à l'idée de savoir ce que vous faîtes là-dessus."

On fut interrompue par la sonnette et Naomi accourut pour ouvrir. C'était le facteur, qui apportait un paquet relativement important. Elle le posa sur la table et j'essayai d'examiner la contenance, me demandant qui pouvait bien nous avoir envoyé un colis. J'espérais sincèrement que ce n'était pas un autre fan de Naomi Campbell qui avait trouvé son adresse personnelle.

Elle prit une paire de ciseaux pour ouvrir le carton, et je fus surprise lorsque je vis ce qu'il contenait. Il y avait un ours brun en peluche d'environ trente centimètres, un body jaune avec un sourire dessus, un cadre-photos et même un petit bonnet que Katie prit instantanément dans ses mains en laissant échapper un "Ooooh…". Il y avait aussi une lettre, qui nous indiquerait probablement qui l'avait envoyé.

Naomi l'ouvrit et lut le début de la lettre en fronçant les sourcils. Plus sa lecture avançait, plus son regard devenait noir. Je vis ses narines palpiter et sa mâchoire se crisper. Je ne savais pas qui était l'auteur de cette lettre, mais ça n'avait pas l'air de lui plaire.

Elle reposa violemment la lettre sur la table, énervée; puis s'empara du bonnet que Katie avait en main et l'enfouit à nouveau dans la boîte, en même temps que l'ours, le body et le cadre.

"Hééé !" s'exclama ma soeur.

Sans écouter, Naomi ferma le carton et quitta la pièce. Je pris donc instantanément la lettre, pour voir qui aurait pu être la raison de son énervement.

Naomi,

J'ai appris que ta femme allait mettre au monde un enfant dans quelques mois. Je suis à la fois heureux et fier de toi. Tu seras une mère formidable pour cet enfant, je n'en doute pas une seconde. J'aurais bien évidemment souhaité que les choses en soient autrement et que je puisse te remettre en mains propres ces quelques présents pour votre enfant. Je sais que tu ne me pardonneras jamais pour ce que j'ai fait, mais je voulais simplement que tu saches à quel point je regrette, aujourd'hui comme chaque jour depuis que je vous ai quittées.

Je ne cesserai jamais d'être désolé. Sincèrement,

Ton père.

"Alors, c'est qui ?" demanda Katie.

Je me contentai de lui donner la lettre pour qu'elle la lise à son tour et je me levai pour retrouver Naomi. Je vis la porte d'entrée ouverte et me dépêchai de sortir, espérant qu'elle n'avait pas pris la voiture. Je fus soulagée en voyant qu'elle était encore là, en train de balancer le contenu du carton dans la poubelle.

Plus je m'avançai, plus je remarquai qu'elle appuyait agressivement sur les objets pour qu'ils entrent tous dans la poubelle. J'entendis même le verre du cadre-photos se briser.

"Ah putain !" s'exclama-t-elle en examinant sa main.

Sa main était en sang !

"Bébé !" dis-je en accourant vers elle.

"Cette saloperie m'a coupée." dit-elle en donnant un coup de pied dans la poubelle. "Putain !"

"Arrête." dis-je calmement.

Elle posa ses deux mains sur le rebord de la poubelle, essayant de contenir sa colère. J'enroulai un bras autour de sa taille et la pris contre moi, ce qui semblait la calmer légèrement. Je vis ensuite que sa blessure saignait encore, aussi l'obligeai-je à me suivre à l'intérieur pour la soigner. Katie attendait sur le pas de la porte, et prit peur lorsqu'elle vit sa main.

"Va chercher la trousse à pharmacie dans la salle de bain." dis-je à ma soeur.

Elle s'exécuta et j'assis Naomi sur le canapé. Elle faisait pression avec son pouce sur la plaie et je vis dans ses yeux qu'elle avait envie de pleurer. Je voulais lui hurler dessus, lui demander ce qui lui avait pris, pourquoi elle avait eu une idée aussi débile,… mais je ne dis rien. Je me contentai de la fixer tristement, incapable de trouver les mots justes.

Katie revint quelques instants plus tard et m'observai attentivement nettoyer sa blessure puis la repenser avec les bandages. Le silence pesant qui s'était imposé traduisait mon mécontentement puisque je soupirai à plusieurs reprises.

"Je suis désolée." dit-elle comme une enfant.

"Qu'est-ce qui t'a pris ?!" m'exclamai-je au quart de tour. "Ça aurait pu être grave ! Tu aurais pu te sectionner le doigt ou une veine importante ou-"

"Emsy, elle va bien." dit calmement ma soeur quand elle vit que je paniquais.

Je commençai à trembler et Katie s'empara du bandage pour le faire à ma place. Je portai ma main à mon front puis frottai mes yeux du bout des doigts. Au même moment, mes douleurs ventrales reprirent et je dus instantanément m'assoir.

"Oh Campbell, reste en place, tu veux !" s'exclama ma soeur lorsque Naomi se leva vers moi.

"Em, ça va ?" s'inquiéta-t-elle.

"Oui oui…" répondis-je pour la rassurer. "Sûrement un peu trop de stress pour le bébé, c'est tout…"

J'espérais que ce coup n'était que du au stress et que la douleur n'était que passagère. Épuisée par les récents événements, je ne tardai pas à m'endormir sur le sofa.


A/N: voilà donc le chapitre 20. Dîtes-moi ce que vous en pensez et Joyeuses Pâques. ;) x