Bonjour, Bonsoir !

Tout d'abord, merci, à toutes pour vous reviews !

Je vois que l'annonce de la petite copine de Sasuke en a choqué plus d'une & qu'il y a de nombreuses fans de Karin parmi vous xD.

Juste une petite info avant de vous souhaitez bonne lecture :

Le prénom de la petite-amie de Sasuke apparaît dans ce chapitre ;).

Bonne lecture ! ^^


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Chapitre 6

Qui ne tente rien…


Ce n'était pas plus mal, au fond. Apprendre que Sasuke avait une petite amie m'avait juste permit de voir la vérité en face. Si ça faisait mal, c'était uniquement parce que je m'étais voilé les yeux. Mine de rien, je m'étais bercé dans mes propres illusions. Croire que je pouvais renouer avec Sasuke, comme si rien ne s'était jamais passé, que j'étais suffisamment fort pour mettre de côté, ce que nous avions vécu et mes sentiments à son égard, était terriblement naïf de ma part. Je m'étais perdu dans mon propre jeu et j'avais tenté de me voiler la face jusqu'au bout. Voilà dans quel état je me trouvais actuellement. Mes larmes ne cessaient de couler depuis tout à l'heure. J'avais même arrêté de les essuyer. A quoi bon ? Puisqu'elles revenaient toujours.

Ça faisait longtemps que je n'avais pas autant pleuré pour lui. J'avais l'impression de basculer huit ans en arrière, en pire, car, aujourd'hui, j'avais un rôle à tenir vis-à-vis de lui. Que ferai-je une fois la fin des vacances? Comment devrai-je agir face à lui ? Mentir, encore, en feignant d'avoir passé un été de rêve ou bien m'éloigner et le laisser comprendre pourquoi ?

Je plongeai ma tête dans mon oreiller.

J'en avais marre de mentir.

On frappa à ma porte.

-n'entrez pas, marmonnai-je contre mon coussin.

Evidemment, la porte s'ouvrit quand même.

Je soupirai.

-Naru, m'appela ma mère.

-C'est vraiment pas le moment.

-j'aimerai bien que tu m'en parles au lieu de te morfondre. Tu ne vas pas rester là pendant toutes les vacances, si ?

Je grognai.

Elle soupira.

Je sentis mon matelas s'affaisser sur un côté et je compris qu'elle venait de s'y asseoir. Ses doigts passèrent doucement dans ma chevelure.

-Chéri, ne garde pas tout pour toi, s'il te plait. C'est au sujet de Sasuke, c'est ça ?

-pour ne pas changer, lâchai-je cyniquement.

-qu'est-ce qui s'est passé ?

-Il a une copine.

-quoi ? S'exclama-t-elle, apparemment, surprise.

Un sourire amer étira mes lèvres.

Comme quoi, je n'étais pas le seul à ne pas l'avoir vu venir celle-là.

-T'as bien entendu, marmonnai-je en reniflant.

-Mais depuis quand ?

-j'en sais rien et je ne veux pas savoir, grognai-je.

Je la sentis s'allonger à mes côtés.

-Naru, regarde par ici, me demanda-t-elle en me caressant tendrement les cheveux.

J'obéis, tournant la tête pour lui faire face. Je devais avoir les yeux enflés et le nez rouge mais elle ne fit aucun commentaire là-dessus. Elle m'adressa un petit sourire affectueux avant de prendre un air sérieux.

-que comptes-tu faire ?

-Je ne sais pas. Soit je continue de jouer les bons copains, soit je m'éloigne de lui et… Et puis rien.

Je me mordis la lèvre inférieure, en baissant les yeux.

Quelle que soit la décision que je prendrais, ça n'allait pas être facile.

-t'as une troisième option, déclara ma mère.

Je relevai les yeux sur elle. Son regard semblait plus déterminé que jamais.

-quoi donc ? Demandai-je.

-Tout mettre en œuvre pour qu'il tombe dans tes filets, me proposa-t-elle sur un ton décidé.

-HEIN ? M'exclamai-je en me redressant brusquement.

-Ne me regarde pas comme ça, tu pourrais très bien le faire, assura-t-elle en faisant de même.

-Mais qu'est-ce que tu me racontes… Il n'est pas gay !

-Dès fois, ça ne veut pas dire grand-chose.

-Quoi ? Couinai-je.

-Est-ce qu'il est au courant des sentiments que tu as pour lui ?

-Non. Enfin… je ne sais pas. Il croit que je suis gay et il sait qu'il ne me laisse pas indifférent mais, mis à part ça…

-Je vois… Ecoute fiston. Tu n'es pas forcé de jouer les bons copains avec lui sous prétexte que tu es un garçon. Si tu n'en as pas la force, ne le fait pas. Et, si tu aimerais avoir de nouveau ta chance avec lui, prend-là.

-Mais…

-Attend, écoute-moi jusqu'au bout. Ce que je veux dire, c'est que je ne sais pas ce qu'il y a entre Sasuke et cette fille dont tu me parles, mais je sais qu'il y avait quelque chose de très fort entre vous à l'époque. Et, j'ai vu Sasuke lorsqu'il est venu à la maison. A mon avis, il n'a pas oublié Naru. Tout ça pour dire que tout n'est peut-être pas perdu.

-Sauf que je ne suis plus Naru, maman. Je suis Naruto Uzumaki, maintenant. Un garçon.

-Non, tu es Naru et Naruto. Tu parles d'une seule et même personne, mon chéri. Ce qui est à l'intérieur n'a pas changé.

-Sauf que ça, Sasuke ne le sait pas et ne doit pas le savoir.

-tout dépend de toi.

Je soupirai.

-Maman, s'il l'apprend et me rejette comme les autres l'ont fait, je ne pourrais pas le supporter, soufflai-je en baissant à nouveau les yeux sur mes draps.

Sa main se posa sur la mienne et la serra.

-Si tu ne veux rien lui dire, c'est ton choix, Naru. Mais tu n'es pas forcé de lui mentir sur tout. Il a eu une relation avec Naru, peut-être acceptera-t-il d'en avoir une avec Naruto.

Un petit rire amer échappa de mes lèvres.

-Impossible, soufflai-je.

-Mais qu'est-ce que tu es têtu, toi alors ! S'exclama-t-elle. Regarde-moi et dis-moi franchement : que désires-tu ?

Instinctivement, je baissai les yeux.

-Regarde-moi et répond, m'ordonna-t-elle.

Je sentis les larmes monter. Fermant les yeux, je pris une grande inspiration pour les faire disparaitre.

-Naru, m'appela-t-elle plus doucement.

Je relevai enfin les yeux sur elle.

La réponse était évidente.

-Lui.

-Alors fait tout ce que tu peux pour l'avoir. Et si ça rate, au moins, tu auras essayé. Ne te laisse pas ronger par la peur, Naru. Le passé ne doit pas devenir une raison de ne plus avancer, autrement tu ne pourras jamais vivre pleinement.

Sur ces mots, elle déposa un baiser sur mon front et se leva.

-je vais préparer le dîner, chéri. Des ramens, ça te va ?

Evidemment.

Je lui adressai un petit sourire et elle me le rendit bien.

-A tout à l'heure.

-Oui… Maman ? La rappelai-je avant qu'elle ne referme complètement la porte.

-Oui, mon chéri ?

-Merci.


Sasuke essayait vainement de faire marcher son ventilateur qui grevait depuis une bonne demi-heure, quand la sonnerie de son téléphone portable retentit dans toute la pièce. C'était une sorte de vieux carillon. Une des sonneries déjà présente dans son téléphone à l'achat. Il serait peut-être temps qu'il la change, d'ailleurs.

Il abandonna son ventilo pour voir qui l'appelait.

Inconnu.

Sasuke haussa un sourcil. Encore un faux numéro ? Ou peut-être était-ce Mary. Non, elle aurait appelé sur le fixe.

-Oui ? Décrocha-t-il.

-Yo Uchiha, comment tu vas ?

Encore une fois, son sourcil droit fit un bond sur son front.

-C'est qui ?

-A ton avis ? Me dis pas que t'es pas fichu de reconnaitre ma voix ?

Ok. Il n'y avait pas cent mille personnes pour lui parler comme ça.

-Comment as-tu eu mon numéro, Uzumaki ?

-Cherche pas, j'ai mes sources. En fait, je voulais savoir si t'étais libre prochainement ?

-Pour quoi faire ?

-A ton avis, Idiot ? Me dis pas que tu comptes passer deux mois sans voir ton seul ami ?

-Quoi ?

-Roh, fait pas semblant. Je suis la seule personne que tu fréquentes ici. Je le sais, tout le monde le sait. Bon, on se voit quand ?

Sasuke en resta coït.

Mais quelle mouche l'avait piqué, celui-là?

-Hé, ho ! T'es toujours là ? Samedi t'es libre ou pas ?

-Oui…

-Va pour samedi alors, enchaina-t-il. Ça tombe bien, je crois que le festival d'Iwa commence ce samedi justement. On a qu'à y aller ensemble, ça sera chouette ! 20 heures devant la gare, ça te va ?

-Euh, Uzumaki…

-ça ne te convient pas ?

-Non, c'est pas ça mais…

-Parfait alors ! L'interrompit-il. Bon, je vais devoir te laisser. On se dit à samedi, d'accord ? Ah ! Et une dernière chose, Sasuke. Fais-moi plaisir, appelle-moi Naruto. Merci ! Aller, à plus !

Et il raccrocha aussi subitement qu'il avait appelé.

Sasuke adressa un regard complètement perdu à son téléphone.

Il n'avait strictement rien compris à ce qui venait de se passer.


Je raccrochai, le cœur battant.

Pouf ! Ça, c'était fait ! La première étape du plan que j'avais longuement mis en place avec l'aide de ma mère, était achevée. C'était grâce à elle que j'avais obtenu le numéro de téléphone de Sasuke. Je ne savais comme elle s'y était prise mais elle s'était absentée deux minutes pour appeler Mikoto et elle était revenue avec. Encore un de ses petits secrets de maman, je suppose.

Maintenant que j'avais appelé Sasuke, il ne restait plus que la deuxième et dernière étape de mon plan, l'étape « séduction »... Si on pouvait appeler cela ainsi… Je m'étais décidé à tenter quelque chose mais une partie de moi continuait à trouver cela ridicule…

Je me laissai tomber sur mon lit.

Bon, disons plutôt l'étape « rapprochement ». A partir de samedi, j'allais devoir y aller sérieusement mais toute en finesse. J'appréhendais un peu mais j'avais vraiment hâte d'y être.

Les jours défilèrent lentement, comme si chaque minute, me séparant du weekend, s'était transformée en éternité. Quand samedi se décida enfin à pointer le bout de son nez, je ne tenais plus sur place.

De mon réveil jusqu'à l'heure fatidique du départ, j'avais changé au moins six fois de tenues, sous le regard amusé de ma mère. Elle m'avait proposé son aide pour trouver la tenue adéquate mais je l'avais vite recalé à la porte quand elle m'avait sorti, du fin fond de mon armoire, les quelques fringues que je n'osais même plus porter.

« Et pourquoi pas ce Yukata ? Il est mignon avec ses fleurs... A moins que tu préfères quelque chose de moins traditionnel. Oh ! Regarde ce que j'ai trouvé, Naru ! Le pantacourt vert que je t'avais acheté en promo il y a deux ans ! Dis donc, il est toujours neuf. C'est vrai que je ne t'ai jamais vu avec… En même temps si tu le caches au fin fond de ton armoire… Enfin, qu'importe, tu pourrais mettre ça avec ton tee-shirt vert. Ça fera très joli ! »

Oui, et j'aurais l'air d'un légume géant. Parfois, les goûts de ma mère laissaient vraiment à désirer !

Au final, j'avais opté pour quelque chose de décontracté. Il ne fallait pas non plus qu'il devine que j'avais fait un effort vestimentaire. L'idée, c'était d'avoir un peu de style, tout en restant naturel. Mon jean préféré l'avait emporté, accompagné d'un simple tee-shirt blanc. J'avais calé mon portefeuille et mon portable dans ma poche avant de dévaler les escaliers.

-J'y vais ! M'écriai-je avant de disparaitre de la maison.

J'entendis à peine le « bonne chance ! » de ma mère. Il fallait que je me dépêche si je ne voulais pas louper mon train.

Je descendis ma rue en courant.

A partir de chez moi, il fallait un quart d'heure pour atteindre la gare mais le train ne m'attendrait certainement pas jusqu'à là. Je devais y être en moins de dix minutes, si je ne voulais pas attendre le prochain.

Quand j'arrivai à la gare, le train était déjà là. Je me jetai dedans, manquant de me faire écraser par les deux portes.

-Pouf ! A temps ! Soufflai-je, les mains sur les genoux.

Je pris appui contre la porte avant de relever les yeux. Je m'immobilisai en me rendant compte que j'étais le centre d'attention du wagon. Certains m'observaient avec un amusement à peine dissimulé, d'autres semblaient juste surpris de ma soudaine entrée. Un petit rire gêné échappa de mes lèvres. J'optai pour une place dans un coin.

Comme prévu, le trajet fut long. J'avais la bougeotte et la boule au ventre. Comment allais-je gérer ce rendez-vous ? Enfin… « Rendez-vous », c'était un bien grand mot…Officiellement, ce n'était pas un rencard, juste une sortie entre potes… Mais, officieusement, c'était le début de mon plan « rapprochement ».

Une fois arrivée, je descendis attendre devant la gare. J'eus à peine le temps de me poser prêt des portes d'entrée que mon téléphone sonna. Mon cœur rata un battement. C'était Sasuke. Je me dépêchai de répondre.

-Allo ?

-Salut. T'es où ? Je t'attends sur ton quai mais je ne te vois pas.

-Je suis déjà descendu, je t'attends devant la gare, l'informai-je.

-Ok. J'arrive.

Et, il raccrocha. Quelques secondes plus tard, je le vis passer les portes. Sans que je ne puisse rien y faire, mon cœur s'échauffa et mes lèvres s'étirèrent en un large sourire. Il marcha jusqu'à moi, les mains bien enfoncées dans les poches de son jean taille basse. Il portait un débardeur un peu trop large pour être décent et une chaîne en argent autour du cou. Simple mais classe, comme toujours. Il m'adressa un sourire qui me donna l'impression d'être un petit glaçon au milieu du Sahara. Comment ne pas fondre ? Il était vraiment a croquer.

-Salut, Naruto.

-Salut, Sasuke, répondis-je le cœur débordant d'allégresse.

Il m'adressa un regard amusé.

-ne prononce pas mon prénom comme ça.

-hein ? Je l'ai prononcé comment ? Demandai-je tout sourire.

-Comme un idiot. Et arrête avec ce sourire niais.

-Je ne suis pas un idiot, enfoiré ! Et mon sourire n'est pas niais, d'abord !

Si, il l'était surement mais, la faute à qui ?

-Bon, allons-nous amuser ! Déclarai-je en l'attrapant fermement par le bras.

J'ignorai ses protestations et le tirai joyeusement à ma suite.

Je ne savais pas si j'avais réellement une chance mais j'avais décidé d'avancer, d'être un peu plus franc, quitte à prendre quelques risques. Au fond, j'étais prêt à tout pour qu'il me voie mais j'avais surtout compris que je n'irais nulle part si je ne poussai pas un minimum mes limites.


Voili voiloù.

Au weekend prochain, pour le chapitre suivant.

Sur ce, bonne semaine à tous !