Petite fanfic au nombre indéterminé de chapitres.
Ici, Le Patron n'est qu'amour ! Du moins, il va essayer...
L'univers de ce récit ainsi que les personnages sont la propriété de Mathieu Sommet et de son émission Salut Les Geeks. Excepté le personnage de Manon, prénom d'une fille trop loin de moi, que j'admire, et compte bien serrer dans mes bras un jour...
Bonne Lecture à toi !
Chapitre 1 : Un sentiment que je ne connaissais pas
Ils étaient nus, allongés sur la table du salon, se griffant mutuellement le dos de leur ongles impatients de connaitre la suite des événements. Des marques dans leur cous. Des vêtements décapités sur le sol. Un amour sincère. Le temps d'une nuit seulement. Un amour éphémère comme il n'en avait jamais connu ! Mathieu sentait son corps se réchauffer sous les caresses. Ces hanches se tordaient lentement sous les insinuations sexuelles qu'on lui murmurait avec excitation dans le creux de son oreille. Il jouissait rien qu'en y pensant. Salivant à l'avance à l'idée d'être masturber par ces mains luisantes sous la salive dont elle étaient recouvertes.
- Embrasse-moi salope ! Ouiiiii... Voila attrape-là comme ça ! Oh oui ! Vas-y ! Plus vite ! Sale cochonne... Hein ? Quoi ? Comment ça tu es un homme ?
Un hurlement. Il bondit hors de son lit. Manquant de justesse d'écraser Wifi qui se cacha sous le lit en hérissant ces longs poils blancs. Son maître tenait à peine sur ces jambes. Sa tête lui tourna un instant. Posant la main sur son cœur légèrement en panique, il commençait sérieusement à s'interroger sur sa santé mentale.
- Comment tu fais pour rêver de ce genre de chose ? marmonna-t-il à sa conscience encore à moitié somnolente.
Remarquant que sa gorge rappeuse lui donnait soif, il décida de descendre boire un coup pour remédier à ce problème. Les escaliers, pour une fois silencieux, lui permit d'entendre un bruit qu'il aurait préférer ne pas décrypter.
Une mélodie. Une voix chantait. Un murmure méchant et mélodieux. Un son résonnait, lentement. Elle ne provenait pourtant pas du salon. Ni de la cuisine. Il s'approcha lentement, manquant de tomber tellement il avait peur.
"Je ne vais que prendre ce couteau,
Pour l'insérer dans ta peau.
Pas là peine de crier...
Je veux juste t'égorger."
Il frissonna à la simple signification de ces paroles. Son cœur s'arrêta une seconde lorsqu'il vit la porte ouverte, mais redémarra quand il remarqua la clé sur la serrure. Le coupable était une de ces créations sans aucune doute ! Il attrapa la poignée et décala la porte. Ces pieds nus hésitèrent à marcher sur le plancher humide de la terrasse. Mais sans qu'il eu à faire ce mouvement, Mathieu distingua l'ombre noir assise sur les marches en pierre. Il soupira en découvrant qui se cachait derrière la morbide poésie. Il s'assied aux côtés du Patron. La fumée de sa cigarette à peine entamée formée un cœur sous la légère brise matinale. Contrairement à son créateur, il était habillé comme en plein journée. Costard noir, cheveux ébouriffé, lunettes de soleil. Il ne manquait qu'une seule chose... Son sourire carnassier de prédateur sexuel.
Son expression ne changea pas lorsque son jumeau se mit à le fixer avec inquiétude. Comme si il n'avait pas ressentit sa présence . Comme si il était ailleurs.
Juste ces lèvres se mirent à gesticuler rapidement.
- Tu dors pas, gamin ?
- Je pourrais te poser la même question, tu sais ? souffla gentiment son acolyte.
Il s'avait que quelque chose n'allait pas. Et il avait vu juste. Le Patron était... différent.
- Sûrement...
- Alors, c'est quoi le problème ?
- Le problème ? Le problème, gamin... C'est elle.
Mathieu, éveillé par la seule envie de retrouver son lit, n'hésita et lui demanda les choses directement.
- Et qui est-elle ? Une couguar d'un de tes bordel ?
- Non ! Bien sur que non. Elle est différente. Je l'ai vu croisé sur la grande place. Près du café où je vais acheter mes clopes... Tu vois ?
- Oui je vois très bien de qui tu parles...
- Tu l'as connais gamin ? Où habite-t-elle ?
- Non j'ai pas dit ça ! Je veux juste dire que je vois de quel genre de fille tu veux parler...
- Ah. Oui... D'accord... Elle n'est pas grande mais qu'est-ce qu'elle est belle... Avec son large sourire ivoire et ces grands yeux topazes... Et sa démarche de gazelle ! Oui... Et elle est parfaite.
- Tu lui as déjà parlé ?
- Non. Et je ne compte pas le faire. Cette jeune déesse mérite mieux qu'un homme comme moi...
À moitié endormie, son double retenait ces ricanements moqueurs. Jamais il n'avait entendu le Patron parler de cette façon. Lui, cet bête carnivore qui saute sur tout ce qui bouge, venait de nommer sa prochaine victime "gazelle. Et apparemment ce n'est pas une simple victime, mais celle qui faisait maintenant battre son cœur. Le Patron était amoureux d'une inconnu ! Amoureux d'un corps féminin dont il ne connait même pas la voix. Il lui avait suffit d'un croisement de regard ! Une pure coïncidence pour que son cœur explose, déversant son amour partout... Même dans la cigarette. Le jeune sentimental enchaîna, ignorant les bâillements bruyants qui complétaient le chant des grillons et des chouettes.
- Je l'aime. Je l'aime tellement gamin...
On entendit un court reniflement. Et un revers de bras sur le visage sombre. Son confident le dévisagea, trop étonné pour avoir une réaction plus censée. Un silence calme se mit à balancer l'espace. Il regardèrent au loin, fixant l'astre éblouissant. Ils réussirent même à voir les étoiles tourner en arc de cercle sur la toile brillante. Les regards n'osaient plus se croiser, gênés fasse à la réaction de l'autre.
- Tu sais mec, c'est pas la peine de pleurer. Tu n'as qu'à aller là voir et l'aborder. Tu es plutôt doué dans ce domaine, non ?
Une larme coula sur la joue du criminel amoureux. Si son esprit malsain aurez était présent, il se serai levé et aurez cherché, même à une heure aussi matinale, l'adresse de celle qui lui avait fait tourner la tête. Mais désormais, seules ces lèvres tremblaient sous sa détresse, lâchant lentement la fumée de sa cigarette. Une honte l'emporta soudainement. ll ne voulait pas avoir une réputation de faible. Il sentit ces rouges rougir. Mais ce n'étaient pas à cause du froid cette fois...
- Ta gueule gamin. Juste ta gueule.
L'insulté très peu surpris de cette remarque se releva mollement, impatient d'aller de désaltérer avant de retourner se coucher. Il rentra, et une voix l'interpella avant qu'il ne disparaisse entièrement.
- Gamin !
Il passa sa tête dans l'entrebâillement de la porte.
- Oui ?
- Personne ne doit savoir tu m'entends ? Personne... Sinon j'te bute."
Mathieu sourit. Son côté assassin était tout sauf crédible avec une voix aigu et une inondation faciale. Il était même mignon.
- Promis Patron... Promis.
Voila j'espère que tu as apprécié et que ça te donne envie de lire la suite !
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