Voila la suite !
Que dire de plus à part : Bonne Lecture !
Chapitre 2 : Je te suivrais où que tu ailles
Il avait passé la nuit ici, assit sur ces marches en pierre à l'entrée de son foyer. La nuit blanche qu'il avait passé à regarder les points pétillants lui donnèrent raison. Sa décision étais prise ! Il irai à la rencontre de cette fille. Il ne voulait pas rater sa chance... Sa chance de connaitre les baisers que l'on donnent par amour et non pour faire jouir au lit.
Les cernes sous ces yeux étaient cachées sous ces lunettes. Le soleil était à peine levé. Il se leva et retourna dans la rue qui lui avait permis cette belle rencontre. Il se cala contre un mur délabré et tagué d'inscriptions quelque conques. Il installa une clope au bout de ces lèvres. Au fur et à mesure des heures, la rue était de plus en plus bondée de gens pressés qui se bousculaient avec énervement. Le Patron les observaient discrètement, se moquant d'eux, tout en cherchant en même temps le visage qui l'avait tant marqué.
Les heures défilèrent doucement, et le criminel en costard ne bougeait pas de place. Il voulait là voir... et là verrait ! Il se l'était promis. Les cigarettes aussi défilèrent les une après autres sur sa bouche, pour finir par tomber à ces pieds. C'était son seul petit-déjeuner, son déjeuner et même son dîner. Il était assez tard, presque 6 heures. Et la rue était toujours remplie. Aucune parcelle de goudron n'étaient pas piétinés.
En sortant son paquet de cigarette de sa poche, il se rendit compte que celui-ci était vide. En une journée seulement, les quatre paquets qu'il avait emportés c'étaient vidés. Il ne résista pas plus d'une minute. Il était en manque ! Balayant une dernière fois les visages de ces yeux turquoises par peur de là louper, il couru en direction du bureau de tabac de l'autre côté de la rue. Il ne prit même pas la peine de prendre la passage pour piéton, ratant ainsi l'occasion de se faire écraser. Son manque de prudence obligea au véhicule de klaxonner et celui-ci reçu en guise de remerciant un joli doigt très distingué. Il reconnu soudainement la voiture. C'était Mathieu ! Il avait du s'inquiéter de sa disparation. Il traversa tandis que son créateur baissa le carreau de sa portière.
- Non mais ça va pas ! J'aurais pu te tuer ! Je t'ai cherchais partout ! Tu rentres quand ? histoire que je saches si on doit t'attendre.
- J'ai pas le temps gamin ! Euh... Ne m'attendez pas !
L'attention de son frère était ailleurs. Son corps pivotait de toute part, cherchant du regard quelque chose... Mais quoi ? Mathieu compris. Sans qu'il eu le temps de le saluer, le criminel en manque de nicotine poussa la porte et s'avança vers le comptoir, toujours aussi pressé. Il avait peur de là manquer. Il demanda son paquet sans demander son reste.
- Gardez la monnaie.
En se retournant pour prendre la sortie, un éternuement aigu résonna entre les quatre murs étroits de la salle. Et une silhouette assise seule sur une table l'interpella. Ces cheveux, ce manteau, ce sac. Serai-ce... elle ?
Sans réfléchir une seconde il s'approcha doucement de la forme emmitouflé sous une tonne de vêtements chaud... Oui, elle ! La jeune femme qui lisait un livre, le dos posé sur le dossier d'une chaise.
Le visage fin enfouie dans une écharpe leva la tête à l'approche du visiteur.
- Bon-bonjour... tenta le séducteur amateur en bégayant.
- Bonjour ! Lui répondit-elle avec un sourire des plus accueillants.
Pas de doute ! C'était bien celle qui avait dérégler ces sentiments ! Il aurait reconnu ce faciès entre milles autres femmes !
Il sentit ces joues s'empourprées de son sang sous les battements saccadés et violents de son pauvre cœur peu habitué à ce genre de sensation.
- Je... Je peux... ?
Il n'eu pas le temps de terminer sa phrase que la fille lui montra la chaise libre en face d'elle.
- Oh ! Oui bien sur ! Assis-toi je t'en pris.
- Merci.
Enfin un mot prononcé de manière correcte ! Il tenta de se ressaisir, se rappelant le but de la manœuvre qui lui demandait beaucoup trop d'effort à son goût.
- Tu-tu veux que je te paye quelque chose ? demandant-il avec une galanterie qui le surpris lui-même.
- Non ça irai merci j'ai déjà pris quelque chose tout à l'heure... dit-elle en tripotant une tasse de café vide posée sur la table vernie.
Elle rangea son roman dans son sac et se mit à fixer avec curiosité le Patron d'une façon plutôt dérangeante pour celui-ci. Mais il ne baissa pas les yeux pour autant, et, à travers ces verres noirs, dévora avec les plaisir chaque pigment du petit visage, toujours souriant !
Le Patron avait raison. Elle était magnifique ! Ces cheveux noirs frisée tel un agneau étaient courts mais semblaient doux au touché... Les yeux caramels qui le scrutait étaient ronds et maquillaient par un simple coup de mascara les agrandissant encore plus. Et un grain de beauté décoré avec finesse sa petit bouche pulpeuse... Il aurait pu s'imaginer des centaines de façon de la faire hurler de plaisir. Mais pas cette fois. Pas elle. Elle était beaucoup trop différente et exceptionnelle que les autres.
Une question le sortit de ces pensées qui l'avait mit en appétit.
- Comment tu t'appelles bel inconnu ?
- Je... Qui ? Moi ?
Elle se mît a rire sous ces interrogations plutôt idiotes. Elle se rendait bien compte qu'elle faisait de l'effet à ce jeune homme téméraire qui avait eu le courage de l'aborder.
- Moi c'est Manon ! Enchanté ! Enchaîna-t-elle en tendant sa main.
- En-Enchanté Manon... Je suis ravi de faire ta connaissance... Vraiment... Moi c'est...
- Quoi ? Tu ne sais plus comment tu t'appelles ? se moqua gentiment son interlocutrice, la main toujours tendu entre les deux visages.
"Mon dieu, ma pauvre ! Si tu connaissais ma véritable identité tu aurais quitter ce lieu sans même prendre le temps de récupérer ton sac à main." Soupira intérieurement notre cher criminel.
Il saisit en tremblant les longs doigts qui s'offraient à lui et les embrassa avec classe.
- Haha ! Je ne t'en demandais pas tant ! Ricana Manon en retirant sa main.
Plusieurs minutes c'étaient écroulées sous le poids de la conversation sans fin. Manon était bavarde, curieuse, franche et amusante. Et son rire cristallin envoyait le Patron au plafond à chaque fois qu'il l'entendait.
Un claquement brusque de la porte vitré le fit sursauter tant il était sur son petit nuage. Un homme baraque tel un rugbyman franchit le seuil et fusillais la moindre âmes qui croisais son regards malsain. Surement plus mesquin et malsain que celui du Patron. Manon se leva brusquement, les yeux écarquillé sous la surprise. Tout comme l'homme qu'elle abandonna devant sa tasse vide.
- Oh je-je suis désolé... Bafouilla-y-elle à son tour. Je vais être obligée de te laisser. Au plaisir Mathieu ! Cria-t-elle en rangeant sa chaise.
Le Patron n'eut pas le temps de lui faire ces adieux. Il regarda avec une jalousie incontestée, les lèvres de Manon se mêler le temps d'une seconde à celle de l'homme qu'il qualifierai plutôt d'ours tellement ces sentiments l'emportait sur la raison. Le couple partit main dans la main, laissant en plan le côté sombre de Mathieu. Durant une minutes il ne réagis, fixant dans le vide la brillance de la table ronde. Il alluma ensuite une cigarette, se leva, et se perdit dans la brouhaha de la ville. Il devait être 10 heure...
Il s'aventura dans la ruelle sombre qui le conduisait jusqu'à chez lui. Il ouvrit le portail, s'installa sur la terrasse comme l'autre soir. Il tira une latte, heureux de sentir sa perversité et sa cruauté habituel réapparaître petit à petit...
D'une détermination de fer, il murmura à lui-même ces mots, fixant la Lune coincée entre les toits des immeubles délabrés de son quartier.
- Que le meilleur gagne... Que le meilleur là gagne !
En espérant ne pas t'avoir déçu...
Un petit avis pour me faire plaisir ?
