Bonjour !

Tout d'abord, je tenais à m'excuser pour le chapitre précédent ! En fait, suite à une erreur de manipulation, (doux euphémisme ! en fait, je ne suis tout simplement pas doué et ai cliqué sur envoyé avant d'avoir fini…)j'ai envoyé le chapitre sans vous avoir raconté ma vie lol !

Non, je plaisante, ne partez pas !

Bref ! Tout ça pour dire que je m'excuse de n'avoir pas répondu aux reviews anonymes (enfin, ce coup-ci, il n'y en a qu'une, mais bon… j'aime me bercer d'illusions en utilisant le pluriel !^^) et de ne pas avoir correctement remercié ma très chère béta !

Donc :

Une : merci pour ta gentille review, et surtout, désoléééééee ! je ne t'ai pas oublié ou ignoré, au contraire, ça me fait vraiment plaisir d'avoir ton avis, et je suis heureuse que les chapitres 9 et 10 t'aient plus ! Je suppose que tu as raison ! Ma fiction n'est pas particulièrement originale ! Pour autant, j'espère qu'elle continuera de te plaire et de te faire passer de bon moment !^^ sinon, comme tu as pu le constater dans le chapitre précédent, l'Akatsuki entre en scène !

Les autres réponses ont déjà été donnée par PM, et en temps et en heure ! (veinardes !^^)

Sinon, spéciale dédicace à my darling ! Petit rôle certes, mais Suiguetsu entre en scène, so, enjoy !

Et pour finir (oui, oui, après je vous lâche, promis !) un grand merci à ma béta, qui comme toujours, a fait un super travail en corrigeant ce chapitre et le précédent, j'ai nommé, Billy-F0X !

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Chapitre 12 : doubles vies

Ce devait être le début de l'après-midi quand Yahiko rentra dans la cabane, portant des vêtements que Jiraya lui avait amenés. Il avait été surpris de reconnaitre les siens.

- Je suis passé à ton appartement. Et je peux t'assurer que je ne suis pas le seul. Je t'ai pris quelques trucs qui étaient encore intacts.

Le jeune homme le remercia d'un mouvement de la tête avant de le rejoindre à table. Deux assiettes remplies d'une soupe brulante au fumet plus qu'alléchant les attendaient. S'il y a bien une chose dont Naruto et lui doutaient dans les récits du vieil homme, en dehors de ses conquêtes amoureuses, c'était bien de la véracité de ses prétendus talents culinaires.

Mais à présent, il savait que ce n'étaient pas des mensonges. Il trouvait cette soupe vraiment délicieuse. Mais peut-être sa faim y était-elle pour beaucoup dans son appréciation. Cela faisait plusieurs jours qu'il refusait de se nourrir correctement.

Ils finirent de manger en silence. Puis Jiraya lava le peu de vaisselle qu'ils avaient utilisée, la sécha, et la mit dans un sac de toile qu'il rangea dans un des placards de la « cuisine ».

- Maintenant, descends, mon garçon. Et attends-moi dans la quatrième pièce.

Yahiko se contenta d'hocher la tête et d'obéir. Tout ce qu'il voulait, c'était des explications, et Jiraya semblait être le plus à même de lui en fournir.

Il redescendit dans le souterrain, refermant soigneusement la trappe derrière lui. Il suivit de nouveau le long couloir, et s'arrêta devant la quatrième porte. Elle était verrouillée par un système complexe, mais la clef était dans la serrure.

A l'intérieur, trois lits superposés, deux petites commodes entre chaque lits, et dans l'angle, une petite table et deux chaises. Deux armoires de métal encadraient la porte, complétant le tableau. Sur l'un des lits, deux sacs de voyage. Les siens.

Dedans, quelques vêtements, une pochette contenant quelques documents, des origamis, et un cadre photo brisé. Dessus, sa mère, son père et lui. Jouant dans un parc. Riant aux éclats. Vivants.

A cette pensée, les larmes coulèrent sur ses joues. Les yeux grands ouverts, il ne voyait pourtant rien à ce qui était devant lui. Sa mère était partie. Morte. Il n'arrivait pas à y croire… il ne pouvait pas y croire ! Il devait la voir !

Et son père ? Était-il vraiment dans le coma ? Il devait le voir aussi…

- …iko !

Le rouquin eut un sursaut. Les mains sur ses épaules, le vieil homme le secouait gentiment, le regard triste. Lorsqu'il vit qu'il avait récupéré son attention, il s'assit près de lui, le prenant dans ses bras. Il sortit alors une série de clichés d'une grande enveloppe de papier brun.

- Je suis désolé, mais aller les voir serait trop dangereux. C'est tout ce que j'ai pu avoir.

Alors que le jeune homme les regardait, son visage palissait, devenant de plus en plus livide. Le tremblement de ses mains eut raison de lui, les photographies froissées par la crispation de ses doigts rejoignant le sol.

Et Yahiko ne tint plus. Toutes les larmes qu'il retenait encore avec peine sortirent, se bousculant sous ses paupières closes, les sanglots l'étouffaient, rendant sa respiration difficile.

- Pleure, gamin. Pleure autant que tu veux. Je reste là.

Il était fort. Il s'était toujours débrouillé plus ou moins seul. Mais c'était différent. On n'est jamais assez fort pour ça. C'est pourquoi le grand gaillard n'était plus qu'un petit enfant s'agrippant au vieillard de toutes ses maigres forces, criant, pleurant pour ceux qui l'avaient quitté trop tôt. Gémissant, appelant son père et sa mère comme le bébé qu'il n'avait jamais vraiment cessé d'être à leurs yeux.

Il avait passé si peu de temps avec eux… et n'aurait jamais plus l'occasion de rattraper cela.

Il avait fini par s'endormir, épuisé par sa douleur. Jiraya l'avait glissé sous les draps et avait rangé ses effets personnels dans une des grandes armoires, ajoutant aux deux sacs les affaires qu'avaient sur lui le jeune homme lors de son « enlèvement » par ses collègues. Soit son appareil photo, son portefeuille et quelques papiers.

Son jeune protégé avait passé plusieurs jours dans un état semi-végétatif. Il était comme hors de lui-même, absent à ce qui l'entourait. Ses moments de conscience étaient rares et douloureux. Il ne sortait jamais de la chambre et mangeait à peine.

Mais Jiraya ne s'en inquiétait pas pour autant, se contentant d'être là. Il savait cela nécessaire. Lui n'avait pas encore fait son deuil, mais cela pourrait attendre. Le gamin avait besoin de lui.

Un jour, alors qu'il revenait d'une des « visites » qu'il faisait à ses anciens collègues pour se tenir au courant, il eut la surprise de trouver Yahiko assis par terre, devant la cheminée.

Bien sûr, la douleur était encore là, et il était d'ailleurs un peu pale, mais pour l'instant, il devait comprendre ce qu'il s'était passé. Il en avait besoin pour ne pas devenir fou ! Car tout ça n'était pas arrivé par hasard, n'est-ce-pas ? Ses parents trempaient dans des trucs louches.

- Pose ta question, gamin, et arrête de me fixer avec une tête de tueur. Réserve ça à tes ennemis.

- Je n'ai pas d'ennemis !

- Ça ne saurait tarder, tu peux me croire.

- … Qu'est-ce-qui…, demanda hargneusement le jeune homme, avant d'être interrompu par le vieil homme.

- Du calme, pose tes fesses sur ce canapé, je vais nous faire du café.

Yahiko serra les dents et patienta sagement, respirant lentement pour se calmer. Jiraya prenait ça avec un tel calme ! Ça le rendait fou ! Comme s'il n'était pas touché par la situation… Ses parents avaient-ils donc si peu d'importance à ses yeux ?

- Ca ne vous fait rien ? Tout ça… Papa, maman…

L'homme le rejoignit rapidement et s'assit près de lui en lui glissant une tasse brulante entre les doigts.

- Tu n'imagines pas ma souffrance, gamin. Tout comme je n'imagine pas la tienne, alors boucle-la, déclara sèchement le vieux, avant d'ajouter sur un ton plus doux : ce que je sais en revanche, c'est que tu vas avoir besoin de quelqu'un pour te soutenir, pas pour te piquer tes mouchoirs. Je pleurerai plus tard… et puis, je dois au moins ça à tes parents ! fini-t-il avec un pâle sourire.

Yahiko pris une grande respiration et but une gorgée du breuvage brulant. Voyant qu'il avait retrouvé son calme, son aîné poursuivit.

- Dis-moi Yahiko… Que sais-tu de l'Akatsuki ?

- … La même chose que tout le monde, je suppose. Que c'est une espèce de mafia spécialisée dans la vente d'armes.

- Pas que, gamin, pas que !

L'Akatsuki n'était au départ qu'un petit gang de yakuza particulièrement prolifique, mais aujourd'hui, leur réseau était l'un des plus importants du monde souterrain. Ventes d'armes, drogues, prostitution… Ils faisaient de tout, et partout, depuis les petits villages d'Europe jusqu'aux riches entrepreneurs australiens. Ils étaient extrêmement bien organisés, et très prudents. Obtenir des informations sur eux était très compliqué.

Aussi, quand Interpol avait eu l'occasion d'y infiltrer des agents, ils n'avaient pas hésité, en dépit des grands risques. Les meilleurs avaient été envoyés. Son père … et les parents de Naruto.

Sa mère avait été un dommage collatéral. Ils avaient sûrement voulu éliminer son père et l'avaient liquidée dans la foulé. Et ça avait bien failli lui arriver aussi.

Trois ans. Trois longues années durant lesquelles il avait vécu reclus dans cette montagne avec Jiraya. Celui-ci l'avait entraîné au maniement des armes, à l'art de la survie, et au combat. Il avait été bon élève, déterminé et ne ménageant pas ses efforts. Dorénavant, il saurait se défendre un minimum en cas de problème. Yahiko était devenu plus sombre, aussi. Plus froid, souriant rarement. Fort et efficace, mais parfois tellement sans pitié que son mentor avait craint d'avoir éveillé un monstre.

Car ce n'était que pour qu'il puisse se défendre que le vieil homme lui avait enseigné tout ça. Interpol n'assurerait pas sa protection. Au mieux, elle lui fournirait une nouvelle identité. Mais maintenant, il allait pouvoir veiller un minimum sur lui-même, et si le besoin s'en faisait sentir, sur son cousin.

Il retournerait au Japon et ne parlerait de toute cette histoire à personne, et surtout pas à Naruto, son petit frère de cœur. Il ne devait rien savoir de tout ça. L'homme y avait d'ailleurs veillé, vérifiant la correspondance intense des deux cousins, surveillant leurs rares conversations sur Skype.

La version donnée au petit blond était toujours la même : Nagato, militaire, était en mission et Konan, infirmière bénévole chez Médecins Sans Frontières, étaient dans une zone à risque et à la couverture réseau déplorable. Tous deux s'excusaient de ne pouvoir parler à leur neveu, mais lui transmettaient leurs salutations par leur fils.

Et Naruto n'avait pas eu l'air particulièrement surpris, se contentant de lui demander de les saluer pour lui. Depuis l'enfance, ses parents et ceux de Yahiko étaient la plupart du temps absents, toujours en vadrouille on ne savait trop où pour leur travail. Cette fois-ci était simplement plus longue.

Presqu'un an avant la fin de son entraînement, Yahiko et Jiraya s'étaient rendus au Japon afin de mettre en place les derniers détails de sa nouvelle identité.

Ils en avaient profité pour voir Naruto. Rayonnants, ils avaient bien ri, et Jiraya avait un peu retrouvé le gamin qu'il avait jadis connu, taquin et légèrement fouteur de merde. Il avait été un peu rassuré.

Yahiko s'était surtout bien moqué du cocard du petit blond. D'où venait-il ? Sasuke.

L'Uchiwa et l'Uzumaki ne s'étaient jamais entendus. Ils se battaient dès qu'ils le pouvaient, et s'insultaient encore plus souvent. C'est pourquoi il avait été très surpris de les trouver ensemble, et surtout, si proche.

Mais surtout, il avait remarqué les regards meurtriers que lui lançait le petit brun lorsqu'il était avec Naruto. Surtout lorsqu'il était avec Naruto. Il avait trouvé ça drôle et connaissant l'étrange fascination que le blond entretenait à l'égard de son camarade, il avait sondé le terrain.

Apparemment, il n'y avait rien entre eux. Il aurait juré le contraire.

Ils passaient quasiment tout leur temps ensemble, à se chamailler, se battre, se jurer d'ignorer l'autre. Mais aussi virulentes que soient leurs disputes, aussi passionnées que puissent être leurs joutes verbales, cela finissait toujours de la même façon.

Sasuke devenait froid et irascible, encore moins loquace que d'habitude, jusqu'au moment où Naruto venait le chercher par la peau des fesses. Il râlait toujours un peu, mais plus pour la forme, pour ne pas avouer que la situation lui pesait et qu'il n'attendait que ça.

Bien sûr, aucun ne s'excusait jamais, persuadé d'avoir raison, et ce même lorsqu'ils se savaient en tort, refusant de céder à l'autre. Mais ça n'avait aucune importance. Car aucun ne pouvait ni ne souhaitait, consciemment ou non, renoncer à cet autre qui le comprenait, en dépit des apparences, mieux que personne.

Quoi qu'il en soit, Yahiko avait été agréablement surpris quand le brun lui avait laissé son lit l'autre nuit. Depuis, il était retourné dans le petit appartement qu'il avait pris sous sa nouvelle identité : Jeff Williams, étudiant en journalisme.

Il avait tout raconté à son cousin, et celui-ci avait eu un petit rire désabusé avant de lui montrer ses cadeaux. Il se posait déjà de sérieuses questions. Yahiko n'avait fait qu'y répondre.

Les livres que lui avait envoyés son père étaient des espèces de guides ou de manuels, allant de celui traitant des plantes comestibles à celui expliquant le maniement des armes à feux. Dans la lettre jointe au paquet, son père lui disait que l'arme était une vraie et qu'il devait en prendre soin, qu'ils avaient quelques ennuis, donc de méchantes personnes pourraient lui en vouloir.

Il devait essayer de ne pas trop sortir pendant la journée, et jamais la nuit, etc… Bref ! Des tas de recommandations étranges, qui lui avaient semblé sans queue ni tête sur le coup. Mais au regard des révélations de son cousin, tout ça prenait un sens bien différent : ici non plus, ils n'étaient pas vraiment en sécurité.

Il était assez tard, et Naruto et Sasuke rentraient du judo en se disputant.

- Et moi je ne vois pas où est le problème ! Depuis le temps que je suis dans ce club, je me douche toujours sur place ! Et y'a jamais eu de soucis !

- Et bien continue donc à le faire ! Mais ce sera sans moi !

Naruto détailla son ami quelques secondes. C'était un tel gâchis ! Et dire qu'il aurait pu mater l'Uchiwa tout son saoul si celui avait accepté de se laver dans les douches communes du club de judo !

Il ne comprenait pas pourquoi Sasuke refusait cela avec tant de véhémence ! Peut-être était-ce par pudeur… Pourtant, se retrouver torse nu ne semblait pas le gêner outre-mesure. Et Naruto comprenait sans peine pourquoi. Comment avoir honte d'un corps pareil ?

En fermant les yeux, Naruto pouvait encore voir ce torse pale et imberbe qui s'était dévoilé à lui il y a une heure à peine lorsqu'il avait ouvert par accident le judogi du brun. Il s'était laissé déstabiliser par le roulement de ses muscles, par la fine pellicule de sueur qui faisait légèrement briller son épiderme, si bien que Sasuke en avait profité pour renverser la tendance de leur randori en le projetant à terre par un sutemi waza, technique de sacrifice de l'équilibre afin de faire chuter son adversaire.

Naruto s'ébroua soudainement, comme pour chasser cette image mentale de son esprit, magnifique, certes, mais non moins inconvenante quant à sa situation.

- Et si je décidais de me doucher là-bas, tu m'attendrais ? demanda-t-il en passant un bras autour des épaules de Sasuke.

Celui-ci eu un accroc, avant de violement retirer le bras de Naruto et de le pousser loin de lui d'un coup d'épaule.

- Même pas en rêve !

- Pff ! Pourquoi tu t'énerves ? Et puis comme ça, tu pourrais rester un peu plus longtemps avec ton Suiguetsu… cracha Naruto, vexé du rejet de son ami.

Sasuke tourna un regard surpris vers le bond, avant de ricaner.

Suiguetsu était une ceinture bleue, comme Naruto, et venait du lycée Kiri. Lui et l'Uchiwa s'étaient tout de suite rapprochés, au grand dam de l'Uzumaki.

- Tu lui en veux encore pour tout à l'heure ? demanda l'Uchiwa, narquois.

- Teme ! C'est pas toi qui t'es fait insulter !

- En même temps, tu tends le bâton pour te faire battre. Et en toute sincérité, tu devrais vraiment songer à travailler ton sens de la répartie, ajouta Sasuke, moqueur.

- Quoi ?! Mais elles étaient très bien mes vannes !

- Pour un enfant de six ans, oui. Sérieusement, où as-tu vu qu'avoir des dents de requin était une insulte ?

- Mais ça fait peur les requins ! Et personne n'aime faire peur ! Et puis, tu savais qu'ils avaient plusieurs rangées de dents ?! demanda le blond, clairement excité, mais il ajouta dans un frisson, et en plus, elles repoussent régulièrement !

Puis il partit dans un long discours sur les requins, classes mais flippants, comme Kisame, le tatoueur. D'ailleurs Naruto était sûr qu'au moins un de ses ancêtres devait être un requin!

Voyant que son ami commençait à partir dans un de ses délires étranges, Sasuke se contenta de pousser un soupir de désespoir, vite discrédité par ses tentatives pour ne pas sourire aux âneries que débitait son ami. Le reste du trajet passa comme une seconde, entre les idioties de l'un et les grognements d'accord de l'autre à des moments clefs du « dialogue ». C'est que Naruto en savait des choses sur les requins !

Et dire qu'il était censé être fan des renards ! Sasuke ne voulait même pas savoir ce que ça donnerait s'il avait le malheur de lui en parler !

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Voilà !

Verdict ?

reviewS ?

J'en profite pour vous demander, vu que je n'ai pas eu de retour sur le chapitre précédent : qu'en avez-vous pensé ? La direction prise par la fic vous plait-elle ? L'eau est-elle plus froide au pôle nord ou au pôle sud ? Saviez-vous que la girafe pouvait se lécher les oreilles ?

A bientôt ! (du moins je l'espère…)