Bonjour à tous !
Tout, d'abord, merci à ceux qui mette cette fic en favoris, ça fait vraiment plaisir !^^
Donc, voici le chapitre 13 !
Une : pas de soucis !^^ merci de ton honnêteté, et j'espère que tu trouveras assez de croustillant pour t'intéresser de nouveau ! Sinon, ne t'inquiète pas, c'est avant tout une romance, les spots serons donc surtout sur nos deux ninja préférés !^^ l'histoire « mafieuse » ne sera qu'en arrière-plan ! Bref, merci de tes encouragements !^^
Donc, comme précédemment, un grand merci à ma béta : Billy-F0X !
Sans transition, place au chapitre ! so, enjoy !^^
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Chapitre 13 : Où Lizzy joue les psys.
Deux mois. Deux mois que Yahiko était arrivé et que tout avait commencé. Et Sasuke se demandait pourquoi diable il suivait encore Naruto dans ses délires…
Délires à cause desquels il se retrouvait vendeur dans un fastfood blindé un samedi après-midi, à repousser les avances d'une trentenaire.
Explication : ce crétin de Naruto avait besoin d'argent et s'était renseigné au sujet d'un job à temps partiel dans un « restaurant » qui embauchait à partir de seize ans. Le problème ? Il n'osait pas y aller seul, et avait fini par réussir à le trainer avec lui. Alors les choses s'étaient enchainées, et il avait fini par se retrouver avec un contrat et un stylo dans les mains.
Il trouvait cet endroit répugnant, aussi gras que ce qu'on pouvait y manger. Il avait été tenté de se faire virer, mais Iruka n'avait accepté de laisser Naruto que si Sasuke était avec lui pour lui éviter les ennuis.
Il avait accepté de continuer en échange d'une partie de ses corvées. Et puis, ça lui faisait des sous.
Naruto, lui, aimait beaucoup ce boulot. Il rencontrait chaque jour de nouvelles personnes, en observait d'autres, et surtout, il mettait des sous de côté.
Trois jours par semaines, Sasuke et lui allaient au restaurant directement en sortant des cours. A l'aise comme un poisson dans l'eau, Naruto servait vite et bien la clientèle, toujours de bonne humeur –sauf connard exceptionnel- il était rapidement devenu une espèce de mascotte. Les gens aimaient être servis par lui, et n'étaient pas rares les clients à revenir un peu pour lui, ou encore à s'attarder pour rester avec lui à sa pause.
Oui, ce boulot était parfait pour le blond. Du moins l'aurait été s'il n'avait pas constamment sous le nez les minables tentatives de drague des clients envers son ami.
La file d'attente devant la caisse du brun était clairement constituée, pour la majeure partie, de femmes de tout âge, se pâmant et battant des cils au moment de passer commande. Et il avait failli s'étouffer quand certains hommes s'y étaient mis aussi.
Heureusement, Sasuke semblait plus ennuyé qu'autre chose par toutes ces simagrées, et n'étaient pas rares leurs fou-rires lorsqu'ils reparlaient de certains clients. Sérieux, une vieille de soixante dix ballets, mettre la main aux fesses d'un ado ?! Il avait trouvé ça juste hilarant !
Alors il la bouclait. Quand des jolies filles exposaient leur décolleté, quand de beaux mecs lui laissaient leur numéro. Ce n'était pas ses oignons.
Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher d'être heureux quand à la fin de la journée, il voyait Sasuke jeter les coordonnées reçues.
Tous ces gens n'avaient aucun intérêt aux yeux du brun. Il se contentait de faire ce pour quoi il était payé, point à la ligne, ne prêtant que le minimum d'attention nécessaire à sa tâche et à cette masse humaine grouillante qui se pressait à son comptoir.
Et il aurait adoré que le blond en fasse autant. Malheureusement pour lui, c'était loin d'être le cas. Consciemment ou non, il attirait toujours un peu plus l'attention sur lui, aveugle aux regards posés sur lui. Surtout celui de ce Sai !
Sai était un petit brun du lycée à trois rues du fastfood. Blanc comme un linge, brun aux cheveux filasse, ce mec était aussi gay que Vincent Mcdoom. Et la cour qu'il faisait au blond était aussi subtile qu'un coup de pied dans les parties génitales. Mais Naruto étant aussi aveugle qu'un poisson des fosses hadales…
Ce qu'il pouvait détester qu'il se donne ainsi en spectacle !
Aussi, tous deux accueillaient toujours avec joie leurs entrainements de tir les jours ou ils finissaient tôt leur service. Ça leur faisait évacuer la pression.
A quelques stations de métro, à deux rues de leur club de judo, avait ouvert une boutique de tir-initiation. Tous deux s'étaient payé une carte leur donnant droit à trente séances dans l'année. Yahiko et Itachi leur avaient avancé l'argent, et leur petit boulot servirait à les rembourser.
C'étaient leurs moments à eux, où Naruto se prenait pour un agent secret, et où Sasuke lui prouvait par A plus B qu'en dix mille ans, il ne viserait jamais aussi bien que lui.
Ce soir-là, Eri et Evi étaient perplexe.
Leurs parents étaient des intermittents du spectacle. Ils étaient funambules dans un petit cirque nomade. Leur situation était difficile et les affaires marchaient mal, si bien que les services sociaux avaient jugé leurs conditions de vie trop précaires pour élever des enfants.
Les jumelles, qui avaient alors 6 ans, furent placées en foyer et purent entrer à l'école primaire en même temps que tous les enfants de leur âge.
Officiellement, leur parents n'avaient aucune restriction sur leur droit de visite et pouvaient donc venir les voir quand ils le désiraient. Mais dans les faits, elles ne les voyaient qu'une dizaine de fois dans l'année, lorsque le cirque passait dans les environs.
Les deux petite avaient d'abord très mal vécu la situation, et plus encore lorsqu'elles comprirent que leurs parents viendraient si peu. Ne les aimaient-ils pas ? Leur absence ne leur importait-elle pas ? N'étaient-elles qu'un poids ?
C'est pourquoi elles rêvaient de devenir de grandes artistes, que leurs parents reconnaissent leur valeur, qu'ils les emmènent avec eux.
Toutes deux étaient extrêmement souples et agiles, aussi légères que des geais. Et elles aimaient par-dessus tout danser pour les membres de leur « famille », trouvant habituellement en Naruto un public enthousiaste.
Ce soir-là, lui et Sasuke travaillaient, ils rentreraient tard. Elles s'étaient entrainées une bonne partie de l'après-midi à une nouvelle chorégraphie, pressées de la montrer à leur fan numéro un. Mais là, il était rentré en trombe pour aller se coucher, sans même dîner.
Quelques secondes plus tard, Sasuke avait passé la porte d'entrée, non moins sombre. Il avait à peine dîné, picorant plus qu'autre chose.
Les autres avaient essayé de le cuisiner un peu, de comprendre ce qui leur arrivait cette fois, mais n'avaient pas obtenu la moindre parole. Il les laissa parler un moment, avant de se lever soudainement, excédé par leurs babillages et leur sans-gêne.
En grimpant les étages, il croisa Elisabeth, qui n'était pas encore descendu manger. Elle le dévisagea un instant avant de l'attraper par le bras et de le trainer dans la chambre qu'elle partageait avec sa sœur. Là, elle le fit assoir de force sur son lit et prit place en face de lui.
- Que t'arrive-t-il ? Pour un beau gosse comme toi, la saint-valentin devrait être le meilleur jour de l'année.
- …
- Je vois ! Bien, je devinerai moi-même !
Elle réfléchit deux minutes sous son regard de tueur. Ce que Sasuke appréciait habituellement chez elle, c'est qu'elle ne se préoccupait pas vraiment des autres, ne se mêlait pas de leurs histoires. Mais aujourd'hui, il semblait qu'elle aussi ait décidé de jouer les fouines !
- La personne qui te plait s'est mise avec quelqu'un aujourd'hui ?
Le jeune homme lui lança un regard blasé. Quelle idée ridicule !
- Personne ne me plait.
- Hm… Oui, personne n'est assez bien pour toi, j'imagine… constata-t-elle simplement.
Son vis-à-vis poussa un soupir à fendre le titane. Elle ne comptait définitivement pas le lâcher.
- Pourquoi ne te mêles-tu pas de tes affaires, comme tu le faisais si bien jusque-là ?
- Parce qu'aussi incongru cela puisse-t-il te sembler, je t'apprécie assez pour être incommodée par ton suicide, et vu la tête que tu tires, c'est une possibilité à envisager, asséna-t-elle durement.
Ils se fixèrent dans le blanc des yeux un long moment, jugeant de l'entêtement de l'autre. Et Elisabeth vit clairement que l'Uchiwa préférerait manger son propre rein plutôt que d'abandonner.
- Sasuke. Tu sais pourquoi j'ai peu d'amis ? demanda-t-elle d'un ton mesuré.
- Parce que tu es une psychopathe asociale et que tu as aussi bon caractère qu'une vieille dragonne ménopausée ?
Tous deux se permirent un petit rictus, faisant redescendre la pression.
- Tss… Parce que pour moi l'amitié, c'est toujours être là pour l'autre. Et que je suis loin d'être une bonne samaritaine. J'ai un quota de bonnes actions pour l'année à ne pas dépasser, et quand on a trop d'amis, on finit toujours par faire des heures sup'.
- Mais je t'en prie ! Ne te donne pas cette peine !
- Trop tard. Elle se leva et s'assit sur le même lit que le brun, mais à distance respectable. On est déjà ami, Sasuke.
L'éphèbe l'observa un moment. Elle l'observait simplement, attendant sa réponse. Il pouvait partir. S'il se levait maintenant, cette conversation serait finie, elle ne lui courrait pas après et ne lui en voudrait pas. Il était assez grand pour décider s'il voulait parler ou se taire.
Il ferma les yeux un instant et prit une profonde inspiration.
- On s'est disputé.
- Toi et Narunaru ? Et alors, ce n'est pas nouveau, constata Lizzy, dubitative.
Devant son incompréhension, Sasuke su qu'il devrait tout lui raconter depuis le début. Il se massa les tempes dans un soupir, puis entreprit de lui expliquer comment une journée qu'il savait pourrie d'avance, 14 février oblige, avait évolué jusqu'à devenir exécrable.
Il comptait expédier ça le plus vite possible, mais plus il parlait, moins il pouvait s'empêcher de donner des détails. Il se surprit lui-même d'avoir retenu certaines choses, qui en y repensant, étaient vraiment futiles. Mais sur le coup, il avait eu l'impression que tout était fait pour l'agacer.
Ces filles sur leur trente-et-un, aux lèvres tellement visqueuses qu'il s'attendait à voir le gloss couler, les minauderies, les rougissements, les rires niais… et surtout, le harcèlement ! Pas une minute de tranquillité !
Il avait cru le pire passer quand il avait réussi –oui, les menaces était un excellent moyen ! Il ferait preuve de respect envers les femmes lorsqu'elles se comporteraient comme telles !- à empêcher ses groupies de le suivre jusque dans sa salle de classe.
Grossière erreur. Il s'apprêtait à virer cette bassecour de son refuge lorsqu'il remarqua ne pas être la raison de toute cette agitation. Debout devant sa table, Naruto remerciait une petite brune rougissante pour ses chocolats, celle-ci se faisant rapidement éjecter par d'autres filles, voulant offrir leurs propres chocolats au blond. Sur le bureau de celui-ci, un monticule de boîtes et de paquets.
Heureusement, la sonnerie poussa tout ce petit monde à retourner en cour, lui permettant de reprendre sa place.
Et toute la journée s'était passée ainsi, ne leur ménageant aucun moment de calme. Lorsque ce n'était pas pour l'Uzumaki, c'était pour l'Uchiwa, celui-ci recevant tout de même bien plus de chocolats que son ami.
Mais alors que Sasuke était exaspéré au possible par ce qu'il considérait comme une mascarade, Naruto était ravi de recevoir de délicieux chocolats et ne se privait pas de le dire. Il avait beau refuser de sortir avec chacune de ses prétendantes, il ne les remerciait pas moins chaleureusement, leur assurant être touché de leurs sentiments.
Et Sasuke en avait marre. Marre de monsieur propre sur lui, de Mister Parfait, de sa foutue gentillesse, de son envie de ne blesser personne et de ses sourires qu'il bradait, les offrant à tous, les rendant banals.
Lui réservait les siens, leur donnant de l'importance. Et les personnes à qui il souriait se comptaient sur les doigts d'une main. Sourire, c'était signer un contrat de confiance. Et en le faisant ainsi, il dénigrait leur lien.
Sasuke avait ignoré le blond toute la journée. Il lui en voulait de mettre leur relation sur le même niveau qu'un petit béguin. Oui, sa réaction était exagérée, enfantine, mais il ne pouvait s'en empêcher.
Il se moquait bien qu'il soit proche des membres de la bande, après tout, eux aussi étaient ses amis. Mais qu'il agisse ainsi avec des étrangers… Et surtout, avec Sai…
Sai et ses regards concupiscents, louchant sur le blond comme sur une pièce de viande particulièrement juteuse.
Et c'est là que ça avait dérapé.
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Et voilà ! verdict ?
hm... je ne veux pas faire la manche aux reviews mais... ça me manque, vous savez?
bref, en gros, laissez un petit mot, ne serait-ce que pour me dire si ça vous à plus ou non, et si non, pourquoi? je ne pourrais m'améliorer qu'en connaissant mes erreurs, donc je compte sur vous!^^
