Bonjour à tous !
C'est la fête, c'est les vacances, le chapitre est publié en avance ! (en fait j'ai pas internet à partir de 16h jusqu'à dimanche donc j'ai pas trop le choix x))
Merci à tous pour tous ces commentaires, les favorites et les follows, vous êtes tous des grands malades et ça, j'adore *.* J'espère que la suite sera à la hauteur de vos attentes !
Réponses aux guests :
Kim Boucher : Tout d'abord, merci pour ton commentaire :)
Ensuite, oui j'ai écrit pas mal d'autres histoires en français mais pas dans ceux fandoms. Je suis normalement dans les fandoms des animés comme Fairy Tail, Soul Eater, Reborn etc alors je ne sais pas si tu connais (et de toi à moi, elles ne sont pas d'aussi bonne qualité). Mais si tu veux quand même jeter un oeil, il te suffit de cliquer sur mon nom, qui te mènera à mon profil et tu pourras voir toutes mes fictions et les fandoms associés.
Paquerette san : je sais pourtant que tu as un compte mais j'ai pas capté avant d'écrire cette réponse x) Donc tu me pardonneras d'écrire ça ici x)
Que Astrid finisse avec Harold ? ... Ce n'est pas la finalité évidente de cette fiction ? oO
Bref, merci pour ton commentaire et on va voir si tes suppositions sont exactes ;)
Kira :
1) C'est vrai que les rôles sont complètement inversés entre Harold le Banni et Beurk la Honteuse, c'est d'ailleurs un peu sur ça que je joue. Par contre il se laisse faire par qu'il n'est plus dans son élément. Pour lui, il est dans un terrain plutôt miné et avoir Astrid dans son camp lui donne au moins une certaine immunité (c'est aussi parce qu'il vaut mieux pas dire non à Astrid...)
Alors oui, Harold va peu à peu s'adoucir, mais oui aussi, il va garder son côté renfermé. tu comprendras (ou pas) pourquoi par la suite ;)
2) J'ai jamais été très fan des crises de jalousies, j'ai toujours trouvé que les personnages devenaient assez crétins avec ça. N'ayant jamais été amoureuse, je ne peux pas tellement comprendre ce sentiment donc tu me pardonnes ? ^^
Et puis Rustik... te surprendra peut-être un peu dans ce chapitre ;)
Guest (2) : Merci beaucoup pour ta review !
Une suite alternative à Harold le Banni... le problème c'est que... Beurk la Honteuse la suite ^^' Il faut s'arrêter au hurlement d'Astrid après le coup de hache d'Alvin. Harold y a survécu dans cette fiction alors que dans Harold le Banni il y a succombé.
Rimen 14 : Et bien merci pour ce long commentaire, ravie que les personnages et leurs caractères respectifs (j'espère assez proche du canon) te plaisent autant !
Moment dramatico romantic hiccstrid : oui, oh que oui il y en aura ^^ (peut-être même à ce chapitre va savoir :D)
Merci encore mon FAN !
Guest (1) : J'ai toujours préféré avoir des chapitres longs, ça permet d'avancer bien plus dans l'histoire au lieu d'avancer à tâtons x)
Merci pour ton commentaire ;)
Chapitre corrigé sous l'oeil expert de Naemos, merci à mon beta de compétition !
Enfin ! Après tout ce blabla, le chapitre tant attendu !
Enjoy à tous !
Beurk la Honteuse
Chapitre 3
« En fait… Tu n'en as parlé à personne, n'est-ce pas ?
- Ce qu'ils ne savent pas, ne nous nuit pas. »
Harold soupira. Il aurait dû s'en douter.
Le jour s'était levé depuis un moment déjà et après un petit déjeuner discret – ou ce qui s'en rapprochait lorsqu'une Viking hautement réputée mangeait en tête à tête avec un ancien Banni – dans le Grand Hall, les deux jeunes gens s'avançaient vers l'Arène de Beurk, désistée de ses occupants habituels.
L'Arène.
Rien que le nom lui donnait envie de régurgiter la totalité de son frugal repas. Ou s'enfuir à toutes jambes. Au choix.
Il mira du coin de l'œil ses armes qu'Astrid portait pour l'instant à sa taille, sa hache à la main. Une mesure de précaution au cas où un habitant du village – au hasard, Mildew – vienne faire une réclamation. Déjà, bon nombre de villageois avait remarqué le surplus d'armes de la blonde mais aucun n'avait osé faire un commentaire. Mais Harold ne doutait pas que s'ils savaient, ils seraient nombreux aux portes du Chef.
Le Banni leva les yeux. Pour se rembrunir à la seconde.
Au loin, se profilait l'imposante silhouette de l'Arène.
Astrid sentit avant de le voir le tressaillement du Banni à ses côtés. Elle jeta un œil timide à son visage qui, comme elle l'imaginait, était toujours aussi neutre et indifférent que d'habitude. Mais elle pouvait le voir.
Ce n'était pas tant l'entraînement auquel il cherchait à échapper.
C'était à l'Arène qui lui rappelait de trop mauvais souvenirs.
Souvenirs dont Astrid ne savait rien, ou si peu.
Mais il fallait qu'elle le fasse. Il fallait qu'elle le confronte à cet endroit.
Parce que trouver Harold Haddock derrière le masque qu'il s'était forgé tout au long de ses années signifiait le briser. Le briser lui.
Drastique mais Astrid n'avait pas le choix. L'auburn ne lui permettait pas d'accéder au petit garçon qu'il gardait jalousement au fond de lui, il lui fallait donc employer les grands moyens.
Au risque qu'il lui en veuille pour l'éternité.
Enfin, les deux jeunes gens entrèrent dans le lieu de prédilection des chasseurs de dragons, présentement occupé par quatre Vikings dont la patience arrivait à son terme.
« Vous en avez mis du temps ! Se plaignit Kranedur.
- Ils avaient peut-être d'autres projets, hinhinhin… Ricana sœur, rapidement suivit de son frère.
- Qu'est-ce que vous faisiez ?! S'énerva Rustik que les commentaires des deux crétins derrière n'aidaient pas à calmer.
- On mangeait, répondit simplement Astrid. Par quoi on commence ?
- On avait dans l'idée de voir comment étaient ses réflexes avec un bouclier, commença Varek.
- Histoire de voir s'il n'est pas trop rouillé… » Ricanèrent les jumeaux.
Astrid acquiesça Ce n'était pas une mauvaise idée, un bouclier était ce qu'il y avait de plus important dans un combat contre un dragon pour un novice et elle savait d'expérience qu'Harold n'avait pas l'habitude des panneaux de bois ronds, censés le protéger des attaques. Et elle doutait qu'il puisse éviter une gerbe de flammes, même avec sa vitesse.
En quelques minutes – sans qu'il ne puisse dire quoi que ce soit – Harold se retrouva affublé d'un bouclier sur le bras, les cinq amis autour de lui le menaçant de leurs armes respectives, imitant les dragons.
Une pensée fugace s'invita en lui.
Comment il en était en arriver là déjà ?
Il para un coup de hache d'Astrid d'un coup de bouclier avant d'éviter d'un bond les deux jumeaux. Il repoussa avec force un Varek timide pour ensuite échanger une série de coups avec Rustik.
Ses gestes étaient précis et malgré la simple présence du bouclier à son bras, Astrid le savait, il restait mortellement efficace dans tout ce qu'il entreprenait. Sa posture était parfaite, ses réflexes à peine atténués par ces dernières semaines d'inactivités et ses sens semblaient décuplés.
Astrid se demandait d'ailleurs si le fait de travailler dans l'Arène n'y était pas pour quelque chose.
Les coups s'enchainèrent avant que Rustik n'agrippe férocement le haut du bouclier, comme le ferait un dragon, délaissant sa massue sur le sol. Harold et lui se battirent pour la possession du rempart durant plusieurs secondes, des grognements d'efforts de chaque camp.
Du coin de l'œil, l'auburn vit les jumeaux charger de chaque côté, Varek déjà trop épuisé quelque part et Astrid un peu plus loin. D'un geste, il libéra son bras et pris appui des deux mains sur le bouclier, esquivant ainsi l'attaque des deux blonds qui se percutèrent violemment dans un bruit sourd.
« AH ! J'suis vraiment beaucoup blessé ! »
Les mains sur le bouclier, il sauta par-dessus la tête du Jorgensen pour atterrir dans son dos. En une volte-face, il frappa du pied le dos du Viking qui s'effondra d'un cri sur le bouclier. Il se prépara à se retourner vers les deux derniers participants quand…
Ce fut la douche froide.
La bouche ouverte, les vêtements trempés, une bonne partie des cheveux devant les yeux, Harold prit une grande respiration. Sa main vint lentement étirer ses cheveux en arrière et il fixa d'un œil ennuyé la blonde devant lui qui souriait en coin.
« Mercure brûlant. Tu es mort Harold.
- Haha. Si j'avais une arme tu serais morte la première Astrid.
- Pauvre de moi… Rit-elle. Harold ! »
D'un bond sous la seule supervision de ses réflexes ancrés en lui, Harold évita le bouclier lancé à toute allure vers lui. La surprise passé, il plissa les yeux devant Rustik qui grognait de colère, soufflant comme un yak.
« C'est quoi ton problème Rustik ?! S'indigna Astrid qui s'avança à grands pas.
- Mon problème c'est lui ! S'insurgea le brun. Toujours là à me ridiculiser !
- Non non, ça c'est habituel…
- Si tu veux te battre c'est quand tu veux !
- Je n'ai aucune envie de me battre contre toi Rustik, fit simplement Harold.
- Battez-vous, battez-vous…
- Ça suffit ! S'exclama Astrid. Personne ne va se battre et tu vas garder ton calme Rustik !
- Oh pas drôle…
- Non je ne vais pas me calmer, il va prendre ses armes et m'affronter !
- Ouais !
- C'est vraiment ce que tu veux ? Dit doucement le Banni.
- Harold ! S'insurgea la blonde.
- OUI !
- Très bien.
- Harold ?!
- Ouais !
- Astrid, mes armes.
- Non mais t'es malade ?! Et si quelqu'un nous voyait ? Tu vas avoir encore plus de problème qu'avant !
- Astrid. Mes armes. »
La jeune femme se figea. C'était cette voix. C'était cette foutue voix.
Cette voix qui pouvait lui ordonner n'importe quoi. Celle qu'il utilisait sur l'Île des Bannis.
Celle qui la faisait plier contre sa volonté. Celle contre laquelle elle ne pouvait pas lutter.
Lentement, elle défit avec dépit les deux lames à sa taille pour les déposer dans la main d'Harold qui les ajusta à la sienne, les yeux ancrés dans ceux de Rustik.
Astrid aurait voulu les en empêcher. Elle aurait dû. Mais non. Elle ne pouvait pas. Elle n'y arrivait pas.
Les deux hommes à l'aura effrayantes à cet instant précis n'aidaient pas.
A la demande du Jorgenson, Astrid donna sa hache au brun qui serra le manche en position de combat. Harold se contenta de son épée qu'il prit d'une main ferme. Il retrouvait le poids si familier de la lame et l'excitation de l'affrontement qu'il haïssait plus que tout.
Rester calme.
Dans un cri de guerre, Rustik l'attaqua mais le Banni ne fit qu'un bond en arrière pour l'éviter et para le deuxième coup, trop rapide pour être évité. L'auburn grimaça. Le brun était puissant, presque aussi puissant physiquement que les gladiateurs qu'il affrontait auparavant dans l'Arène. Sa force à lui ne lui permettait que de dévier les coups, les prendre de face était dangereux. Très dangereux, surtout qu'il n'était pas complètement remis de sa blessure.
Alvin y était allé fort.
Le brun réitéra son attaque et d'un habile coup de son épée, le Banni glissa sa lame contre le fer et d'une pirouette, se retrouva dos à dos avec Rustik qu'il frappa du pommeau. Le Viking grogna de douleur et de honte et fendit l'air de la hache sur le côté d'un excès de rage. Très vite. Si bien qu'Harold dut bondir à nouveau pou l'éviter, perdant par la même son équilibre. En moins d'une seconde, le Jorgenson fut sur lui et enchaina les coups.
Et il prit peur.
Le combat. L'adrénaline dans le sang. Les cris d'encouragements des spectateurs. La fureur de l'adversaire.
L'Arène.
Trop tard.
Sans qu'il ne puisse se contrôler, Harold bascula.
Astrid sentit le changement avant même de constater la différence. Les épaules d'Harold se détendirent, ses bras s'abaissèrent, ses genoux se plièrent. D'une poussée des jambes, il reprit son équilibre et para l'attaque de Rustik qui hoqueta de surprise. D'un mouvement du poignet, Harold glissa son épée de la lame de la hache jusqu'à son manche que le brun dut lâcher pour éviter d'y perdre les doigts. La hache s'envola pour s'enfoncer dans le sol quelques pas plus loin mais Harold n'en avait pas fini.
Par un jeu d'épée plus rapide qu'Astrid n'en avait jamais vu, il fit trébucher Rustik qui reculait pour éviter le tranchant de la lame. La blonde vit avec horreur le brun tomber au sol et Harold continuer son chemin vers lui.
Et merde.
Son épée changea de main pour que la gauche vienne attraper le poignard dans son dos. Le Banni bondit sur le garçon au sol et leva sa lame.
« HAROLD ! »
Rustik vit le jeune homme au-dessus de lui arrêter son bras au-dessus de son visage. Il vit ces yeux qu'il avait vu se voiler pendant le combat s'éclairer à nouveau et briller.
D'horreur.
Harold écarquillait les yeux désormais et entrouvrit les lèvres mais aucun son ne parvint à s'échapper. Le brun vit Harold se redresser d'un bond, lâchant ses deux armes de part et d'autre de Rustik qui ne bougea pas, se contentant de voir le visage de son adversaire se peindre de terreur et dégout à la fois avant de s'enfuir à toutes jambes de l'Arène, une Astrid hurlante sur ses talons.
Il resta ainsi, allonger sur le sol, incapable de faire le moindre geste à part laisser retomber sa tête sur le sol de pierre et laisser son regard contempler le ciel gris de Beurk.
« Mec… Entendit-il. Il t'aurait tué… Il t'aurait vraiment tué si…
- Si Astrid n'avait pas été là, compléta Varek le visage blême.
- J'aurais jamais imaginé qu'Harold puisse… Commença Kognedur.
- C'était pas Harold, coupa Rustik, toujours immobile. Je sais pas qui c'était. Mais c'était certainement pas Harold. Ce mec, c'était pas mon cousin. »
oOo
« Harold ! »
Malgré ses cris et ses appels, le jeune homme ne ralentissait pas le moins du monde. La donne aurait été la même si le garçon avait eu un dragon aux trousses et non pas une Astrid au cœur battant et au souffle court.
Elle le savait. Il avait craqué. Elle l'avait espéré, elle avait fait en sorte que ça se produise.
Mais elle n'aurait pas dû laisser un combat le faire replonger. Elle n'aurait pas dû autoriser Rustik à l'affronter. Elle savait qu'Harold gagnerait, elle était la mieux placée pour connaître leurs forces respectives et l'aboutissement d'un possible combat.
Mais elle avait oublié le Vide.
La Mort Rouge.
Titus l'avait pourtant prévenue. Le Vide frappait sans attendre dès que l'excitation était trop importante.
Une Arène, des spectateurs hurlants, un adversaire de taille en colère…
Mais à quoi elle aurait dû s'attendre ?
Pourquoi n'y avait-elle pas songé avant bon sang ?!
Toujours sur les traces d'Harold, la jeune femme s'enfonça dans les profondeurs de la forêt par laquelle le garçon avait coupée. Au détour d'un arbre, Astrid se rendit compte avec horreur qu'il lui avait échappé.
Elle l'avait perdu.
« Harold ! »
Ses prières et ses cris restèrent sans réponse, les arbres silencieux, tout autant que les oiseaux qui avaient recommencés à peupler les lieux avec la disparition étrange des dragons.
« HAROLD ! »
Le hurlement d'Astrid resta une nouvelle fois vain. La jeune femme commença à trembler, ses poings se fermaient et se desserraient dans la panique, elle se tournait et retournait sur elle-même mais rien n'y fit.
Pas le moindre indice. Rien.
Puis un bruit.
Un souffle qui n'était pas le sien.
Astrid retient sa respiration. Sa tête se redressa, ses sens attentifs au moindre petit son.
Et puis elle l'entendit. Le sanglot étouffé non loin d'elle.
Doucement, la jeune femme s'approcha d'un arbre dont la souche permettrait à un dragon de se cacher et le contourna silencieusement pour faire face à un Harold à genoux, la tête plongée entre ses mains. Lentement, Astrid s'accroupit près de lui, le visage neutre et écouta en silence, presque religieusement, les pleurs du garçon.
Il pleurait.
Non pas Harold le Banni, le froid et cynique jeune homme, la Mort Rouge qui assassinait sans regarder sa victime et sans la moindre expression.
Mais Harold Haddock. Le petit garçon qu'ils avaient envoyé bien trop tôt en enfer, qui avait vu les côtés les plus sombres des hommes et qui en était revenu avec du sang sur les mains.
Un simple petit garçon perdu. Et qui se détestait.
« Astrid… Murmura-t-il entre deux sanglots, les yeux encore masqués par ses paumes. Est-ce que… Est-ce que je suis devenu un monstre… ? »
La jeune femme serra les dents. Elle le savait. C'était là qu'en était rendu Harold.
Un monstre.
Son propre père le bannissait, il se retrouvait enchainé comme un animal pour se battre face à des brutes qu'il avait fini par tuer de lui-même, on lui apprenait à tuer sans sentiments et il devait revenir ici comme ça.
Evidemment qu'il pensait être un monstre.
C'était ce que tout le monde lui répétait sans cesse depuis cinq ans.
Avec une délicatesse qu'elle ne se connaissait pas, Astrid entoura le garçon de ses bras et plongea son visage dans son cou. Elle sentit son corps se raidir mais cela ne fit que raffermir sa prise.
« Tu n'es pas un monstre Harold, lui murmura-t-elle. Tu n'as rien d'un monstre. Personne d'autre n'aurait pu revenir de ça en évitant à Beurk de subir le même sort que toi après tout ce qu'ils t'ont fait. Tu aurais pu. Dans un sens, tu aurais dû, un juste retour des choses. »
Doucement, elle frotta son nez contre son cou, un simple geste de réconfort.
« Mais tu ne l'as pas fait. Et non seulement tu nous as préservés d'Alvin, mais tu as sauvé toutes ces pauvres personnes. »
Astrid releva un peu la tête et plongea son nez dans sa tempe, appréciant la douceur des cheveux auburn.
« Tu es loin d'être un monstre. Tu es foncièrement gentil Harold. Tu as juste oublié comme le montrer simplement.
- J'ai failli le tuer ! »
Harold retira ses mains de son visage pour mieux le plonger entre le creux de ses genoux collés et entourer sa tête de son bras tatoué, l'autre venant agripper avec force et colère ses cheveux.
« J'allais le tuer Astrid ! J'allais vraiment le tuer ! Comme toutes ses personnes dont je n'arrive même pas à me souvenir du visage ! Comme on me l'a appris pendant des années ! … Je n'arrive plus à lever une arme pour me défendre simplement. Il faut que je tue. »
La jeune femme ne broncha pas à un seul des mots du garçon. Elle l'avait laissé vider son sac sans demander plus, en silence, le visage neutre. Puis elle leva sa main, la passa doucement entre les doigts qui enserraient douloureusement ses cheveux pour venir y croiser les siens. Elle rapprocha son visage de son oreille et murmura.
« Tu ne l'as pas fait. Tu t'es arrêté.
- Parce que tu étais là !
- Et je serais toujours là. »
Sa deuxième main alla prendre avec douceur le menton du garçon dont elle redressa le visage pour plonger son regard dans le sien.
Un regard vert devenu flamboyant par les larmes. Toute la peine, la tristesse, les peurs et la haine réunies.
Le vrai Harold Haddock.
« La chose qui a tenté de tuer Rustik, c'est la Mort Rouge. Ce n'était pas toi. S'il faut que je sois là pour l'arrêter à chaque fois, je le ferais, je serais là. Mais un jour, je le sais, tu feras disparaître la Mort Rouge. Je sais que tu en es capable. »
Astrid baissa la tête pour se faire rencontrer leurs lèvres. Simplement. Un simple baiser. Harold n'y répondit pas tout de suite, puis ferma les yeux pour participer au baiser. Quand enfin ils se séparèrent, le jeune homme avait toujours le même visage triste et dépassé mais la Viking pouvait le voir, il s'était apaisé. Imperceptiblement pour les autres mais elle pouvait le voir. Il savait.
Il savait qu'elle serait là quoi qu'il advienne.
Le problème étant, qu'elle ne savait pas ce qu'il pourrait advenir.
Parce qu'elle le savait, elle ne savait rien de lui.
Elle ne connaissait rien d'Harold et des secrets qui l'entouraient.
oOo
Harold fixait sans vraiment la voir, la gamelle qui trônait devant lui. Il était seul dans le Grand Hall aujourd'hui, Astrid prise par ses devoirs de tueuses de dragons, sans dragons dans les parages. Les Vikings continuaient de se méfier de la fourberie des dragons apparemment.
Mais ça obligeait Harold à rester seul dans le Grand Hall à une heure bien trop avancée de la journée pour que les habitants soient nombreux. Encore heureux, les quelques hommes et femmes présents lui renvoyaient des regards de méfiance pure, la peur se lisant aisément dans leurs pupilles.
Harold se demanda qui était le plus effrayé dans cette salle, eux ou lui.
Le garçon sursauta presque lorsqu'une lourde gamelle, pleine de victuailles de toutes sorte s'abattit brutalement sur la table. Son seul contrôle lui permit de ne rien laisser transparaître. Mais il était surpris, ça oui.
Autour de lui, les amis d'Astrid se positionnèrent sur les bancs de la table qu'il occupait tout en babillant joyeusement et baillant pour certains. Varek s'assit même face à lui, un sourire aux lèvres tandis que les jumeaux prirent place à leurs côtés, laissant à Rustik le soin de s'installer au bout de la table, le regard vissé sur son assiette.
Harold pensa que cette fois, la surprise devait se lire sur son visage.
« Il est décidemment trop tôt pour travailler ! Bougonna Kranedur entre ses dents.
- On n'y peut rien, fit doucement Varek. Sans dragons, on se doit de participer à la vie du village.
- Et Astrid ?! Elle n'est pas encore en train de dormir hein ? S'insurgea Kognedur en menaçant Harold d'un morceau de viande.
- … Non. Elle ramène le troupeau de Sven le Muet dans son enclos.
- Oh la pauvre ! Ricana le jumeau. Y'a une sacrée trotte pour y aller !
- C'est pas à ça que vous deviez participer ? »
La question de l'encyclopédie sur patte fit se figer les jumeaux qui se regardèrent les yeux dans les yeux quelques secondes dans une conversation muette plutôt explicite selon Harold.
« … Oups la boulette… »
L'auburn leva les yeux au ciel. Digne des jumeaux. Ils n'avaient pas changé en cinq années, fidèles à eux-mêmes et aux conneries qu'ils étaient capables de faire et dire en une journée.
« Astrid va nous tuer… Fit d'une voix blanche la jeune femme.
- On se planque jusqu'à la fin de la journée ?
- Vous connaissez Astrid, répliqua Varek dans un sourire. Elle vous lâchera pas jusqu'à ce vous soyez attachés par un pied au toit de sa maison et laissés en pâture aux dragons. »
Krane et Kogne mirent un certain temps pour avaler les paroles de l'Ingerman. Puis, contre toute attente, les jumeaux étirent un sourire dément.
« Cool…
- On l'avait pas encore fait ça !
- Ils faut qu'on trouve Astrid !
- Mais à quoi je m'attendais… » Soupira Varek.
Le spectacle des deux jumeaux dans l'attente de la punition aurait presque fait sourire Harold si derrière eux, n'arrivait pas le plus grand problème de Beurk en personne.
Mildew.
Le vieil homme s'approcha lentement de la table des jeunes Vikings, le regard vissé sur celui d'Harold qui lui rendit bien, un morceau de sanglier mâchonné au coin de la bouche. Son arrivée fit rapidement descendre l'humeur de la table dont les occupants commencèrent à geindre des problèmes à venir.
Et Astrid n'était même pas là.
« Et bien et bien… Commença le vieux berger, un sourire en coin. Si ce n'est pas Harold que je vois là… Le Banni… »
Il sembla se délecter du dernier mot mais la victime de son humeur ne changea pas le moins du monde d'expression, simplement ennuyé par la venue de l'homme qui d'après Astrid, voulait presque sa peau.
Heureusement qu'il y avait des témoins.
« Qu'est-ce qu'il y a Mildew ? Fit d'une voix trainante et ennuyé le garçon. Ta maison n'est pas encore assez loin du village pour ton asocialité chronique ? Il faut te faire encore déménager ?
- Je suis certain que tu serais ravi de me voir de l'autre côté de l'île…
- Outre le fait que tu y sois déjà, je ne suis pas sûr que je sois celui qui en serait le plus ravi mais passons. Que me vaut l'honneur de ta visite à ma table Mildew ?
- Tu dois savoir ce que je souhaite, Harold.
- On m'a déjà fait passer le mot de ton attitude à mon égard et ton sentiment vis-à-vis d'un Banni sur le sol de Beurk. La seule chose qui m'étonne, c'est cette volonté que tu as de me faire partir d'un village dans lequel tu ne vas presque jamais.
- Je ne fais qu'appliquer les lois des dieux, répliqua le vieil homme d'un ton acerbe.
- Et d'après ces lois, Stoick la Brute, Chef de Beurk me doit la vie, répliqua Harold sur le même ton.
- Tu es un Banni et en tant que tel tu n'es même pas au niveau des dragons.
- Si un dragon l'avait sauvé, tu tiendrais le même discours ?
- La question ne se pose même pas : les dragons sont des monstres qu'il faut tuer. Comme ton espèce. »
Harold et Mildew s'affrontèrent dans un jeu de regard le plus froid et selon les spectateurs, ils étaient à égalité. Le vieil homme avait été très clair : il voulait la peau du garçon. Mais étrangement, l'auburn n'avait pas l'air t'être tout à fait d'accord avec cette sentence…
« Alors heureusement pour moi que tu n'es pas celui qui commande ici Mildew, déclara doucement le jeune homme.
- Stoick et ta petite amie ne seront pas toujours là pour te protéger.
- Je sais parfaitement me défendre seul.
- Les accidents sont si vite arrivés…
- Ça suffit Mildew ! »
Cette fois, le masque d'indifférence habituel d'Harold ne put cacher la surprise et l'incompréhension qui le frappèrent à l'entente de ces mots. Il tourna lentement son visage pour faire face à l'auteur de ses mots qui fixait dangereusement le vieux berger.
Rustik.
Remis de cette même surprise, Mildew déplaça sa canne et s'y appuya de nouveau pour faire face au Viking qui l'avait interpellé.
« Excuse-moi ? Fit doucement le vieil homme, les yeux incrédules.
- Tu m'as bien entendu Mildew, fiche lui paix, répondit acerbe Rustik. Il n'en a pas déjà assez bavé pour toi ? »
A ce stade, Harold avait laissé tomber sa maîtrise de lui-même, au même titre que les autres occupants de la table qui fixaient le Jorgenson comme s'il lui avait poussé une nouvelle tête. De dragon.
« De toutes les personnes à cette table, ou même ce village, j'aurais pensé que tu aurais été le dernier heureux de son retour…
- Vas-t-en Mildew.
- Enfin c'est vrai ! Fit le berger d'un ton théâtral. Tu devrais être celui qui a le plus peur de lui ! Sa venue met en danger ta place dans ce village !
- … Comment ça ''place'' ? »
Rustik détourna les yeux à la question d'Harold qui entendit le ricanement de Mildew pour toute réponse. Ce dernier se retourna vers lui pour lui renvoyer un regard mauvais. Oh combien il semblait se délecter de la situation.
« Après ton bannissement, il a bien fallu trouver un nouveau futur Chef pour succéder à Stoick la Brute. Le jeune Jorgenson ici présent possède toutes les qualités pour devenir la tête des Hooligans tu ne penses pas ? En tout cas, c'est la décision du village…
- J'ai dit que ça suffisait ! Hurla Rustik en se redressant.
- Et tu fricotes en plus avec la femme qu'ils ont choisit pour être sa future épouse, continua Mildew. Alors à ton avis quelle est la position de sa famille vis-à-vis de ton arrivée ?
- Je suis encore le futur Chef de ce village et en tant que tel je t'ordonne de foutre le camp ! »
L'aboiement de Rustik eut le mérite de clouer définitivement le bec de Mildew qui vit se clore les lèvres malgré lui. Ça ne l'empêcha pas d'étirer un large sourire à l'encontre d'Harold qui lui, verrouilla son visage pour ne lui montrer que l'indifférence que lui inspirait la nouvelle.
Dans un sens, c'était d'une logique sans pareil. On avait renvoyé le précédent héritier, une crevette qui parlait, sans la moindre « vikinitude » pour un modèle plus axé sur les espoirs des armoires à glace qui sillonnaient le village. Ne restait qu'un seul problème.
En quoi les propos de Mildew énervaient tant Rustik ?
Dans un geste rageur, ce dernier s'extirpa du banc de table duquel il s'était redressé – manquant par la même de faire s'envoler Kognedur et Varek dont le seul poids de l'érudit permit aux deux tueurs de dragons de rester en place – et s'éloigna d'un pas rageur vers la sortie du Grand Hall. Le groupe laissé sur place papillonna quelques secondes des yeux avant qu'Harold ne bondissent hors de la table à son tour – faisant par la même que précédemment tomber Kranedur dont le poids plume s'écrasa au sol dans un bruit sourd – pour courir à la suite de son cousin.
« RUSTIK ! »
Le hurlement retentit dans tout le village pour ce dernier qui s'arrêta sur les marches qu'il commençait déjà à dévaler alors que l'auburn était à peine sortit du Hall.
« Je peux savoir ce qu'il t'a pris ? S'écria le Banni en descendant d'une marche. C'était quoi ton problème avec Mildew là ?
- Mon problème ? Bondit Rustik pour lui faire face. Il t'insultait et toi tu réponds cordialement ? C'est quoi ton problème !
- Quoi que je fasse il ne changera pas d'avis alors à quoi bon ? Je suis un paria ici, je l'ai toujours été ! Ma question c'est pourquoi tu m'as défendu ?! Il avait raison ! Je ne suis pas taillé comme la commode du coin comme toi tu l'es, j'ai jamais été fait pour diriger ce village alors que toi t'es fait pour ça… !
- Il a tort c'est ça le problème ! »
Harold sursauta presque. Pas à cause du cri en lui-même, mais bien du ton qu'il avait employé. Et son regard.
Rustik regardait maintenant le sol, refusant de regarder l'auburn dans les yeux, les poings sérés. Il lui fallut un peu de temps avant de recommencer à parler, la gorge nouée.
Et Harold ne savait pas du tout pourquoi.
« Il a tord. Sur tout. Il ne te connait pas, personne ne te connait. »
Sa voix avait largement diminué de volume et Harold dut descendre quelques marches pour entendre ce que le jeune homme avait à dire.
Sûrement la plus longue conversation qu'ils aient jamais eue à ce jour.
« Le jour où tu es parti, je me suis dit « Bon débarras », avoua-t-il. Tu ne ressemblais pas à un Viking, je me suis même demandé si tu avais un jour fait parti du village. Puis quand tu es revenu, je t'ai vu comme une menace. Tu es dangereux et tu le sais, je le sais, Astrid le sait. Et pourtant elle restait avec toi et je comprenais pas pourquoi. Maintenant je comprends. Depuis hier je comprends.
- J'ai tenté de te tuer, déclara simplement Harold.
- Ce n'était pas toi ! »
Rustik avait redressé la tête et défiait du regard son vis-à-vis de le contredire. Harold ne put pas.
Les yeux du brun n'avaient jamais brillé comme maintenant.
« Je ne sais pas qui c'était, ce que c'était, mais ce n'était certainement pas toi ! J'ai pas toujours été le plus gentil de la bande avec toi, je suis même sans doute celui qui t'ait fait le plus souffrir mais y'a une chose que je savais sur toi !... C'est que tu étais gentil. »
Harold déglutit. Il avait envie de dire quelque chose, de le contredire, de l'envoyer balader comme tous les autres. Mais non.
Parce que c'était Rustik.
Parce que c'était l'un des plus crétins de cette île de tarés qui lui disait ce que seul Titus avait eu l'audace de dire, même couvert du sang de son ancienne victime.
Parce que c'était les mêmes mots qu'Astrid.
« Tu étais gentil Harold, répéta Rustik. Alors je sais pas ce qu'était ce truc qui a failli me trancher, mais c'était pas toi. Toi, t'as été celui qui a lâché cette épée avec cette expression sur le visage.
- … Expression ? Fit le Banni dans un rire qui sonnait faux même à ses oreilles.
- Celle de celui qui s'est regardé dans un miroir et qui a cru y voir un monstre. »
Harold ne répondit pas. Il en était incapable.
Parce que c'était Rustik.
Et qu'avec ses mots, il venait de dire la même chose qu'Astrid et Titus.
Encore.
« Ce n'était pas toi, répéta lentement le Viking. Et je crois que tu en as autant peur que nous de ce truc. Parce que tu ne le contrôles pas. Mais tu sais quoi ? »
Une nouvelle fois, le brun releva les yeux pour les ancrer dans ceux si vert de son cousin. Un regard qu'il lui avait toujours envié.
Sa mère disait toujours que les yeux des Haddock étaient magnifiques.
« Qu'importe ce que les autres peuvent penser, ce que toi tu penses aussi. Tu as le droit. Tu as le droit d'être ici, le droit de faire ce que tu souhaites, le droit de redevenir celui que tu étais. Parce que c'était toi, parce que c'est toi. »
Une nouvelle fois, l'auburn ne répondit pas.
« Tu n'as jamais été en tort. Tu étais un gamin. C'est eux qui n'avaient pas le droit ! T'avais l'âge qu'a Gustave merde ! Il n'est pas taillé dans la roche non plus mais c'est pas pour ça que je vais l'envoyer sur une barque pour qu'il aille se perdre dans une tempête ! »
Rustik était essoufflé. Harold se demanda dans une pensée complètement décalée si ce n'était pas la plus longue conversation – monologue – qu'il est jamais eu avec qui ce que soit.
« C'est leurs hontes qui les aveuglent, fit plus doucement le brun. Toi, tu as le droit d'être qui tu souhaites. »
Son visage était rouge, ce n'est qu'à cet instant que le Banni s'en rendit compte. De gêne sans doute, car tout à coup, Rustik se mit à se balança d'un pied à l'autre devant le silence d'Harold avant de faire brusquement demi-tour et de marcher d'un pas raide jusqu'à chez lui.
« S'lut. » Fut sa dernière parole.
Harold lui, resta un instant encore sous le choc. Choc de ces paroles, de leurs sens, de leur propriétaire, de la signification globale. Ce que Titus lui répétait à longueur de journée, ce qu'Astrid essayait de lui faire comprendre et ce que Rustik venait de lui dire avec maladresse étaient les mêmes choses.
Il avait le droit.
Le jeune homme sursauta lorsqu'il sentit la chaleur de la larme sur sa joue. Sa main vint l'attraper avant qu'elle ne dévale complètement sa joue et sans comprendre pourquoi, il sourit dans un rire étouffé. Soudain il s'accroupit, essuyant les larmes d'un revers de main dans un rire plus élevé.
Décidemment, depuis qu'il était revenu, il n'arrivait plus à se contrôler, pitoyable. Et à cause de Rustik en plus.
Ils se battaient depuis qu'ils avaient cinq ans ! Enfin, il se faisait botter le cul normalement.
Les larmes et les rires taris, le jeune homme rebondit sur les pieds et leva son visage souriant au ciel.
Ils avaient raison. Il avait le droit. Le droit d'être qui il souhaitait. De faire ce qu'il souhaitait.
Ce qu'il devait faire aussi.
Ses yeux dévalèrent ses bras sur lesquels les arabesques noirs de ses tatouages semblaient danser à nouveau sur sa peau. Il sourit.
Sans doute Astrid et Rustik n'avait pas la moindre idée de ce qu'ils avaient déclenché. Ils ne seraient sans doute pas les derniers à lui tourner le dos non plus.
Mais plus rien n'importait maintenant.
Il avait des choses à faire et il n'avait que trop tardé à respecter ses promesses. Plus personne n'avait le droit de le juger.
Son regard se braqua cette fois sur la forêt. Sur ces profondeurs de l'île qu'il avait tant essayés d'éviter, sa peur de lui-même lui interdisant formellement le droit de s'y rendre.
Mais c'était fini. Rien n'était de sa faute.
Il avait le droit maintenant.
Et d'un pas vif et décidé, Harold s'enfonça à travers les arbres.
Voilà pour ce chapitre ! Qui s'attendait à ce que je fasse de Rustik quelqu'un de presque intelligent ? Et bien pas moi avant d'écrire ce chapitre x) Il a fini en ça avant que je ne m'en rende compte...
Et bien merci d'être arrivé jusque là, j'espère que le chapitre a été à la hauteur de vos attentes !
A la semaine prochaine pour le prochain chapitre ;)
Bye,
Geek-naval
