Désolée pour la journée sans update, il semblerait que j'ai une vie finalement … Donc après un peu de sport, chips et autres apéro, voici l'avant-dernier chapitre !

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PS : sortilège de nettoyage, je ne sais pas si c'est Récurvite, dites-moi vite que je corrige si besoin !

Chapitre 3: Conversation

Severus se réveilla quelques heures plus tard en entendant un cri. Il lui fallut quelques secondes pour se rappeler qu'un première année dormait dans son salon.

Il se précipita hors de sa chambre et trouva Harry gémissant et se débattant sur le canapé en cuir. Il l'immobilisa rapidement avant qu'il ne puisse se blesser. Harry se déroba à son contact, mais Severus ne se démonta pas et tira l'enfant vers lui. Il s'assit sur le canapé avec Harry, toujours enroulé dans les couvertures, sur ses genoux et lui murmura des phrases rassurantes pour le calmer.

« Chuuut, Harry, tout va bien. Tu es en sécurité et il n'y a personne d'autre que toi et moi dans cette pièce. Ta famille Moldue n'est pas là et personne ne peut te faire de mal. Tout va bien Harry. » Severus lui frotta doucement le dos et sentit que le garçon se calmait. Finalement il reprit ses esprits et regarda son professeur. Severus le regarda également et vit le petit sourire sur son visage. Il lui rendit son sourire, mais les yeux verts ne purent le voir, Harry ayant baissé le regard et serré les dents.

« Pardon Professeur Snape, j'ai trempé votre t-shirt. » Harry avait l'air effrayé et dans l'attente d'une quelconque punition pour avoir utilisé les vêtements de son Professeur de Potions comme mouchoir.

Quand elle ne vint pas, il leva les yeux et apperçut un petit sourire, plutôt triste, sur le visage de celui-ci.

« Ce n'est rien Harry, tu en avais besoin. » lui répondit Severus calmement. Il soupira et maudit les Dursley une dizaine de fois avant de reprendre. « D'ailleurs, Harry, ça ne va pas rester mouillé très longtemps. Nous sommes des sorciers après tout. » Il brandit sa baguette et lança « Récurvite ».

Il soupira. Il n'était vraiment pas pressé de dire ce qu'il avait à dire, mais il savait que c'était nécessaire pour que Harry comprenne qu'il pouvait lui faire confiance.

« Harry, » le garçon leva les yeux et sut immédiatement que cette conversation n'allait pas être agréable. « Ce que je suis sur le point de te dire va être douloureux, mais tu dois savoir. Tout d'abord ... je veux m'excuser. » Ces mots ne sortirent pas facilement, mais Severus se força car il était plus que temps qu'il paie pour ce qu'il avait fait à Harry et sa mère. Le garçon commença à protester, mais Severus le coupa.

« Non, Harry, je t'ai laissé dans cette maison horrible, avec ces monstres. Ou plutôt, je n'ai jamais vérifié que tu allais bien. Je n'ai jamais su que tu étais parti chez Tuni et son horrible mari, mais ce n'est pas une excuse. Pour être honnête, Albus m'avait dit que tu étais chez tes grand-parents. Ce que je ne savais pas c'est qu'ils étaient … morts. » ces derniers mots étaient emplis de chagrin, « En fait, Harry, j'ai connu ta mère et sa famille quand nous étions enfants. »

Harry hocha la tête mais resta silencieux.

« Enfant, j'étais le meilleur ami de ta mère et elle était ma meilleure amie. Malheureusement, je connaissais aussi ta tante. J'imagine qu'elle n'a pas du tout changé depuis la malveillante gamine que j'ai connue. Mais ce n'est pas ce que je voulais te dire, » Il fit une pause pour rassembler ses esprits et prononcer ces phrases, ô combien clichées mais nécessaires, « Harry, je veux que tu saches que je suis là pour toi. Si tu as besoin de parler à quelqu'un, je serai là. »

Harry sourit comme un bienheureux et se pelotonna contre le Maître des Potions. « Merci. » répondit-il doucement, comprenant qu'il avait enfin trouvé un adulte qui se souciait de son bien-être. Il savait à quel point ces quelques mots avaient été difficiles à dire pour le professeur mais lui en était très reconnaissant.

Cependant, la réalité le rattrapa et son expression s'assombrit. Il savait qu'il allait devoir retourner chez les Dursley et n'appréciait pas du tout cette idée.

Severus, remarquant le changement, interrompit les pensées du garçon d'un air inquiet « Harry, qu'est-ce qui ne va pas ? » demanda-t-il doucement. « Rien. » lui répondit Harry sur la défensive.

Bien sûr, Severus savait que quelque chose le préoccupait. Il soupira intérieurement. Il n'aimait pas ce qu'il allait faire, mais il devait le faire, pour Harry.

Il souleva gentiment le menton du garçon, jusqu'à ce qu'il le regarde dans les yeux. Il jeta silencieusement le sort, 'Legilimens'. Il vit les souvenirs au premier plan de l'esprit de Harry et retint son souffle.

« Harry, est-ce que c'est la façon dont les Dursley te traitent tout le temps ? » demanda violemment Severus. Il était horrifié de voir que qui que ce soit puisse faire ça à un enfant, mais il savait que la vraie vie n'était pas toute rose.

Les yeux de Harry s'emplirent de larmes de peur et de douleur quand il réalisa que son professeur de potions avait, d'une façon ou d'une autre, vu la vie horrible qu'il avait chez lui. Il hocha la tête à contrecoeur, pensant que cette conversation ne pouvait plus empirer de toute façon.

« Harry, écoute-moi. » lui demanda Severus. Il avait toujours une main sous son menton, l'empêchant de se dérober. « Tu n'aura plus jamais à retourner là-bas. Albus ou pas Albus, je ne te laisserai pas être renvoyé dans cette maison. Et je pense que nous devons montrer tes souvenirs à Albus, pour éviter d'avoir à le faire sans son accord. » Sur ces mots, il assit Harry à côté de lui et se leva.

Harry le suivit du regard et lui demanda, sa voix pleine d'inquiétude. « Monsieur, je ne veux pas que vous affrontiez le directeur. Si je dois retourner là-bas, je le ferai. »

Severus lui lança un regard noir, mais son expression se radouçit quand il vit la réelle inquiétude dans les yeux du garçon. « Harry, s'il-te-plaît, écoute-moi. Nous devons montrer les souvenirs à Albus, parce qu'il a bien plus d'influence que moi. Je t'emmènerai avec moi, même s'il n'est pas d'accord. Cependant, si nous avions le directeur de notre côté, je pourrais obtenir ta garde légalement, ou au moins nous cacher tous les deux dans un endroit bien plus sûr que si je t'emmenais sans qu'Albus le sache. »

En entendant ça, Harry compris qu'il allait devoir montrer au renommé Directeur de Poudlard certains de ses pires souvenirs.

« NON, Professeur. On ne peut pas lui montrer. Il va penser que je suis faible, et mauvais, et il va me renvoyer de toute façon ! » débita Harry. Il était horrifié, mais savait qu'il ne voulait pas que le directeur voie un seul de ses souvenirs.

Severus plaça un doigt sur les lèvres du garçon et l'attira dans ses bras.

« Harry, le directeur ne va pas penser que tu es faible. Tu crois vraiment que tu es la première personne à arriver à Poudlard qui n'ait pas eu une enfance ou une famille idéale ? » Severus posa cette question avec un peu de douleur dans sa voix. Il aurait voulu qu'aucun des enfants de Poudlard n'ait à subir ce qu'il avait subit, mais il savait que le Destin n'allait pas répondre à ses prières sur ce point.

« Je ne suis pas le premier ? » demanda Harry, d'une voix teintée de douleur et de soulagement.

« Absolument pas Harry. Tu n'es pas le premier et tu ne sera certainement pas le dernier. » lui répondit Severus, essayant de ne pas montrer son exaspération. Harry grimaça, mais il savait que sa question avait été incroyablement naïve.

Quand il leva les yeux vers Severus à nouveau, il remarqua également de la douleur dans son expression.

« Oui, Professeur Rogue. » dit-il doucement.

Toujours dans ses bras, Harry se pelotonna plus près du professeur et ne le lâcha pas. Il ne voulait pas penser à ce qu'il allait devoir faire dans les prochaines minutes et profita juste du premier câlin qu'il recevait de toute sa vie.

Severus avait toujours le regard fixé sur le jeune garçon à lunette dans ses bras, et il sut que Harry partageait ses sentiments.

Il n'était vraiment pas impatient d'avoir cette conversation avec Albus.