Bonjour à tous !

Le nouveau chapitre de Beurk la Honteuse est arrivé, tout chaud sorti de sa correction que je n'ai pas pue faire avant. Et oui ! La rentrée est là ! Pour tout le monde ! Pour ma pomme aussi ! Et je vous raconte pas comment ça commence déjà hard ! .

Bref. Après cette courte mais éprouvante semaine, détendons nous maintenant devant ce chapitre que je vous sers aujourd'hui, en espérant qu'il vous redonne le sourire en ces jours sombres.

Mais d'abord !


Réponse aux guests :

Rimen 14 : Toujours là ! Toujours présent ! x)

J'aime beaucoup le contraste d'Harold lorsqu'il est à la forge et lorsqu'il est en "mode carnage" comme tu le dis. C'est vraiment deux personnes différentes qui pousse à se demander qui il est vraiment au final.

Pourquoi dès qu'il n'y a pas de bisous, Astrid n'est pas importante ? x) Elle n'est pas là que pour le quota féminin pourtant XD (c'est sans doute l'un des rares personnages dont la narration revient alors que les autres n'ont droit à la parole qu'une seule fois x))

" Myldew va t'il ce faire bouffer par un dragon ? parce que la franchement j'en est envie xD "

Hum. Très bonne question, j'avoue ne pas avoir fait encore cette partie là mais je vais réfléchir très sérieusement à ta question. :)

Bon. Samedi. Tu as sans doute allumer le bûcher mais comme je l'ai dis, j'avais des choses à faire ! (bon okay, après avoir tapé mon cours pendant deux heures dans les couloirs de la fac j'étais à une crémaillère, mais entre un bûcher virtuel et un bûcher réel, j'ai fais mon choix !)

Sogna : Et bien je te remercie de t'être arrêté sur cette fiction alors et merci d'avoir ajouter un commentaire ! ^^

Je tiens à signaler que l'histoire se passe lorsque Harold à 20 ans, comme dans le film 2. Donc il faut aussi rajouter 5 ans à Gustave ce qui doit lui donner vers les 15 ans. Donc, il peut avoir les mêmes problèmes qu'Harold je pense. En tout cas c'est comme ça que j'ai vu les choses.

Dans cette histoire, Harold a énormément souffert du bannissement (you don't say ? -.-) et je pense qu'il ne peut simplement pas leur pardonner comme ça. Et même s'il tente de prendre du recul, c'est un enfant que Beurk a banni. Et ça, Astrid aussi le comprend (et Rustik aussi au final x))

Je ne dirais rien sur les dragons ! :) (enfin, tout le monde se doute de quelque chose mais c'est pas pour autant que je dirais quoi que ce soit !) Vous en apprendrez au fur et à mesure des chapitres, vous ferez vos propres suppositions avant d'avoir l'explication finale ! (comme ça sadique ?)

Merci pour ton commentaire et tes compliments, j'espère que la suite te plaira autant !

Guest : Je sais bien que mes retards ne sont pas aussi conséquent que d'autres mais quand je promets un truc, je préfère m'y tenir x) Mais je ne serais plus aussi en retard ! (j'espère en tout cas o.o')

Et oui pas de bisous ! Je vais pas les faire se bécoter tout le temps quand même ! C'est pas le but de cette fiction x)

Kim boucher : La suite est là ! Et merci pour ta review :)

Nomya : Encore un pavé oui, il est pas passé sur les mails il a fallu aller sur le site pour savoir ce que tu disais x)

J'aime beaucoup l'idée que la forge soit un refuge et je pense qu'elle l'était dans le film aussi, avec la pression de son père, ce devait être le lieu où il le laissait un peu tranquille.

Le fait que Rustik et Harold soit cousins se trouve dans les livres. Que je n'ai pas lus d'ailleurs mais je lis pas mal de choses sur le wikia anglais. Je sais toujours pas comme ils sont reliés (je pense que c'est pas leurs mères, je ne vois pas trop comment autrement x))

Oui ils n'ont pas cette relation normalement mais j'aimais assez l'idée. Malgré qu'il puisse perdre sa future place, Rustik a une grande admiration pour Harold et la droiture dont il fait preuve avec ce qu'il a vécu. Alors oui, pour la bonne fin de cette fiction, je lui ai rajouté un cerveau B)

Titus aura le droit à un one-shot spécial, sans doute compris dans un recueil spin-off. il est déjà partiellement écrit et devrait sans doute arriver après la fin de cette histoire (mais bon avec les cours, je risque d'avoir quelques petits problèmes x)) Mais sûre il l'aura et toute sa vie sera décrite.

J'aime bien Stoick. Sérieusement. Même si ça ne se voit pas avec cette fiction. Mais je l'aime bien ! Je trouve que c'est un personnage plus complexe qu'il n'y parait et même s'il aime Harold, il lui met inconsciemment ces propres soucis de Chef de Village sur le dos. Dans ma fiction ça a juste explosé. Et maintenant il le regrette plus que tout.

Alors le coup du bain je préfère le dire, ce n'est pas moi, c'est dans l'un des épisodes de Riders of Berk avec les Murmures Mortels, deuxième saison il me semble. Ils le poursuivent pour lui faire prendre un bain et j'ai trouvé ça juste génial XD

Alors non, pas d'éléments du deuxième film. En fait, j'ai créé la totalité de l'histoire avant le film 2 et ne me servais que du physique des personnages dans celui-ci. Donc il n'y a aucun élément, sauf peut-être quelques petites références rajoutées après coups mais rien de bien spoilant. Donc non, pas de Valka, ni de Alpha désolée ^^ (mais c'était bien d'essayer !)

J'aime beaucoup la lecture ne t'inquiète pas mais ne te sens pas obligée de faire un pavé à chaque fois ! Tu dois y passer un temps fous x)


Et merci encore à mon cher Naemos pour sa correction ! (j'avais comme oublié de le dire alors edit Bp Je me suis couchée à 2h du mat' ! J'ai le droit hein !


Enfin !

Bon, ce n'est pas mon chapitre préféré, je ne sais pas trop pourquoi mais je me suis rendue compte plus tard qu'il était indispensable sous plusieurs aspects. Donc voilà, j'espère qu'il vous plaira quand même !

Enjoy à tous !


Le Retour

Chapitre 5

Sa hache sur l'épaule, Astrid traversa le village sous les regards de ses habitants. Ils avaient changé dernièrement. Depuis l'arrivée d'Harold au village, la blonde s'était vu confrontée à des villageois hostiles pour certains, honteux pour d'autres. Dans un sens comme dans l'autre, le veto qu'Astrid et Stoick par la suite avaient mis sur le garçon n'avait laissé personne indifférent. Mais depuis quelques jours, ces sentiments divergents avaient encore changé. La présence d'Harold à la forge qui avait autrefois fait se glacer le sang de nombreux villageois commençait à devenir partie intégrante du décor de Beurk, les villageois maintenant habitué à voir le jeune homme à la fenêtre de l'atelier, un marteau dans la main et une épée dans l'autre.

Le fait qu'il n'ait trucidé encore personne en avait rassuré beaucoup. Ne restait que les abrutis tels que Mildew et sa clique de traditionnalistes qui restaient campés sur leurs positions.

La forge enfin en vue, Astrid s'étonna de voir l'objet de ses pensées – les bonnes, pas les autres – dehors, user de ses doigts experts pour accrocher la longe du filet d'un yak sur l'une des poutres de la boutique.

« Harold ? Héla-t-elle.

- Hey Astrid, ça va ? »

Sa voix était distraite par son travail mais la jeune femme reçut tout du même un regard suivit d'un sourire lorsqu'elle répondu.

« Ouais ça va… Tu fais quoi là ?

- Johann n'est pas venu livrer de fer depuis un moment et on va commencer à en manquer. Gueulfor et moi on va s'en créer. Ça fait des années que j'ai pas fait ça… »

Astrid hocha doucement la tête et regarda Harold frapper la bête sur le flanc tout en se tournant vers la porte de la forge.

« Gueulfor ! J'ai la bête !

- Parfait ! Entendit Astrid du fin fond de la boutique. Attrape le matériel ! »

Le jeune homme ne répond pas et entre d'un pas vif dans l'atelier. La Viking le suit en quelques foulées pour l'éviter d'une pirouette quelques secondes après lorsqu'il ressort, le plein de pioches en tout genre dans les bras. Il les déposa bruyamment dans le chariot accroché au yak et retourna derechef dans la fonderie.

« Je savais pas que vous aviez tout ça… Murmura la blonde en jetant un œil dans la charrette.

- Pas assez de minerais sur cette île, expliqua Harold dans un passage. Le matériel est enterré la plupart du temps.

- Enterré ? Pourquoi ?

- Réserve de fer en cas de grande crise ! »

Cette fois, c'était Gueulfor qui se joignit à eux, un paquetage de tissus dans la main qu'il déposa au fond du chariot. Devant la mine interrogative d'Harold, il s'exprima.

« Mes culottes, on ne sait jamais !

- … J'aurais aimé vivre sans cette image en tête. »

Gueulfor partit dans un rire et disparut à nouveau dans la boutique sous les yeux déconfits du garçon.

Sérieusement, c'était son mentor ça ?

« J'avais jamais pensé qu'on serait à court de fer un jour… Murmura la voix pensive d'Astrid.

- Tu pensais que le fer tombait des arbres ? Se moqua son vis-à-vis.

- Bien sûr que non… Répliqua-t-elle en levant les yeux au ciel. Mais j'ai toujours pensé que le village aurait toujours de quoi subvenir à sa protection.

- Les armes ramassées sur le champ de bataille – enfin, pour les rares qui ont pensés à en prendre – sont de mauvaise manufacture, on n'y peut rien.

- Par ta faute, il me semble.

- Grâce à moi s'il te plaît.

- Vous ne pouvez pas tout simplement les refondre ?

- J'ai été un peu trop pointilleux sur mon travail… »

Astrid lui renvoya un regard amusé, Harold lui, haussa simplement les épaules. Gueulfor déboula de sa démarche boiteuse près de la charrette et grimpa sur le devant en attrapa les rênes.

« Allez Harold ! En selle ! »

Sans un mot, le jeune homme salua la blonde d'un hochement de tête et sauta dans la carriole. Avant même qu'il ne puisse s'assoir, Astrid sauta à son tour à ses côtés et s'installa confortablement – enfin, autant que possible avec toutes ces pioches autour d'elle – contre l'une des parois. Harold la mira un instant avant de s'installer devant elle, leurs jambes entremêlées.

« Tu penses t'ennuyer sans moi ? Fit-il dans un sourire en coin.

- Je n'ai juste rien à faire de ma journée, répliqua-t-elle en croisant les bras. C'est par simple curiosité et par esprit de communauté.

- Oh ? Tu veux me faire croire que ta présence dans ce convoi n'a absolument rien à voir avec la mienne ?

- Peut-être que ma présence garantira celle de Gueulfor lorsque le dit convoi rentrera ?

- C'est affreusement barbare avec une pioche non ?

- Comme si ça pouvait t'arrêter.

- Très juste. »

Les deux jeunes gens se sourirent dans un rire étouffé et Gueulfor se demanda un instant s'il venait juste de rire à la pensée de son meurtre par coups de pioche…

Il leur fallut quelques petites heures pour arriver sur le site, heures légères au début, meublées en grande partie par la sainte présence d'Astrid qui permit aux deux hommes de converser – presque – normalement par son intermédiaire. Mais ce fut tout autre chose après l'arrivée de la troupe.

Toute la troupe.

Au moment où la charrette allait quitter l'enceinte du village, c'est Rustik qui apparut le premier, suivit de près par Varek – qui balbutiait quelque chose à propos de botanique ou un truc s'y rapprochant – qu'il trainait par le bras en beuglant un truc qu'ils les accompagnaient. Plus tard, ce sont les jumeaux qui se joignirent au convoi, grâce aux seules belles paroles d'Harold à leurs oreilles.

Sauf que…

« ''Casser des trucs'' qu'il disait… Tu aurais pu nous prévenir que c'était des cailloux !

- J'ai essayé mais vous avez plongé dans la charrette avant que j'en aie eu le temps… »

Le ton tout à fait innocent de l'auburn fit rager Kranedur qui se vengea sur le minerai à ses pieds à grands coups de pioche. Le pauvre n'en demandait pas tant.

Harold lui se permit un sourire, rendre les jumeaux énervés n'était pas à la porté de n'importe qui, heureusement qu'en matière de prise de tête Titus avait été là.

« Tu savais qu'ils nous accompagneraient si tu disais ça. »

La voix d'Astrid dans son dos le fit se retourner, la tête de la pioche au sol et sa main épongeant le film de transpiration qui commençait à s'installer.

« On avait besoin de main d'œuvre, répondit-il.

- Vous auriez fait comment si personne n'était venu ? Sourit-elle.

- On y aurait passé la nuit.

- Super plan.

- Ouais et comme tu peux l'imaginer, passer la nuit en tête à tête avec Gueulfor ne m'enchantait pas plus que ça.

- Pauvre chéri. »

Harold leva les yeux au ciel, bientôt suivis par la pioche qui alla ensuite frapper avec force le minerai devant lui.

La place dans le tunnel ne permettait qu'à deux personnes de travailler ensemble. Deux personnes de diamètre normal s'entend, Varek ne correspondant pas au critère, il se chargeait de déposer les minerais extraits sur le chariot. Gueulfor et Rustik avait pris le premier tour et se retrouvaient maintenant au tri pendant que les filles sortaient les minerais du tunnel. Cela faisait déjà plusieurs heures qu'ils s'y trouvaient et tous commençaient déjà à perdre patience.

Les tueurs de dragons n'étaient pas habitués à ce genre de travaux. Eux ce qu'ils faisaient, c'était du massacre ou de l'attente de massacre. Pas du tapage de cailloux.

Non, surtout pas du tapage de cailloux.

Et franchement, si Krane et Kogne n'arrêtaient pas de se plaindre dans les dix minutes à venir, la pioche d'Harold irait vérifier si leur cerveau s'était bien séparé en deux à leur naissance.

« La pause ! Venez manger ! »

Il était un scientifique incompris.

Harold regarda du coin de l'œil le jumeau mâle hurler de bonheur avant de courir vers la sortie, talonnant de très près sa sœur qui hurlait tout aussi fort. Astrid lui renvoya un sourire désolé avant de les suivre, l'auburn derrière elle.

De retour sous le ciel de Beurk, Harold à la fois grimaça sous la force du soleil et frissonna sous la fraicheur glacée du vent. Il se baissa pour ramasser son haut délaissé plus tôt sur le sol et s'assit autour du feu que son ancien mentor avait allumé pour faire cuire les victuailles qu'ils avaient emportées.

Les Hooligans parlaient joyeusement – lorsqu'enfin les jumeaux arrêtèrent de les maudire jusqu'à la énième génération et que Rustik se dérida un peu – de tout et de rien. Tournées principalement autour des dragons, Harold se délaissa rapidement des conversations et délaissa sa viande de sa coupelle pour inspecter le minerai du chariot. Auparavant il aurait pu s'enfuir en toute discrétion, tranquillement, sans que personne ne le remarque.

Mais il ne le sut que trop tard, c'était lui le centre d'attention général.

« Tu t'ennuies Harold ? Demanda Gueulfor.

- … Je travaille.

- On a déjà travaillé ! S'exclama Kognedure, outrée. Maintenant c'est détente…

- Et bien détendez-vous, moi je me suis reposé pendant assez de semaines.

- Peut-être qu'on devrait parler d'un truc qui lui plairait ? Demanda gentiment Varek en engouffrant son troisième poulet.

- … Métal ? Fit Astrid.

- Rien qui soit en rapport avec les cailloux, je vous préviens… Menaça Rustik au bord de la crise de nerf.

- La botanique ?

- La castagne !

- Les inventions ?

- Les femmes ! »

Même Harold, qui pourtant n'écoutait plus que – très – distraitement la discussion de la petite troupe, tourna la tête de surprise pour regarder avec des yeux incrédules Kranedur qui avait levé les poings vers le ciel. Les autres n'étaient pas en reste mais c'est sa sœur qui se reprit le plus vite – la force de l'habitude – et frappa son frère sur l'épaule.

« Mais t'es vraiment pas bien toi !

- Mais quoi ?! C'est quoi le problème ?

- Le problème c'est qu'on est là imbécile !

- Ouais je sais…

- Astrid et moi crétin !

- On parle pas de filles devant les filles, c'est pas très gentil… Tenta Varek de son côté.

- Mais ça pourrait être intéressant ! Se défendit Kranedur. Vu comment il est, il a sûrement eu d'autres filles avant Astrid non ? »

La totalité de l'assemblée se figea aux mots du jumeau. Les yeux se tournèrent comme un vers le sujet de l'attention général désormais qui lui, restait figé, son morceau de minerai en main. Il se tourna lentement pour poser son regard sur l'abruti qui décidemment, boufferait de la pioche avant le soir.

« Pardon ? Réussit-il à dire.

- Oh tu vas pas me faire croire qu'il n'y avait personne avant ?! Impossible !

- Outre le fait que je sois « flatté » par cette remarque, on va arrêter là tout de suite cette discussion.

- Certainement pas ! »

Cette fois, il leva les yeux au ciel. Les deux jumeaux s'étaient mis sur la même longueur d'onde.

Tatala, il était mort.

« Non sérieusement, t'as déjà eu quelqu'un là-bas ?!

- Elle était jolie ? Sourit en coin Gueulfor qui reprenait vie après l'annonce assez brutale de la possibilité d'une vie sentimentale du garçon pendant ces cinq dernières années.

- Je parie qu'il n'a pas osé aller très loin… Ricana Rustik dans une grimace moqueuse.

- Allez répond Harold ! Supplia la jumelle.

- Non mais vous êtes vraiment sérieux là ? Fit le jeune homme, dépité. C'est sûrement le dernier truc dont j'ai envie de parler et je ne vais certainement pas le faire devant les filles ! Et surtout pas Astrid au passage.

- Je voudrais bien savoir moi. »

Harold en lâcha sa pierre. Il coula un regard désespéré vers la blonde qui n'avait encore pipé mot et qui maintenant le défiait en souriant.

Pas de jalousie. Pas de colère. Juste de la curiosité. Ce qu'il avait fait avant n'avait rien à voir avec elle, donc elle ne voyait pas le problème.

Et c'était bien ça le problème.

« Non. Non je ne vais pas en parler.

- Oh steuplait !

- N'insiste pas Kogne… Commença à gronder le garçon.

- Allez Harold, fit la blonde en étirant son sourire.

- Mais qu'est-ce que- ! Mais mince à la fin ! Mais qu'est-ce que ça peut vous faire ?!

- T'occupes et parle. » Fit Rustik.

Harold leva les yeux au ciel. Astrid – non sérieusement, Astrid ? Vraiment ? – et la totalité de la bande, plus un Gueulfor avec le sourire jusqu'aux oreilles lui demandaient un truc pareil.

Il était certain que Mildew pourrait s'arranger pour lui trouver un bateau. Histoire de s'enfuir. Loin.

Très loin.

D'un geste las et agacé à la fois, le jeune homme ramassa un minerai.

« Les choses… sont différentes là-bas. »

Le ton qu'il avait employé eu le mérite de calmer les ardeurs de la bande.

« Les gens… ne sont pas traités de la même manière. Et même parmi ceux qui n'ont droit à rien, il y a une hiérarchie. Dont j'ai fini par être le sommet. »

Il frappa un grand coup sur le minerai qui se brisa. Il ramassa les morceaux pour les remettre dans le chariot et en pris un autre, plus gros encore.

« Vous savez pas ce que c'est. L'Arène. Les hurlements des spectateurs. Le sable dans les yeux. Le soleil sur la peau. L'odeur du sang. Et l'excitation qui parcourt le corps. Cette excitation, quand on sort de l'Arène, elle vient avec nous. »

Une nouvelle fois, il frappa de toutes ses forces sur la pierre. Astrid déglutit.

« Alors quand on est dehors… Il faut s'en débarrasser. On n'a pas tous les mêmes méthodes. Y'en a qui se noie dans l'alcool. D'autres qui continuent à chercher le sang. Je tapais du fer sur une enclume avant. Mais ça ne suffisait pas toujours. »

Harold glissa son regard vers celui d'Astrid.

« Et j'avais pas toujours de l'eau glacée à proximité. »

Le souvenir de la petite trempette du jeune homme dans la marre d'eau gelée aux côtés d'un gamin braillard lui revint en mémoire.

Titus lui avait expliqué. On ne se débarrassait pas de la Mort Rouge aussi facilement.

« Et même lorsqu'on est enfin calmé, les images restes. Tout le sang. La mort. Et on veut s'éclaircir s'esprit. Y'avait pas mal de moyen mis à disposition pour les gladiateurs comme moi. Mais le plus simple c'était les filles. »

Un autre caillou.

« Elles n'avaient aucun droit, aucune famille, rien du tout. Des esclaves. Pour d'autres esclaves comme moi qui avaient un peu plus de droits et de valeur. »

Un coup.

Harold ramassa d'un regard absent les restes des pierres éparpillées, priant pour que ça suffisent à la troupe.

« T'en as eu plusieurs ? »

Apparemment non. L'auburn soupira.

« J'ai… pas tellement compté. C'était pas… des corps. Juste… un moyen de décharger la pression. »

Un certain malaise s'installa parmi la troupe qui commença à se jeter des regards en coin. Seule Astrid resta fixée sur le garçon, neutre et pas vraiment choquée.

Elle le savait. Titus lui avait déjà expliqué dans les grandes lignes ce que lui faisait. Ce que les « distractions des distractions » faisaient. Elle savait qu'Harold y avait eu recours. Et elle comprenait pourquoi après l'avoir vu sortir de l'un des ces combats d'Arène.

« Comment tu les choisissais ? »

La question sembla dépasser les limites d'Harold. Le minerai qu'il avait dans la main vint s'écraser sur le visage de Kranedur qui atterrit sur le sol dans un cri.

« Ah ! Je suis vraiment beaucoup blessé !

- Je vais cherchais du bois. »

Astrid et le reste du groupe regardèrent l'auburn s'enfoncer rageusement dans le bois qui longeait les rebords de la montagne. La guerrière bondit sans un mot à sa suite, non sans jeter le reste de son repas sur le visage déjà amoché du jumeau qui hurla.

« Mais c'est fini oui ?! »

Sa sœur ne fut apparemment pas de cet avis.

La Hofferson n'eut pas beaucoup mal à retrouver le garçon cette fois. Il se contentait de ramasser le bois qu'il trouvait sur le sol, sans chercher à se cacher comme il l'avait fait ces dernières semaines. Mais il gardait le visage baissé, son regard le plus loin possible de celui d'Astrid.

Elle soupira. La petite ouverture dans le cœur d'Harold qu'elle et la bande avait réussie à ouvrir c'était refermée aussi sec. Elle devait penser à s'occuper de ce masochiste plus tard.

« Harold, tu connais Kranedur. Il ne pensait pas à mal, c'est juste un idiot fini.

- Le problème Astrid, c'est que non, je ne le connais pas aussi bien que toi. »

Très bien. Une allusion subtile à ce qu'il avait vécu pendant ces cinq années passées loin du village, ça faisait longtemps. La conversation commençait – très – mal.

« Il ne comprend pas ce que tu as pu vivre et dans quelles conditions, dit-elle doucement, diplomate pour une fois. Leurs capacités de réflexion ont déjà été dépassées au moment de passer aux additions !

- C'est pas ça le problème, répliqua-t-il.

- Alors quoi ? Parler des filles que tu as connues ? J'étais déjà au courant et tu le sais !

- Mais peut-être que je n'ai pas envie de parler de cette partie de ma vie dont je ne suis pas fier ! J'ai déjà assez peu de choses dont je suis fier dans ma vie, j'ai pas envie de parler de ce qui est le pire ! »

Harold s'était redressé et s'était invectivé en levant les bras. Désormais ses bras étaient retombés le long de son corps et il détournait le visage.

Il avait honte. Honte de ce qu'il avait fait. Honte d'avoir fait comme tous les autres.

Honte d'avoir recouru à ça.

« Harold… » Murmura Astrid.

Elle s'approcha doucement de lui. Il y avait une manière de l'approcher, c'est quelque chose qu'elle avait appris rapidement en l'observant et en regardant Titus. Harold était toujours sur le qui-vive, les yeux partout et les sens affutés. Une petite surprise et sa gorge serait prise en étau par ses mains puissantes de forgeron. Il fallait arriver doucement, dans son champ de vision, sans hostilité aucune.

Harold était un animal traqué.

Astrid tenta de poser ses mains sur les siennes mais il se déroba. D'abord surprise, elle se rapprocha ensuite encore de lui en scrutant son visage.

« De quoi as-tu aussi honte Harold ? »

Ses traits s'étaient fermés mais ce n'était plus assez pour l'œil expert de la blonde qui continua son observation.

« Réponds-moi Harold. De quoi as-tu honte ? »

Elle le vit serrer les dents avant de fermer les yeux. Gagné.

« Elles… Même si… pour moi elles n'avaient pas de visage… Je… Je ne les choisissais pas au hasard. »

Il s'était reculé et détournait les yeux tout en se baissant pour ramasser une énième bûche qu'il déposa sur le tas.

« Kranedur avait raison. Il y avait… un critère. »

Astrid haussa un sourcil. Un critère ? Elle ne pensait pas que c'était la dernière phrase de l'imbécile de service numéro un ex aequo avec sa sœur qui avait ravivé la flamme de la honte dans le cœur d'Harold. Et encore moins que ce dernier avait des critères de sélection des femmes.

Elle était – très – loin de s'en douter.

« Un… critère ? Répéta-t-elle.

- Oui, fin de la discussion maintenant, d'accord ?

- Si tu crois que tu vas t'en tirer comme ça, tu te fourres ta pioche dans l'œil et jusqu'au coude. C'est quoi le critère ?

- Que ?! Sérieusement ? J'ai pas envie d'en parler.

- Je veux savoir ! Est-ce que je le remplis ?

- Stop ! Satis !

- On ne partira pas d'ici avant que je sache, t'en as trop dit ou pas assez !

- Non !

- Tu vas me dire ou je te force à le faire !

- Mais c'est pas vrai…

- C'est quoi ce critère ?

- Mais c'était toi le critère ! »

A peine les mots sortis de sa bouche, le jeune homme prit une expression désespérée et se prit l'arête du nez en marmonnant des mots incompréhensibles pour la blonde. Sans doute encore la langue qu'il avait laissé échapper plus tôt.

Astrid elle, le regardait choquée. Elle papillonna un instant des yeux avant de se reprendre et de chercher une signification autre à ce qu'elle avait entendu de la bouche du garçon. Mais elle ne trouvait pas grand-chose encore.

« Hum… Comment ça… je suis le critère ? »

Elle entendit l'auburn soupirer avant que sa main ne retombe le long de son corps. Ses yeux étaient toujours tournés vers le côté, évitant le plus possible le regard de la femme devant lui.

« Y'a toujours pas moyen de terminer cette discussion là ?

- Pas la moindre. Réponds.

- Très bien… J'ai… J'ai toujours eu plus ou moins le béguin pour toi avant. »

Sous les yeux plus que choqués d'Astrid, Harold commençait à rougir. Quelque chose qui n'allait pas du tout avec le personnage. Même si c'était très léger.

« Et lorsque j'étais là-bas… Je pensais toujours à toi. C'était stupide et enfantin mais… l'une des rares choses qui me permettait de rester humain, c'était toi, alors que les visages de tous les autres avaient disparu. Alors, même si je ne regardais pas ceux des esclaves… il fallait qu'elles soient blondes. C'était… comme ça. »

Alors c'était ça. Harold avait honte de ça. De s'être servi du souvenir d'Astrid de cette manière. Et pourtant, elle n'arrivait pas à lui en vouloir. Elle ne pouvait pas lui en vouloir.

Car pendant qu'il se battait pour rester humain grâce à son souvenir, elle avait cherché à l'oublier, à l'occulter complètement de sa mémoire.

Elle avait tenté de faire disparaître cet être inutile de ses pensées quand lui se raccrochait comme il pouvait à elle.

Ce fut au tour d'Astrid d'avoir honte.

« Désolé. »

Le murmure d'Harold prit Astrid de court qui balbutia quelques mots inintelligibles – même pour elle – avant de lever les bras en signe de négation.

« Non… Non tu n'as pas à t'excuser. Ce n'est pas… pas grave. Personne… n'a le droit de t'en vouloir pour ça.

- Sauf peut-être elles, fit-il en se grattant la petite cicatrice qu'il avait au menton.

- Sauf peut-être elles. » Répéta la blonde dans un petit rire.

Un silence gênant s'installa entre les deux jeunes gens. Leurs hontes respectives les enracinant dans un discours imprononçables pour les deux.

Astrid comprit à cet instant pourquoi le garçon cherchait absolument à éviter cette conversation. Mais était heureuse de l'avoir eu. Parce que malgré lui, Harold se dévoilait petit à petit. Peu à peu il renaissait. Il commençait enfin à reconnaître que le petit garçon qui vivait auparavant dans ce village était lui.

Elle se demanda qui avait été le plus choqué des deux lorsqu'ils s'étaient reconnus dans cette cellule, sur l'Île d'Alvin le Traître.

Lui, qui avait passé ses cinq dernières années à se raccrocher à son souvenir pour ne pas sombrer ?

Ou elle, qui pensait l'avoir oublié mais le reconnu tout de suite dans la pénombre de cette cellule ?

Parce qu'elle l'avait reconnu tout de suite. Le garçon qu'elle pensait avoir faire disparaître de ses pensées avait fait une arrivée brutale et elle l'avait reconnu.

Alors qu'aucun autre du village ne le fit lorsqu'ils vinrent prendre d'assaut la forteresse des Bannis.

Pas même son propre père.

« Harold, commença-t-elle. Ce n'est pas-

- HILDAAAAAA ! »

Les deux jeunes gens se figèrent. Harold tourna la tête les sourcils froncés tandis qu'Astrid regarda par-dessus l'épaule du garçon.

« Hildegarde ? » Murmura-t-elle.

Ils se regardèrent quelques secondes avant de commencer à courir vers la voix qui continuait à hurler le nom de la petite Viking. Passés les arbres, ils débouchèrent sur la rivière en pleine crue avec le redoux où une femme Viking se tenait la jambe en grimaçant et hurlant vers les remous importants de la rivière.

« Qu'est-ce qui se passe ? S'écria Astrid.

- Hilda ! Elle est tombée dans la rivière ! »

La blonde retient une acclamation de stupeur. La seconde d'après, Harold et elle courait à vive allure sur les bords de la rive.

Astrid avait lâché sa hache mais peinait à suivre le rythme du garçon qui s'envolait de pierre en pierre sans ralentir l'allure. Ils mirent de longues secondes à la trouver mais enfin, ils parvinrent à voir une petite tête brune à travers l'eau vive, quelques mètres loin. Ils accélérèrent mais ne parvinrent toujours pas à dépasser la pauvre petite.

« Harold ! Hurla Astrid. Devant ! »

L'auburn releva un peu la tête. Plus loin, le courant était encore plus fort que maintenant et selon ses souvenirs, la profondeur aussi. La petite allait se noyer avant même qu'ils ne puissent la rattraper. Ils ne parviendraient jamais à la dépasser. Pas comme ça.

Pas le choix apparemment.

Harold redoubla d'effort, laissant par la même une Astrid essoufflée et incapable de suivre le rythme derrière lui. Il sauta par-dessus les rochers qui longeaient la rive au fort courant. Chaque pas, chaque saut le rapprocha de la petite fille qui se noyait jusqu'à ce que dans un dernier effort, il plongea.

L'eau glacée le frappa d'un coup, comme un millier d'épingles qui s'enfoncèrent dans sa peau au même instant. Ses sens en furent comme décuplés, largement conscient de ce qui lui arrivait Harold mais resta un instant tétanisé avant de se reprendre.

Il n'avait pas le temps.

Harold rouvrit les yeux qu'il ne se souvenait pas d'avoir fermé et bougea enfin.

Il nagea sous l'eau de toutes ses forces, évitant de justesse les pierres coupantes affinées par le courant. Puis enfin, après avoir repris son souffle à la surface, il la vit. La petite Viking qui se débattait comme elle pouvait parmi les tourbillons d'eau glacée. Il replongea, pour mieux remonter à la surface, la petite dans les bras.

Il la maintient à la surface comme il put, sacrifiant par la même son propre souffle. Entre deux inspirations forcées et difficiles, Harold vit les remous devenir plus intenses encore et les roches se faire plus coupantes.

Comme s'il avait le choix de toute façon.

Il plaqua le petit corps d'Hildegarde contre le sien, les maintenant tous les deux à la surface par des efforts démesurés et tenta d'attraper les roches qui longeait la rive. Rien n'y fit, le courant était trop fort et lorsqu'il arrivait par chance à en agripper un, il lui échappait après quelques secondes en lui entaillant les doigts et la paume de la main. Il était incapable de s'accrocher assez longtemps pour juste déposer la petite.

Merde. Ça se passait mal.

Pour en rajouter, le courant devenait de plus en plus fort et bientôt, il lui fut incapable de les maintenir tous les deux à la surface. Comme il pouvait, Harold forçait la petite à garder la tête hors de l'eau mais il ne savait pas combien de temps il tiendrait comme ça.

Ses côtes lui faisaient mal.

L'eau lui engourdissait les muscles.

L'air manquait dans ses poumons.

Est-ce que sa situation pouvait être pire que maintenant ?

Un remous de plus lui fit presque perdre sa prise sur le corps de la toute jeune Viking. Seuls ses doigts le raccrochèrent à sa tunique et dans un élan de panique, il plaqua à nouveau le petit corps contre lui, incapable de la soulever à nouveau.

Là non, il ne voyait pas comment ça pouvait être pire.

Dans l'infime espoir d'attraper quelque chose, il leva un bras hors de l'eau qui battit l'air à la surface.

C'était stupide. Il était toujours stupide lorsque ça concernait Beurk. Il le savait pourtant.

Ça faisait cinq ans qu'il continuait d'être stupide au sujet de ce village.

Et il ne savait même pas pourquoi.

L'air commençant douloureusement à manquer, Harold commença doucement à cesser de se débattre. C'était trop dur. L'eau était trop froide.

Plus d'air.

Plus d'énergie.

Son bras à la surface, commença lentement à retomber dans l'eau.

Il n'avait rien pu faire.

Il n'avait même pas pu sauver une petite fille.

Après toutes ces années.

Merde.

Soudain, Harold sentit son bras férocement agrippé, des lames aiguisées s'enfonçant dans sa chair jusqu'au sang. Il se sentit propulsé hors de l'eau sans qu'il ne comprenne pourquoi mais d'un élan de conscience, il eut juste le temps de se tourner pour atterrir douloureusement sur la rive de pierre, protégeant Hilda de son corps.

La joue contre le sable, Harold cracha des gerbes d'eau et inspira profondément lorsqu'enfin il put libérer ses poumons. Il entendit la petite faire de même contre son torse et le Banni enfoui sa tête dans ses cheveux.

Ils étaient en vie. Tous les deux.

Il sentit son cœur ralentir lorsqu'il sentit sur le haut de son crâne, un souffle chaud qui fit s'envoler ses cheveux. Il n'avait pas besoin de lever la tête pour savoir.

Harold savait.

« HAROLD ! »

Aussi vite qu'il était apparut, le souffle disparut de sa nuque. Après quelques secondes, le jeune homme vit le visage de la blonde au dessus du sien, ses traits tirés par l'inquiétude.

« Est-ce que ça va ?!

- Je… vais… bien, plus ou moins…

- Hilda ?! »

La toute jeune Viking commençait doucement à pleurer dans les bras du Banni qui força ses mains à glisser le long de son dos dans un geste rassurant. Il frissonna lorsque l'eau qui impreignait ses vêtements et les siens laissa le froid environnant lui infliger une morsure glaciale. Il sentit dans ses bras la petite trembler de froid elle aussi.

« Faut la réchauffer… » Se força-t-il à parler.

Il parvient à se mettre sur son séant et se décolla doucement de la petite fille qui pleurait encore abondamment. Il vit du coin de l'œil la blonde ôter sa veste pour la précipiter sur les épaules de la Viking pour ensuite la prendre dans ses bras. Harold lui, claqua des dents en enlevant prestement le haut trop grand pour lui et imbibé d'eau. Astrid le regarda, un air mi-sceptique, mi-amusé sur le visage.

« Je croyais que t'aimais l'eau glacé…

- Haha, mort de rire Astrid. Tu me préviens la prochaine fois que tu prendras des cours avec les jumeaux, d'accord ?

- On a froid peut-être ? Sourit-elle.

- S'il te plait, plus aucun-

- Hildegarde ! »

La voix fit sursauter les deux jeunes gens. Le visage d'Harold s'assombrit tandis qu'Astrid commença derechef à grimacer et elle vit sans surprise l'auburn faire volte-face pour s'éloigner à grands pas.

Un peu plus loin au bord de la rive, Stoick et quelques autres hommes arrivaient en courant vers la blonde.

« Astrid ! Se précipita le Chef du village. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?! Hilda !

- Elle va bien, elle a failli se noyer mais Harold l'a sauvée à temps. Il faut qu'elle se réchauffe ! »

Astrid vit son Chef tourner la tête vers son fils. Elle voulu l'en empêcher mais avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, le vieux Viking courait déjà après son fils.

« Harold ! »

L'auburn l'ignora royalement, les yeux rivés sur le sol, les bras autour de son torse nu.

« Harold attends s'il te plait ! »

Les pas du dit jeune homme s'accélérèrent mais Stoick le rattrapa enfin pour l'attraper par l'épaule. Et sans qu'il ne comprenne comment, le chef de Beurk se retrouva avec une entaille longue comme un doigt sur le dessus de sa main. Il regarda avec stupeur son fils qui s'était éloigné d'un bond, une lame dans la main, dans une position de défense qu'il ne connaissait pas mais surtout...

Les yeux d'une bête traquée sur le visage.

Ces yeux verts braqués sur son cou.

Il n'avait toujours pas le droit de croiser le regard de son fils.

Il s'y attendait.

« Ne. Me. Touche. Pas, siffla le garçon.

- Harold s'il te plait, est-ce qu'on pourrait… Tenta Stoick en avançant d'un pas.

- Ne t'approche pas ! »

Le Haddock ne put que s'arrêter et observer son seul fils qui brandissait toujours l'arme, une simple lame de poignard sans même un manche dans la main, cachée visiblement dans sa botte. Le torse malmené du jeune homme s'élevait à un rythme effréné et le vieux Viking vit avec effroi la chair de poule se transformer en frisson de terreur.

Non, son fils ne le haïssait pas pour ce qu'il avait fait.

Il avait peur de lui.

Le sang qui doucement commençait à s'écouler le long du bras tatoué de son fils le ramena à la réalité.

« Comment… tu t'es procuré ça ?

- J'ai passé cinq années à tailler en pièce des mecs aussi épais que toi, tu n'imagines quant même pas que je serais partie de la forge sans une arme ?!

- D'accord, d'accord… Mais calme-toi s'il te plaît… Je veux juste qu'on discute.

- Je n'ai rien à voir avec toi, rien du tout, fiche-moi la paix.

- Je t'en prie…

- Harold ! »

Le visage d'Astrid apparut devant celui du jeune homme qui sentit sa respiration cesser. Elle avait les deux mains sur la lame, les yeux à seulement quelques centimètres des siens.

Il ne l'avait pas vu arriver.

Il ne l'avait pas entendu arriver.

Les quelques centimètres qui l'avaient fait se confronter à son père l'avait fait oublier absolument tout ce qui l'entourait. L'avait fait oublier toutes ses années d'entraînements et de combats.

Son adversaire s'était résumé à son père.

Il aurait pu le tuer.

« Harold ça suffit, entendit-il. On rentre. »

Il sentit sa main ensanglantée prise dans l'étau de la blonde et trainée de force derrière elle, sans qu'il ne cherche à se débattre.

Son monde s'était résumé à son père.

Et Astrid l'avait brisé à son arrivée.


Fin du chapitre ! Youhou !

Et bien j'espère que ce chapitre vous aura allégé la rentrée, moi, ce sont vos reviews qui l'allégeront je compte sur vous ! (parce que là ça commence déjà trop fort T.T) Donc : Réclamations, questions, commentaires avec le petit bouton bleu !

A la semaine prochaine pour la suite !