Je vais répondre à mes reviewers d'un seul coup étant donné que vous m'avez tous dit à peu près la même chose :
Tout d'abord, merci d'avoir donné votre avis, ça me touche beaucoup! Je suis vraiment contente que vous aimiez Blaise (qui est un personnage que j'adore presque plus que Drago, c'est dire!) tout comme je suis contente de voir que vous vous interrogez sur la romance à venir (ce qui est une preuve, je pense, que j'ai réussi à vous accrocher à l'histoire un minimum!). Voilà la suite de l'histoire, j'espère qu'elle vous plaira et que vous n'oublierez pas de me laisser votre si précieux avis!
Bisous :)
L'auteure
Elle ne savait plus quel jour on était. Quant à l'heure, n'en parlons pas. Mais ce dont elle était sûre c'est qu'elle n'avait jamais aussi bien dormi. Elle attendit quelques minutes, fixant le plafond d'un air rêveur puis décida de se lever. A peine cette idée avait-elle germé dans son esprit que Blaise entra pour lui demander si elle voulait manger quelque-chose.
- J'arrive, lui répondit-elle.
- Tu… tu es sûre ?
- Mais oui, je ne suis pas en sucre !, protesta t-elle en souriant.
L'inquiétude de Blaise l'amusait et la réconfortait. Personne n'avait jamais été si gentil avec elle sans rien attendre en retour.
- Très bien. Lève-toi doucement. Je t'ai mis des vêtements sur la chaise, à tout à l'heure.
Bien décidée à aller rejoindre Blaise, la jeune fille commença par ôter les draps et couvertures qui se trouvaient sur elle. Toujours allongée, Hermione commença par soulever une de ses jambes encore engourdies, puis la deuxième, puis les reposa doucement sur le lit. Ça allait, la douleur avait presque disparue. Courageusement, elle plia ses jambes et se redressa afin de s'asseoir en tailleur sur le lit. Sa tête lui faisait toujours mal mais c'était largement supportable. Elle finit donc par se mettre debout et se dirigea sur ses jambes encore flageolantes, vers la chaise. Au bout d'un quart d'heure, elle avait enfilé les vêtements, qui appartenaient sûrement à Blaise vu la taille, et se dirigeait coûte que coûte vers la porte. Elle trouva la cuisine sans trop de difficulté grâce à l'odeur de soupe à la tomate.
Lorsqu'elle arriva dans la cuisine, Blaise se précipita vers elle et lui offrit une chaise. Touchée par une si délicate attention, Hermione le remercia ce qui fit rougir le jeune-homme.
Blaise lui offrit un bol de soupe et l'observa tandis qu'elle mangeait. Elle avait l'air d'un fantôme.
- Blaise, qu'est-ce que tu fais ?
Il la dévisagea un instant sans comprendre le sens de sa question.
- Dans la vie je veux dire, rectifia-t-elle, apercevant la lueur d'incompréhension dans son regard.
- Je cire des chaussures, dit-il avec un rire nerveux, pitoyable n'est-ce pas ?
Elle rit. Elle avait un magnifique rire.
- Je suis femme de ménage. Pitoyable n'est-ce pas ?
Blaise lui sourit d'un air entendu et ils se turent. Ils n'étaient pas très bavards. Il faut dire qu'ils n'avaient plus l'habitude de partager leurs repas.
Au bout de quelques minutes, ce fut Blaise qui rompit le silence.
- Hermione, qu'est-ce qu'il t'est arrivé ?
Nouveau silence.
- Tu n'es pas obligée de me le dire.
- Ma vie a dérapé.
Encore un silence. Elle n'en dirait pas plus.
- Et toi ?
- J'ai eu de la chance.
Hermione regarda Blaise un instant, attendant qu'il continue, ce qu'il fit :
- Toute ma famille est morte pendant la guerre. Et comme ils n'avaient pas eu le temps de dire qu'ils me détestaient, j'ai reçu tout ce qu'ils avaient possédé. J'ai vendu le manoir, trop de mauvais souvenirs, et je vis maintenant dans l'appartement de ma grand-tante. En quelque sorte, c'est grâce à eux que je suis en vie. Je ne m'en serais jamais sorti tout seul avec mon salaire de misère.
- Pourquoi tu as quitté le monde des sorciers ?
- Je n'en pouvais plus. Je ne voulais plus de cette magie qui avait fait tant de morts. Sans Drago et Pansy, je crois que je n'aurais jamais réussi à me remettre de la guerre…
Ils se regardèrent un instant et Blaise vit qu'elle comprenait. Elle aussi en avait souffert.
- Blaise ?
- Oui…
- Qu'est-ce que tu as fait pendant cette guerre ? demanda-t-elle timidement
Blaise ne répondit pas mais ses yeux se voilèrent d'une douloureuse tristesse.
- Ne le dis pas. Ça n'a plus d'importance, maintenant, tu es mon ange gardien.
Blaise eut un sourire triste et lui serra tendrement la main. Ils ne dirent plus rien et le métis se contenta de regarder tristement Hermione en train de manger. Un jour songea-t-il, ils seraient de vrais amis, pas juste un ange gardien et une malheureuse, et ce jour-là, il lui raconterait toute l'histoire.
Quelques minutes plus tard, Blaise se leva. Il devait aller travailler. Il donna à Hermione ses médicaments avec l'ordonnance, lui recommanda de bien se reposer et l'assura qu'il passerait la voir le soir même.
Hermione acquiesça et le remercia une fois de plus.
Hermione passa toute l'après-midi assise sur le canapé, un livre entre les mains.
Fatiguée, elle le reposa sur le côté et leva les yeux, l'esprit encore embrumé. Elle sursauta et ne put s'empêcher de pousser un petit cri de terreur.
Drago Malefoy, le prince de glace, la fixait de ses yeux malveillants.
- Qu'est-ce que tu fous ici ?
- Euh… Je… C'est Blaise qui…
- Ta gueule. Attend-moi ici et ne t'avises surtout pas de bouger.
Et il sortit. Terrifiée, Hermione n'osa pas bouger d'un seul millimètre. De là où elle se trouvait, elle entendit Drago composait un numéro sur son téléphone.
- Allô, Blaise ?
- Drago ?
- Pourquoi ya Granger sur mon canapé ? Que tu héberges des SDF, passe encore mais Granger ! T'as perdu la tête ou quoi ?
- Ce n'est pas le tien.
- Quoi ?
- Le canapé. Ce n'est pas le tien.
- Ok… Tu as perdu la tête.
- Laisse la tranquille.
- Tu as perdu la tête ?
Biiip biiip biiip
Blaise avait raccroché ! Drago n'en revenait pas. Pour avoir invité Granger chez lui et raccrocher au nez de Drago Malefoy dans la même journée, Blaise devait être soit fou, soit suicidaire !
- Granger, tu dégages de mon canapé !
- …
- Granger ? dit-il méchamment.
Une lueur de folie brillait dans ses yeux et Hermione sut qu'il serait parfaitement capable de lui faire du mal. Tout en gratifiant Drago Malefoy d'un regard mauvais, elle partit en toute hâte en direction de sa chambre. Elle n'y bougea pas de toute la soirée, trop terrifiée à l'idée de rencontrer une deuxième fois Mr Malefoy, et attendit patiemment que Blaise revienne.
La porte claqua. Blaise était rentré. Soulagée, Hermione se redressa et s'assit sur son lit. Dans la pièce d'à côté, elle entendit des éclats de voix. Drago.
- Blaise c'est une blague ! Granger ! La fille du Trio d'or ! La copine de Weasmoche ! Tu ne te rappelles pas ce qu'ils nous ont fait subir ou tu fais semblant d'oublier ! Dis moi que tu comptes virer cette fille et que ce n'était qu'une lubie passagère! Tu n'es pas Dieu bon sang, tu ne peux pas sauver tout le monde ! Et puis qu'est-ce qui t'as pris de me raccrocher au nez ? Tu sais pertinemment à quel point je déteste ça ! BLAISE !
- Drago..., tenta timidement Blaise.
Mais Drago ne s'arrêta pas, il continua de déverser un flot d'insultes et de menaces toutes plus horribles les unes que les autres. Sachant qu'il ne pourrait pas en placer une tant que son meilleur ami n'aurait pas dit tout ce qu'il avait sur le cœur, Blaise s'assit dans le canapé et attendit la fin des hostilités.
Drago fulminait. Malgré tout ce qu'il avait pu lui dire, son meilleur ami était resté inflexible. Pourtant, c'était Granger, la fille qui avait éloigné Pansy, leur meilleure amie! Blaise avait dit qu'il était temps de pardonner et que la vengeance n'était pas une solution. S'il voulait! Mais secourir Granger, ce n'était pas seulement pardonner, c'était fabriquer la corde pour se pendre! Le métis été même allé jusqu'à dire que s'il faisait du mal à sa protégée, il s'en irait de cette maison. C'était la première fois depuis qu'ils vivaient ensemble que Blaise utilisait cette menace. D'ailleurs c'était même la première fois qu'il osait le menacer. D'habitude, lors de ses moments de colère intense, Blaise ne disait rien. Il attendait que ça passe, tout simplement et finissait en général par opter pour un compromis qui les satisferaient tous les deux. Mais là, Blaise avait choisi son intérêt propre en négligeant totalement le sien.
Il devait être amoureux, pas d'autres explications. Pourtant, l'idée même de tomber amoureux de Granger, qui plus est dans un moment où elle n'était pas du tout à son avantage, lui paraissait invraisemblable...
Après sa dispute virulente avec Drago, Blaise décida d'aller voir Hermione comme il le lui avait promis. Il espérait secrètement que Drago ne lui avait rien fait et qu'elle était toujours en vie. Il toqua à la porte et entra. Il fut rassuré en voyant la jeune fille assise dans son lit, vivante.
- Blaise? Ça va?
Blaise acquiesça d'un signe de tête et la jeune fille poussa un soupir de soulagement.
- J'ai cru que vous alliez vous entretuer...
- J'y ai échappé de peu, dit-il avec un sourire.
- Les colères de Drago Malefoy sont légendaires mais je ne pensais pas que c'était aussi violent.
- D'habitude, ça l'est moins mais comme je lui ai répondu, il a été encore plus énervé.
- Qu'est-ce que tu lui as dit?
- Que tu étais ici chez toi et qu'il n'avait pas le droit de te faire de mal. S'il le fait, je le met à la porte.
- Blaise... C'est très gentil mais je vais rentrer chez moi... Je n'ai pas envie de vous séparer...
- Hermione, tu dois rester ici au moins une semaine pour reprendre tes forces! Et ce n'est pas négociable! dit-il d'une voix qui se voulait ferme.
Hermione sourit. Elle acquiesça doucement:
- Puisque ce n'est pas négociable...
Blaise lui rendit timidement son sourire puis s'enquit de sa santé. D'après elle, ça allait mieux. Toujours fatiguée, toujours des vertiges, toujours mal partout, mais tout cela semblait s'être calmé. Ils se souhaitèrent bonne nuit et Blaise sortit sans oublier de jeter un dernier regard tendre à sa protégée.
Lorsque Blaise partit au travail le lendemain matin, Hermione était bien décidée à ne pas se laisser faire par Drago Malefoy. Si elle devait vivre ici encore une semaine, il était hors de question que ce soit dans la peur de sortir de sa chambre!
Elle sut qu'il était dans le salon avant même de le voir. Au bruit. Les murs, les meubles, tout tremblaient sous l'intensité de la musique et un rire aigu C'était juste infernal. Et tellement vulgaire... Prenant sur elle même, Hermione se décida à demander calmement au grand Drago Malefoy et à sa pouffe de baisser le son. Bien entendu, le prince de glace ne lui répondit même pas, il se contenta de la regarder d'un de ses célèbres regards emprunt d'une méchanceté non dissimulée.
- C'est elle Drago? demanda la pouffe en gloussant, c'est elle la sang de bourbe?
Ce concentré de bêtise et de vulgarité la dégoûta au plus haut point.
- Oui c'est moi, lança t-elle avec un sourire mielleux. Tu baisses le son maintenant?
- Dégages, dit durement et froidement le blond avant de se retourner de nouveau vers la pouffe qui dansait en se déshabillant.
C'était donc là la seule réponse à laquelle elle aurait droit? Hermione vit rouge. Elle fusilla Drago du regard puis s'empara vivement de la chaîne Hifi qu'elle lança par la fenêtre. Elle lança ensuite un bloclang à la jeune effrontée et courut s'enfermer dans sa chambre.
Drago, visiblement très énervé, passa ses nerfs sur la porte et l'insulta de tous les noms possibles et inimaginables
De l'autre coté de la porte, Hermione, en larmes, se laissa tomber sur le sol et attendit que l'orage passe. Elle avait peur, elle ne pouvait le nier. Elle avait peur que la porte cède et qu'il ne la tue. Il fallait qu'elle parte. Peu importe Blaise et sa gentillesse, il le fallait. Car Drago Malefoy était un monstre et elle ne pourrait pas le supporter plus longtemps.
Au bout d'une demie heure, n'entendant plus de bruit, Hermione se risqua à sortir de sa chambre. Il était parti.
Quelqu'un sonnait à la porte. Hermione se demanda si elle devait ouvrir ou pas. Mais face à l'insistance de la personne, elle ne put que se résoudre à aller ouvrir, ne serait-ce que pour dire que les propriétaires des lieux étaient absents. Lorsqu'elle ouvrit la porte, la surprise fut de taille. Narcissa Malefoy se tenait sur le seuil de la porte. Elle était aussi belle que dans les souvenirs d'Hermione, mais elle semblait avoir perdu toute expression. Son visage qui se teintait autrefois d'arrogance et de supériorité était aujourd'hui habité par un vide alarmant. Ses yeux étaient perdus dans le lointain et elle souriait niaisement. De plus, elle avait les cheveux en désordre et une blouse d'hôpital en lambeaux, ce qui ruinait toute possibilité de mépris à l'égard d'Hermione. sans même attendre que la jeune femme le lui propose, Narcissa entra et s'assit dans le fauteuil en soupirant.
Elle regarda Hermione un instant.
- Il ne me semble pas vous avoir déjà vu. Qui êtes vous? Peut-être une amie de Drago, il n'ose jamais me les présenter. (Hermione songea que ce n'était pas plus mal, vu le niveau de ses "amies"). Vous savez, Drago est un enfant de la Lune. Je l'ai tant désiré! Son père ne voulait qu'un héritier pour dégnomer le jardin. Moi je voulais le bébé le plus beau du monde, un que je puisse aimer comme on aime un dieu, avec foi. Et la Lune m'a exaucée! Il peut parfois paraitre froid mais c'est juste son coté lunaire, en réalité, il est tendre et adorable. (Est-ce qu'on parlait bien de Malefoy?) Au fait, j'ai oublié de vous demander, comment vous appelez vous?
- Hermione, murmura t-elle.
- C'est très joli! Moi, je m'appelle Narcissa, comme Narcisse, celui qui est tombé amoureux de lui même mais en fille. C'est amusant, n'est-il pas? Pourtant, c'est à mon mari qu'urait du revenir ce prénom. Moi, je serais plutôt Echo, la nymphe qui aime sans retour.
Elle eut un petit sourire triste puis, tout à coup, se mit à rire.
- Vous savez, c'est étonnant comme les licornes peuvent s'être trompées! Elles m'avaient prédit l'arc en ciel mais c'est l'orage que j'ai eu. Pourtant, je ne leur en veut pas. Ce n'est pas totalement de leur faute, c'est peut-être moi qui ai tout gaché.
Et sur ces belles paroles pour le moins incompréhensibles, Narcissa Malefoy se mit à pleurer. Sa détresse toucha Hermione bien plus qu'elle ne l'aurait admis. Elle s'assit sur le fauteuil à ses cotés et la prit tendrement dans ses bras, caressant ses cheveux comme son père le faisait quand elle était petite. Elle n'aurait jamais imaginé qu'un jour, la froide Lady Malefoy serait à ce point dérangée pour venir lui parler voire même pour pleurer dans ses bras.
On sonna. Encore. A contre cœur, Hermione délaissa la pauvre femme pour aller ouvrir. C'était des médicomages. Apparemment, une de leur patiente atteinte de folie s'était enfuie et il y avait de forte chance qu'elle se trouve ici. Hermione comprit immédiatement de qui il s'agissait et regarda Narcissa douloureusement. Ils entrèrent. Lorsqu'elle les vit, Narcissa hurla.
- Je refuse, noooon, je ne veux pas retourner avec eux!
Ils s'approchèrent d'elle et avant qu'Hermione puisse les en empêcher, ils saisirent Narcissa Malefoy et l'entrainèrent avec eux.
- Laissez moi, je dois voir mon fils! Je l'aime! hurlait t-elle à s'en déchirer les cordes vocales, Noooooon! Ne les laissez pas me faire du mal!, demanda t-elle à Hermione le visage baigné de larmes.
Hermione, impuissante, regarda Narcissa Malefoy disparaitre. La souffrance de cette femme lui brisait le cœur. Ces gens ne la considéraient pas comme un être humain capable de sentiment. Narcissa Malefoy se résumait pour eux à ce seul et unique mot: folle.
Et ce qui semblait jusque là impossible arriva: Hermione eut mal pour lui. Elle plaint Drago Malefoy d'avoir à endurer le fardeau d'une mère emprisonnée par des gens qui ne voyaient d'elle que sa folie. Il était obligé de voir la première femme de sa vie, sa mère, sombrer petit à petit dans la déchéance et le malheur. Elle comprenait tout à coup ce qu'elle n'avait jamais comprit: Drago Malefoy souffrait et c'était surement cela qui le poussait à être si mauvais. Elle se souvint des paroles de son défunt père, lorsqu'elle lui avait demandé pourquoi il existait des méchants sur Terre. "On ne devient pas mauvais sans raison, il faut avoir suffisamment souffert pour vouloir faire ressentir aux autres votre douleur. Mais n'oublies pas Hermione, toute personne a un bon fond, il suffit qu'elle choisisse de le révéler."
Drago Malefoy était-il un monstre ou simplement quelqu'un que la vie avait blessé?
Review please :)
PS: Plus de 300 personnes ont vu mon histoire et seulement 7 reviews... Vous me décevez beaucoup les amis...
