Good Morning every body! Comment ça va vous?

Me revoilà pour le 9ème chapitre (si l'on ne compte pas le prologue)!

Un gros merci et un gros bisou à ma petite fleur adorée (Padmarosa pour les intimes) sans qui rien n'est jamais possible :)

Bonne lecture!


- Je vois que vous avez réussi avec succès la deuxième épreuve, à présent, passons à l'épreuve de l'eau, qui, comme vous vous en doutez, est l'élément caractéristique de Drago Malefoy. Avancez jeune homme.

Quittant la proximité rassurante de Blaise et d'Hermione, le blond s'avança lentement. Il jeta un dernier regard en arrière, priant silencieusement pour que ses deux compagnons ne participent pas à l'aventure. Ils avaient suffisamment souffert. Tout cela à cause de lui.

- Vous allez devoir affronter seul votre crainte la plus grande afin de récupérer, vous aussi, votre symbole. Vous ne devrez jamais vous arrêtez de marcher avant de l'avoir retrouvé. Êtes-vous prêts ?

Il ne dit rien mais son regard en disait long. Il était déterminé. Il vaincrait. Seul.

Alors, la porte se matérialisa pour la troisième fois et le jeune homme pénétra dans le monde des ténèbres. Il faisait noir, on n'y voyait pas plus loin que le bout de son nez. L'air lui-même était glacial et coupant. Le mal se faisait ressentir dans chacune des fibres de son corps.

Il avança, prenant sur lui pour ne pas faire marche arrière. Il marchait sans comprendre. Etait-ce cela sa plus grande crainte ? Le noir ? La solitude ?

Il marchait toujours.

Soudain, un cri déchirant se fit entendre. A sa droite, une lumière rouge s'alluma. Les cris se succédaient dans le noir. Drago savait à qui ils appartenaient. Il savait aussi qu'il ne devait pas s'arrêter. Tout cela n'était qu'illusion.

- Ne me tuez pas ! hurla la voix.

Ce cri déchira le cœur de Drago. C'était plus qu'il ne pouvait en supporter. Il détourna tête, écœuré, tandis qu'un cadavre roulait sur le sol, poignardé. Les larmes aux yeux, il continua sa marche funèbre, suivi par le rire démoniaque de Bellatrix Lestrange.


Hermione retint un cri de terreur. C'était Blaise qu'elle avait vu mourir sur cet écran, elle en mettrait sa main à couper. Il ou Elle lui avait réservé le châtiment le plus horrible, elle l'avait compris. Il verrait la destruction de tous ceux qui constituaient son monde. Et Blaise n'était que le prélude, la suite serait beaucoup plus horrible. Voyant son inquiétude, Blaise lui prit tendrement la main et la serra du plus fort qu'il put. Ils ne pouvaient rien faire pour Drago, il n'y avait plus qu'à espérer.


Drago avançait toujours dans le noir le plus complet. Les cris qu'il avait entendu, résonnaient encore dans son crâne mais il avançait, courageusement. Il savait que ce n'était pas fini. Il devait être prêt.

Il sentit une main caresser tendrement ses cheveux. Il ne put se retourner. Il avançait toujours, de plus en plus vite. La main se fit plus pressante, caressant de plus en plus rapidement les mèches blondes du jeune homme. Soudain, plus rien. Elle avait disparu.

Quelques secondes plus tard, une deuxième lumière rouge s'alluma, à sa droite, cette fois.

Sa mère se tenait debout et lui souriait. On aurait dit qu'elle l'encourageait à continuer. Drago répondit à son sourire, et, comme si il n'attendait que ce moment-là, Lucius surgit de nulle part et posa ses doigts fins sur le cou blanchâtre de son épouse.

- Tu m'as trahi … Pour lui … murmura-t-il en désignant Drago d'un mouvement de tête.

Il regarda sa femme un instant, dégouté et resserra un peu plus la prise sur son cou. Toujours en avançant, Drago contemplait la scène, tétanisé. Il ne pouvait détourner le regard. Sa mère allait mourir, par sa faute. Mais il n'avait pas le droit de s'arrêter. Il se devait d'aller jusqu'au bout.

- Tu l'as toujours aimé plus que de raison Narcissa et aujourd'hui, tu mourras, à cause de cet amour si fort! souffla Lucius d'un air dément.

Il lâcha brusquement sa femme qui tomba sur le sol dur. Elle releva la tête en grimaçant et contempla son époux avec pitié. Tant qu'à mourir, autant le faire avec dignité. Elle se redressa et sortit sa baguette, en bois d'aubépine et crin de licorne, de son fourreau. Narcissa foudroya des yeux l'homme qu'elle avait aimé si longtemps et elle leva sa baguette. Elle rayonnait d'une aura de puissance impressionnante. Elle était belle. Drago n'avait jamais vu sa mère de cette façon et sa grandeur le bouleversa. Il aurait voulu s'interposer entre ses parents pour sauver sa mère, cette femme qui l'aimait au point de donner sa vie pour lui, mais il savait qu'il ne le devait pas. Il y a eu un éclair de lumière verte et Narcissa s'effondra, foudroyée.

Drago avançait. Les larmes obscurcissaient sa vision mais il ne s'arrêta pas. Le rire infernal était remplacé par les injures de son père. Il fit de nouveau noir mais les horreurs ne s'arrêtaient pas. Le cœur de Drago battait à cent à l'heure dans sa poitrine et il aurait tout donné pour se l'arracher. Il ne voulait plus jamais ressentir une telle douleur. Il ne voulait pas voir la suite. Il savait qui il verrait et n'était pas sûre de pouvoir le supporter.

Malheureusement pour lui, la troisième et dernière lumière rouge s'alluma.


Lorsque la lumière couleur sang s'alluma pour la troisième face à Drago, Hermione sut qui se trouvait là. Cette femme en guenille debout devant Lord Voldemort, c'était elle. Aucun doute possible. Blaise resserra un peu plus son emprise sur ses doigts et regarda douloureusement le petit écran. Drago allait devoir voir la mort de la femme qu'il aimait. Et Blaise savait qu'il lui serait impossible de continuer. Car Drago était l'eau. S'il faisait figure de prince de glace et d'homme insensible, il était en réalité un flot continu de sentiments profonds et terriblement humains. Il ne pourrait pas avancer. Blaise le savait et il avait mal pour son ami.


Hermione … C'était elle. Elle se tenait face au Seigneur des Ténèbres, une lueur de défi dans le regard. Elle ne se rendrait pas. Elle était forte.

Son corps était couvert d'ecchymoses et de griffures, signe d'une lutte ardente pour la liberté. Même dans cet état, elle était belle. Elle n'avait plus rien de la jeune fille naïve de Poudlard. C'était une lionne et elle était prête à en découdre. Face à elle, le monstre sans nez souriait. Son air victorieux montrait qu'il n'avait aucun doute quant à l'issue de ce combat.

- Alors sang de bourbe, où se cache-t-il ?

- Je ne sais pas, dit-elle avec un sourire narquois.

- Tu es sûre ?

- Certaine.

- Tu sais que c'est à cause de son père que l'homme que tu aimes ignore tout de toi ? Que c'est à cause de lui qu'il t'a remplacé en tant que mère de son enfant ? A cause de ce chien ?

Drago comprit immédiatement. Ce qu'il venait de dire devait être la seule chose vraie de l'histoire. Même si cette scène ne s'était jamais passée, Hermione n'ayant jamais été torturée par le Seigneur des Ténèbres, le jeune blond était presque sûr que son père était à l'origine de toutes les souffrances d'Hermione. Il voulait effacer sa douleur. Il voulait effacer tout le mal que la famille Malefoy lui avait fait. Il voulait lui demander pardon à genoux pour le reste de ses jours. Mais il ne pouvait que la regarder mourir et continuer à avancer.


Hermione observa sa propre torture en silence. Non, elle ne savait pas. Elle ne savait pas que c'était Lucius qui avait lancé le sortilège maudit sur Ginevra avant aujourd'hui. C'était donc à cause du père de Drago que Ron et son entourage étaient persuadés que Zélodine était la fille de Lavande Brown… Ron… C'était à cause de ce monstre de Lucius Malefoy que Ron et toute sa famille portaient le deuil de sa femme et de sa fille… La pièce manquante venait de rejoindre le puzzle. Mais malgré tout, elle ne comprenait pas pourquoi Drago se sentait aussi mal. Il n'avait pas à regretter quoique ce soit. Ce n'était pas de sa faute. Il n'était pas son père…


La baguette du Lord se leva et une boule rougeâtre fusa, vers elle. La jeune fille tomba sur le sol en se tordant de douleur.

Elle planta son regard dans les yeux du jeune blond d'un air suppliant. Il devait l'aider ou elle mourrait ici, sur le sol dur, comme une chienne. Drago tenta de dévier son regard mais les cris de douleur de la jolie brune le ramenaient vers elle. Il devait continuer à avancer.

- Dra … Drago, murmura-t-elle d'un ton suppliant.

La sentir si faible fut pour lui une torture inimaginable. Il criait avec elle. Il avait l'impression de subir lui aussi le sortilège doloris. Il savait qu'il ne pourrait pas résister bien longtemps. Il fallait que cela s'arrête.

Soudain, comme s'il avait entendu sa supplique muette, le mage noir abaissa sa baguette. Il franchit en quelques pas l'espace qui le séparait d'elle et s'agenouilla à ses côtés.

- Alors Granger, tu ne veux toujours pas me dire où se trouve Drago ? Je sais que c'est pour toi qu'il a déserté … Cet imbécile veut laver les crimes de son père…

La jeune fille balança sa tête de gauche à droite, refusant de lui livrer l'information qu'il désirait tant. Malgré la douleur, la flamme brillait encore au fond de ses yeux. Maudit courage des gryffondors ! La rouge et or allait mourir pour sauver un homme dont elle n'avait que faire…

- Très bien, dit-il en se relevant, alors je n'ai plus besoin de toi.

En un coup de baguette, elle se retrouva ligotée. Elle ne protesta pas. Elle avait peur, c'était indéniable, mais elle acceptait son sort avec grandeur. Elle était à cet instant, plus digne que n'importe quel sang pur. Elle était la plus courageuse des lionnes.

- Puisque tu es une fille pleine de feu Granger, je t'assure une mort dans ton élément ! ricana le serpent, ravi de sa trouvaille.

Sur ce, il agita une nouvelle fois sa baguette et la jeune fille fut encerclée par le feu. Ses yeux appelaient à l'aide mais sa bouche se refusait à supplier. Elle releva la tête, fière, malgré le feu qui lui léchait le corps. Elle ne céderait pas devant lui. Jamais.

- Rassures-toi, ce n'est pas un feu ordinaire, celui-là te tueras en quelques heures, susurra-t-il le sourire aux lèvres. Tu n'aurais pas dû protéger Drago, il ne le méritait pas.

Et l'horrible sorcier partit, laissant Drago seul avec une Hermione qui s'était mise à hurler de douleur. Elle souffrait. Hermione qui souffrait pour lui. Hermione qui se mourrait pour lui.

Sans vraiment s'en rendre compte, le jeune homme s'arrêta de marcher. Il n'obéissait plus à sa propre volonté. Seule la force de son amour le guidait. Il regarda Hermione un moment, torturé par le mal qu'il lui avait fait. Il avait oublié que cette scène n'était pas réelle, qu'Hermione n'était pas réellement là, agonisante mais qu'elle était saine et sauve derrière un écran de douleur. Il avait peur qu'elle ne puisse jamais lui pardonner. Pourquoi s'était-il enfui sans elle ? Il ne se souvenait plus mais cela n'avait plus d'importance. Il fallait la sauver à présent. Quitte à voir chaque jour son regard de haine, il fallait la sauver. Lentement, mesurant les conséquences de ce qu'il allait faire, Drago leva sa baguette. « Aguamenti » murmura-t-il le visage obstrué par les larmes.


Blaise aurait aimé se tromper. Mais Drago avait bel et bien cédé à l'illusion. Il avait cru et s'était arrêté. Le jeu était fini. Ils allaient tous mourir.


« Aguamenti »

Lorsque ses mots furent prononcés, tout disparut. Il avait échoué. Il s'était arrêté. Et malgré tout, il ne regrettait pas son geste. Il fallait la sauver. Elle était la seule qui compte vraiment. Il en avait trop vu en une seule journée. Il était temps pour lui de mourir.

Il ne voyait plus rien. Il ne voulait plus rien voir. Il sentait, au loin, quelqu'un qui l'enlaçait mais il ne voulait pas se réveiller. Il ne voulait plus vivre.


Et voilà, c'est sur cette note gaie que je vous quitte (pour vous retrouver la semaine prochaine, bien entendu)!

Bisous, bisous, bonne semaine à tous, n'oubliez pas de me laisser votre avis!

Voldynouchette