Je remercie les 2 personnes qui ont reviewé le chapitre précédent! Sur plus de 80 vues, vous êtes 2 à me donner votre avis, je suis fière de vous. Pour les autres, essayez d'être sympa, je me foule à vous pondre une histoire et vous ne me dites même pas ce que vous en pensez! Comment voulez-vous que je fasses quelque chose pour vous si vous ne me dites pas ce qui va et ce qui ne va pas! P Enfin bref, bonne lecture, on se retrouve en bas!


Hermione serrait Drago contre elle le plus fort qu'elle le pouvait. Il ne semblait même pas se rendre compte de sa présence. Il ne voyait rien, ne sentait rien, ne disait rien. Il se contentait de trembler comme une feuille, la respiration haletante et les yeux baignés de larmes. On l'aurait cru au seuil de la mort.

- Drago, je t'en prie, nous avons besoin de toi, murmura-t-elle au creux de son oreille, reviens !

Il ne dit toujours rien mais Hermione sentit sa respiration se calmer. Avec une petite pensée pour sa fille, Hermione murmura les paroles de leur chanson à Drago. Il s'apaisa instantanément. Les yeux fermés, il semblait dormir paisiblement dans les bras d'Hermione. Blaise les regarda un instant et soupira. Il était vraiment temps que ça se termine ou ils allaient finir avec un cadavre sur les bras…

- Vous avez échoué, tonna la voix.

Le symbole bleuté flotta un instant dans les airs puis retomba lourdement dans la main de Drago. La lueur bleue qui s'en dégageait lui fit mal au cœur. Elle représentait son échec. Sa faiblesse.

- Il va falloir affronter une quatrième épreuve, si vous ne voulez pas être tués !

Drago releva la tête et Blaise sentit son cœur se serrer en le regardant. Il était clair que son ami préférait la mort à une torture supplémentaire. Hermione resserra ses bras autour de lui et lui adressa un sourire confiant. Elle était là pour lui. C'était l'essentiel.

- Qu'attendez-vous de nous ? Demanda Blaise

- De vous Monsieur Zabini, rien.

- Qui se chargera d'effectuer la dernière épreuve alors ?

- Madame Malefoy. Il est temps pour elle de mettre ses forces à contribution. Je vais aussi avoir besoin du jeune Monsieur Malefoy.

Hermione et Blaise se regardèrent d'un air inquiet. L'annonce de cette nouvelle épreuve était la preuve qu'on ne voulait pas les tuer. On voulait les détruire. Et cette idée était confirmée par le fait qu'on remettait Drago dans un jeu dont il n'était pas encore réellement sorti. Drago… Serait-il capable d'affronter la douleur une fois de plus ? Persuadée qu'il en avait beaucoup trop vu pour le restant de ses jours, Hermione se proposa pour le remplacer.

- Ne vous en faites pas Miss Granger, ce jeune homme auquel vous tenait tant ne sera qu'une motivation. La véritable joueuse reste Narcissa Malefoy !

- Que voulez-vous dire ?

- Drago sera emprisonné avec le symbole de l'air qui, comme vous l'avez compris, représente Lady Malefoy. Le but de l'épreuve sera de le libérer. Il n'est qu'un moyen de la forcer à participer si vous préférez.

- Vous êtes un monstre ! Narcissa n'est pas en état de participer à votre jeu de dingue ! Laissez-les en paix !

- Puisque vous y tenez tant Miss Granger, vous et Monsieur Zabini aurait un rôle à jouer dans le dernier acte !

- Vous êtes horrible !

La voix ricana mais ne répondit pas. Tout était dit. Drago devrait repasser la porte des ténèbres pour voir sa mère lutter à mort. Blaise frémit. Hermione avait raison, Narcissa n'était pas en état de concourir et Drago encore moins. Pourtant ils n'avaient pas le choix.

Peu à peu, le noir se fit.

Lorsque la lumière se ralluma, ils se trouvaient dans une arène. Aucune issue possible. Drago était au centre, attaché à un poteau par de grosses chaines de métal. A côté de lui, le symbole argenté luisait. Hermione était à ses côtés. Elle n'était pas attachée mais il semblait que quelque chose d'invisible l'empêchait de se mouvoir. Blaise se tenait accroupi, juste devant Drago. Lui non plus ne pouvait pas bouger. Quant à Narcissa, elle se trouvait à l'autre bout de l'arène, derrière des rangées interminables de barbelés. La grande Lady Malefoy se tenait droite, fière et belle comme elle l'avait toujours été, même dans la plus douce des folies. Elle avait l'air d'aller plutôt bien, si l'on ne prenait pas en compte le fait qu'elle se trouvait dans une arène, son fils étant attaché face à elle.

- Voilà, dit la voix, pour retrouver votre fils et le symbole qui assurera votre liberté, il vous faudra éliminer tous les obstacles qui se trouveront sur votre chemin.

Narcissa regarda un instant autour d'elle, analysant rapidement la situation. En plus de sa baguette, un poignard était accroché à sa ceinture. Elle sortit sa baguette et d'un simple geste élimina tous les barbelés. Trop simple, songea-t-elle en avançant vers son fils. Beaucoup trop simple… En effet, alors qu'elle allait le rejoindre, deux hommes armés jusqu'aux dents tombèrent du ciel. C'était trop beau pour être vrai… Ils étaient sur son chemin. Ils étaient des obstacles à éliminer. Narcissa n'était pas une meurtrière, et pourtant, elle n'hésita pas une seule seconde. D'un geste, elle en stupéfixia un mais le deuxième, beaucoup plus rapide, évita le sort et lui ôta sa baguette des mains. Le bout de bois magique tomba à l'autre bout de l'arène, beaucoup trop loin d'elle. Il n'était plus temps de penser à la récupérer. Ce serait un duel à la moldue. Intéressant… L'homme pointa sa baguette sur Narcissa et un léger picotement lui effleura immédiatement la joue. Elle toucha son visage et porta sa main à son regard. Du sang. Elle était blessée. La rage consumait la si douce Lady Malefoy. Elle regarda son adversaire les yeux remplis de haine et porta la main à son poignard. Elle ne se contrôlait plus. La peur et la haine se mêlaient en elle et guidaient chacun de ses actes. Elle courut vers l'homme et tenta de lui planter le poignard en plein cœur. Mais il était bien trop rapide et Narcissa se trouva rapidement à terre, une nouvelle coupure ornant son beau visage. Il tourna autour d'elle comme un rapace autour de sa proie et fondit sur elle. Narcissa s'esquiva juste à temps et l'homme se retrouva à terre lui aussi, à ses côtés, sonné. Rapide comme l'éclair, elle coinça ses mains entre ses jambes et lui posa la lame sur le cou. Le moment de vérité. En deux secondes et sans même avoir eu le temps de crier, il était mort. La douce Narcissa venait de tuer un homme. Et cette idée ne lui faisait pas peur. Bien au contraire, elle l'enhardissait. Elle devait sauver son fils, le reste importait peu…

Elle se releva donc, un sourire vengeur sur ses lèvres, et poussa du pied le cadavre qui roula sur le sol. Elle continua sa marche vers son fils. Aveuglée par la rage de vaincre, elle ne voyait même pas le dégout qui ornait les traits si délicats de son enfant. Voir sa mère sombrer dans le mal pour le sauver, lui, le répugnait plus qu'autre chose. Mais Narcissa n'en avait cure. L'important était de le sauver, peu importe qu'elle le dégoute du moment qu'il vivait. Peu importe qu'elle perde son âme dans les profondeurs obscures du crime du moment qu'il respirait. Il était tout pour elle et nul ne pourrait le lui enlever.

Elle avança encore, déterminée, et se trouva devant Blaise Zabini. Une lueur d'incompréhension traversa son regard. Elle s'arrêta. La rage consumait encore ses traits jadis si enchanteurs, mais elle se mêlait à présent au doute. Etait-il lui aussi un obstacle ? Comme si elle avait deviné ses interrogations, la voix lui répondit :

- Vous devez éliminer TOUS les obstacles ma chère Narcissa !

Et elle rit. Sadique. C'était donc ça le jeu, ils devaient s'entretuer jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un… Hermione frissonna. Non, Narcissa ne pouvait pas se plier à une règle aussi atroce. Elle n'était pas une meurtrière. Elle n'était rien d'autre qu'une âme en peine, comme eux tous. Elle ne pouvait pas le faire. Et pourtant…

De l'incompréhension, le regard de Narcissa passa à une féroce détermination. Car Narcissa était l'air. Douce comme une brise printanière ou sèche comme l'atmosphère du désert. Elle était changeante, elle était partout, elle était la vie et la mort. Mais surtout, comme l'air qui se faufile partout quoique vous vouliez, rien ne lui résistait. Quand elle voulait quelque chose, elle l'avait et aucun obstacle n'était en mesure de l'arrêter. Même pas Blaise Zabini.

Celui-ci était d'ailleurs terrifié. Il avait compris. Il se doutait de ce qui allait se passer et son incapacité à se mouvoir le terrorisait. Il allait finir tué par Narcissa Malefoy, qu'il considérait jusque-là comme sa propre mère, sous les yeux horrifiés de ses deux meilleurs amis. Il mourrait et les autres sombreraient dans le désespoir. Il fallait que tout cela s'arrête. Blaise ferma ses yeux, seule partie de son anatomie qu'il pouvait bouger. Des larmes amères coulaient le long de ses joues sans qu'il ne puisse rien faire pour les stopper. La voix avait gagnée. Ce n'était pas une quatrième chance, c'était leur mise à mort.

Narcissa le regarda un instant puis détourna les yeux, comme écœurée d'elle-même. Cependant, elle leva tout de même le poignard au-dessus de sa tête. En-dessous d'elle, recroquevillé sur lui-même, Blaise pleurait. C'était la fin.


Alors? Ca donne quoi cette fois?