Bonjour à tous ! Non, fausse joie, je n'ai pas décidé d'écrire une suite à ma fic, mais bonne nouvelle, d'autres s'en sont chargées pour moi. J'ai nommé la très sympa et très chouette Astrid Nekomimi ( qui sévit aussi sur ce site ). Elle a de son propre aveu torturé une muse. Et vu le résultat, cette nana-là est de la CIA et a dû exercer ses talents à Guantanamo ! Alors pour la remercier si vous aimez cette fic autant que moi, postez une review, je la lui transmettrai !
-Si je tenais le petit salopard, fils de scélérat et petit fils de catin qui me l'a volé...
-Tu ne t'en remettras donc jamais ?
-C'est un cadeau !
-Je le sais, je l'ai bien compris, c'est ton seul argument à ce sujet, d'ailleurs. À croire que ce n'est pas seulement par sentimentalisme pur que tu le cherches avec autant de fébrilité...
-Dohko... avoue quand même que c'est un peu gênant d'égarer ce genre de chose !
-Je sais bien, je sais bien... mais je ne puis que me demander si tu mettrais autant d'ardeur à retrouver le petit pendentif que je t'ai offert si jamais tu l'égarais, lui aussi.
-Mais bien évidemment ! Dohko, pour qui me prends-tu ? Je prends soin de tous mes cadeaux... en particulier de ceux qui me sont chers...
-T'en prends soin... en les planquant sous tes oreillers ?
-C'était un cas particulier !
-Ah Shion... Je sais pas si tu sais à quel point j'aime te taquiner..., ronronna la balance en enserrant doucement son amant par la taille.
-À force de t'entendre tous les jours, je commence à en avoir une petite idée, ne t'en fais pas, répondit le Pope d'un air de fin du monde.
-Hé ! Ne sois pas si blasé !
-Si je veux !
Il y eut un temps mort, durant lequel Shion se laissa aller contre le torse puissant de son compagnon.
-On fait l'amour ?
-Je t'ai connu plus romantique.
-Rien à foutre. Ceci est une tentative de viol.
Et dans une bouffée de pouvoir d'Atlante, Shion transporta un Dohko plus que consentant directement dans sa chambre.
Loin de se soucier des états d'âmes de son grand Pope, la jeune Athéna considérait l'objet sculpté dans l'ivoire qu'elle tenait dans ses mains.
Elle savait très bien à quoi il servait. L'identité de son possesseur initial lui était cependant confuse. Elle l'avait trouvé dans les appartements popaux, à côté d'une taie d'oreiller. Était-il vraiment à Saga, ou bien à un autre ? Elle s'en fichait. Dans un premier temps, elle l'avait juste pris en pensant effacer un élément compromettant pour le symbole de son autorité : un Pope, même félon, qui se débauche avec des accessoires ! Saga avait suffisamment de casseroles toutes plus lourdes les unes que les autres accrochées à ses chevilles, pas la peine d'en rajouter.
C'était donc mue de l'humanisme le plus pur qu'elle avait discrètement ramassé l'objet, avant de le nettoyer précautionneusement et de le ranger dans ses affaires. Et de le ressortir de temps en temps, comme maintenant.
Athéna était une déesse vierge. Contrairement à ce que beaucoup pensaient, cela ne se traduisait pas simplement par une chasteté absolue. C'était pire que ça. Athéna aimait l'Humanité. Elle aimait les hommes, les femmes, les enfants... Mais pas d'amour. Jamais. L'amour était un sentiment qu'elle ne connaissait pas, quelles que soient ses réincarnations. Elle avait toujours eu énormément de sympathie pour le chevalier Pégase, mais ça n'allait jamais au delà. Athéna n'avait jamais été attiré par les pectoraux puissants ni par les fesses rondes de ses chevaliers. De même, les femmes ne lui faisaient aucun effet. Et c'était bien le drame de son existence ! Car si la déesse ne ressentait aucune attirance physique pour qui que se soit, cela ne voulait pas dire que son corps de mortel, lui, restait inerte ! Parfois, il s'emballait, et la jeune incarnation devait bien essayer de le satisfaire, tant bien que mal. C'était présentement pour cela qu'elle tenait entre ses deux mains l'objet subtilisé quelques mois plus tôt. Même si avoir entre ses mains un phallus élégamment sculpté la révulsait toujours autant, elle savait qu'elle n'arriverait jamais à prendre autant son plaisir qu'avec cette... chose.
Elle enleva d'un geste sa longue robe blanche, qui glissa sur sa peau avant s'étaler par terre pour former comme une corolle de fleur dont elle aurait été le pistil.
Le froid de la pièce faisait frissonner sa peau, que ses caresses sur ses seins ne parvinrent pas vraiment à apaiser.
Elle s'assied sur sa couche, faite de marbre, et dont elle avait ôté le fin drap qui le recouvrait ordinairement.
En cet instant précis, elle espérait vraiment qu'aucun de ses chevaliers n'entre sans se faire annoncer comme ils le faisaient parfois. Cela aurait été du plus mauvais effets. Si encore elle avait le Léthé à sa disposition... mais non. Le temps que son oncle accepte de lui en donner quelques gouttes et le pauvre hère qui l'aurait surpris l'aurait raconté à tout le Sanctuaire. Et une déesse qui s'envoie en l'air avec un godemiché... ce n'est pas... politiquement correct, pour ne pas dire autre chose.
Elle arrêta de songer à ces choses désagréables pour se concentrer sur des choses plus sympathiques.
Elle s'allongea sur le marbre glacé. C'était dur, c'était froid, c'était... bon. Athéna aimait avoir froid. Sa main glissa sur son ventre, vers son intimité. Un gémissement lui échappa lorsqu'elle appuya avec force sur son petit bouton de rose. Jugeant cela suffisant, elle saisit un peu mieux l'objet qu'elle n'avait jamais lâché et l'enfonça brusquement en entier dans sa chair, lui arrachant un petit cri étranglé de douleur et de plaisir mêlé. Elle aimait avoir mal. Ce n'était que dans ses moments qu'elle se sentait vraiment vivante et mortelle. Elle instaura un rythme de va et vient toujours plus brusque et plus rapide tandis que son autre main palpait avec force ses cuisses, ses seins, son ventre, les zébrant parfois de longue trainées rouges. C'était bon, c'était booon !
L'orgasme finit par la prendre avant de la laisser haletante de longues minutes.
Elle détestait ses ''après''. Elle se sentait sale.
Cela ne l'empêcha pas de se songer à en prendre un deuxième pour s'essayer à la double pénétration.
Après avoir nettoyé et rangé le godemichet, toujours nue, elle se dirigea vers les termes pour prendre un bain avant de se coucher.
-Dis Dohko, je me demandais...
-Hum... ?
-Tu crois qu'Athéna aurait pu me le prendre ?
Dohko ne put retenir un soupir d'exaspération.
-Shion... on vient de faire l'amour pendant des heures et t'y penses encore ?
-Mais j'aime pas cette situation..., geignit comme un gosse le deux fois centenaire.
-Je veux bien, mais tout de même... Et puis, t'imagines vraiment Athéna faire joujou avec ton jouet ?
-Hum... ouais, t'as raison, c'est vraiment pas crédible... je ne sais pas pourquoi j'ai pensé à ça.
-Tu te surmènes trop et tu te prends trop la tête avec ça, voilà pourquoi.
-Tu veux bien me détendre encore peu ?
-Scout, toujours prêts !
-T'as jamais été scout...
-Et alors ? Tu vas voir si je ne suis pas prêt pour autant !
Et c'est ainsi que pendant quelques heures encore, Shion oublia l'existence de son cher cadeau encore et toujours porté disparu... sauf pour une certaine personne...
