LePotedePotter : Hello ! Je pense que si tu me disais exactement ce que tu n'as pas compris, je pourrais te l'expliquer :) Sinon, je te remercie pour tout, j'essaierai d'être moins maladroite et plus claire dans la prochaine fanfiction (parce que pour celle-là, je ne peux plus rien faire) je te le promets ! Bonne continuation à toi )
Tiphaine : C'est un grand honneur pour moi d'avoir réussi à te surprendre et à t'émouvoir :) Drago est au pied de la tombe, j'en ai bien peur… (Points de suspension pour créer la tension). Il y aura sûrement une autre fanfiction mais pas tout de suite (trop de boulot, trop de pression,…), plutôt vers la fin de l'année scolaire ! A bientôt pour de nouvelles aventures !
Bonne lecture à tous!
Il faisait froid. Le ciel était gris. C'était le jour parfait pour mourir. La pluie battante frappait les vitres de toutes ses forces, comme pour sortir de son sommeil maladif la jeune fin aux cheveux indomptables. Hermione se réveilla en sursaut. Où était-elle ? La triste mélodie de la pluie résonnait dans ses oreilles. Les yeux toujours fermés, elle effleura du bout des doigts les draps qui l'entouraient. Pas de doute, elle n'était pas chez elle. Ce tissu était bien trop rêche. Doucement, elle ouvrit les yeux. La première chose qu'elle vit en se réveillant ce fut du blanc. Encore du blanc. Et la douleur des souvenirs la heurta de plein fouet dans l'immensité blanche. Drago… Vivement, sans se soucier des vertiges qui l'assaillaient, elle se releva et se trouva nez à nez avec Narcissa. La pauvre femme avait les traits tirés par la fatigue. Les deux femmes se jaugèrent un instant du regard puis les lèvres minces de la reine des neiges s'étirèrent en un léger sourire.
- Hermione, murmura-t-elle avec une pointe de soulagement dans la voix.
La jeune lionne ne sourit pas. Son regard, inquiet, trahissait une peur douloureuse qui lui enserrait le cœur. Le visage de Narcissa se ferma. Les yeux de son interlocutrice la pressait de questions mais sa bouche n'osait pas les formuler, par peur de la réponse.
- Hermione… Nous ne savons pas si Drago vivra…
Des larmes silencieuses tombèrent en cascade de ses magnifiques yeux chocolat. Son visage, tiré par la fatigue et la faim n'exprimait plus que de la douleur. Souffrance physique mais, plus encore, souffrance psychologique, souffrance d'un cœur qui se brisait en mille morceaux. Narcissa se rapprocha de la jeune femme et tenta maladroitement de la prendre dans ses bras. Mais Hermione se dégagea. Elle plia ses genoux et les rapprocha de son corps si frêle puis s'effondra en pleurs.
- Hermione…
La jeune fille releva la tête.
- Je sais que ce n'est pas le bon moment mais… Harry Potter veut te voir… Blaise et moi avons tout raconté aux aurors et il a demandé à te voir…
Hermione ne dit rien. Lentement, elle avança ses bras vers Narcissa et la serra contre elle de toutes ses forces. Narcissa répondit à cet appel au secours et caressa tendrement les cheveux de la jeune fille.
Le ciel pleurait encore des larmes amères lorsque Blaise conduisit Hermione dans le bureau des aurors. Harry était là, qui l'attendait, sur le seuil de la porte.
- Ça va aller ?, lui demanda Blaise d'un air inquiet.
- Oui, ne t'en fais pas.
Elle embrassa tendrement le métis sur la joue puis s'avança vers Harry. Les yeux de Blaise la suivirent douloureusement jusqu'à ce que la porte se ferme.
- Asseyez-vous, je vous en prie.
Hermione s'assit sans quitter un seul instant Harry du regard. Toujours les mêmes yeux verts. Mais cette fois, c'était d'inquiétude qu'ils brillaient.
- Miss Granger… Hermione… Je ne sais pas s'ils vous l'ont dit mais ils m'ont tout raconté.
La jeune femme hocha la tête, silencieusement.
- Alors vous… Tu… Tu peux me raconter tout depuis le début.
Elle hocha de nouveau la tête. Mentir ne servirait à rien. Alors elle entama le récit de son histoire, de leur histoire. Elle lui raconta tout, leur rencontre, Poudlard, la chasse aux horcruxes, la mort de Ginny et le sortilège si douloureux. Au bout d'environ 5 heures, elle avait fini. Elle le regarda, d'un air perdu et ne dit plus un mot. Harry, lui, n'en menait pas large. Peu à peu, les souvenirs refaisaient surface. Ginny… Il l'avait tant aimé. Le silence dura encore quelques instants avant que le survivant ne se décide à prendre la parole.
- Hermione, ne me demande pas de te pardonner… Ginny… Puis Ron… C'est trop pour moi.
Et c'était tout. En à peine quelques mots, il venait de briser l'espoir de toute une vie. Mais la jeune femme ne dit toujours rien. Un peu plus, un peu moins… Son cœur n'en était plus à ça près. Elle se leva péniblement puis se dirigea vers la porte, sans dire un mot. Alors qu'elle allait ouvrir la porte, une main retint son bras.
- Attend… Astoria… Elle avait écrit une lettre pour Drago. Au cas où ça tournait mal pour elle. Tu la lui donneras n'est-ce pas ? S'il s'en sort…
La jeune femme acquiesça et prit la lettre en esquissant un sourire triste. Puis, elle se retourna et s'engouffra dans le couloir froid et sans vie.
« Cher Drago,
Si tu trouves cette lettre, c'est que la bête est morte. Ou que je suis morte.
On a souvent du mal à se présenter. On dit notre nom, notre prénom et parfois même notre âge, quand il ne joue pas en notre défaveur. Moi, la seule chose qui me fait exister, c'est que je t'aime. J'aime Drago Malefoy. Et c'est pour ça que je ne me suis pas encore tuée. La bête me parle. Chaque jour elle déverse un peu plus de poison dans mon cœur. Je t'écris avant qu'elle ne réussisse à me convaincre. Je ne suis pas une tueuse. Seulement une femme qui vit d'un espoir fou et qu'on tente de pervertir. Je voudrais que tu comprennes cela. Je ne suis pas un monstre. Seulement une femme qui souffre et donc le cœur se brise un peu plus chaque jour. Je t'aime Drago Malefoy. Plus que Granger ne pourra jamais t'aimer. Ne m'oublie pas.
Astoria. »
Seule dans le jardin désertique, Hermione tremblait. Son cœur bondissait dans sa poitrine et son esprit n'avait de cesse de demander pardon. A Ron d'abord, puis à cette femme ravagée par le chagrin et la jalousie, à Zélodine aussi, sa si petite fille qui avait tant souffert, à Harry qui la regardait avec une pitié écœurante, à Drago, à Blaise, à Narcissa et à tant d'autres. Elle ne tenait plus debout. Il faisait déjà nuit.
- Hermione…
La jeune femme ne répondit pas. Elle tourna les yeux vers le ciel, ignorant tout le reste et adressa un sourire aux étoiles. Ses yeux pétillèrent un instant et son sourire s'agrandit. Elle resta quelques minutes ainsi puis se tourna vers Blaise.
- Oui ?
- Ça va ?
- Et toi ?
- Non.
Ils se regardèrent un instant sans rien dire puis détournèrent le regard. Blaise sortit de sa poche un paquet de cigarettes et en alluma une.
Mort. C'est le mot qui fusait partout autour d'elle dans la chambre blanche. Il ne pouvait pas être mort. Les larmes ne voulaient pas couler. Trop de souffrance. Tapie dans un coin, prostrée, Narcissa regardait avec effroi Blaise et Hermione pleurer sur le corps sans vie du jeune homme. Elle voulait hurler mais ne le pouvait pas. Les mots, trop durs, restaient bloqués dans sa gorge. Et dire que la Lune lui avait promis le bonheur. Son fils était parti. Jamais plus elle ne le verrait. Les cheveux blonds immaculés se confondaient presque avec les draps blancs. Blaise entraina Hermione qui hurlait au dehors.
Sans trop réfléchir, la mère s'approcha de son enfant. Elle ne contrôlait plus ses membres. Elle ne savait pas ce qu'elle faisait. Les yeux noirs de douleur, la détraquée leva les mains au ciel, invoquant un ordre supérieur, qui pourrait sauver son fils bien aimé. Ses mains devenaient bleues électrique. De plus en plus bleues. Soudain, sans crier gare, elle les abattit sur le torse blanc de son fils bien aimé. Elle appuyait de toutes ses forces, tentant de faire battre à nouveau ce si jeune cœur. Et elle tomba. Contre lui.
Elle se trouvait à présent dans la gare de King cross. Mais, curieusement, tout était blanc et il n'y avait pas la moindre personne. Appuyé nonchalamment contre un poteau, il y avait son fils. Elle se précipita vers lui, sans se poser de question. Il était debout et la regardait d'un air grave.
- Où sommes-nous ? demanda-t-elle.
- Je dois prendre le train, murmura-t-il. Pour l'autre monde.
- Et moi ?
- Je ne sais pas.
Narcissa observa son fils. Il était magnifique. Des cheveux blonds angéliques, des yeux qui oscillait entre le doute et l'amour, une peau d'albâtre,… Il était sa plus grande fierté, l'amour de sa vie. Et curieusement, elle commençait à comprendre pourquoi elle était là.
- Je crois que je sais pourquoi je suis ici.
Son sourcil se releva, trahissant son interrogation.
- Il faut que je parte à ta place.
- Tu ne peux pas. Mon cœur ne bat plus, c'est à moi de partir.
Elle lui sourit. D'un de ces sourires doux et aimants qu'ont régulièrement les mères. Le doute s'empara du jeune homme. Pouvait-elle réellement partir à sa place ?
- J'ai besoin de toi.
- Hermione a besoin de toi.
- Mais...
- Je dois le faire. Je ne pourrais pas vivre une seconde de plus en me disant que j'aurais pu sauver mon fils. Tu dois l'accepter.
- Je ne peux pas.
- Il le faut pourtant. Mon enfant…
Narcissa s'approcha de son fils et caressa sa joue inondée de larmes. Elle eut un léger sourire tendre et le prit délicatement dans ses bras.
- Je t'aime. Je t'aime plus que tout.
Et, sur ce, elle approcha sa main de son cœur. Ses yeux se fermèrent et des larmes de douleur roulèrent sur ses pâles joues d'aristocrate. Sa main s'enfonça dans sa poitrine comme par magie. Quand elle la retira, elle tenait dans sa paume un cœur. Il brillait à la lumière du soleil. Elle s'approcha de son fils et lui sourit pour la toute dernière fois. Dans ses yeux, plus aucune trace de souffrance. Juste de l'amour et une joie profonde et délirante.
- Prend-le. Il a toujours été à toi.
Le sourire aux lèvres, elle lui tendit son cœur si fragile et l'enfonça avec douceur dans sa poitrine. Lorsque le cœur eut trouvé sa place dans son nouvel hôte, elle recula, son sourire encore figé sur ses lèvres.
- Prend soin de toi. Et d'Hermione et de Blaise. Je vous aime, murmura-t-elle dans un dernier souffle.
Et elle partit, sans même un regard en arrière. Son fils, impuissant, regardait sa mère disparaitre dans un océan de lumière. Elle avait pris le train.
Bip… Bip… Bip…Bip. Bip. Bip. Bip. Bip. Bibibibibip.
Drago Malefoy ouvrit les yeux. Il était en vie.
J'espère que vous n'êtes pas trop déçus par ce rebondissement! Sinon, c'était le dernier chapitre de cette histoire qui aura un épilogue la semaine prochaine :)
