Bonjour tout le monde ! En cette journée pas toujours très gaie de Toussaint, je vous poste un petit intermède un peu souriant - je publierai la suite de Jardins Secrets ensuite, n'ayez crainte !
Bonne lecture ! Svp reviewez si vous aimez !
- Alors, qu'en dis-tu ?
Les yeux azur de Milo pétillaient de plaisir. Par Athéna, qu'il aimait ces moments d'intimité absolue ! Ce n'était en ces instants secrets et si doux qu'il pouvait mesurer l'étendue de l'amour que Camus lui portait ... et qu'il lui portait en retour. Personne, jamais, n'en avait vécu de semblables, il le savait. Camus, de nature en apparence si froide, se livrait si peu ... il n'en chérissait que plus cet instant unique qui le faisait se sentir unique.
Debout devant lui, le chevalier du Verseau eut un sourire un peu gêné.
- Tu n'as pas peur d'être déçu ? Je ne suis pas sûr d'être à la hauteur de tes attentes.
- Déçu ? Certainement pas !, affirma le Scorpion avec enthousiasme.
- Je veux dire ... tu es sûr que tu veux bien ... ?, demanda Camus d'une voix timide.
Comme si la question se posait. Le regard de Milo abandonna le beau visage du chevalier des glaces, glissa sur sa poitrine large et ses hanches fines, et se reporta sur l'objet de tous ses désirs, un peu plus bas.
De belle taille, doré et magnifiquement gonflé. Que de délices en perspective ! Un instant, il se retint de le toucher pour s'assurer qu'il était bien réel, là, devant lui, tant il le trouvait féérique. Et à son sommet cette aguichante goutte d'un blanc crémeux, si innocente en apparence mais qui incendiait ses sens ... il se laissa tomber sur la chaise, palpitant de désir, vaincu d'avance.
Retenant son souffle, Milo tendit la main et le frôla du bout du doigt. Exactement à son goût : lisse, fondant, pas trop ferme. Le prenant délicatement entre ses doigts, il ferma les yeux et le porta à sa bouche.
Devant lui, Camus se tendit et se mordit les lèvres, guettant les réactions de son amant.
Milo prit tout son temps, mettant le chevalier du Verseau sur des charbons ardents. Certains auraient appelé cela du sadisme, et le Scorpion ne l'aurait pas nié. Cela faisait partie de sa personnalité, et Camus ne rejetait pas cette forme de plaisir, pourvu qu'il soit mesuré et respectueux. Mais en l'occurence, cela n'avait rien à voir. Il voulait savourer le plus longtemps ce goût indéfinissable, cette douceur unique sur sa langue. C'était du pur égoïsme, et du pur plaisir.
Lentement, il s'activa sous les yeux d'un Camus retenant sans s'en rendre compte son souffle, et quand il sentit une substance douce et épaisse emplir sa bouche, il poussa malgré lui un petit cri étouffé. Il l'avala avec un plaisir non dissimulé, stimulant celui de Camus. C'était si bon et si doux dans sa gorge.
Le reste n'était plus qu'une formalité, et lorsqu'il en eut fini, il se rejeta en arrière en se léchant les lèvres, repu.
Camus souriait.
- Ca t'a plu ?
- C'était divin ..., répondit Milo.
Un large sourire illumina le visage de Camus, emplissant Milo de bonheur. C'était si rare, un Camus qui souriait.
Un long doigt fin caressa la ligne volontaire de la mâchoire du Scorpion.
- Tu en as sur le menton.
Camus cueillit la goutte incriminée du bout du doigt et, la portant à ses lèvres, la goûta avec une grimace.
- Hum. Un peu sucré !, fit le Verseau avec une petite moue adorable.
Le gourmand Scorpion rit. Comme à chaque fois, l'attention que son amant avait eue pour lui le comblait de joie et lui disait tout son amour, car personne au Sanctuaire ni ailleurs ne pouvait se targuer d'un tel privilège : Camus cuisinait pour lui, et rien que pour lui.
- Tu es toujours aussi perfectionniste : personne ne réussit les choux à la crème mieux que toi !
Et voilà ! Avouez que vous ne vous attendiez pas forcément à cette fin ? Bon, je vais à mes fourneaux, j'ai la famille qui déboule dans deux heures. Devinez ce que j'ai prévu au dessert ?
