Tout lui avouer ou pas ?

Shion tergiversa longtemps, et choisit de se taire. Le coeur d'Albafica était pris, et quand bien même eût-il été libre que ça n'aurait rien changé : sa situation demeurait sans espoir. Le seul qu'il avait, c'était qu'elle ne durerait pas très longtemps à présent. L'aura d'Hadès grandissait chaque jour, le Sanctuaire était en alerte et Albafica scrutait l'horizon avec un calme et une sérénité qui le laissaient admiratif et lui faisait saigner le coeur.

- Est-ce qu'elle sait ?, lui demanda un jour Shion au hasard de la conversation.

La jeune femme – elle s'appelait Megara et était attachée au service du Palais, Shion l'avait appris presque par hasard – était en train de parler avec ses collègues dans le grand escalier, un panier calé sur la hanche, inconscient des regards braqués sur elle. Elle était jolie, remarqua-t-il. Mince, élancée, avec de beaux cheveux bruns et des yeux sombres.

- Non, répondit simplement Albafica sans l'ombre d'une hésitation. Et je ne lui dirai rien. Je ne veux pas que l'on vienne pleurer sur ma tombe. Si j'en ai une.

Cette perspective glaça Shion.

- Me rendrais-tu un service, Shion ?

- Bien sûr !

- Il y a une lettre, dans le tiroir de mon secrétaire. Si tu me survis, s'il te plaît, lis-la. Et détruis-la ensuite.

Il n'en dit pas davantage, mais le Bélier comprit. C'était son testament.


La paix dura encore un peu plus de deux mois. Deux mois dont Shion savoura chaque minute. Chaque instant passé avec Albafica avait un goût amer mais il savait que ce n'était rien en comparaison de ce qui allait suivre. Tous avaient conscience que la bataille qui s'annonçait serait un bain de sang. Le Grand Pope consultait ses chevaliers, et jamais Shion ne l'avait vu aussi pâle. Lui aussi savait mieux que personne ce qui allait se produire : il avait déjà vécu une guerre sainte et connaissait son cortège de souffrances et d'horreurs. Les jeunes gens qui se prosternaient à ses pieds en l'assurant de leur loyauté à Athéna, il les avait vus grandir, et il allait les voir combattre et sans doute mourir. Shion devinait sa douleur, et se dit que pour rien au monde il n'aurait voulu être à sa place. La sienne était encore préférable.

Albafica obtint du Grand Pope par le bon sens et la persuasion ce qu'il avait projeté : partir combattre l'ennemi en première ligne. Shion ne tenta pas de le dissuader. Pour la première fois, le chevalier des Poissons était maître de son destin au lieu de le subir et il en était presque heureux pour lui.

Les forces d'Hadès déferlèrent sur le Sanctuaire à l'aube. C'était un jeudi matin, Shion se souvint de ce détail toute sa vie. Une belle journée s'annonçait, le soleil brillait déjà sur la mer mais beaucoup d'entre eux ne le verraient pas se coucher ce soir-là, et il savait qu'Albafica en ferait partie. Quant à lui-même, il réalisa plus tard qu'il ne s'était même posé la question.

Il le croisa à l'entrée de la salle du trône, Albafica venait d'y présenter ses respects au Grand Pope pour la dernière fois et en ressortait d'un pas résolu, son casque sous le bras.

- Bonne chance à toi, Shion, lui dit-il avec un sourire calme et serein qui lui sembla irréel compte tenu des circonstances.

Shion ne répondit pas, au bord des larmes, et hocha la tête.

- Albafica, promets-moi que s'il y a une chance, ne serait-ce qu'une chance ...

- Il n'y en aura pas, le coupa le chevalier des Poissons. Je suis arrivé au bout de ma route, et je l'accepte. C'était écrit depuis le premier jour de ma vie. Je n'ai pas de regrets.

- Mais elle ?

- Elle ?

Sa voix s'étrangla.

- Veille sur elle, mais ne lui dis rien. Elle aura été ma plus grande douleur ... et mon seul bonheur. Même si ça avait été possible ... je n'aurais pas voulu en faire une veuve.

- Et moi qui t'aime, je ne signifie donc rien pour toi ?, faillit hurler Shion.

Mais ses lèvres restèrent closes. Il garderait cet amour scellé en lui, tel un jardin secret dont les roses ne se faneraient jamais, et que personne ne viendrait jamais profaner, le temps qu'il lui resterait à vivre : un jour, dix ans, un siècle. Seuls les dieux en savaient la durée, et cela n'avait pas d'importance.


- Il mourut sous mes yeux, ce jour-là. Le corps brisé par Minos du Griffon, exsangue et à bout de forces, mais son esprit et sa volonté intactes. Jamais il ne céda un pouce de terrain à ce spectre venu pour exterminer toute vie au Sanctuaire. Ce Sanctuaire qui l'avait au mieux ignoré, au pire rejeté, il le défendit jusqu'à son dernier souffle. « Souviens-toi que tu es comme un acteur dans le rôle que l'auteur t'a confié : court, s'il est court ; long, s'il est long. Il dépend de toi de bien jouer ton rôle, mais non de le choisir. », avait dit le philosophe Epictète. Je n'ai jamais connu personne pour qui cette citation fût plus vraie.

Agasha observait le Grand Pope qui se tenait debout devant elle, immobile dans ses lourdes robes que de temps à autre le vent faisait onduler mollement. Son regard embrassait le paysage aride autour d'eux, mais il ne le voyait pas, elle en était certaine. Il plongeait, au-delà du temps et de l'espace dans un monde disparu depuis longtemps mais qui dans son esprit existait toujours ... tout comme dans le sien.

Elle n'avait pu jamais oublier ce jour où elle l'avait vu gravir le grand escalier, avec dans ses bras le corps martyrisé d'Albafica. Quand elle se souvenait de ce jour maudit, c'était cette image terrible qui lui revenait spontanément à l'esprit – pas celle des spectres d'Hadès. Plus que les ravages et la mort qu'ils semaient sur leur passage, c'était le visage paisible du chevalier des Poissons qui s'imposait à elle. Il avait connu une mort atroce et injuste qui soixante-dix sept ans après lui donnait toujours autant envie de hurler sa douleur et sa rage. Jeune fille innocente qu'elle était alors, elle voulait aller affronter à son tour les sbires d'Hadès, le venger. Pensée dérisoire, presque cocasse : qu'aurait-il pu faire ? Elle était pour eux aussi insignifiante qu'une mouche. Mais cela lui était égal, et sans Shion elle y serait sans doute allée. Il l'avait convaincue de n'en rien faire, de ne pas rendre la mort d'Albafica inutile par la sienne. La vie continuait, malgré sa mort, et à cause d'elle.

Elle l'avait accompagné jusqu'au temple des Poissons. Là, Shion avait allongé avec précaution la dépouille ensanglantée d'Albafica sur son lit.

- Il sourit comme s'il était en train de rêver ..., avait murmuré Agasha comme hypnotisée.

- Peut-être est-ce le cas ?, lui avait répondu le Bélier, les larmes aux yeux.

Ils demeurèrent un instant ainsi, dans un silence pesant, qui ne fut interrompu que par une profonde inspiration de Shion. Ce qui allait suivre lui coûtait atrocement, mais il avait fait une promesse, et il allait la tenir.

- Agasha, me laisseras-tu seul avec lui un instant s'il te plaît ?

Elle acquiesça, la gorge serrée.

- Je te rappellerai quand j'aurai fini, d'accord ?

C'était important pour lui, mais c'était aussi important pour elle de ne pas garder dans l'esprit cette image d'Albafica, celle d'un corps ensanglanté et martyrisé.

Dès qu'elle fut sortie, il se rendit dans la pièce contigue à la chambre. La lettre était bien là où lui avait indiqué Albafica, à l'attendre. Il la prit avec une lenteur sollennelle. C'était plus qu'une lettre, c'était toute la vie et toute la mort d'un homme qu'elle contenait, et de l'homme qu'il avait aimé. Le cachet de cire rouge était intact et du bout de l'ongle il le rompit.

Respirant profondément, il se laissa glisser sur une chaise proche de lui.

La petite écriture serrée et élégante d'Albafica ne couvrait que quelques lignes, et cela le surprit. C'était bien peu pour le bilan d'une vie, même si courte. Avec un serrement de coeur, Shion se rendit soudain compte que tous deux n'avaient pas vingt ans ... et pourtant pour Albafica tout était déjà terminé.

" Shion, mon ami, si tu lis cette lettre, c'était que mes prières auront été exaucées, car cela signifiera que tu es vivant et que je ne le suis plus. N'aie pas de regrets, pour ma part je n'en ai aucun. Ma vie, tout comme ma mort, n'a eu qu'un but, servir et protéger notre déesse. Bien des gens sur cette terre ne peuvent pas se prévaloir d'une telle chance. Elle aura eu son prix, certes, mais j'aurai rencontré sur mon parcours des gens d'une grande valeur, que j'aime et que je respecte, comme Dohko – même si comme deux aimants nous ne pourrons jamais nous rapprocher sans nous repousser – mon cher maître Lugonis, le Grand Pope et son frère ... et toi.

C'est au nom de l'amitié qui nous lie que je te demande de disposer de mon corps, si tel devait être le cas. Je ne veux pas de tombe ou de monument grandiose et bien vain. Si je fais le sacrifice de ma vie pour le Sanctuaire et Athéna, ce n'est pas dans ce but d'en être glorifié. Je crois avoir beaucoup de défauts, mais si je peux me rendre justice la vanité n'est pas l'un d'entre eux. Et tel n'est pas mon destin, même après ma mort. Toute ma vie j'ai été voué à l'ombre et au silence. On s'en accommode, vois-tu, car cette quiétude profite à l'âme et au repos. Telle fut ma vie, telle sera ma mort : à l'écart de tout et de tous.

Il y a un endroit dans la montagne que tu connais, je t'y ai conduit une fois, sans te dire pourquoi. Rien n'y pousse, aucun oiseau n'y fait entendre son chant, mais ce n'est pas un lieu désolé ou triste à mes yeux. Là-bas je trouverai la paix. C'est là-bas que je veux reposer.

Tu trouveras dans la salle de bains une tunique de lin blanc. C'est le cadeau que m'avait fait mon cher maître Lugonis le jour où j'ai reçu mon armure d'or, et pour cela elle a à mes yeux plus de valeur que tout l'or et les joyaux du monde. C'était avec elle que je veux partir.

Brûle mon corps, car même dans l'éventualité où j'aurais à faire usage de mes épines pourpres, il restera encore en moi assez de poison pour être néfaste. Seul le feu l'anéantira. Enfouis ce qu'il en restera quelque part là-haut, sans cérémonie, sans aucun signe qui en indique l'endroit et laisse mon âme partir aux quatre vents, plus libre et plus sereine qu'elle ne l'aura jamais été.

Merci pour ton amitié et adieu, puissions-nous nous retrouver un jour dans un monde sans guerre "

Et en-dessous figurait sa signature, ferme et élégante. Sa main n'avait pas tremblé.


Tout fut exécuté scrupuleusement. Seul devant le bûcher où les flammes finissaient de dévorer les derniers ossements, Shion éprouvait une sorte de paix intérieure, une quiétude d'âme qu'il n'avait pas ressentie depuis longtemps. Il avait été capable de le faire, malgré sa douleur, et il en tirait une sorte de fierté. La parole d'un chevalier était sacrée, une promesse faite à un ami plus encore.

Avec des gestes lents et recueillis, il avait ôté à Albafica son armure – son habit de douleur. Pauvre Albafica ! Son adversaire s'était acharné sur lui avec une cruauté sans nom, mais Shion refusa avec obstination de voir ce sang qui maculait sa belle peau si blanche, cette épaule disloquée, ces traces de coups partout sur son corps. Il ne voulait pas garder le souvenir d'une poupée disloquée, mais d'un jeune homme à la beauté foudroyante. Pieusement, il le lava, et chaque centimètre carré de peau qu'il découvrait révélait des lignes pures et parfaites. Tant de perfection, vouée aux flammes ...

Il n'avait pas voulu qu'Agasha assistât à la crémation. Ce n'était pas un spectacle pour une jeune fille de son âge, si vaillante fût-elle. Il valait mieux qu'elle gardât en mémoire l'image d'Albafica tel qu'il était à présent devant eux, allongé sur son lit vêtu de sa tunique de lin toute simple, si pâle mais serein, comme endormi. Mais de sa part, il déposa sur la pauvre dépouille une rose blanche, qu'Albafica emporta avec lui dans l'au-delà.

Tous les ans, ensemble, soudés par le souvenir, ils montaient là-haut, dans la montagne et allaient se recueillir, se souvenir de cet être exceptionnel qu'ils avaient eu la chance de croiser au cours de leur existence. Agasha se faisait vieille maintenant, mais elle conservait cette joie de vivre qui se lisait sur son sourire sans dents. Dohko et lui avaient été les deux seuls à se sortir vivants – par hasard plus qu'autre chose – du massacre de la guerre sainte, et Dohko était aussitôt reparti pour sa Chine, sans presque un mot, pour y surveiller le sceau sacré qui maintenait l'âme d'Hadès prisonnière. Leur séparation avait été étrange, plein de silences gênés et de non-dits. Shion ne l'avait remarqué que bien après, l'esprit encore trop à vif par la mort d'Albafica pour être rationnel. Il ne l'avait même pas remercié pour tout ce qu'il avait fait pour lui, et en eut des regrets. Mais Dohko avait un grand coeur, et il savait qu'il le lui pardonnerait.

Shion était seul, devant un Sanctuaire détruit. Tout était à faire, et il ne savait pas par où commencer : miné par le chagrin et le découragement, il faillit jeter l'éponge et s'alita, en proie à une profonde dépression. Ce fut Agasha qui le sauva. Par son énergie et sa rage de vivre, elle lui fit honte et lui donna la force de rebondir. Elle fut tout a long de sa vie son plus fidèle soutien.

Megara, la jeune servante qu'Albafica avait aimée en secret, se maria quelques années après la guerre sainte. Bien qu'elle n'en eût jamais rien su et ne fût coupable de rien, Shion lui en voulut de son bonheur, et fut soulagé lorsqu'elle quitta le Sanctuaire avec son mari et ses enfants. Chaque fois qu'il la voyait, son amertume et son chagrin refaisaient surface, et rouvraient des plaies qui ne cicatriseraient jamais totalement.

Il lui fallut presque trente ans pour aimer à nouveau. Il s'appelait Ménandre, il était fonctionnaire au Palais. Un homme intègre et cultivé, qui présentait bien. Ils partageaient les mêmes goûts, et peu à peu, sans l'avoir cherché se rapprochèrent. Un jour de pluie, après le Grand Conseil, sans l'avoir prémédité cela finit au lit – et ce ne fut pas Ménandre qui en fut à l'initiative, mais Shion. Ce jour-là, il se surprit lui-même. Jamais il n'avait envisagé remplacer Albafica. Et il ne le remplaça pas. Au fils des mois, puis des années, Ménandre occupa une place grandissante dans son coeur et son esprit, sans jamais prendre celle qu'y avait occupée le beau chevalier des Poissons. Tous deux étaient très différents, et l'amour que Shion éprouva pour Ménandre ne faiblit jamais. Il s'en sentit souvent coupable, se jugeant malhonnête vis-à-vis d'un homme qui l'aimait sincèrement et ne demandait rien en retour. Shion le combla d'honneurs, non en remerciement des nuits passées entre ses bras, mais pour son dévouement au Sanctuaire, et jamais personne ne le lui reprocha.

Puis, alors qu'il avait enfin retrouvé un équilibre après toutes ces années de solitude et d'errance, le destin frappa à nouveau sans prévenir. Lui ignorait ce qu'était la maladie et la vieillesse. Mais pas Ménandre. Lorsque celui-ci tomba malade, il décida, pour le protéger le plus longtemps possible, de le laisser ignorer la gravité du mal qui le rongeait inexorablement. Sa seule obsession – et raison de s'accrocher à la vie - fut de se trouver un remplaçant, un homme digne de Shion, quelqu'un en qui il trouverait un ami, un confident, une épaule sur laquelle pleurer lorsque sa charge se faisait trop lourde. Un homme qui l'aimerait et qu'il aimerait. Il y eut des tentatives infructueuses. Puis il y eut Polybès.

Polybès qui, en ce moment dormait dans leur lit.

Il ne dormait plus. Il s'était éveillé après son départ et l'attendait patiemment, allongé sur la banquette de l'antichambre, le dos confortablement calé par des coussins, à lire un bouquin pioché au hasard dans la bibliothèque. Dès qu'il le vit rentrer dans la pièce, il leva les yeux. Shion, visiblement l'esprit ailleurs, n'avait pas remarqué sa présence, et, sur la pointe des pieds, fermait tout doucement la porte derrière lui.

- Où étais-tu ?

Le Grand Pope sursauta.

- Je ... je croyais que tu dormais, balbutia-t-il d'un ton gêné.

- Je me suis réveillé, et tu n'étais plus là.

Il plongea son regard dans ses yeux roses.

- Ca va ? Il y a un problème ?

Il connaissait trop Shion à présent – cela faisait dix ans qu'ils étaient amants – pour savoir qu'il y avait quelque chose. Et soudain il se souvint.

- Pardon. Excuse-moi, j'avais oublié que c'était aujourd'hui.

Les larmes montèrent aux yeux de Shion.

- Je ... je ne veux pas en parler, Polybès. S'il te plaît.

Polybès se leva et, se dirigeant vers lui, le prit dans ses bras. Après une fraction de seconde d'hésitation, Shion se laissa faire.

- Alors n'en parlons pas !

Shion serait morose pendant quelques jours, il le savait. Tous les ans, c'était la même chose. Il parlerait peu, s'échapperait pour de longues promenades solitaires, se refuserait à lui dans l'intimité de leur chambre. Polybès ne lui en voudrait pas, une fois de plus. Ce n'était pas dirigé contre lui, il le savait bien, juste sa façon à lui de se souvenir de l'autre, celui qu'il y avait eu autrefois, bien avant lui, bien avant Ménandre. Celui dont il ignorait toujours le nom ... mais quelle importance ? Il préférait de loin composer avec les mouvements de son coeur si meurtri par la vie que de faire face à nouveau à cette pauvre créature désespérée et vide dans le lit de laquelle il s'était retrouvé il y avait maintenant dix ans de cela.

Car il le savait : les roses qui ne fânent jamais sont celles qui s'épanouissent dans les jardins secrets.

FIN

Coucou me revoilou ! Oui, je sais, j'ai été longue à poster la suite ! Vive les pseudo-promotions professionnelles qui vous gâchent bien la vie ! J'aurais mieux fait de me tordre la cheville que de dire oui, ça m'apprendra à faire preuve de candeur ...

Enfin, bon, cette histoire est finie. J'es père qu'elle vous aura plu. J'ai déjà ma petite idée pour les deux ou trois prochaines ... mais il ne faut pas que ça vous empêche de m'envoyer un petit mot pour m'encourager ! Biiiiiiiiiz et merci d'avance

Kalli