Disclamer : persos pas na moi !
Note : le mystère est enfin levé et je peux déjà vous annoncer que peu d'entre vous( je crois même personne lol) n'ont réussi à découvrir l'homme-mystère ! Mais j'avais bien caché la surprise aussi…
Et pour une fois, j'innove un couple que j'avais envie d'essayer depuis longtemps. J'espère qu'il vous plaira !
Bonne lecture !
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Apprivoise-moi
Chapitre : Un ami…
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Un bruit le tira de sa torpeur et il se réveilla en sursaut.
Pourvu que ce ne soit pas déjà les gardes… Sa blessure le faisait horriblement souffrir et en portant la main à son front, il se rendit compte qu'il avait de la fièvre. Sa tête était lourde et il se sentait nauséeux…
Il eut néanmoins le courage de se relever doucement et d'aller se repositionner dos au mur, en position assise. Il préférait être ainsi, avec l'impression de venir voir ce qui allait arriver.
Il ferma les yeux. Le bruit se réitéra et il dû les rouvrir.
- Il y a quelqu'un ? demanda-t-il, la bouche pâteuse.
Sa tête était si lourde et son esprit si embrumé… Il avait perdu trop de sang…
Un mouvement dans la pénombre de la cellule attira son attention.
- Ah… C'est toi…
C'était amusant en soi : il avait l'impression de retrouver un vieil ami.
L'ombre remua de nouveau comme pour acquiescer et il sourit. Cette présence le rassura, même s'il ne savait toujours pas ce que c'était.
- J'ai dormi longtemps ? demanda-t-il ironiquement. Sûrement oui… Tu as veillé sur mon sommeil, c'est gentil de ta part….
La chose ne l'avait pas attaqué durant son inconscience :manifestement, elle ne lui ferait aucun mal, il en était maintenant sûr.
Il porta la main à son ventre et gémit : lors de la mission, il avait reçu une balle dans le ventre dans un moment d'inattention, et les ozzies avaient profité de sa faiblesse pour le capturer. Heureusement, les intestins n'avaient pas dû être touchés, sinon il serait déjà mort, mais la plaie n'était pas belle, l'atmosphère de la cellule favorisant l'infection, et il perdait trop de sang. De toute façon, si cette blessure ne le tuait pas, il pouvait encore compter sur Treize qui s'était fait un malin plaisir à appuyer sur son ventre pour en voir couler le sang. Il se demandait même si c'était les informations qu'il pouvait livrer ou le plaisir de le torturer qui poussaient Treize dans ce qu'il faisait… Peut-être les deux.
La chose tapie dans l'ombre bougea soudain lorsqu'il gémit et s'approcha timidement. Tout doucement, le g-boy vit sortir un petit pied de l'ombre, suivit d'un corps tout aussi petit.
Ni animal, ni homme.
Un enfant.
Il ne devait guère avoir plus de 4 ans, à en juger par sa taille. Tout petit, d'une maigreur à faire peur, des cheveux mi-long d'une couleur étrange, ressemblant au sable blanc… Il avait des yeux calmes quoiqu'un peu effrayés devant la carrure du g-boy. Il s'approcha très lentement, étudiant la réaction du garçon avant de se lancer réellement.
Le prisonnier cligna plusieurs fois des yeux, essayant de chasser son hallucination. Ce devait être la fièvre qui lui faisait avoir des visions, ce n'était pas possible autrement…
L'enfant avait deux longues oreilles animales sur la tête, dont la base était dissimulée dans son cuir chevelu, et une longue queue touffue pendait dans son dos, juste au-dessous de ses fesses. Les oreilles et la queue étaient de la même couleur que ses cheveux, d'un sable tirant sur le blanc.
Etrangement, l'enfant évoqua chez le g-boy l'image d'un fennec, ce petit renard des sables dont la fourrure était de la même couleur que les cheveux de l'enfant.
Deux grands yeux noirs se levèrent sur le g-boy, y cherchant comme une approbation et le garçon fondit complètement en voyant ces deux pupilles foncées trembler, posées sur lui. Il oublia tout le reste et tendit une main pacifique à l'enfant-animal qui s'approcha doucement et vint la renifler.
Oui, un petit fennec… C'était ça.
Comment Oz pouvait garder un enfant dans leurs geôles et l'y abandonner. Car il ne faisait aucun doute que l'enfant séjournait depuis longtemps ici et que personne ne s'en occupait : il était très sale et trop maigre pour avoir manger quelque chose ces derniers jours. Le prisonnier se demanda même comment il avait survécu jusque là, cela tenait du miracle.
Le petit posa sa main dans celle du g-boy et ce dernier sentit ses petits doigts fins la parcourir pour en analyser chaque détail. Il tenta de refermer gentiment ses propres doigts sur ceux du gamin, mais l'enfant lui échappa rapidement et recula d'un pas, un peu effrayé. Ses oreilles se couchèrent sur sa tête et ses yeux fixèrent cette main qui avait osé bouger alors qu'il l'examinait. L'image arracha un sourire au g-boy qui aplatit de nouveau ses doigts en signe de paix.
- Je ne te ferais aucun mal… Promis.
Les oreilles de l'enfant se redressèrent en entendant sa voix et il pencha la tête de côté comme pour essayer de comprendre ce qu'il avait bien voulu dire. Ses yeux se collèrent littéralement aux siens, sans aucune gêne et le g-boy sentit son cœur fondre une nouvelle fois. Ce gosse était trop mignon… Ses yeux étaient d'un noir si profond qu'ils lui rappelèrent ceux de Wufei.
Il aurait tout donné pour que les yeux du chinois se posent sur lui comme ceux de cet enfant…
Ce souvenir lui arracha un soupir et les yeux du petit se voilèrent d'inquiétude. Il oublia sa méfiance et se rapprocha du prisonnier, posa une petite main sur sa jambe et tendit l'autre vers son ventre, sans le toucher toutefois. Il semblait montrer sa blessure et ses yeux lui lançaient une muette interrogation.
- Oui, j'ai mal, mais ce n'est pas grave… tenta de le rassurer le g-boy, même s'il ignorait si l'enfant le comprenait.
L'enfant continua de l'observer quelques minutes, puis il le considéra inoffensif, se roula en boule tout contre sa jambe et ferma les yeux en poussant un petit soupir de satisfaction. Ses oreilles bougèrent encore un peu, agitées de petits soubresauts nerveux, puis s'immobilisèrent. Il s'était endormi.
Très étonné de sa confiance, le prisonnier l'observa à son tour et osa porter sa main sur sa tête pour le caresser. Ses doigts s'aventurèrent dans la chevelure douce malgré la crasse du petit et ce dernier poussa un petit soupir de bien-être.
Le prisonnier sourit : décidément il aurait pu s'attendre à tout trouver dans les geôles d'Oz, mais sûrement pas ça !
L'enfant-animal se bouina un peu plus contre lui, recherchant sans doute de la chaleur et le garçon l'attira à lui pour poser sa tête sur son côté et l'entoura de son bras. Ainsi blotti, l'enfant cessa de bouger et plongea dans le sommeil des justes, suivi de peu par son nouvel ami.
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Il n'arrivait pas à se rappeler où il était quand il se réveilla. Il se sentait tellement mal… Et son corps était si lourd…
Un bruit assourdissant l'avait tiré de son sommeil et il ouvrit difficilement les yeux.
Des murs noirs, la pénombre, des barreaux…
Oz.
Tout lui revenait maintenant et il tourna la tête vers la porte de sa cellule où venait d'apparaître une silhouette. Il tenta de voir qui c'était mais il y avait un tel brouillard devant ses yeux… Cependant, l'ombre était trop agitée pour être un garde de Oz. Quelque chose n'allait pas dans son comportement.
Sa voix lui parvint comme à travers une paroi :
- … Atr… Qua… QUATRE !!
Il voulut articuler quelque chose de cohérent, mais il ne pu dire qu'une seule chose :
- Wufei…
- Debout Quatre, je viens te sortir de là !
Le chinois ouvrit brutalement la porte de la cellule et se précipita vers l'arabe qui n'avait pas bougé d'un pouce.
- J'ai fait exploser la partir nord de la base, ils sont tous occupés là-bas, ça nous laisse du temps pour fuir. Allez viens Quatre !
L'arabe lui renvoya un faible sourire et tenta de garder ses yeux ouverts. Wufei comprit que quelque chose n'allait pas et il s'accroupit prés de lui. Il l'examina quelques secondes, porta une main à son ventre et la retira avec un petit cri horrifié.
- Mon dieu Quatre, mais tu es blessé !
- Wufei… soupira le blond, très las.
- Bon, je vais te sortir de là.
La voix du chinois trahissait une certaine inquiétude et Quatre comprit que son état devait être grave. De toute façon, il aurait pu le deviner même sans cela : il n'avait jamais été entouré d'un tel brouillard auparavant et il ne sentait pratiquement plus son corps.
Le chinois s'empara de lui et le bascula sur son épaule, avant de se relever et de le sortir de là.
- Tiens bon Quatre… le supplia le chinois.
Quatre fronça les sourcils : il lui semblait oublier quelque chose. Quelque chose d'important. Quelque chose qu'il avait eu avant et qu'il n'avait pas vu à son réveil.
Son esprit totalement embrumé, il tenta de se souvenir et l'image d'un enfant-animal ressemblant furieusement à un fennec s'imposa à son esprit.
Le même enfant qui le regardait partir sur les épaules de son camarade, debout devant la porte de la cellule ouverte, n'osant pas faire un pas de plus, lui lançant un regard perdu.
Il avait dû s'éclipser quand Wufei était apparu, effrayé.
Quatre tendit un bras vers lui et articula aussi fort qu'il pu :
- Arrête Wufei !
Le chinois stoppa aussitôt et s'exclama :
- Qu'est-ce qui se passa Quatre ? On a pas le temps !
- Derrière… se força le blond, totalement épuisé.
Wufei se retourna, intrigué, et tomba nez-à-nez avec l'enfant.
- Mais qu'est-ce que… ?
- Faut le sortir de là… murmura faiblement Quatre.
Grognant par principe, le chinois s'approcha néanmoins de l'enfant et tenta de l'attraper, mais le petit s'enfuit loin de lui.
- Mais il est con ou quoi ce gosse ? s'écria furieux le chinois. Bon, si c'est comme ça, moi je le laisse ici et…
- Pose-moi par terre Wufei…
- Quatre on a pas le temps pour ces conneries, c'est lui qui veut pas venir !
- Wufei, je ne peux pas l'abandonner ici ! gronda l'arabe, réunissant toutes ses forces pour cet effort.
- Si on se fait prendre, ce sera de ta faute ! siffla le chinois, furieux.
Il redéposa le blond à terre. Celui-ci appela immédiatement l'enfant, la main tendue vers l'ombre.
- Allez viens petit… Il faut partir d'ici… Tu me fais confiance ? Allez viens…
Le chinois observa l'ombre qui hésitait et pesta :
- Tu vois bien qu'il ne veut pas venir ! Quatre !
- Petit… souffla une dernière fois le blond avant de s'effondrer, totalement épuisé.
Le chinois le rattrapa immédiatement, passa son bras sous ses genoux et un sous ses épaules et il le souleva pour l'emmener. Au même moment, l'enfant surgit de sa cachette et sauta dans les bras du blond qui referma ses mains sur lui avec un soupir satisfait, avant de s'évanouir. L'enfant s'accrocha littéralement au cou de l'arabe et se cramponna de toutes ses forces en fermant les yeux.
Wufei lui jeta à peine un coup d'œil avait de s'élancer à l'extérieur, portant son précieux fardeau dans ses bras.
La respiration de Quatre était trop saccadée, sa peau trop brûlante sous ses doigts, et cela inquiétait énormément le chinois. Il fallait qu'il se dépêche…
Il courut jusqu'à la voiture qu'il avait cachée sous les arbres, sans rencontrer un seul garde. Il fallait dire que les explosions avaient alerté la base et tout le monde courait en tout sens, sans se préoccuper de la sécurité du site. Cependant, cette désorganisation servait au chinois. Il posa l'arabe, l'enfant toujours noué à son cou, à l'arrière de la voiture et jeta rapidement une couverture sur lui avant de se précipiter sur le volant.
La voiture démarra en trombe et s'éloigna le plus vite possible de la base, laissant comme seul souvenir un nuage de poussière derrière elle.
…
…
A suivre…
