Disclamer : ces persos ne sont pas à moi !

Merci beaucoup pour toutes vos reviews, je suis heureuse que cette fic vous plaise et moi aussi je trouve le bout de chou trop mignon En espérant que la suite sera tout aussi captivante.

Apprivoise-moi

Chapitre 5 : Colère et remords…

….

L'état de Quatre resta stationnaire, et la fièvre ne semblait pas vraiment diminuée depuis son retour, ce qui inquiétait énormément Wufei. L'arabe ne supportait pas longtemps une température trop élevée, mais malheureusement il n'avait rien pour la faire descendre.

Il lavait souvent son corps à l'eau fraîche, s'occupait de lui avec un soin extrême. Ses bandages étaient constamment renouvelés, au minimum trois fois par jour, mais Quatre ne s'était toujours pas réveillé.

L'esprit du chinois était tout entier préoccupé par cela, si bien qu'il finit presque par moment par oublier la petite créature qu'ils avaient ramené des geôles d'OZ. Le petit bout de chou n'avait absolument pas bougé de sa couverture le premier jour, observant les allées et venues de Wufei, écoutant attentivement chacun de ses grognements et grommellements comme s'ils lui permettaient de décoder l'inquiétude qui envahissait son compagnon de chambre. Il s'était fait tout petit, ne dérangeant absolument pas le chinois, profitant de cette chaude couverture tombée du ciel qu'il adorait plus que tout.

Quelquefois le regard de Wufei avait dérivé sur la petite boule de poil qui s'amusait dans sa couverture, comme un enfant aurait pu le faire, même si parfois il rappelait davantage un chiot qu'un humain. Cette vision apaisante lui avait arraché quelques sourires que son inquiétude pour Quatre effaçait rapidement.

Il avait ramené quelques croissants pour nourrir leur étrange invité et ce dernier s'approchait de plus en plus prés et restait plus longtemps prés de lui afin d'obtenir les succulentes viennoiseries qu'il partait aussitôt dévorer dans son petit nid douillet.

Wufei savait pertinemment que ce n'était pas très bien de nourrir l'enfant uniquement avec ça, mais pour l'instant, il n'avait ni le cœur ni l'envie de préparer un repas correct. Rien que l'idée de savoir que Quatre ne pourrait pas le partager avec eux le rendait malade.

Le deuxième jour, l'enfant était enfin sorti de sa couverture et s'était approché du lit, jetant sur les couvertures un regard inquiet et curieux. Il commençait à se demander pourquoi son ami blond n'allait pas mieux et les sourires de ce dernier lui manquaient. Il avait tiré sur les couvertures, réclamant l'attention de Quatre malheureusement toujours aussi faible et inconscient, et il n'avait réussi qu'à s'attirer la colère du chinois, furieux que le garçonnet ennuie le blond alors qu'il tentait de se reposer.

Effrayé, l'enfant s'était précipité dans sa couverture et n'en avait plus bougé, ne comprenant pas ce soudain accès de colère contre lui et détestant entendre la voix du chinois monter en volume de cette manière.

Wufei, en le voyant se réfugier dans son petit coin, s'était aussitôt senti coupable. Comment pouvait-il en arriver à décharger son angoisse sur un enfant innocent ? Il fallait qu'il se ressaisisse… Il n'avait pratiquement rien mangé depuis quelques jours, et à part boire du thé, il n'avait rien avalé de solide. Ses muscles commençaient à peser lourd et Wufei se sentait de plus en plus mal, aussi bien physiquement que moralement. A trop rester inactif et aussi nerveux, il allait devenir fou.

Soupirant, Wufei se passa la main sur son visage et se releva en titubant : Quatre allait se réveiller, il allait s'en sortir et il ne mourait pas sans savoir ce que le chinois ressentait pour lui ! Il ne pouvait en être autrement ! Alors il devrait être en forme lorsque le blond ouvrirait les yeux...

Il se dirigea dans la salle de bain attenante pour se mouiller le visage avec de l'eau et se rafraîchir un peu. Le temps de se pencher sur le lavabo et d'ouvrir le robinet, un bruit de verre cassé retentit dans la chambre attenante et le chinois sursauta. Fou d'inquiétude, il se précipita dans la pièce d'à côté pour apercevoir le plateau sur lequel il avait posé le verre d'eau qu'il utilisait pour faire boire Quatre de temps en temps à terre. Le verre s'était brisé en tombant mais heureusement la carafe d'eau semblait seulement avoir roulé mais ne s'était pas brisé.

Les yeux du chinois se rétrécirent quand il aperçut le coupable de toute cette casse, à même le sol, les oreilles baissées et un petit air penaud sur son visage. Wufei se rapprocha en soupirant, sentant la colère monter de nouveau en lui et l'enfant se recula en tremblant, ses instincts sentant qu'il allait de nouveau se faire disputer. Il gémit doucement et baissa la tête, des petites larmes apparaissants au coin de ses yeux.

- NON MAIS REGARDE CE QUE TU AS FAIS !!!!

L'enfant se recroquevilla un peu plus sur lui-même et posa ses mains sur sa tête comme pour se protéger, couinant de plus en plus. Mais la colère du chinois redescendit brutalement quand son regard se posa sur l'être effrayé devant lui, tremblant de tout son petit corps comme si le ciel allait lui tomber sur la tête. Du sang coulait sur sa main blessée, sans doute à cause du verre brisé au sol et pourtant l'enfant n'avait même pas émis une seule plainte de douleur.

Il semblait davantage craindre le chinois que la douleur, et Wufei se rendit compte qu'il était allé trop loin. Décidément il faisait tout de travers en ce moment !

Il ne s'occupait que de Quatre, s'oubliait lui-même et oubliait cet enfant qui n'avait rien demandé mais qui était là et avait droit peut-être à un peu plus de tolérance de sa part. Depuis le début, Wufei n'avait fait de lui hurler dessus, si on exceptait le moment où il lui donnait des croissants. Il s'était comporté comme le dernier des idiots, à effrayer le garçonnet qui avait déjà beaucoup de mal à s'adapter. A croire que son inquiétude pour Quatre l'avait rendu aveugle et de plus méchante humeur que d'habitude.

Un petit soupir lui échappa et il s'accroupit devant l'enfant lentement, tentant de retrouver un certain calme qui lui avait échappé depuis bien trop longtemps. Avec délicatesse, il leva sa main pour aller s'emparer de la petite main blessée qui continuait de trembler alors que l'enfant avait fermé les yeux et attendait sa punition. Il l'examina quelques secondes : la plaie n'était pas trop profonde mais il lui faudrait quand même s'en occuper. Il admira le courage de l'enfant qui n'émettait aucune plainte de douleur.

Celui-ci, ne recevant aucun coup, ouvrit précautionneusement un œil et observa le chinois, intrigué par son changement brutal d'attitude. Pourquoi le regardait-il avec autant de douceur tout d'un coup ? Il n'était plus en colère ? Déstabilisé, l'enfant le regarda avec curiosité, se demandant ce qui allai se passer. Il sentait la douleur sur sa main mais il n'osait pas la toucher, effrayé par le sang qui coulait.

Wufei attrapa la trousse de soin qui reposait non loin d'eux et il en sortit un petit coton. Il l'imbiba d'alcool avant de le passer très doucement sur la petite main blessée. L'enfant n'émit pas une seule plainte : ses grands yeux foncés étaient posés sur lui, légèrement inquiet. Le chinois se maudit presque d'inspirer de la crainte chez cet enfant qui ne le méritait pas. Il continua de le soigner gentiment avant de poser un petit pansement sur la plaie.

- Voilà, c'est guéri maintenant.

Sa voix s'était apaisée et l'enfant le sentit nettement. Il regarda sa main pansée avec un drôle d'air, avant de toucher le pansement avec ses doigts, essayant d'analyser cette drôle de chose qui collait à sa peau. Il se mit à le gratter et à soulever les bords, mais le chinois l'arrêta aussitôt en posant délicatement sa main dessus :

- Non, il ne faut pas y toucher.

L'enfant s'arrêta aussitôt et releva un visage perplexe sur Wufei : visiblement il ne comprenait rien à ce qui lui arrivait et son petit air perdu fini d'attendrir le chinois. L'homme qui ne connaissait que le mot honneur se sentit fondre devant cette petite bouille qui semblait le supplier de l'aider, comme si le chinois était la seule personne au monde à détenir les clés de toutes ces choses nouvelles qu'il ne comprenait pas.

Wufei eut un petit sourire et il caressa gentiment les cheveux de l'enfant, effleurant ses oreilles au passage sans même s'en rendre compte. Elles étaient incroyablement douces au toucher et le chinois les sentit bouger à son contact, apparemment dérangées.

- Tu dois avoir faim, et moi aussi… Cela ne sert à rien de m'apitoyer sur mon sort et d'attendre sans réagir. Quatre m'en voudrait s'il était réveillé. Allez viens bonhomme, je vais m'occuper de toi.

Puis sans attendre, Wufei se releva et sortit de la chambre, laissant la porte ouverte et invitant l'enfant à le rejoindre. D'abord intrigué, le garçonnet le regarda s'éloigner avec une pointe d'hésitation. Il l'entendait l'appeler et il ne savait plus quoi faire.

Devait-il rester ici à veiller sur son ami ou bien devait-il aller avec cet homme qui l'appelait et qui semblait si gentil tout d'un coup ?

Tiraillé, il finit par s'approcher à pas de velours de la porte et il regarda le chinois descendre les escaliers lentement, comme s'il l'attendait. Un petit coup d'œil à gauche, un petit coup d'œil à droite… Personne. Il n'y avait que l'homme aux yeux bridés qui continuait de l'appeler doucement, et sa voix lui promettait mille douceurs…

Intrigué et incapable de résister à la curiosité, l'enfant le suivit finalement et déboula dans la cuisine au moment même où le chinois sortait une casserole.

L'odeur qui envahit bientôt la cuisine finit de lui faire comprendre qu'il avait fait le bon choix.

A suivre…