Disclamer : ces personnages ne m'appartiennent pas, sauf le petit bout de chou, enfin baptisé dans ce chapitre lol

Genre : yaoi

Note : encore un chapitre tout en douceur, qui vous plaira puisque vous me réclamiez toutes le réveil de Quatre… lol. La suite par contre va mettre beaucoup plus de mouvement et d'action, et nos deux persos iront sûrement retrouver leurs camarades…

En attendant, bonne lecture et merci beaucoup pour toutes vos reviews !

Apprivoise-moi

Chapitre 8 : Réveil

Deux turquoises s'ouvrirent et une lueur étonnée les traversa. Un corps chaud se pressait contre lui et le serrait avec une tendresse désarmante… Qui… ? Et que s'était-il passé pour qu'il partage son lit ?

Déstabilisé, Quatre essaya de se remémorer les évènements précédents et sa capture par Oz lui revint brutalement, ainsi que les séances d'interrogatoires violentes que Treize lui avait réservé… Il grimaça à ce souvenir et une voix inquiète lui demanda aussitôt :

- Tu as mal ?

Cette voix, il ne la connaissait que trop bien et il sentit son cœur s'emballer sous la vague d'inquiétude qui le traversa.

Quatre leva ses yeux et croisa deux onyx qui le fixaient, attentifs et étrangement protecteurs.

Wufei… C'était Wufei. Il… dormait dans le même lit que lui. Il était venu le chercher, il l'avait veillé durant tout ce temps… Ses yeux semblaient tellement inquiets que le blondinet répondit aussitôt :

- Ca va…

Il ressentit le soulagement infini du chinois et cela l'ébranla plus que de raison.

Il…devait sans doute se faire des films… Wufei était juste rassuré de le voir en meilleur santé, c'était la seule raison, il n'y avait rien de plus… N'est-ce pas ?

Pourtant, une petite voix lui criait que s'il était dans le même lit du chinois, ce n'était pas simplement parce que Wufei s'était inquiété pour un coéquipier…

Une main douce se posa soudain sur sa joue et la caresse avec une telle tendresse que le jeune arabe cru que son cœur allait exploser. Il retint son souffle et leva un regard rempli d'espoir sur son compagnon, n'osant pas émettre les mots qui se bousculaient pourtant dans son esprit.

Wufei… souriait. Il souriait !! Quatre était aux anges et il pria pour que cet instant dure éternellement, quand il sentit soudain un mouvement entre eux qui le fit sursauter.

Un petit minois adorable se redressa alors entre eux deux et son sourire n'avait aucune comparaison avec celui de Wufei… D'abord étonné et recherchant dans sa mémoire, Quatre finit par reconnaître enfin l'enfant qui le regardait comme s'il était un dieu.

- Lui ? Mais…

- On l'a ramené avec nous, tu ne t'en souviens pas ? Il s'inquiétait énormément pour toi tu sais.

Etonné, mais ravi de le revoir, le jeune arabe lui sourit doucement et leva sa main pour venir caresser la tignasse blonde. Le gamin en jappa de joie et il lui sauta au cou, sa petite queue s'agitant avec frénésie sous les yeux plus qu'amusés du chinois.

- Et bien, je ne l'ai jamais vu aussi heureux dis donc !

Quatre eut un petit rire et il tenta de passer faiblement son bras autour du corps de l'enfant, mais son bras refusa de répondre et il soupira, exténué. Le chinois le remarqua aussitôt et sa main se posa sur le bras fragile de Quatre, l'empêchant de poursuivre son geste.

- Garde tes forces Quatre… Ces derniers jours ont été plutôt durs, tu as besoin de te reposer.

- Oui…, souffla le jeune arabe avant de lui sourire doucement.

Son sourire fut sans doute son plus beau cadeau et Wufei, sentant son cœur s'emballer, décida de réagir. Il se releva lentement et attrapa le gamin par la taille, le décollant à grand-peine de Quatre sous les pouffements amusés de ce dernier.

- Allez viens, laisse respirer Quatre !

Le gamin, ne cessant de tendre ses bras vers le blondinet, se retrouva pourtant rapidement par terre, hors de la chaleur de la couette et il lança un petit regard triste aux deux hommes. Le chinois tenta de l'ignorer, sachant pertinemment qu'il craquerait si jamais il plongeait ses onyx dans les deux mirettes suppliantes du gamin, et il sortit à son tour du lit pour venir vers Quatre.

- Allez viens, je vais vous préparer un repas… Je suis sûr que tu as envie de quitter cette chambre non ?

Quatre lui sourit et s'accrocha à son cou dés que le chinois passa ses bras sous lui pour le soulever, le prenant contre lui avec une force impressionnante. Mais il fallait dire que ces quelques jours, plus le temps passé dans les geôles d'Oz avaient considérablement joué sur son poids, et Wufei s'exclama :

- Il est temps que tu manges Winner, tu n'es guère plus lourd qu'une plume !

Le jeune arabe posa sa tête contre la poitrine de son compagnon et sourit. Il entendait les battements du cœur de son ami et un flot ininterrompu d'émotions différentes provenaient du chinois. Et à la différence de d'habitude, où il aurait probablement été incapable de supporter tout cela dans son état, les émotions de Wufei n'étaient pas assez virulentes pour lui causer le moindre mal…. Au contraire. Wufei ne respirait que calme, joie et… Un autre sentiment qui faisait battre le cœur du jeune arabe un peu plus fort.

Il n'osait pas y croire encore, même si son empathie le lui criait, alors il se contenta de se serrer contre Wufei et de se laisser amener jusqu'à la cuisine, où son compagnon le déposa très délicatement sur une chaise en lui enjoignant surtout de ne pas faire le moindre effort.

Ravi, Quatre le laissa donc faire, l'observant de sa chaise alors qu'une petite boule de poils était rapidement venu réclamer une place sur ses genoux, que le jeune homme lui avait volontiers accordé. Sa main glissait dans les cheveux du petit garçon et ce dernier semblait vraiment apprécier ce traitement de choix.

Wufei l'aperçut de loin, alors qu'il cuisinait, et seul un soupir amusé fut sa réaction. Il ne pouvait tout de même pas empêcher le gamin d'accueillir Quatre à sa manière, même s'il aurait voulu que l'arabe se repose avant tout.

Un copieux petit-déjeuner fut bientôt déposé sur la table, attirant l'attention du gamin qui grimpa sur la table pour venir voler un croissant. Espérant échapper à toute punition, il tenta de courir jusqu'à une chaise pour sauter hors de la table mais deux mains l'attrapèrent vivement et il se retrouva soulevé dans les airs, devant le visage d'un chinois pas vraiment commode.

- Dis donc toi ? Depuis quand on court sur la table, et depuis quand on prends sa nourriture à la sauvette comme ça ? Si j'ai préparé le petit-déjeuner, c'est pour que nous mangions tous ensemble boule de poil !

Roulant des yeux penauds et ses oreilles venant se coucher sur sa nuque, le gamin baissa la tête et doucement, tendit le croissant à Wufei, le lui rendant volontiers pour échapper au sermon. Devant cette image attendrissante, Quatre éclata de rire et s'exclama :

- Allons Wufei, laisse-le tranquille ! Il a faim, c'est normal !

Grommelant, le chinois finit par abandonner sa proie, dont les yeux se remplirent de joie et le gamin se sauva rapidement, disparaissant sous la table avec son croissant.

- Ce n'est pas comme ça qu'il sera éduqué…

L'arabe eut un tendre sourire et demanda soudain :

- Boule de poil ?

- Ben quoi, tu lui voies un autre nom plus approprié ?

- Wufei… Je vois une multitude d'autres noms.

- Ok ok… Mais il doit sûrement avoir déjà un nom…

- Je vois mal Oz s'occupe de baptiser une de leur expérience malheureusement, soupira le jeune arabe.

Wufei lui servit son thé à la menthe et lui mit d'office un croissant dans la main en ordonnant gentiment :

- Maintenant tu manges Quatre. Tu as besoin de reprendre des forces.

- Merci Wufei…

Le chinois rougit brutalement et pour ne pas être remarqué, il se releva et partit chercher son propre thé. Et tout en versant le liquide ambré dans sa tasse, il s'exclama soudain :

- Qu'est-ce que tu penses de Gahou ?

- Gahou ?

- Oui, c'est une traduction plus ou moins adaptée de Petit Renard. Je sais que c'est un peu…

- Non Wufei, c'est parfait ! Je suis sûr que Gahou sera heureux de son nouveau prénom…

- Au fait, il est passé où ?

- Sous la table, répondit Quatre en souriant.

Choqué, le chinois se précipita alors à quatre pattes sous la table, histoire de récupérer le petit polisson et de lui inculquer les bonnes manières. Manger par terre comme un animal… Non mais ce gamin était impossible !

- Viens ici… Viens ici je te dis… Raaah ne fais pas ton entêté !!!

Quatre pouffa en entendant les récriminations du chinois mais bientôt, Wufei revint à table avec le gamin dans les bras, triomphant, pour le poser sur une chaise.

- Allez tu n'en bouges plus maintenant ! Je ne vais pas aller te rechercher sous la table à chaque fois !

Bizarrement, Quatre trouva la situation très attendrissante. Le chinois fier et droit, presque insensible parfois, s'occupait de cet enfant dont il ne savait rien avec une attention particulière. Les trois autres n'en seraient probablement pas revenu de le voir ainsi, mais l'arabe était fier de son compagnon. Fier et… de plus en plus amoureux.

Le petit-déjeuner se passa bien mais Quatre fatigua bien vite et dés ses premiers signes de faiblesse, Wufei vint aussitôt le prendre dans ses bras pour le ramener à l'étage, avec une tendresse et une délicatesse désarmante. Quatre s'abandonna dans ses bras, ravi et secrètement heureux de n'avoir le chinois que pour lui… Certes il aurait préféré ne pas être blessé pour avoir droit à un tel traitement, mais ce n'était pas là le plus important.

Cependant, au lieu de le ramener dans son lit, le chinois se dirigea vers la salle de bain, Gahou sur les talons.

- Wufei ? s'étonna Quatre.

- Je suis sûr qu'un bon bain te fera du bien, alors ne proteste pas Winner.

Intimidé, le jeune arabe se laissa donc faire et son compagnon le déposa délicatement sur le siège des toilettes avant de s'occuper de faire couler l'eau dans la baignoire. Puis, se tournant vers le blondinet, il demanda avec prévenance :

- Je vais te retirer tes habits Quatre, je…

- Non, vas-y. Ca ne me gêne pas.

Wufei eut un petit sourire et ses mains se posèrent délicatement sur le dessus du t-shirt du blond.

- Très bien.

Lentement, Quatre fut déshabillé, avec une douceur et une délicatesse qui le touchèrent encore plus. Wufei lui retira également ses pansements, très lentement pour ne pas le faire souffrir. Il rougit, terriblement troublé de se retrouver nu devant son compagnon. Pourtant ils étaient tous les deux des hommes mais… Wufei était différent. Il était l'homme qu'il aimait, et ses gestes n'avaient rien de comparable et ne faisaient pas naître en lui les mêmes émotions que si Duo ou Trowa l'avaient déshabillé à sa place…

Wufei avait également rougit et quand enfin l'arabe fut nu devant lui, il ne pu s'empêcher de penser que jamais il n'avait vu un corps aussi magnifique…

- Tu es… très beau…

Les mots étaient sortis tous seuls et le chinois releva la tête vers Quatre, déstabilisé par sa propre réaction.

- Je…

- Non chut, tais-toi… le coupa l'arabe en posant ses mains sur son visage.

Il l'attira à lui avec les forces qui lui restaient et posa ses lèvres sur les siennes. Wufei n'osa pas bouger ni même respirer, tremblant rien qu'à l'idée de perdre ce contact et cet instant avec Quatre.

Oh mon dieu, il en avait tellement rêvé… Ses lèvres étaient si douces… Si chaudes… Il fit tout pour prolonger ce doux contact et quand enfin il se brisa, ses bras vinrent naturellement entourer le corps fragile du blond, qu'il serra tendrement.

Quatre sourit, follement heureux d'avoir enfin eu ce qu'il avait toujours espéré depuis si longtemps et il se laissa aller dans les bras fermes et solides du chinois qui le soulevèrent pour le déposer dans l'eau. Sa tête se reposa contre le rebord et il ferma les yeux, sachant son compagnon tout proche.

Ils n'avaient pas besoin de mots, même pas besoin de se voir. Ils savaient. Tous les deux. Les sentiments de l'autre ne leur étaient plus inconnus et cela seul suffisait à les rendre follement heureux, si bien qu'ils s'abandonnèrent à la magie de l'instant, oubliant tout ce qui n'était pas eux.

Gahou de son côté était resté prudemment en dehors de la salle de bain, de peur d'avoir droit à un nouveau bain, et il courut se réfugier dans les draps encore chauds, se faisant un petit nid douillet où il attendit patiemment les deux hommes, les yeux grands ouverts.

D'ailleurs, quand Wufei ramena Quatre dans ses bras en direction du lit, deux oreilles se dressèrent bien droites entre les draps et une frimousse ravie ne tarda pas à faire son apparition.

Le chinois coucha son compagnon, lui adressant un sourire merveilleux, avant d'attraper le gamin pour se coucher aux côtés de Quatre, mettant Gahou entre eux deux.

Quatre trouva la force de venir caresser les cheveux blonds et, épuisé, il s'endormit rapidement, les deux jeunes gens veillant sur son sommeil avec la même tendresse…

A suivre