Disclamer : à part Gahou, ces perso ne sont pas à moi.

Note : j'aime de plus en plus cette fic, et mon petit Gahou. lol. Je pense qu'il y aura certainement une séquelle à Apprivoise-moi, et j'en ai déjà la trame principale.

Mais pour l'instant, place à ce nouveau chapitre, et bonne lecture !

Apprivoise-moi

Chapitre 10 : J'ai confiance… en toi.

….

Lorsque Wufei entra dans la chambre de Quatre, Trowa releva son regard vers lui en soupirant, avant de trancher rapidement sur le sort du jeune arabe :

- Il faut appeler Sally en urgence.

- Je m'en doutais, c'est pour cela que j'ai essayé de faire vite, répondit le chinois, le visage crispé.

L'idée même que le voyage ait pu aggraver l'état déjà terrible de Quatre lui torturait l'esprit, malheureusement il n'avait guère pu faire autrement. Attendre qu'il soit en meilleure forme aurait été suicidaire…

Il s'approcha doucement du lit du jeune malade, comme s'il craignait de le réveiller, et dés qu'il fut assez prêt, Gahou osa se détacher de lui, malgré la présence toute proche de Trowa, pour venir sauter sur les draps juste à côté de Quatre endormi. Wufei n'eut même pas le cœur de protester contre son initiative quand il le vit venir se couler juste aux côtés du blondinet pour se coucher contre lui, attrapant sa main et s'y agrippant avec force.

Le pauvre gamin semblait être particulièrement réceptif à l'état de santé de Quatre et Wufei était parfaitement conscient qu'il existait un lien particulier entre ces deux-là depuis les cellules de Oz. En cet instant, il ne pouvait pas lui refuser de s'inquiéter pour Quatre. Lui-même était mort d'angoisse, même s'il arrivait encore à le dissimuler. Mais combien de temps son masque tiendrait-il ?

De son côté, Trowa jeta un coup d'œil au garçonnet et, un peu perplexe, il sortit le chinois de ses réflexions par une remarque inattendue :

- Il semble être attaché à Quatre…

Le regard du chinois se détacha du jeune arabe et vint se poser dans les deux émeraudes curieuses du français. Trowa était décidément un être à part : il ne remettait même pas en question la présence du gamin ou son physique étonnant, au contraire. Seul son lien avec le blondinet l'intriguait, et Wufei eut subitement envie d'en sourire, même s'il ne le fit pas.

- Oui… Je l'ai trouvé dans les geôles d'Oz, aux côtés de Winner quand je suis allé le délivrer. Apparemment, ils y sont devenus les meilleurs amis du monde.

Trowa eut un petit sourire charmant avant de se reprendre et de se diriger vers la porte :

- J'imagine que tu dois avoir faim. Je vais préparer quelque chose.

Il eut droit à un petit « merci » de la part du chinois, avant que ce dernier, après un dernier coup d'œil à Gahou qui bâillait déjà, ne décide de le suivre. Il est vrai qu'il avait faim et surtout, il se sentait lessivé, épuisé, ce qui était normal après la route qu'il venait de faire… Et quand il imaginait les questions dont Heero et surtout Duo allaient le presser, cela achevait déjà de le vider de toute énergie.

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Effectivement, Wufei avait à peine eut le temps de s'asseoir dans la petite cuisine de la planque que Duo lui avait sauté dessus, le pressant de questions sur l'étrange enfant qu'ils avaient ramené dans leurs bagages. Wufei eut droit à tout : qui il était, comment il s'appelait, où il l'avait trouvé, pourquoi il avait des oreilles…

Le chinois eut la force d'esprit de rester de marbre face aux questions assidues de son camarade, qui s'acharna pourtant avec une éloquence toute maxwellienne, qui démontrait ainsi la curiosité brûlante de Duo vis-à-vis de Gahou.

Et quand Heero entra à son tour dans la cuisine, il eut droit à des plaintes en bonne et due forme sur le silence du chinois.

- Heeeeeee-chaaaaaannn !!! Wu est devenu muet !!!!!

- Maxwell…

- Ouiiii mon Hee-chan adoré ?

Trowa eut un léger sursaut alors qu'il préparait un chocolat chaud pour tout le monde, ce qui ne passa pas inaperçu aux yeux du natté qui s'empressa de rectifier avec un amusement non feint :

- Oups… Pardon Tro', je voulais dire ton Hee-chan adoré bien sûr.

- Maxwell, tais-toi, trancha aussitôt le japonais, venant au secours de son pauvre Trowa qui n'osait pas se retourner de peur qu'on ne remarque la rougeur subite de ses joues.

Et fier de lui, Duo se pencha par-dessus la table en direction du chinois pour lui murmurer avec un petit clin d'oeil :

- Ils ont concrétisé pendant votre absence… Les murs en tremblent encore !

- Maxwell, encore un mot et je te jure que je cache le pot de nutella pour le reste de notre séjour ici !

En langage maxwellien, il n'y avait pas pire menace au monde et Duo adressa un regard noir à son japonais préféré :

- Heero, si jamais tu touches à mon Nutella…

- Alors arrête d'ennuyer MON Trowa…

Le cerveau de Wufei crut à une hallucination consécutive à la fatigue de son voyage : il rêvait ou… Heero était en train de blaguer, un micro-sourire sur les lèvres… ?

Il se frotta les yeux et se râcla la gorge, histoire de rappeler tout le monde à l'ordre, terrifié à l'idée que si le soldat parfait avait déteint au contact du natté, la vie dans la planque allait devenir infernale pour lui.

- Wufei, tu peux me dresser un rapport de ton action sur la base d'Oz ?

Ravi qu'on s'intéresse enfin à autre chose qu'à leurs pitoyables histoires sentimentales, le chinois se tourna vers Heero qui s'était assis et s'empressa de répondre :

- J'ai surtout cherché à distraire leur attention, le temps que j'aille délivrer Quatre. J'ai détruit une bonne partie de la base, sans avoir le temps d'aller plus loin. Mais je pense qu'il leur faudra du temps avant de reconstruire quelque chose…

- Bien. Et… Pour la créature que tu as ramené ?

A ces mots, Wufei ne pu s'empêcher de froncer les sourcils, tiquant à la dénomination que le soldat parfait avait attribué bien rapidement au pauvre Gahou.

D'accord, c'était un sale gamin capricieux et mal élevé mais… C'était un enfant, et non une créature.

Cependant, Duo fut plus rapide à la détende que lui et il s'écria, scandalisé :

- Mais enfin Heero, c'est un enfant ! Comment peux-tu dire ça ?

- Pour une fois, je suis d'accord avec Maxwell. Tu pourrais utiliser une autre expression Yui…

Le japonais soupira mais préféra rester silencieux et Wufei comprit qu'insister ne servirait à rien. Mais d'une façon ou d'une autre, il était hors de question qu'Heero continue sur cette attitude.

- Quand je suis allé récupérer Winner, il était avec lui dans la cellule, et Quatre a absolument tenu à ce que je l'emmène. Apparemment, vu l'état dans lequel nous l'avons trouvé, il semblait livré à lui-même depuis plusieurs semaines…

Le juron que lâcha Duo ne passa pas inaperçu et à vrai dire, Wufei pensait à peu prés la même chose. Chaque fois qu'il revoyait Gahou au milieu de la cellule, complètement perdu et dans un état pitoyable, il avait envie de massacrer du ozzie… Ces gens étaient des monstres !

- Et pour ses oreilles ? questionna Heero, toujours aussi impassible dés qu'il s'agissait de parler des missions.

- Sans doute s'agit-il d'une… expérience. Ca paraît extravagant de dire ça mais… Avec Oz, il ne faut pas se voiler la face.

- Les salauds !!! s'emporta violemment Duo, déchaîné à l'idée qu'ils aient pu utiliser un enfant âgé d'à peine quelques années pour leurs maudites expériences. Comment peut-on faire ça sur un enfant !! Merde, ça me dégoûte !!

- Une expérience… songea Heero. A-t-il présenté des signes inquiétants, ou une attitude équivoque ?

Wufei écarquilla les yeux devant la supposition qu'émettait le soldat parfait et son ton devint aussitôt sec et froid, se rapprochant d'une colère de plus en plus grondante en lui.

- Non Yui, je peux te l'assurer. A quoi penses-tu ? Un espion âgé de quelques années et terrifié par ce qui lui arrive ? Mais comment peux-tu même imaginer ça ? C'est seulement un pauvre gamin abandonné qui serait mort sans nous et qui tremble maintenant à l'idée d'être séparé de Quatre, le seul qui se soit comporté correctement avec lui apparemment !

Même Duo en resta bouche bée : jamais Wufei n'avait fait preuve d'une telle passion envers quiconque devant eux. Ce qui donna aussitôt une dimension toute autre au gamin et finit de convaincre Heero qui le rassura rapidement d'un geste de la main.

- C'est bon, je te crois. Je voulais juste savoir.

- Et bien la prochaine fois, tu gardes tes réflexions désagréables pour toi Yui.

Afin d'apaiser la tension qui montait dangereusement entre eux, Trowa déposa devant le chinois une assiette remplie d'œufs au plat et de bacon grillé. Aujourd'hui, c'était Duo qui avait fait les courses apparemment, vu le menu.

Mais Wufei n'était pas en mesure de protester vu sa fatigue et il attrapa sa fourchette pour se mettre à manger. Evidemment il était hors de question que Duo le laisse tranquille, même pour une chose aussi sacrée que manger, et posant ses coudes sur la table afin d'y poser sa tête, il demanda avec un grand sourire :

- Et il s'appelle comment le petit chéri ?

- Gahou.

- Whaaa t'es allé chercher ça très loin Feifei…. ! 'Petit renard'… Mouais, ça lui va bien…

- Je n'ai pas besoin de ton avis Maxwell.

Duo pouffa et sa curiosité maintenant satisfaite, il se leva pour aller réclamer à Trowa un petit encas, affamé rien qu'à la vue de ce que mangeait le chinois.

Heero regarda son homme se faire ennuyer en bonne et due forme, avant de dire à Wufei :

- Sally va arriver. Je l'ai prévenu et comme elle est dans un hôpital tout proche, elle ne devrait plus tarder.

- Parfait. L'état de Quatre m'inquiète vraiment.

Heero hocha la tête et voyant Trowa en mauvaise posture, il se releva à son tour et passant son bras autour de la taille du français, il l'attira contre lui, le protégeant contre le bruyant natté en déclarant froidement :

- Si tu as faim Maxwell, tu te fais à manger toi-même et tu te débrouilles. Trowa n'est pas là pour te servir.

Le français pouffa devant la tête atterrée de Duo, qui finit par tirer la langue au japonais en s'écriant :

- Hé je voulais pas te le manger ton français !! Je suis affamé, j'ai bien le droit de manger un peu non ?

Wufei leva les yeux au ciel devant une telle comédie, déjà fatigué par les sentiments dégoulinants des G-boys. Ils n'allaient pas faire long feu devant Oz avec de pareils sentiments…

Quoique… Il pouvait bien les juger lui… Alors que ses pensées revenaient sans cesse sur un blond de sa connaissance…

Et bizarrement, l'idée de jouer pareille comédie avec Quatre ne lui déplût pas, au contraire… Lui aussi aurait aimé passer son bras autour de sa taille et se l'accaparer jalousement. Finalement, Heero était peut-être moins idiot que lui. Il avait au moins réussi à sa déclarer, au lieu de continuer à rêver comme lui-même était en train de le faire.

Soupirant, Wufei se leva, ayant fini de manger, et se dirigea vers la porte d'entrée où venait de résonner la sonnette. Trop pris dans leur petite chamaillerie, les trois autres ne l'avaient même pas entendu, ce qui était surprenant de la part du japonais.

Il fut soulagé de voir le visage de Sally à travers le judas, et il s'empressa de lui ouvrir. La jeune femme semblait fatiguée mais elle entra sans attendre et dés que Wufei lui eut indiqué l'emplacement de la chambre où reposait Quatre, elle se dépêcha de s'y rendre. Heero lui avait indiqué que le blond n'allait pas bien et pour que le japonais dise cela, il devait s'agir d'un cas d'urgence, aussi ne s'attarda-t-elle pas inutilement.

Wufei la regarda monter, un peu songeur, avant que le souvenir de Gahou ne lui revienne en mémoire. Un cri se fit soudain entendre à l'étage et les trois g-boys surgirent aux côtés de Wufei en bas de l'escalier, inquiets et perplexes.

- Qui est là ? demanda Heero.

- Sally… Elle est montée voir Quatre.

- Et c'était quoi ce… cri ? s'inquiéta Duo.

La raison de tout cela surgit bientôt au-dessus des escaliers, apparemment terrifié et bien décidé à trouver un abri le plus rapidement possible. Dés qu'il aperçut le chinois en bas des escaliers, Gahou s'élança dans les marches à toute vitesse et en moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, il se rua dans les bras de Wufei qui ne pu que le serrer contre lui, comprenant peu à peu ce qui avait dû se passer là-haut.

Il fallait dire qu'il avait totalement oublié de prévenir Sally… La pauvre avait dû se demander de qui il s'agissait.

Le pauvre gamin tremblait dans ses bras, muet comme une carpe et le chinois passa doucement sa main sur le dos arrondi de Gahou, essayant de l'apaiser du mieux qu'il pouvait.

- Ca va aller, ça va aller… Du calme Gahou… Je suis là…

Il sentit le nez du gamin se coller contre la peau de son cou et il soupira. Intégrer Gahou dans leur petit univers allait être dur et il lui faudrait beaucoup de patience.

Duo, finalement amusé par la tournure des évènements, qui n'avait rien de tragique d'ailleurs, s'approcha du chinois et posa doucement sa main sur l'épaule du gamin.

- Hé… Gahou…

Mais le geste qui se voulait rassurant affola encore plus le gamin qui couina de peur, et en pure réaction de défense, il tourna son visage vers la main de Duo et tenta de le mordre, claquant ses dents dans le vide en espérant l'éloigner de lui. Ce qui réussit à la perfection car le natté retira prestement sa main, déstabilisé par l'attitude du gamin.

- Mais…

- Laisse-le Maxwell. Tu lui fais peur…, gronda Wufei.

Il semblait être passé en mode « père-poule » et même Heero souleva un sourcil étonné, pris de court par ce nouveau visage du chinois qui s'imposait à eux.

Gahou se pelotonna contre Wufei en geignant, et le chinois n'eut pas le cœur à lui en faire subir davantage.

- Je vais l'emmener là-haut.

- Oui, vous avez tous les deux besoin de repos, rétorqua Trowa avec calme. Je vais aller rassurer Sally.

Sa grande silhouette monta aussitôt, suivie de peu par le chinois qui tenait toujours l'enfant contre lui, essayant de le calmer et de l'apaiser. Il n'aimait pas savoir Gahou dans un état de nerf aussi difficile à supporter.

Lorsque Trowa poussa la porte de la chambre où reposait le jeune arabe, Sally releva son regard vers lui, s'attendant presque à cette visite.

- Comment va-t-il ? demanda le brun, inquiet.

- Mieux que je ne l'avais craint. Le voyage semble l'avoir fatigué et j'ai craint une infection, mais apparemment Wufei a bien travaillé en le soignant. Il ne s'agit que d'une petite baisse de tension, sans doute dûe à la fatigue et au stress. D'ici quelques jours, il devrait aller beaucoup mieux.

Un petit sourire montra le soulagement de Trowa, et quand le docteur releva un regard à demi froncé vers lui, il s'empressa de répondre, comprenant la question muette qu'on lui adressait :

- Il semble que Wufei et Quatre aient trouvé un enfant dans les cellules d'Oz, et ils l'ont sorti de là-bas.

- Ooh je vois… Je suis désolée d'avoir crié, mais je ne m'y attendais pas et…

- Ce n'est pas grave Sally. Il y a eu plus de peur que de mal. Wufei s'en occupe maintenant.

- Wufei ? Avec un enfant ? s'étonna Sally.

Trowa ne pu retenir un petit rire amusé et il hocha la tête avec vigueur :

- Il semblerait que notre petit chinois soit devenu un véritable « père-poule »…

- Si on m'avait dit ça il y a quelques jours, je ne l'aurai jamais cru ! s'amusa à son tour Sally, aussi discrètement que possible afin de ne pas déranger le repos du blondinet à ses côtés.

Un peu plus loin, Wufei était entré dans sa chambre, sachant parfaitement que de toute façon, tant que Sally serait avec Quatre, Gahou ne risquait pas d'aller se faufiler aux côtés du jeune arabe, et qu'il n'accepterait pas plus de dormir seul dans une autre chambre… Et vu comme il était accroché à son cou, la moindre tentative aurait fini en fiasco.

Attendri par la confiance aveugle que lui vouait le gamin, Wufei consentit donc à l'accueillir dans sa chambre, et il s'assit sur le lit quelques instants, histoire de calmer définitivement Gahou.

- Allez Gahou, ça va aller. Personne ne te fera du mal. On va essayer de dormir un peu, d'accord ?

Tout doucement, les petites mains de l'enfant relâchèrent la chemise du chinois et il s'écarta de lui, lui montrant un visage aux joues maculées de larmes et un regard encore brillant.

- Regarde dans quel état tu te mets toi…, maugréa gentiment Wufei en tentant de cacher sa propre émotion.

Il essuya délicatement les larmes du gamin qui se laissa faire, avant de lui offrir un petit sourire qui se voulait rassurant.

- Allez… Tout va bien aller d'accord ?

Bizarrement, l'enfant hocha tout doucement la tête et Wufei fut ravi de voir qu'il le comprenait.

Puis il se releva, Gahou toujours dans ses bras et se dirigea vers la petite salle de bain qui attendait à sa chambre. Il fallait débarbouiller un peu le visage de Gahou, et le sien par la même occasion, avant qu'ils ne se couchent.

Il attrapa un gant, qu'il mouilla sous l'eau du lavabo, tandis que Gahou le regardait faire, intrigué et surpris, curieux surtout sur ce qui allait suivre. Et il en eut pour son grade : Wufei leva soudain le gant rempli d'eau et le passa sur le visage du garçon, le débarbouillant à sa manière, un peu brusque mais qui se voulait pourtant tendre.

D'abord surpris, Gahou finit par se débattre avec acharnement, balançant sa tête en arrière pour éviter les assauts du gant, gesticulant dans tous les sens. Wufei insista, combattit ardemment contre son petit renard, essayant ainsi de lui inculquer un semblant de propreté, mais quand il vit bientôt Gahou mordre dans le gant, il éclata de rire, et le reposa sur le siège des WC fermé, le mettant ainsi à la hauteur du lavabo, juste à côté de lui.

- Petit garnement…

Il prit de l'eau dans ses mains et s'en aspergea le visage, laissant le soin à Gahou de finir son combat contre le gant. Combat qui lui sortit bientôt de l'esprit quand il vit le chinois se mouiller ainsi juste devant lui….

Intrigué, il repoussa le gant plus loin et se leva sur ses jambes, s'approchant du lavabo pour regarder un peu mieux ce à quoi s'amusait l'adulte. Il finit même par tendre sa petite main pour venir la glisser sous le jet d'eau, curieux et étonné. Ses oreilles se dressèrent, guettant avec appréhension tout bruit suspect.

Wufei remarqua très vite son approche et il ne pu s'empêcher de faire une petite pichenette dans l'eau, qui vint éclabousser légèrement Gahou. Ce dernier, surpris, eut un petit hoquet très vite suivi par un petit rire étonnant de gaieté. Le rire d'un enfant qui avait malheureusement eut peu d'occasion de le faire résonner. Wufei s'en émerveilla comme un enfant, regardant cette petite boule de vie qui avait réussi à survivre aux geôles d'Oz et riait encore comme si la vie lui promettait milles richesses… Gahou était étonnant mais quelque part, il lui faisait un bien fou. Parce qu'à ses côtés, Wufei avait l'impression de ne pas se battre pour rien.

Il éclaboussa de nouveau l'enfant, dont le rire fusa de plus belle et Gahou tenta de faire pareil, avec sa petite main sous l'eau, mais sans grand succès.

Puis finalement, les bras solides du chinois l'attrapèrent, éteignirent l'eau et le ramenèrent vers le lit, pour le déposer au milieu des draps.

Et cette fois-ci, Wufei était rompu à l'exercice. Il ne chercha même pas à fuir le contact de Gahou, qui trouva rapidement sa place au milieu de ses bras, blotti contre lui, au chaud, et en sécurité.

A Suivre…