Disclamer : à part Gahou, ces perso ne sont pas à moi.
Bonne lecture et merci infiniment pour vos reviews !
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Apprivoise-moi
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Chapitre 15 : Attaque !
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Ils ramenaient le corps du premier prisonnier quand une ombre rapide leur tomba dessus. Les deux soldats n'eurent même pas le temps d'alerter leurs compagnons que le g-boy leur trancha la gorge, les tuant net et ne prenant même pas la peine de cacher leurs corps.
Par contre, il se pencha sur celui de Trowa et son corps tout entier se tendit quand il constata son état physique. Le français était couvert d'hématomes et de sang : sa poitrine se soulevait à un rythme anormal qui ne laissait rien présager de bon quant à la suite.
Rapidement, Heero le souleva dans ses bras et le visage fermé, il le ramena à l'abri sous les arbres, de manière à ce que personne ne le voit.
Dire que s'il n'avait pas été dans le hangar des gundams, il aurait pu finir comme lui… Il n'avait pas été assez vigilant, son attention sans doute diminuée par la présence de Gahou et ses pleurs incessants qui l'avaient fatigué. Il avait failli dans son devoir de soldat et le résultat n'était pas beau à voir.
Non seulement Trowa était inconscient et mal en point, mais de là où il était, caché par la végétation dense autour de leur maison, Heero voyait parfaitement les autres soldats qui composaient le commando entourer leur planque, prêts à passer à l'assaut.
Il n'entendait plus les pleurs de Gahou, mais est-ce que cela était un point positif ? Et Duo, où était-il ? Avait-il seulement senti la présence d'intrus autour de la maison ?
Le connaissant, il devait être en pleine grasse matinée… Merde, ils ne s'attendaient vraiment pas à cela ! Normalement, les ozzies n'auraient jamais pu les trouver ici ! Qui les avait informé, qui avait trahi ?
Serrant les poings, le japonais réagit au quart de tour : si Duo dormait vraiment, une seule chose le réveillerait. Fonçant sur les cadavres des deux ozzies, il attrapa une mitraillette et tira en l'air plusieurs fois, cassant net le silence qui s'était posé sur l'endroit, prêt à être attaqué.
Evidemment cela attira l'attention des ozzies qui, sur ordre de leur chef, se divisèrent en deux groupes dont l'un s'approcha dangereusement d'Heero au pas de course.
Le japonais n'attendit pas plus longtemps et fonça jusqu'au corps de son compagnon qu'il souleva et emporta…
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De son côté, les coups de feu avaient brutalement réveillé Duo dont les sens aiguisés de soldat se mirent aussitôt en marche.
Droit comme un i au milieu du salon, il repéra les mouvements à l'extérieur, trahis par les ombres à travers les fenêtres, et comprenant l'urgence de la situation, il attrapa à bras le corps Gahou qui se réveilla seulement pour courir jusqu'à sa chambre.
A peine arrivait-il au-dessus des escaliers que la porte était enfoncée violemment et que plusieurs hommes entrèrent dans la maison, armes au poing et prêts à tirer. On leur avait averti qu'ils faisaient une infiltration chez un groupe de rebelle très dangereux, et qu'ils avaient ordre de tirer à vue si jamais l'un d'entre eux ne se laissaient pas faire. Et s'ils avaient eu facilement le premier, ils doutaient d'avoir autant de facilité avec les suivants.
Pourtant, ce furent ceux restés à l'extérieur qui eurent le plus de mal. Le Dieu de la Mort en personne leur tomba dessus, ayant sauté depuis la fenêtre de sa chambre et armée jusqu'aux dents. Il trancha la gorge du premier soldat et truffa le corps du deuxième de plomb, avant de courir comme un fou jusqu'au garage, déjà visé par les autres ozzies qui avaient rappliqué en vitesse.
Une balle effleura son mollet, une deuxième coupa quelques-uns de ses cheveux mais Duo continua de courir jusqu'à ce que le garage lui offre un semblant de protection, qui ne durerait cependant pas.
« Putain de merde ! Ozzies de mes deux… » jura l'américain, boosté par l'adrénaline.
Il jeta plus qu'il ne déposa le petit Gahou sur le siège passager avant de monter lui-même derrière le volant.
Il n'attendit pas que la porte électrique soit entièrement ouverte : enclenchant la marche arrière, il la défonça avec l'arrière de la voiture, avant de faire un violent dérapage pour remettre le véhicule dans la bonne position.
Ces crétins d'Ozzies n'avaient même pas pris la peine de piéger le garage, persuadés de trouver les rebelles à l'intérieur même de la maison, aussi Duo put-il prendre un peu d'avance, harcelé par les balles de ses ennemis qui avaient déjà sauté dans un véhicule et le poursuivaient à toute vitesse.
A ses côtés, Gahou était pétrifié, complètement terrorisé par ce qui se passait. Le pauvre n'en menait pas large et il se contenta de trembler quand la main de Duo s'abattit sur sa tête et qu'il l'obligea à se baisser sur le siège. L'américain en fit de même et une rafale de balles vint briser le pare-brise, augmentant un peu plus la peur de Gahou et le flot d'adrénaline de Duo.
Il attrapa une arme automatique qu'il avait pris avec lui dans sa chambre et sans même se retourner, tira derrière la voiture, espérant effrayer un peu ses poursuivants et avoir ainsi le temps de les semer.
Mais les ozzies étaient venus en renfort et quand Duo aperçut dans son rétroviseur un deuxième véhicule qui les suivait, il se remit à jurer de plus belle.
« Shit shit shit !!! »
Il ne s'en sortirait pas… Leurs véhicules étaient beaucoup plus rapides que le sien, spécialement construits pour des missions de ce genre alors que les g-boys n'utilisaient qu'une vieille voiture de location pour passer inaperçus.
Il eut beau accélérer, coller son pied sur l'accélérateur, la voiture refusa d'aller plus vite et il ne pu que constater avec effarement que les véhicules ozzies se rapprochaient dangereusement.
Gahou s'était roulé en boule, collé au siège et tenait sa tête entre ses mains, tremblant sans s'arrêter. Un nid-de-poule lui arracha un cri alors que l'américain commençait à paniquer.
« Putain de voiture ! Accélère bordel, accélère ! »
C'est au moment même où les véhicules derrière lui étaient prêts à l'atteindre qu'une ombre gigantesque les recouvrit et Duo eut la plus grande des surprises en voyant les deux véhicules exploser subitement, coupant là toute poursuite.
Dans le ciel, le Wing remonta aussitôt pour aller s'occuper du reste du commando encore stationné autour de leur planque… laissant à l'américain le soin de filer de là en vitesse pour se faire oublier.
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Wufei passa tendrement sa main dans les mèches blondes, ne se refusant plus ce petit plaisir depuis qu'il avait avoué au jeune arabe son amour. D'ailleurs, Quatre semblait apprécier le geste à sa pleine mesure et il se contenta de sourire, gardant les yeux fermés pour ne pas avoir à poser son regard sur la perfusion qui lui rentrait sous la peau.
Les examens médicaux s'étaient révélés très satisfaisants. Le corps de Quatre avait pleinement récupéré de sa récente blessure, et même s'il avait une légère carence en globules blancs, ce n'était pas suffisamment alarmant pour que Sally les empêche de rentrer bientôt. La perfusion lui envoyait directement dans le sang les vitamines et éléments essentiels qui aideraient son corps et surtout ses défenses immunitaires à revenir à la normale, mais Quatre avait beau être courageux devant les armes ozzies, il n'appréciait pas plus que cela les aiguilles et les piqûres, d'où la présence rassurante de son amant à ses côtés. Wufei l'avait parfaitement compris et n'avait pas dit un mot durant toute l'opération où l'infirmier avait soigneusement placé la perfusion, mais s'était contenté de lui serrer la main et d'avoir une multitude de petits gestes qui avaient rassuré le jeune arabe, sous le regard légèrement amusé de l'infirmier qui n'avait pas tardé à sortir de la chambre. Bizarrement, le chinois ne semblait pas redouté qu'on apprenne leur liaison…
Lui qui était tellement pudique autrefois étalait son bonheur devant tous comme s'ils le savaient déjà. Même Sally avait été surprise, mais elle n'avait rien dit pour ne pas vexer le jeune chinois. Et puis, elle était contente pour eux. La guerre n'était pas facile, mais si ces adolescents-là pouvaient au moins combler leur quotidien d'autre chose que de combats et de sang, c'était un minimum.
Soupirant, Quatre murmura doucement :
« Comment va-t-on faire… après ? »
« Comment ça ? Après quoi ? »
« Quand cette guerre sera finie… Quand on n'aura plus à se cacher. Avec Gahou. »
Le prénom de l'enfant réveilla activement le chinois qui s'était un peu laissé aller dans la sérénité de l'instant, et se redressant sur son siège il s'exclama :
« Nous le garderons. Je vous veux tous les deux dans ma vie. »
« Il ne pourra pas aller à l'école comme les autres enfants Wufei… Il est trop différent. »
« Nous le protégerons, il n'aura pas besoin d'aller à l'école, je lui servirai de professeur. Pourquoi t'inquiètes-tu pour cela Quatre ? »
« Je ne sais pas… J'ai… comme un pressentiment. Quelque chose qui me dit que cela ne sera pas facile. Je suis désolé, je ne sais pas pourquoi je pense à cela soudainement. »
L'arabe fronça les sourcils et porta sa main à son front, comme gêné par quelque chose que Wufei ne pouvait pas comprendre. Etait-ce son empathie qui lui jouait des tours ?
Sentant une légère inquiétude le gagner, le jeune chinois se rapprocha de son amant et prit sa main pour y déposer un baiser, avant de relever ses yeux vers ceux de Quatre :
« Nous serons ensemble et nous nous en occuperons. Tout ira bien, je te le jure. Il mérite une enfance normale après ce qu'il a vécu dans les geôles d'oz, tu ne crois pas ? Et je suis sûr que nous saurons la lui offrir. »
« Oui… Oui, tu as sans doute raison. Excuse-moi. »
Wufei sourit et passa sa main dans les cheveux de son amant, avant de lui avouer dans un murmure :
« Après tout… Nous sommes ses parents, il l'a dit lui-même. »
Le souvenir de cet instant charmant revint à la mémoire du jeune arabe qui sourit avec joie.
Mais il fallait croire qu'il n'était pas encore temps pour eux de penser à leur avenir… Un avenir bien fragile, car la porte s'ouvrit soudain pour laisser entrer Sally avec deux infirmiers : elle semblait passablement énervée et fébrile, si bien que Wufei se leva pour demander ce qui se passait.
« Nous déménageons de toute urgence le centre, Oz aurait repéré votre dernière planque. »
« Quoi ?? »
« Ils ont attaqué vos amis par surprise et nous redoutons qu'ils ne viennent ici. Ils semblaient bien trop renseignés… Quatre lève-toi, infirmier enlevez-lui sa perfusion s'il vous plaît. Nous devons partir tout de suite avant qu'il ne soit trop tard ! »
« C'est une plaisanterie ! Sally !! Sally ! »
Wufei attrapa le bras du médecin pour l'arrêter dans sa course folle et droit dans les yeux, il lui demanda avec inquiétude :
« Et les autres ? Ils s'en sont sortis ? »
Sally secoua la tête, visiblement embarrassée, mais pressée par la situation elle lui répondit tout de même
« Heero ramène Trowa en ce moment même dans le Wing. Apparemment, Trowa est sérieusement blessé. »
Un gémissement échappa à Quatre alors que Sally continuait :
« Nous n'avons aucune nouvelle de Duo par contre. Il aurait échappé aux ozzies mais nous ne sommes sûrs de rien… »
Et profitant que les infirmiers étaient sortis, elle ajouta plus bas :
« L'enfant était avec lui. Nous ne savons pas où ils sont, je suis désolée. »
….
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A suivre….
