Bonjour tout le monde, merci beaucoup pour vos reviews cela m'encourage vraiment à continuer cette fiction :-)
Pour répondre à quelques questions qui reviennent souvent :
* Je ne suis pas non plus pour un Steroline amoureux dans la série car j'adore leur amitié mais comme les spoilers ont suggéré un rapprochement en saison 6 j'y fais également allusion dans ma fiction :-)
* Mini-spoiler : oui, le fait que Damon n'apprécie pas Jeremy est important pour la suite de l'histoire :-)
Je vous remercie encore une fois de me lire et de prendre le temps de poster votre avis (un merci tout particulier à "une lectrice" dont je ne connais pas le prénom, ton avis toujours détaillé et argumenté m'aide beaucoup ^^)
Bonne lecture :-)
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Lentement, Matt ouvrit les yeux. Son coeur battait à toute allure car il ne savait pas si Tyler serait encore vivant lorsqu'il poserait son regard sur lui. Un soupir de soulagement s'échappa de ses lèvres lorsqu'il constata que le loup-garou se tenait toujours debout.
— Je... Je suis vivant, balbutia Tyler en touchant son propre torse pour s'assurer qu'il était bien en vie.
Il ne s'attendait pas à recevoir un coup de poing en plein visage.
— Non mais ça va pas ?! cria-t-il à Matt en se pinçant le nez pour arrêter le saignement. Qu'est-ce qui te prend ?!
— Ne refais plus jamais ça, répondit le blond d'une voix tremblante. La vie est trop précieuse pour que tu te mettes en danger de cette manière, Ty.
— Justement, rétorqua Tyler. C'est parce que j'ai compris à quel point la vie est précieuse que j'ai envie de tout avoir. Y compris la liberté. Une toute nouvelle vie s'ouvre à moi, mec.
Sans un mot, Matt acquiesça. Il comprenait ce désir de liberté, même s'il s'inquiétait pour son ami.
— Et maintenant, tu me les montres, ces bars ? lui demanda Tyler, soudain de meilleure humeur.
Ils échangèrent une tape amicale dans le dos et se dirigèrent vers le centre de Mystic Falls.
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— Ils ne sont pas morts.
La voix de Liv était calme et posée.
— Est-ce que... est-ce que tu en es sure ?
Jeremy paraissait sceptique, mais il avait tout simplement peur de se faire de faux espoirs.
— J'ai refait le sort une dizaine de fois. Bonnie et Damon ne sont ni morts ni vivants.
— Comment ça, ils ne sont ni morts ni vivants ?!
— Je suis désolée, Jeremy, je n'en sais pas plus.
— J'ai besoin d'en savoir plus ! cria-t-il en frappant son poing sur la table, ce qui fit sursauter la sorcière.
— Ne crie pas sur ma soeur. Cela pourrait avoir des conséquences désastreuses pour toi, intervint une voix masculine.
— Luke... je ne t'avais pas entendu entrer, répondit Liv en refermant le grimoire d'un geste sec.
— Laisse-nous tranquilles, ajouta Jeremy en lui lançant un regard assassin.
Le sorcier émit un rire bref.
— Tu as de la chance que Liv t'apprécie, murmura-t-il en marchant droit vers Jeremy. Jamais je n'aurais accepté un tel accord si elle n'avait pas insisté.
— Tu es libre de partir. Ta soeur se débrouille parfaitement bien.
Luke pointa son doigt en direction de Jeremy.
— Quelques mots... une simple petite formule... et tu retournes parmi les morts. Et comme l'Autre Côté n'existe plus... je crains que ce ne soit un aller simple, cette fois.
— Luke ! cria Liv à son frère. Ça suffit !
— Qu'avons-nous à y gagner, soeurette ? demanda le blond, les bras écartés comme s'il s'adressait à un auditoire.
— Je vous protège d'Elena et des autres en gardant votre nouvelle adresse secrète, lui rappela Jeremy. Au cas où tu l'aurais oublié, ils te tiennent tous pour responsable de ce qui est arrivé à Bonnie et à Damon. Si tu n'avais pas interrompu le sort...
— Sans l'aide de Liv, vous n'auriez ramené personne ! l'interrompit Luke. Et je n'ai pas peur de ta soeur et de ses amis !
Jeremy lui lança un regard indéchiffrable.
— J'avais cru entendre dire que tu nous appréciais, finit-il par dire. Je pensais que tu nous admirais car nous sommes une vraie famille.
Le rire de Luke lui parut désagréable.
— Ça, c'était avant que la blonde ne m'expédie de l'Autre Côté pour forcer ma soeur à ramener son petit ami à la vie.
— Stefan n'est pas le petit ami de Caroline, corrigea Jeremy, les sourcils froncés.
— Alors, ça ne saurait tarder.
— Quoi qu'il en soit, dit-il pour changer de sujet, nous devons travailler ensemble. Pendant que vous restez cachés ici, je vous rapporte tous les grimoires que je peux trouver. Dois-je te rappeler que lorsque votre travail sera terminé, ils seront tous à vous ? Vous serez les sorciers les plus puisants de la région.
— Sauf de Mystic Falls, murmura distraitement Liv. Notre magie n'est plus efficace, là-bas.
— C'est pour ça que votre meilleure chance de rester en vie est de rester ici jusqu'à ce que je trouve un moyen de ramener Bonnie et Damon. Vous ne devrez plus vous cacher : vous aurez les grimoires.
— Ta soeur a la rancoeur tenace, le contredit Liv en s'étirant, avant de se mettre debout et de se placer devant lui.
— Crois-moi, la joie de revoir Damon lui fera oublier tout le reste, lui assura Jeremy, l'air confiant.
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« Salut, c'est Bonnie. Je ne suis pas là alors laissez-moi un message et je vous rappelerai... peut-être ».
Damon jeta son téléphone portable sur la table. La première fois qu'il avait entendu la messagerie de Bonnie, cela l'avait fait sourire. Parfois, il oublait qu'elle aussi savait s'amuser et qu'elle avait le sens de l'humour. Mais au bout de la dizième fois, il avait l'impression que le message s'adressait à lui personellement : Bonnie n'avait retourné aucun de ses appels et il avait besoin de lui parler. Quelque chose était en train de se passer, et en tant que sorcière, elle devait pouvoir y faire quelque chose. Elena avait dit que Bonnie ne passerait qu'une seule nuit à l'hôpital. Il était midi, elle devait être rentrée chez elle, à présent. L'air décidé, Damon grimpa dans sa voiture et roula jusque chez les Bennett.
Le vampire frappa à la porte avec impatience.
— Bonnie ! Bonnie, il faut que je te parle !
Il sentait sa présence dans la maison. Son coeur battait à un rythme irrégulier.
— Je sais que tu es là. J'entends ton coeur battre.
— Je ne suis pas bien, Damon. J'ai besoin d'être seule.
— Est-ce que tu es trop malade pour répondre au téléphone ?
— Damon, laisse-moi tranquille.
— Bonnie, c'est important.
Pas de réponse.
— Il se passe quelque chose d'étrange, continua Damon, face à la porte fermée. Je n'arrête pas d'avoir des impressions de déjà-vu, et des flashs. Hier, mon esprit a carrément effacé une heure de souvenirs de ma mémoire. J'étais au Grill, puis chez moi, et je n'ai aucune idée de la façon dont je suis arrivé là.
Lentement, la porte s'ouvrit.
— Tu pleures ?! s'étonna Damon lorsqu'il vit ses yeux rouges.
— C'est la douleur, expliqua Bonnie en appuyant sa tête contre l'encadrement de la porte. Mes migraines ne cessent pas, et prends-moi pour une folle, mais cela empire en ta présence.
Confus, il ne répondit pas.
— Et quand Jeremy et toi êtes tous les deux présents, c'est juste... insupportable. Je... je m'évanouis, ajouta-t-elle.
— Laisse-moi entrer, nous allons résoudre ce mystère, finit-il par répondre.
— Tu ne devras pas t'approcher trop près de moi, sinon la douleur sera trop forte.
— Je resterai le plus loin possible, promit le vampire.
— Alors... tu peux entrer.
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D'un geste hésitant, Alaric plaqua Elena contre le mur. La jeune femme sentit son hésitation et en profita pour lui retourner le bras, avant de le plier pour forcer le vampire à s'agenouiller.
— Très bien, je me rends, haleta Alaric. Tu es devenue forte, constata-t-il en s'asseyant par terre.
— Je suis un vampire, à présent, répondit simplement Elena en s'installant à côté de lui.
— Moi aussi, je suis un vampire ! s'exclama-t-il. Et pourtant, on s'entraine depuis des mois et je ne vois aucune amélioration.
— Sois patient, Rick. Tu as tout un apprentissage qui t'attend.
Il vida le contenu d'une poche de sang en un éclair.
— Je pensais que je savais déjà tout ce qu'il y avait à savoir. Je chassais les vampires et je m'en nourrissais, avant de mourir.
— Tu savais te battre en tant qu'humain, mais pas en tant que vampire. Tu obéissais juste aux ordres d'Esther. Elle avait exacerbé ta haine contre les vampires pour faire de toi un autre Michael. Tu n'as jamais connu la vraie faim, lui expliqua-t-elle. Tu ne tuais pas pour te nourrir, tu tuais pour le plaisir de tuer des vampires.
— Je suis désolé, murmura Rick en songeant à la fois où il avait torturé Caroline.
— Ce n'était pas de ta faute, dit Elena d'un air compatissant. Mon seul regret, c'est de ne pas avoir commencé ton entrainement plus tôt. Si on s'y était mis tout de suite...
— Tu étais en deuil, Elena, la coupa Alaric, le regard triste.
— Je le suis toujours, répondit-elle. Mais j'ai décidé de ne pas me laisser abattre. D'autres personnes ont besoin de moi, comme toi, ou Jeremy, même s'il refuse de l'admettre. Je passerai chaque seconde de mon temps à vous aider, jusqu'au retour de Bonnie et Damon.
Alaric fut tenté d'ajouter « s'ils reviennent un jour », mais il se retint. Si l'espoir était la seule chose qui faisait tenir Elena, il refusait d'être celui qui le lui enlèverait. Sans un mot, il se relevèrent.
— Bien ! l'encouragea Elena comme il venait de contrer une de ses attaques.
— J'ai un bon professeur, plaisanta-t-il.
— Le mien était doué, lui aussi, répondit Elena.
Alaric sourit en entendant l'allusion. Il n'avait pas oublié qu'il fut un temps, c'était lui qui apprenait à Elena comment se battre.
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— Tout a commencé il y a plusieurs mois, expliqua Bonnie, une tasse de café à la main.
Elle était assise sur le canapé, dans son salon, tandis que Damon était resté debout et l'observait pendant qu'elle parlait.
— Je me suis réveillée un matin, continua la jeune femme, et je me suis sentie... différente. J'avais l'impression de ne pas être à ma place. Quelques heures plus tard, je suis passée au Manoir avec Jeremy. Dès que je t'ai vu, j'ai ressenti une énorme douleur à la tête. Je croyais que j'étais simplement fatiguée, alors je suis rentrée chez moi. Jeremy m'a dit de me reposer et de prendre de l'aspirine.
Elle but une gorgée de café.
— Les migraines n'ont pas cessé depuis ce jour-là. Je n'ai rien dit à personne, mais cela n'a fait qu'empirer avec le temps – surtout quand Jeremy et toi vous trouvez tous les deux dans la même pièce.
— J'ai remarqué... d'abord l'anniversaire d'Elena, et maintenant la fête de Matt, répondit calmement Damon.
— Il y a des jours où je pense que je deviens folle, murmura Bonnie, n'osant pas lui avouer toute la vérité.
Le vampire remarqua son hésitation et décida de parler pour l'inciter à se confier à son tour.
— Plusieurs fois, j'ai eu l'impression d'avoir déjà vécu certains moments de ma vie, mais différement, expliqua-t-il en prenant garde de ne pas s'approcher trop près d'elle.
— Moi aussi, répondit Bonnie en le regardant droit dans les yeux pour s'assurer qu'il ne se moquait pas d'elle.
— Mais hier, ce que j'ai vu...
Bonnie retint son souffle.
— C'était la mort, dit Damon à voix basse. J'ai vu...
— Une lumière blanche, l'interrompit Bonnie en sentant la panique la submerger.
— Le vent se déchainait autour de moi, continua Damon en avalant difficilement sa salive.
Ils se regardèrent tous les deux sans parler pendant un long moment. Bonnie posa sa tasse sur la table basse. Son coeur battait maintenant à cent à l'heure, Damon l'entendait.
— Que nous arrive-t-il ? lui demanda-t-elle d'une voix inquiète.
Damon secoua la tête.
— Je n'en ai pas la moindre idée, Bon-Bon.
