Salut tout le monde :-) Comme vous le savez peut-être, je vis en Belgique : les conditions climatiques de ces deux derniers jours m'ont inspirée pour ce chapitre, qui est donc là plus tôt que prévu :-)
*teambonbon972 : pas de Luke ni de Liv dans ce chapitre, mais j'espère que la suite du Bamon te plaira :-)
*Feeli37 : Bonnie et Damon se rapprochent de la vérité dans ce chapitre, je n'en dis pas plus :-)
*Une lectrice : Il y a une raison qui fait que Bonnie n'a vu que les côtés négatifs de sa relation avec Damon, explication au chapitre 9 :-) Je n'ai pas inclus la mort de la grand-mère de Bonnie car je la garde au cas où j'utiliserais sa mort dans une intrigue, je n'en suis pas encore sure :-) Est-ce que tu parles des vidéos de Val "Bamon Humor" (en 2 parties) ? Je les adore ^^ point négatif... il y aura du Steroline dans ce chapitre lol mais je ne pense pas qu'il te déplaira :-) Mais tu as raison, leur relation n'est pas clairement définie car je ne sais pas encore ce qu'ils deviendront :-)
*brookedaviiis : j'adore écrire un personnage détestable comme Luke, l'année dernière c'était Silas et mnt c'est lui ^^
*Smalltom : oui elle n'a vu que les mauvais moments, mais on saura pourquoi dans le chapitre 9 :-)
*ana et *Bamon guest : la suite est déjà là j'espère qu'elle vous plaira :-)
*howimymnh : hé oui cela devait arriver, mais leur relation n'a pas fini d'évoluer :-)
*noemiiie : c'est vrai tu écris de plus en plus ^^ j'espère que tu t'es remise du choc car voici la suite :-)
*Milady DC : l'attente n'aura pas été trop longue, le nouveau chapitre est là :-)
Un énorme merci pour votre soutien et bonne lecture :-)
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« Bonnie, rappelle-moi, s'il te plait. Je commence à m'inquiéter »
C'était le cinquième message vocal que Damon laissait à Bonnie, après s'être rendu chez la jeune femme et avoir constaté que sa maison était vide, comme il s'y attendait. Lorsqu'il eut raccroché, il se servit un verre de bourbon et s'installa sur le canapé, son verre à la main. Le vampire ne parvenait pas à croire ce qu'il avait vu : il tenait vraiment à sa petite sorcière, pourquoi lui aurait-il fait du mal ? Toute cette histoire était stupide, quelqu'un devait être en train de se moquer d'eux !
— Damon, tout va bien ? l'interrogea Stefan en entrant dans le salon.
— Tout va à merveille, frérot, répondit-il en tendant son verre vers lui avant de le boire d'une seule traite. Jusqu'à présent, j'ignorais que j'étais un monstre, ajouta-t-il à voix basse, comme pour lui-même.
— Quoi ?
Son frère le regardait, les sourcils froncés.
— Peu importe, dit Damon en haussant les épaules. Tu ne pourrais pas comprendre.
— Je peux essayer, répondit le jeune Salvatore, à présent assis face à Damon.
Ce dernier fit tournoyer son verre vide entre ses doigts.
— Est-ce que tu as déjà fait souffrir une personne à laquelle tu tiens, Stefan ? finit-il par demander avec un soupir.
— Je ne sais pas, répondit-il. Pourquoi me poses-tu cette question ?
— Parce que Bonnie est mon amie, et à présent, elle me déteste.
— Pourquoi te détesterait-elle ?
Stefan ne semblait pas comprendre ce qui était en train de se passer : Damon et Elena s'aimaient, et Bonnie était leur amie. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes, alors pourquoi Damon pensait-il que la sorcière le détestait ?
— J'ai tenté de la tuer, dit brusquement le vampire en guettant la réaction de son frère.
— Quoi ?! Quand ?
— Quand Emily m'a trahi !
— Emily ? L'ancêtre de Bonnie ? Que vient-elle faire dans cette histoire ?
— Je n'en sais rien, s'emporta Damon, je ne m'en souviens plus ! Tout ce que je sais, c'est qu'elle a pris possession du corps de Bonnie et que j'ai tenté de la tuer parce que je me suis senti trahi !
Stefan jeta un coup d'oeil rapide en direction du verre vide de Damon.
— Est-ce que tu as saoul ? demanda-t-il à son frère avec un demi-sourire.
— Non, Stefan !
Il poussa un soupir de frustration.
— Je sais ce que j'ai vu ! s'exclama-t-il en regardant son frère dans les yeux. J'ai voulu tuer Emily lorsqu'elle possédait le corps de Bonnie, j'ai transformé Abby en vampire, et j'ai menacé Jeremy pendant un Bal de St Valentin à Whitmore !
Stefan regarda Damon comme s'il était devenu fou.
— Damon, dit-il d'un ton grave. Emily n'a jamais pris possession du corps de Bonnie : elle est morte il y a plus d'un siècle, en même temps que Katherine. Et Abby est humaine, continua-t-il d'un ton qui suggérait que c'était une évidence. Quant à ce soi-disant bal de St Valentin à Whitmore, je te rappelle qu'Elena, Bonnie et Caroline ne sont rentrées à l'université qu'en septembre dernier. Nous sommes en décembre, la St Valentin est dans deux mois.
Incapable de répondre, Damon se contenta de le regarder en réfléchissant : tout ce que disait Stefan paraissait logique, et pourtant, il savait ce que Bonnie et lui avaient vu.
— Je sais ce que j'ai vu, répéta-t-il, plus calmement cette fois. Et je découvrirai la vérité, même si cela me prend des mois pour y arriver.
Ensuite, il posa son verre sur la table basse, se leva et quitta le Manoir sans un mot.
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— Elena vient de m'envoyer un message, son avion décolle dans une demi-heure, annonça Caroline à Stefan en rangeant son téléphone dans sa poche.
Le vampire hocha la tête.
— Bien, répondit-il. J'espère qu'Alaric et elle ont trouvé de nouvelles information en Europe de l'Est.
— Je l'espère aussi.
Un silence s'installa dans la pièce.
— Que se passe-t-il, Caroline ? demanda Stefan à la jeune femme.
Elle leva brusquement les yeux vers lui.
— Rien du tout, pourquoi ?
Un sourire ironique se dessina sur les lèvres de Stefan.
— Caroline Forbes, si tu crois pouvoir me cacher quelque chose, tu te trompes ! plaisanta-t-il.
Elle sourit à son tour puis soupira.
— Crois-moi, il vaut mieux que je ne dise rien.
— Pourquoi ?
— Parce que ça concerne Elena.
Il la regarda avec étonnement.
— Elena ? Que se passe-t-il ?
La jolie blonde prit une profonde inspiration.
— Même si cela me coûte de l'admettre, répondit-elle avec une grimace, je suis forcée de reconnaître que Damon aime réellement Elena, et vice-versa.
Elle posa sa main sur celle du vampire.
— Quand Bonnie et Damon reviendront - parce que je suis à présent certaine qu'on parviendra à les ramener - Elena retombera dans les bras de ton frère. Je ne veux pas que tu souffres, Stefan. Tu as déjà culpabilisé pendant des mois à cause de la mort de Damon, et tu as failli y laisser ta vie !
— Je sais, répondit le vampire d'une voix douce. Si je suis encore en vie aujourd'hui, c'est grâce à toi.
Il serra sa main un peu plus fort.
— Je ne sais pas ce que je deviendrais sans toi, avoua Stefan. Lexi est partie pour de bon, mon frère est mort et je n'ai aucune certitude de le revoir un jour... Ton amitié est la dernière chose qu'il me reste.
Émue, Caroline ne répondit pas. Elle avait les larmes aux yeux.
— Tu ne vas pas te mettre pleurer ?! s'exclama Stefan pour la taquiner.
— N... non, répondit-elle en s'essuyant les yeux.
Stefan la serra contre lui, et Caroline sourit entre ses larmes.
— Merci de prendre aussi bien soin de moi, dit le vampire en retrouvant son sérieux.
— De rien, Stefan, répondit-elle, sa tête posée contre son épaule.
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Bonnie avait envie de balancer son téléphone portable contre le mur : c'était la cinquième fois que Damon lui téléphonait. A chaque fois, elle ignorait son appel, et à chaque fois, le vampire lui laissait un message vocal. La sorcière n'avait aucune envie de lui parler, pourtant elle ne pouvait s'empêcher d'écouter les messages qu'il lui laissait, et son propre comportement la mettait encore plus en colère. Elle aurait du continuer à vivre sa vie tranquillement. Tout allait bien, avant qu'elle ne se mette en tête de découvrir quelle était la cause de ses migraines. Elle aurait pu se contenter d'éviter Damon, et ses douleurs auraient probablement disparu. Mais non, elle n'avait pas pu s'y résoudre, car elle était curieuse, et Damon était son ami et elle ne comprenait pas pourquoi elle devait l'éviter.
— Lui, mon ami ? Mes fesses ! s'exclama-t-elle en se laissant tomber sur le lit de la chambre d'amis.
Bonnie avait trouvé refuge chez sa grand-mère, car elle savait que Damon se rendrait chez ses parents et qu'il pourrait y entrer, maintenant qu'elle avait commis l'erreur de l'inviter à l'intérieur. Sheila était en voyage, mais Bonnie était sure que sa grand-mère aurait été d'accord pour qu'elle utilise la magie pour entrer dans sa maison.
— Je le déteste ! s'exclama-t-elle en frappant avec rage sur les oreillers pour se défouler.
Elle ne parvenait pas à croire que Damon était le monstre qu'elle avait vu dans sa vision, mais cela devait être réel car Damon avait vu la même chose : elle l'avait compris à son visage choqué. Ce qu'elle aurait aimé savoir, c'était qui avait effacé ces souvenirs de leur mémoire, et pourquoi ?! A ce stade, elle soupçonnait même Damon d'avoir forcé une sorcière à lui lancer un sort pour qu'elle oublie : après tout, elle ne savait pas de quoi il était capable, il était devenu un étranger à ses yeux ! Un étranger qu'elle craignait et méprisait.
« Il avait l'air aussi surpris et bouleversé que toi », lui murmura sa conscience, mais elle chassa cette idée de son esprit.
Lorsque son téléphone sonna à nouveau, Bonnie sentit sa colère se déculpler : quand Damon allait-il la laisser tranquille ?! Elle soupira de soulagement en voyant le nom de Jeremy apparaitre : son petit ami se demandait où elle se trouvait.
« Je suis chez ma grand-mère, je t'expliquerai plus tard, Jer », se contenta-t-elle de répondre, car Damon l'avait mise en colère et elle n'avait pas envie de se défouler sur Jeremy. Elle lui parlerait lorsqu'elle serait un peu plus calme.
« Je ne suis pas loin, j'arrive »
Bonnie voulut lui répondre que c'était inutile mais on sonna à la porte.
— C'est ce que j'appelle être rapide ! s'exclama-t-elle en ouvrant la porte d'entrée.
Les mots lui restèrent en travers de la gorge lorsqu'elle constata que c'était Damon qui se tenait devant elle. Elle voulut refermer la porte mais le vampire fut plus rapide qu'elle et la bloqua avec son pied.
— Tu ne parviendras jamais à entrer Damon, tu m'entends ? Jamais ! cria-t-elle en poussant la porte de toutes ses forces.
— Bonnie, si je te voulais du mal, je pourrais t'hypnotiser pour te forcer à sortir, dit Damon.
— C'est ça, aggrave ton cas en me menaçant ! s'écria-t-elle en faisant un pas en arrière.
— Je ne te menace pas ! s'exclama le vampire, toujours bloqué à l'extérieur. J'essaie juste de te convaincre que je n'ai pas de mauvaises intentions !
— Il fallait y penser avant de tenter de me tuer, de transformer ma mère en vampire, et de menacer la vie de Jeremy ! répliqua-t-elle.
Une immense tristesse envahit le visage de Damon.
— Je n'aurais jamais fait une chose pareille, Bonnie. Tu le sais.
Elle le regarda droit dans les yeux.
— Je ne crois que ce que je vois, répondit-elle durement. Et je t'ai vu ruiner ma vie, Damon.
— Mais...
— Ces pressentiments, l'interrompit la sorcière, me mettaient en garde sur ta vraie personnalité.
— Nous sommes amis.
— Non.
Sa voix était froide et dure.
— Nous ne sommes rien l'un pour l'autre, et je te déteste. Si tu ne me laisses pas tranquille, je te tuerai de mes propres mains.
Un énorme bruit empêcha le vampire de répondre.
— Qu'est-ce que c'était ? lui demanda soudain Bonnie, en oubliant pendant un bref instant qu'elle était supposée le détester.
— L'orage, répondit Damon en levant les yeux vers le ciel.
Une goutte tomba sur le visage du vampire. Puis une deuxième, une troisième, et la pluie se mit alors à tomber de plus en plus fort.
— Tu ferais mieux de rentrer chez toi, lui conseilla Bonnie en jetant un regard inquiet à l'extérieur.
La fin de sa phrase fut masquée par le tonnerre.
— Est-ce que... est-ce que c'est toi ? demanda le vampire en la dévisageant.
— Moi ? Non ! s'exclama-t-elle en comprenant ce qu'il suggérait. Je ne suis pas en train de provoquer un orage pour te faire partir !
— Un orage ? Tu veux dire une tempête ! rétorqua Damon, trempé des pieds à la tête.
Des éclairs illuminèrent le ciel, tandis que la pluie avait redoublé de puissance.
— Damon, rentre chez toi, répéta Bonnie, car il restait toujours planté devant la porte ouverte.
— Je n'irai nulle part tant que tu n'accepteras pas de parler avec moi ! cria-t-il pour se faire entendre malgré le tonnerre qui grondait.
— Il n'y a rien d'autre à dire ! répondit-elle sur le même ton.
Même si Bonnie était en partie abritée par la maison, ses cheveux flottaient dans les airs à cause du vent qui se déchaînait et s'engouffrait à l'intérieur par la porte ouverte.
— Damon, vas-t-en. Je vais fermer la porte, le prévint-elle.
Alors que Damon allait répondre, la foudre s'abattit à quelques mètres de la maison.
— Bonnie, viens avec moi ! lui cria-t-il.
— Non !
Une bourrasque violente arracha d'un coup sec la porte en bois. Damon se déplaça rapidement afin de l'éviter.
— La maison ne résistera pas, tu ne peux pas rester à l'intérieur !
— Je n'irai nulle part avec toi !
Luttant contre le vent, le vampire se rapprocha de Bonnie.
— Viens avec moi... s'il te plaît.
Il tendit la main vers elle mais fut stoppé par la barrière protectrice qui empêchait les vampires d'entrer dans une habitation dans laquelle ils n'avaient pas été invités.
— Tu m'as fait du mal, répondit-elle sans savoir si l'eau qui mouillait ses joues était des larmes, de la pluie poussée par le vent, ou un mélange des deux.
— Je le sais, j'ai vu la même chose que toi. Je ne sais pas ce qui est en train de se passer, mais je suis désolé, Bonnie.
La sorcière hésita : même si elle lui en voulait toujours, elle ne pouvait pas rester dans cette maison qui risquait de ne pas résister au temps. Alors qu'elle avançait lentement vers le perron, toutes les fenêtres de la maison explosèrent en même temps. Sans réfléchir à la douleur provoquée par leur proximité ni au fait qu'un contact physique risquait de leur donner de nouvelles visions, Damon souleva Bonnie et l'entraîna à toute vitesse loin de la maison de Sheila.
Un flash. Un homme qu'ils ne connaissaient pas apparut devant leurs yeux. Il parlait avec Tyler, qui semblait différent dans sa manière de s'exprimer. Un autre flash. Le décor changea et laissa place à une étrange scène entre Caroline, Stefan et Tyler. Ce dernier plongea la main dans le torse de Stefan et en sortit son coeur, avant de laisser une Caroline effondrée en compagnie du cadavre de son meilleur ami. Un autre flash. Stefan était mort, allongé sur le canapé dans le salon des Salvatore. Damon se rua jusqu'au dortoir de Bonnie à Whitmore, presque en larmes, la pressant de trouver un moyen de sauver l'Autre Côté sinon toutes les personnes auxquelles ils tenaient disparaîtront : Stefan, Sheila, et Bonnie elle-même. Un autre flash. Sheila serrait Bonnie dans ses bras en pleurant, avant de s'éloigner en direction de la forêt. Un autre flash. Elena força la main à Damon et grimpa dans sa voiture, qui s'écrasa contre le Mystic Grill avec eux à l'intérieur. Un autre flash. Elena, Stefan, Enzo, Alaric et Tyler touchèrent Bonnie et revinrent miraculeusement à la vie. Mais quand Bonnie toucha Damon, rien ne se passa. Un autre flash. Quelqu'un criait le nom de Bonnie, qui reconnut la voix de Jeremy. Un dernier flash. Bonnie sentit une présence derrière elle : elle devina sans se retourner qu'il s'agissait de Damon.
« Cet endroit est en train de s'effondrer, n'est-ce pas ? » demanda le vampire.
Bonnie hocha la tête.
« En effet »
Elle se tut avant de reprendre la parole :
« Je suis sure qu'il y a des millions de personnes avec lesquelles nous préférerions être en ce moment-même, mais... »
Elle s'interrompit, avant de prendre la main de Damon dans la sienne.
« Quelques milliers, tout au plus », plaisanta le vampire.
Bonnie sourit et ils se regardèrent pendant un long moment.
« Est-ce que tu crois que ce sera douloureux ? » lui demanda-t-elle.
« Je ne sais pas », répondit Damon, tandis qu'ils disparaissaient tous les deux dans une immense lumière blanche.
Bonnie ouvrit les yeux, indifférente à la pluie qui coulait sur son visage et qui avait trempé ses cheveux et ses vêtements, indifférente à la douleur causée par la présence de Damon à ses cotés. Elle resta muette pendant de longues secondes, tout comme le vampire qui la regardait, incrédule.
— C'est... c'est impossible, murmura Damon, comme si le fait de l'affirmer pouvait changer la réalité.
— Et pourtant... c'est arrivé, répondit Bonnie d'une voix faible.
Elle regarda Damon, sachant qu'il se doutait de ce qu'elle allait dire.
— Nous sommes morts, ajouta-t-elle d'un ton où la crainte se mêlait à l'horreur.
