Salut à toutes et à tous :-) Merci pour vos reviews et merci de suivre mon histoire :-) Ce chapitre se passe uniquement dans le "monde" de Bonnie et Damon :-)
*teambonbon972 : un peu de changement pour le Bamon dans ce chapitre, j'aimerais aussi développer bientôt le point de vue de Bonnie :-)
*MiladyDC : j'essaie de faire des chapitres plus longs, mais je ne veux pas non plus tout dévoiler d'un seul coup :-)
*Feeli37 : c'était le moment pour du Defan, même s'il n'était pas « réel » :-) j'avais lu 16 Lunes il y a quelques années puis j'ai arrêté, je reprendrai peut-être un jour :-)
*noemiiie : les choses sérieuses concernant le Bamon continuent dans ce chapitre :-)
*Bamon guest et *Smalltom : en effet la suite est intéressante, je vous laisse la découvrir :-)
*howimymnh : j'expliquerai certainement au chapitre suivant pourquoi le temps change :-)
Merci et bonne lecture :-)
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Damon roulait sans même savoir où il allait. Après la vision que Bonnie et lui avaient eue, ils s'étaient tous les deux dirigés vers la voiture du vampire en courant et ils avaient bouclé leurs ceintures sans dire un mot. Ils s'éloignaient à toute vitesse de Mystic Falls et de l'orage qui semblait se calmer un peu.
— Je ne peux pas croire ce que j'ai vu, dit soudain Bonnie en fixant la route devant elle.
— Moi non plus, Bonnie, répondit Damon.
C'était les premiers mots qu'ils échangeaient depuis qu'ils avaient pris la fuite.
— Est-ce que tu réalises que nous sommes morts ?!
Elle semblait douter de ce qu'elle avait vu de ses propres yeux.
— Oh tu sais, je suis mort depuis 150 ans, alors...
— Damon ! Ce n'est pas le moment de plaisanter !
— Excuse-moi, dit le vampire en freinant brusquement, mais c'est la seule manière que j'ai trouvée pour dédramatiser la situation !
— Pourquoi t'arrêtes-tu ici ? demanda la sorcière en jetant un coup d'oeil à travers la vitre.
— Parce que je ne sais pas où aller, répondit le vampire en sortant du véhicule.
Bonnie ouvrit sa portière et sortit également.
— Un motel ? Vraiment ?!
— Il est hors de question de retourner à Mystic Falls : c'est trop dangereux, l'orage a pratiquement détruit la maison de ta grand-mère !
— Mais nous devons prévenir les autres ! s'exclama Bonnie, avant de réfléchir à ce qu'elle venait de dire.
S'ils étaient réellement morts, qui étaient ces gens qui ressemblaient à leurs amis ? Damon et elle se trouvaient-ils dans une sorte de monde parallèle ?
— Nous ne pouvons nous fier à personne, déclara au même moment le vampire. Nous ne savons même pas où nous sommes, même si je parierais sur un monde parallèle où tout est parfait.
Galant, il ouvrit la porte d'entrée du motel et laissa passer la sorcière devant lui. Un homme à moitié saoul était assis derrière un vieux meuble qui servait de bureau pour la réception.
— Damon, il est hors de question que je passe la nuit ici, marmonna Bonnie entre ses dents.
L'homme leur jeta un regard peu aimable.
— C'est complet, dit-il sans même les saluer.
Il mastiquait un chewing-gum tout en regardant Bonnie avec attention. Cette dernière frissonna et ferma sa veste jusqu'en haut.
— Je crois qu'il vous reste une chambre disponible, répondit Damon en faisant glisser un billet de cent dollars sur la répugnante table couverte de mégots.
— Une seule chambre ? Je n'ai pas l'intention de dormir avec toi ! lui chuchota-t-elle à l'oreille.
— Tu préfères que ce vieux porc vienne te rendre une petite visite nocturne ? répondit-il tout bas.
Bonnie avala sa salive. L'homme lui souriait de toutes ses dents, probablement occupé à l'imaginer sans vêtements vu le regard brillant qu'il posait sur elle.
— Une chambre, répéta Damon. Et la meilleure.
Mais l'homme ne l'entendait pas de cette oreille.
— Si tu me laisses m'amuser avec ta copine pendant une heure ou deux, je te rends tes cent dollars, proposa-t-il à Damon avec un regard plein de sous-entendus.
Le vampire serra les poings.
— Damon..., commença Bonnie, voulant lui dire de rester calme, mais elle n'en eut pas le temps car il empoigna soudain l'homme par le cou.
— Écoute-moi bien, espèce de sale pervers, le menaça-t-il, tu vas faire des excuses à cette demoiselle immédiatement, sinon je vais te faire passer un sale quart d'heure !
— Je..., bafouilla-t-il.
— Oui ? Parle plus fort, je n'entends rien !
— J... je... je suis désolé, dit l'homme d'une voix étranglée, stupéfait par la force physique qui émanait du vampire.
— Bien, dit Damon. Maintenant que tu t'es excusé, poursuivit-il, tu vas nous donner les clés de la meilleure chambre de cet endroit minable et oublier tout ce qui s'est passé ce soir.
Damon le fixa droit dans les yeux.
— Tu as beaucoup bu et tu t'es endormi, déclara-t-il d'une voix persuasive.
— J'ai beaucoup bu et je me suis endormi, répéta l'homme d'une voix soumise à cause de l'hypnose.
— Donne-moi cette foutue clé, et ensuite fiche-nous la paix.
L'homme s'exécuta.
— Tu sais, si tu voulais vraiment l'hypnotiser, tu aurais du le faire dès le début, soupira Bonnie en grimpant les escaliers en compagnie de Damon.
— Non, dit ce dernier. Je voulais qu'il s'excuse vraiment. Pas à cause de l'hypnose.
— Ce n'était pas nécessaire !
— Si, ça l'était, insista Damon en insérant la clé dans la serrure. J'espère que tu n'as pas peur des rats, plaisanta-t-il avant d'ouvrir la porte.
Bonnie fut soulagée de constater que la chambre était moins horrible que ce à quoi elle s'attendait.
— C'est peut-être l'endroit où il emmène ses conquêtes, suggéra-t-elle en regardant autour d'elle.
— Ses conquêtes ? Vu sa tête, il ne doit pas en avoir souvent ! répliqua-t-il.
Elle sourit, avant de se souvenir que Damon avait tenté de la tuer et qu'il avait transformé sa mère en vampire. Il comprit à quoi elle pensait en voyant son visage s'assombrir.
— Ne t'en fais pas, je n'ai pas l'intention de dormir avec toi, lui annonça Damon en désignant du regard le grand lit qui trônait au milieu de la chambre. Même si tu ne m'en voulais plus, je ne voudrais pas provoquer d'autres migraines.
— Les migraines sont de moins en moins fortes, ou peut-être est-ce moi qui m'habitue progressivement à la douleur, je ne s'en sais rien. Mais tu as raison, Damon. Je t'en veux toujours.
Il hocha la tête.
— J'irai dormir dans la baignoire, j'imagine. Enfin, s'il y en a une dans cet endroit, répondit-il pour essayer de la faire rire mais Bonnie ne réagit pas à sa blague.
— Avant que tu ailles dormir, j'aimerais me laver, se contenta-t-elle de répondre en se dirigeant vers la salle de bains et de fermer la porte à clé.
« Si je voulais vraiment entrer, ce n'est pas un verrou qui m'en empêcherait », songea Damon avec amusement.
Il profita de l'absence de Bonnie pour s'allonger tout habillé sur le lit non défait et réfléchir à ce qu'ils venaient de découvrir. Bonnie et lui étaient morts. Elena et Jeremy n'étaient pas eux-mêmes, tout comme Stefan et les autres, d'ailleurs. Il essaya d'imaginer vivre dans un monde où Bonnie le mépriserait, où elle ne lui adresserait même pas la parole, et cela le contraria. Jusqu'à maintenant, il avait cru dur comme fer qu'ils étaient bons amis, mais il s'avérait que tout cela était faux. Il avait cru qu'il avait tout : l'amour d'Elena, l'amitié de Bonnie et le soutien fraternel de Stefan. Mais en réalité, il ne savait pas quelle était sa vraie vie.
— Damon, qu'est-ce que tu fais ? lui demanda la sorcière, les poings sur les hanches.
Lentement, il se redressa.
— Tu as fait vite, constata-t-il.
— Il n'y avait pas d'eau chaude, j'ai préféré ne pas m'éterniser sous l'eau glacée, expliqua-t-elle en haussant les épaules. En même temps, j'aurais du m'en douter, vu l'endroit.
Le vampire se leva et fit quelques pas avant de se retourner vers elle.
— Tu sais, j'ai eu un peu de temps pour réfléchir à tout ça, et je suis arrivé à la conclusion que, si dans le vrai monde, tu me détestais toujours autant, tu ne m'aurais pas pris la main au moment de mourir.
Bonnie rougit malgré elle.
— Je... je ne sais pas pourquoi j'ai fait ça, je n'ai aucun souvenir, tout comme toi, mais je devais avoir une bonne raison de le faire.
— Exactement. Tu ne l'aurais pas fait sans raison.
— Damon, tu as vu ce que j'ai vu. Tu as vu le mal que tu m'as fait.
— A quoi as-tu pensé juste avant de me toucher ? lui demanda-t-il brusquement.
— Hé bien... à la même chose que toi, répondit Bonnie sans comprendre. J'essayais de savoir pourquoi j'avais l'impression que nous ne pouvions pas être amis.
— Justement, confirma Damon. C'est précisément ce que nous étions en train d'essayer de comprendre. Nous n'avons pas tenté de savoir pour quelles raisons nous pourrions être amis. Il y a peut-être de bons moments que nous avons partagés mais que nous avons oubliés.
— J'en doute, répondit Bonnie avec entêtement.
— Et s'il y en a ?
La voix de Damon était pleine d'espoir.
— S'il n'y en a pas, dit Bonnie en se rapprochant de lui, la situation sera pire, car nous aurons tous les deux la certitude que nous nous détestons.
Elle n'était plus qu'à quelques centimètres de lui, il lui suffisait de se déplacer légèrement pour être fixés sur la nature de leur relation.
— Jamais je ne pourrai te détester, dit Damon d'une voix assurée.
— Tu n'en sais rien ! rétorqua Bonnie.
Il secoua la tête.
— Jamais, répéta-t-il.
Bonnie le regarda et attendit qu'il prenne la décision car elle ne parvenait pas à choisir. Damon remarqua son hésitation.
— Si je dois vivre dans un monde où je ne suis qu'un connard égoïste qui te fait souffrir sans aucun remord, je préfère rester ici, murmura-t-il. Mais ne pas savoir me rend dingue.
Il prit ensuite la main de Bonnie dans la sienne et ferma les yeux, redoutant à l'avance ce qu'ils allaient encore découvrir.
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« Bonnie, tu veux danser ? » Bonnie leva les yeux au ciel et planta Damon au milieu de la piste de danse du lycée.
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« Tu as essayé de me tuer », dit Bonnie à Damon alors qu'ils se trouvaient tous les deux au Mystic Grill. « Mais je ne l'ai pas fait. Et si je l'avais voulu, je l'aurais fait. Est-ce que cela ne compte pas ? »
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« Si je fais ça, toi et moi, on fait la paix ? » demanda Damon à Bonnie tandis qu'Elena les observait avec attention. « Non, mais tu le feras quand même. Pour Elena », répondit Bonnie.
OoO
« Un endroit petit. Foncé. Il y a de l'eau », murmura Bonnie, les yeux fermés et les mains posées de part et d'autre de la tête de Mason Lockwood. « Un égout ? » demanda Damon. « Non. Comme un puits. Cela ne peut pas être ça. Oui, c'est un puits ». « Qu'est-ce qu'elle ferait dans un puits ? » « Je te l'ai dit, je ne décide pas de ce que je vois », répondit Bonnie en relâchant la tête de Mason et en ouvrant les yeux. Mason se réveilla et attrapa le bras de Bonnie : Damon repoussa le loup-garou et Bonnie s'éloigna. « C'est tout. C'est tout ce que je peux obtenir » murmura-t-elle. « Hé judgy ? » Bonnie se retourna vers Damon. « Merci ».
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« Est-ce que c'est vrai ? » demanda Damon à Bonnie tout en dansant. « Oui ». « La partie qui dit que tu as 50% de chances de survivre, est-ce que c'est vrai ? » « Il était contrarié, je ne voulais pas qu'il s'inquiète » « Tu es donc prête à tout risquer pour Elena ? Envers et contre tout ? » demanda le vampire. « Envers et contre tout », répondit Bonnie, déterminée. « Bien ». « Tu ne peux pas lui dire ». « Ton secret est en sécurité avec moi mais, tout de même... avec tout ce pouvoir, n'y aurait-il pas moyen d'augmenter tes chances ? » Bonnie sourit. « Attention, Damon. Je vais finir par croire que cela t'importe vraiment ». « Il ne vaudrait mieux pas, pas vrai ? »
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Après le départ de Stefan et d'Elena, qui était en pleurs, Damon se pencha vers le corps inerte de Bonnie. Lentement, il lui caressa la joue avant de lui fermer les yeux.
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« Si tu m'en veux tellement, pourquoi m'as-tu donné ton sang pour me sauver la vie? » demanda Bonnie à Damon avec colère. « Parce que je fais des choses stupides, Bonnie ! »
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« Je dois dire que je suis Team Bonnie, sur ce coup-là », déclara Damon à Abby dans le salon des Salvatore, tandis que Bonnie le regardait d'un air surpris.
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Seuls au milieu de la fôret, Damon regarda Bonnie marcher vers lui, un immense soulagement éclairant le visage du vampire. « Je pourrais te serrer dans mes bras », avoua-t-il en ajoutant le geste à la parole, serrant la jeune femme contre lui.
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Damon regardait Jeremy, redoutant les mots qui s'apprêtaient à sortir de la bouche du chasseur. « Bonnie est morte », dit calmement Jeremy. Le visage de Damon se décomposa.
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« Je veux utiliser sa mort pour ramener Bonnie à la vie », déclara Damon à Jeremy, choqué que Damon veuille travailler avec Silas.
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« Silas a promis qu'il ferait un sort pour la ramener », expliqua Damon à un Stefan déboussolé.
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« Je ne peux pas le tuer maintenant, il doit faire quelque chose pour moi avant », expliqua Damon à Tessa par téléphone. « Est-ce que c'est quelque chose plus important qu'Elena ? », rétorqua-t-elle en faisant souffrir cette dernière grâce à la magie.
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« Le plan est annulé, Jeremy », dit Damon avec tristesse. « Bonnie ne reviendra pas... ce soir »
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« Nous avons besoin de toi ici pour ressusciter Bonnie avant que ton âme soeur hystérique ne détruise l'Autre Côté ! », rappela Damon à Silas au téléphone.
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« Reste avec moi. Regarde-moi », dit Damon à Amara qui agonisait sur le sol. « Regarde-moi. Amara ! Amara ! »
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« Mon frère est là-bas », dit Damon avec colère, les larmes lui montant aux yeux. « Je le sais », répondit Bonnie. « Tout comme Alaric, continua Damon. Et ta grand-mère ». « Je le sais, Damon ».
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Bonnie serra la main de Damon dans la sienne, et tous les deux s'avancèrent vers une éblouissante lumière blanche.
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Lorsqu'ils ouvrirent les yeux, Damon ne lâcha pas la main de Bonnie tout de suite. Il avait craint de découvrir que Bonnie et lui ne partageaient que de mauvais souvenirs mais cette nouvelle vision l'avait soulagé, même s'ils ne se souvenait toujours pas de sa vraie vie et qu'il n'avait vu que de brefs moments à la suite les uns des autres. Bonnie et lui ne se détestaient pas, c'était tout ce qui lui importait.
— Je... je ne sais pas quoi dire, murmura Bonnie, consciente que le vampire ne lui avait toujours pas lâché la main mais le laissant faire.
— Alors ne dis rien, répondit Damon avec un sourire. Je suis juste heureux que, dans notre vrai monde, tu sembles m'avoir pardonné tout le mal que je t'ai fait.
— C'est tout moi, une vraie sainte, plaisanta Bonnie.
Un peu gênée, elle retira sa main de celle de Damon.
— Cela n'explique pas tout, dit soudain la sorcière. D'après ce que nous avons vu, nous sommes morts, ajouta-t-elle en se disant qu'elle n'aurait jamais cru prononcer cette phrase un jour. Ensuite, continua-t-elle, nous nous sommes réveillés ici, dans cet espèce de monde parfait, sans aucun souvenir de notre vie passée. A chaque fois que tu t'approches de moi, je ressens de terribles migraines, qui empirent lorsque Jeremy et toi êtes tous les deux présents, mais je ne ressens aucune douleur si je suis avec Jeremy mais que tu n'es pas là. Parfois, tu as des trous noirs : ils sont de plus en plus longs et fréquents, et ils se produisent sans raison. Et une tempête vient juste de détruire la maison de ma grand-mère alors que la météo n'en avait pas annoncé, termina-t-elle.
— C'est un bon résumé, répondit Damon. Tu as juste oublié de préciser que tu as ressenti une étrange méfiance à mon égard depuis quelques temps, tandis que moi je supporte de moins en moins Jeremy.
— Damon !
— C'est la vérité, je n'y peux rien.
Il s'assit sur le lit, imité peu après par la jeune femme.
— Pourquoi est-ce que Jeremy est lié à tout ça ? se demanda-t-elle à voix haute. Il n'est pas mort avec nous.
— Je te l'ai dit, nos souhaits ne sont pas compatibles concernant Jeremy. Dans ton monde idéal, tu es avec lui. Dans le mien, il est très loin d'ici et vous n'êtes sûrement pas en couple car il ne te mérite pas !
Bonnie fronça les sourcils.
— Quoi ?! demanda Damon, étonné qu'elle ne le réprimande pas.
— C'est juste une idée qui m'est venue en tête, murmura-t-elle en réfléchissant intensément.
— Explique-moi, répondit-il avec impatience.
Elle lui lança un regard noir.
— S'il te plait, ajouta-t-il d'une voix plus douce.
— J'aurais du y penser plus tôt, répondit-elle en soupirant. Si nous sommes tous les deux dans un monde parfait et que Jeremy pose problème, cela veut dire que toi et moi sommes bien réels, et que les autres ne le sont pas.
— Merci, je le savais, ironisa-t-il.
— Ah oui ? Et comment ? s'énerva-t-elle. Rien ne prouve que tu n'es pas un produit de mon imagination, et moi un produit de la tienne !
— Continue, murmura-t-il, intéressé.
— Nous avons donc tous les deux atterri dans le même monde illusoire après notre mort. Nous aurions pu nous trouver dans deux endroits différents, mais nous sommes coincés dans le même monde, apparemment. Si tu étais seul dans ton monde parfait, je ne serais pas avec Jeremy. Si j'étais seule dans mon monde parfait, j'habiterais peut-être déjà avec lui.
Damon ouvrit de grands yeux.
— Quoi ?! Tu as envie de vivre avec lui ?
— Soit, continua-t-elle en ignorant sa question. Au lieu de ça, nous sommes tous les deux coincés dans un monde qui tient à la fois compte de tes idéaux et des miens. C'est pratiquement impossible de créer un tel monde.
— Pourtant, il n'y a que Gilbert qui pose problème, nous avons l'air assez d'accord sur tout le reste, remarqua-t-il en haussant les sourcils.
— Ce que je ne comprends pas, continua Bonnie en ne prenant pas attention à ses remarques, c'est pourquoi nous avons atterri ici ensemble.
— Parce que le sort a pris effet au moment de notre mort, et que nous nous tenions la main à ce moment-là, devina Damon.
— Et au lieu de vivre chacun de notre côté dans un monde idéal, ces deux mondes ont fusionné pour n'en faire qu'un seul.
Bonnie regarda Damon, ébahie par leurs propres suppositions. Si tout cela était vrai, c'était vraiment fou !
— Cela expliquerait pas mal de choses, dit le vampire en acquiesçant. Nous n'étions pas censés découvrir ce sort, c'est la raison pour laquelle tu as ces maux de tête quand tu t'approches de moi : pour éviter qu'on se touche et qu'on ait une vision, car c'est ce qui arrive au moindre contact physique.
— Avec Jeremy et toi présents dans la même pièce, les migraines sont plus fortes, mais c'est différent, compléta Bonnie. Il est comme un... comme un...
Elle ne trouva pas de terme adéquat pour terminer sa phrase.
— Un intrus ? suggéra Damon, l'air satisfait.
— Si tu veux, répondit Bonnie en roulant les yeux. Ce monde est instable et il ne tiendra pas le coup si Jeremy doit à la fois être avec moi et ne pas être avec moi.
— Le choix est facile, laisse-le tomber et tout rentrera dans l'ordre, dit-il en lui faisant un clin d'oeil.
Bonnie ferma les yeux et soupira. Parfois, elle envie de le tuer.
— Sois sérieux deux minutes.
— Je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux, Bonnie. Si nous voulons survivre dans ce monde, nous devons faire en sorte que nos souhaits s'accordent.
— Je ne laisserai pas tomber Jeremy ! s'exclama-t-elle, furieuse.
— J'imagine que si tu ressens ces migraines et pas moi, c'est parce que je suis un vampire, dit-il pour changer de sujet.
Bonnie se détendit un peu.
— Oui, tu as probablement raison, répondit-elle. Par contre, tu as des trous noirs.
— Je ne sais pas d'où ils viennent, dit Damon avec indifférence.
— Nous devons le découvrir, répondit-elle simplement.
— En tout cas, ce ne sera pas pour ce soir, dit Damon en s'allongeant par terre. Nous avons fait assez de découvertes et nous avons eu assez de visions pour la journée.
— Qu'est-ce que tu fais ?
Damon la regarda comme si la réponse était évidente.
— Je dors par terre, répondit-il en passant ses bras sous sa tête. Est-ce que tu n'as pas la vague impression de t'être déjà retrouvée dans un motel avec moi ?
— Non, pourquoi ?
— Peu importe, dit le vampire en fermant les yeux.
Bonnie resta debout à le regarder, les bras croisés contre sa poitrine.
— C'est très mal poli d'observer les gens pendant qu'ils dorment, Bon-Bon, murmura-t-il sans ouvrir les yeux, mais les coins de sa bouche se retroussèrent.
Avec un soupir, elle se coucha toute habillée et elle éteignit la lumière.
— Tu n'es pas obligé de dormir par terre, murmura-t-elle avant de bailler.
Damon ne se le fit par dire deux fois : en un éclair, il était à côté d'elle.
— Alors, règle numéro une : tu restes loin de moi. Règle numéro deux : ne retire pas tes vêtements. Règle numéro trois : ...
— Bonnie, essayons de dormir, la coupa Damon en baillant à son tour.
Trop fatiguée pour protester, elle acquiesça.
— Bonnie nuit, Damon, murmura-t-elle en fermant les yeux.
— Bonnie nuit, Bon-Bon.
