Le nouveau chapitre est là :-)

*Bamon guest : moi aussi j'ai aimé écrire ce moment, je trouvais qu'il manquait une scène dans ce genre-là, où leurs amis se remémorent des souvenirs :-)

*MiladyChocolate : Oui je compte écrire d'autres OS mais je ne sais pas si je les écrirai maintenant ou quand cette fiction sera terminée car j'ai peur de m'emmêler les pinceaux :-)

*teambonbon972 : réponse dans ce chapitre pour la théorie de Damon :-)

*Feeli37 : Pour le Carenzo je pense que ce chapitre va te plaire :-) La suite de la théorie de Damon c'est pour ce chapitre :-)

*immortelle42 : moi aussi j'aimerais plus de scènes romantiques entre Bonnie et Damon mais je me suis imposé d'écrire une suite plausible alors nous devons être patientes :-)

*anais : j'aime beaucoup lire tes suppositions :-) pour le Damon/Bella je ne me suis jamais posé la question car je ne suis pas une grande fan de Twilight, mais si les fictions sont bien écrites pourquoi pas :-)

*howimymnh : Réponse tout de suite :-)

*Smalltom : moi aussi leur amitié me manque :-) mystère Bamon en partie résolu dans ce chapitre :-)

*noemiiie : c'est super gentil, c'est vrai que j'essaie de trouver un rôle à chaque personnage car pour moi, TVD, c'est avant tout une grande famille :-)

Bonne lecture :-)

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— Combien de corps avez-vous trouvés ?

— Une dizaine, répondit Matt. Tous à des endroits différents de la ville. A chaque fois, ils ont franchi les limites de la ville avant même que nous puissions les avertir de l'absence de magie à Mystic Falls.

— C'est un test, dit Liz. Je doute que ces vampires se soient retrouvés là par hasard, quelqu'un les a envoyés pour déterminer l'emplacement de la zone sans magie.

— Pourquoi ces vampires auraient-ils accepté de mettre leur vie en danger ? demanda un jeune homme en uniforme.

— Ils ne savaient peut-être pas qu'ils courraient un danger, répondit le Shériff Forbes en soulevant le drap qui recouvrait les corps de deux vampires morts. Brûlez-les tous, avant que quelqu'un ne les voie, ajouta-t-elle avant de laisser retomber le drap et de s'en aller.

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— Enzo me tape sur les nerfs, soupira Caroline en ouvrant une poche de sang.

Elena soupira à son tour.

— Tu n'es pas la seule. Imagine-moi coincée avec lui dans un avion pendant presque dix heures ! Heureusement que Rick était là.

— Je te plains, rigola son amie. Pourquoi l'avez-vous forcé à revenir ?

— Parce que Damon était son meilleur ami. Enzo lui doit bien ça.

La voix d'Elena était froide.

— Tu sais, leur relation ne date pas d'hier, réfléchit Caroline, et je doute qu'on puisse comprendre le lien qui les lie. Leur amitié a connu des hauts et des bas, et bien que cela me coûte de l'admettre car Enzo est le roi des emmerdeurs, je suis certaine que Damon lui manque et qu'il nous aidera car il tient à lui.

— Caroline, dit Elena d'un air taquin, est-ce que tu ne craquerais pas pour Enzo ?

— N'importe quoi ! s'exclama-t-elle avec gêne. C'est lui qui n'arrête pas de me tourner autour et de me provoquer !

— Alors, peut-être que lui est intéressé, continua Elena car elle voyait que cela mettait Caroline dans l'embarras et elle adorait taquiner son amie.

— Je n'ai pas envie de penser à tous ces vampires qui pourraient être des petits copains potentiels, je préfère rester seule pour le moment, dit Caroline avec détermination.

Elena fronça les sourcils.

— Ces vampires ? Au pluriel ?

— Oui, enfin, je voulais dire, vampires, loup-garous, hybrides,... Tyler et Klaus, quoi, tenta-t-elle de se rattraper mais Elena n'était pas dupe.

— Est-ce qu'il y a un autre vampire pour lequel tu ressentirais une attirance ?

— N...non.

— Caroline...

— Quoi ?! s'exclama-t-elle, mal à l'aise.

Un drôle d'air apparut sur le visage d'Elena.

— A moins que tu n'aies décidé de te tourner vers les hommes plus âgés ou les filles, ce vampire n'est ni Rick ni moi. Alors...

Caroline ferma les yeux, comme si ce simple geste pouvait empêcher Elena de terminer sa phrase.

— Alors, il ne reste que Stefan, continua Elena d'une voix incrédule. Tu es attirée par Stefan ? s'écria-t-elle.

— Chut !

Sous le coup de la surprise, Elena avait oublié qu'Enzo était dans la maison et qu'il pouvait les entendre.

— Écoute Elena, je suis désolée. Je ne sais pas ce que je ressens pour Stefan, c'est un très bon ami, mais j'ai aussi conscience que j'ai tendance à devenir trop proche de mes amis de sexe masculin et que ça finit toujours par déraper. J'ai l'impression que c'est inévitable, avec moi.

A sa grande surprise, Elena éclata de rire.

— Enfin, Caroline, c'est ridicule, répondit-elle en souriant. Tu es tout à fait capable d'être amie avec un garçon. Si tu penses qu'il peut y avoir plus, c'est parce que tu en as envie.

— Mais non, je te jure que...

— Écoute, la coupa Elena en retrouvant son sérieux. Tu me dis que tu es perdue et je crois. Mais si un jour, tu réalises que tu as des sentiments amoureux pour Stefan, je ne veux pas que tu les caches à cause de moi.

— Mais...

— J'ai fait mon choix, et j'ai choisi Damon. Je comprends qu'à force de passer du temps avec quelqu'un, on finit par voir cette personne sous un nouveau jour. Et nous sommes toujours tous ensemble, alors c'est normal.

— Elena, je te jure que je ne sais pas où j'en suis, répéta Caroline, comme si elle pouvait se rassurer en le répétant.

— Je sais, dit Elena en lui touchant la main. Quand on y pense, ajouta-t-elle avec un sourire, Stefan et toi êtes la combinaison la moins surprenante. Je veux dire... tu t'imagines recraquer sur Damon ? Ou Bonnie tomber amoureuse de Stefan ?

— Ou Bonnie et Damon tomber amoureux l'un de l'autre, compléta Enzo en entrant dans la pièce, avant de voler des mains de Caroline la poche de sang à moitié entamée. Après tout, elle est sexy, l'ancienne petite sorcière. Moi, je ne lui aurais pas dit non.

Il but une gorgée de sang et grimaça.

— Quelle horreur, je préfère le sang frais !

— Tu ne peux pas avoir un peu de respect pour les morts ? lui demanda avec colère Caroline qui lui reprit la poche de sang des mains.

— En quoi est-ce un manque de respect de dire que votre amie est sexy ? Et puis, d'après votre copine Liv, ils ne sont pas réellement morts, pas vrai ?

— Je comprends pourquoi tu es ami avec Damon, répondit la blonde en faisant un effort surhumain pour garder son calme. Vous êtes aussi agaçants l'un que l'autre !

— Reconnais que tu aimes ça, rétorqua Enzo avec un clin d'oeil.

Elena les regardait sans parler. Pour elle, il était évident qu'Enzo était attiré par Caroline. Tout comme elle avait remarqué que Liv était attirée par Jeremy. Elle n'avait rien dit pour ne pas le mettre mal à l'aise mais les sentiments de Liv était de plus en plus évidents : il n'y avait que Jeremy qui ne voyait rien, ou du moins prétendait ne rien voir. Jeremy paraissait déterminé à ramener Bonnie, Liv n'avait aucune chance, et pourtant... Elena songea que malgré l'amour qu'on pouvait ressentir pour quelqu'un, on n'était pas totalement maître de ses sentiments. Si Jeremy tombait amoureux de Liv, il ne pourrait rien faire pour l'empêcher, tout comme Elena elle-même n'avait pu s'empêcher de ressentir une petite pointe de jalousie en imaginant Caroline et Stefan ensemble.

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— Est-ce que tu as trouvé quelque chose d'intéressant ?

Jeremy ne répondit pas, il restait asbsorbé dans la lecture du grimoire qu'il avait ouvert sur la table.

— Tu pourrais au moins me répondre, insista Liv, vexée.

— Je te répondrai quand j'aurai quelque chose à te dire.

La sorcière claqua des doigts et le grimoire se referma tout seul sous le nez de Jeremy.

— Qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-il avec mauvaise humeur.

— J'essaie de profiter de l'absence de mon frère pour avoir une conversation avec toi !

— Parler toute seule, ce n'est pas une conversation, c'est un monologue.

— Tu n'es pas drôle, Jeremy.

— Tant mieux, car je ne l'essaie pas de l'être. Je suis plutôt furieux que tu aies laissé Luke mettre ma vie en danger.

— Et que voulais-tu que je fasse ? Que je laisse tomber mon frère ?

Il secoua la tête avec incompréhension.

— Pourquoi fais-tu ça, Liv ? Cette soif de pouvoir, cela ne te ressemble pas. Tu n'es pas comme ça.

— Comment pourrais-tu le savoir ? Tu ne sais même pas qui je suis vraiment ! Est-ce que tu m'as demandé une seule fois quelles étaient mes motivations ? Non, tu préfères te murer dans ton silence et m'ignorer !

Liv avait les larmes aux yeux tellement elle était énervée.

— Très bien, explique-moi, je t'écoute, dit le chasseur, les bras croisés.

Elle prit une profonde inspiration.

— Nos parents sont morts, dit-elle avec tristesse. Je n'ai plus personne. Luke est ma seule famille, et je suis la sienne.

— Ce n'est pas une raison pour le suivre dans son délire mégalomaniaque et l'aider à s'emparer du flux de pouvoir qui est bloqué à Mystic Falls, répondit calmement Jeremy.

— Si je n'aide pas Luke, il me rejettera, dit-elle d'une voix tremblante. Je ne veux pas le perdre.

— Alors, tu préfères céder à son chantage !

— Ce n'est pas du chantage ! Tu es incapable de comprendre car tu es bien entouré, mais Luke et moi nous sommes tous seuls. Nous avons besoin de ce pouvoir pour nous protéger.

— Pour vous protéger de quoi ?

— Je... je ne sais pas, du danger, de nos ennemis, de la mort ! s'exclama-t-elle. Au cas où tu l'aurais oublié, vous avez déjà tué mon frère une fois. C'est la magie qui l'a ramené.

— Je comprends ton point de vue, dit Jeremy d'une voix plus douce. Mais c'est la vie, Liv. Les gens naissent et meurent, il faut l'accepter. On ne peut pas sans cesse protéger les gens qu'on aime. Vivre, c'est aussi apprendre à dire au revoir.

La sorcière lui sourit tristement.

— Passer des mois à chercher des grimoires pour ramener ta petite-amie morte, c'est ce que tu appelles dire au revoir ?

Jeremy ne répondit pas, troublé par ses paroles. Après que Liv ait claqué des doigts, le grimoire que lisait Jeremy se réouvrit à la même page. La sorcière se remit elle aussi à lire, sentant parfois le regard pensif du jeune homme se poser sur elle.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Damon ?! s'exclama Bonnie, surprise, lorsque le vampire frappa à sa porte.

Et voilà, ça a recommencé, dit-il en entrant dans la maison de Bonnie.

De quoi est-ce que tu parles ? demanda-t-elle en le suivant dans la cuisine.

J'ai encore eu un trou noir, expliqua-t-il en regardant partout autour de lui.

Damon, qu'est-ce que tu cherches ?

Ton petit-ami n'est pas là ? Et où sont tes parents ?

Damon ne comprenait rien à cette situation, mais il est vrai que six mois de sa vie avaient été effacés de sa mémoire.

Jeremy est sous la douche, répondit-elle. Et mes parents sont partis s'installer à Atlanta, c'est la raison pour laquelle Jeremy est venu habiter ici avec moi.

Jeremy est venu vivre ici avec toi parce que tu l'as décidé, juste avant notre accident de voiture ! Ne me dis pas que tu as oublié notre conversation ?!

Damon, ça fait six mois, et lors de l'accident je me suis cogné la tête. Je ne me souviens pas de tout.

Le vampire la regarda attentivement.

Est-ce que tu es heureuse, Bonnie ? lui demanda-t-il brusquement.

Quoi ?

Réponds-moi, s'il te plait.

Hé bien... oui, je suis heureuse, Damon. J'ai tout ce que j'ai toujours voulu avoir.

Et... depuis notre accident... est-ce que tu as le moindre souvenir d'avoir passé du temps avec moi ?

Il avait conscience qu'il posait beaucoup de questions mais il avait besoin de savoir si sa théorie était la bonne. Bonnie réfléchit.

Je ne pourrais pas te citer un souvenir précis, mais bien sur que nous avons passé des tas de moments ensemble, Damon.

Il voulut parler mais se ravisa. Damon était pratiquement certain d'avoir raison, mais il ne voulait pas partager ses pensées avec Bonnie si cette vie lui convenait.

Très bien, puisque tu es heureuse, je te laisse. Au revoir, Bon-bon.

Et il fit demi-tour.

Damon, attends !

Le vampire s'arrêta juste avant la porte.

Je... Quelque chose ne va pas, murmura soudain Bonnie en ouvrant de grands yeux. Ce... ce n'est pas réel.

Bien sur, que ce n'est pas réel, Bon-Bon, dit Damon en revenant vers elle. Je l'ai compris en discutant avec Elena.

Qu'est-ce que tu veux dire ? Et pourquoi est-ce qu'il y a deux minutes, j'avais l'impression que mon esprit était engourdi ?

Bonnie...

Damon la prit par les épaules et songea aux derniers événements qu'ils avaient passé ensemble.

Que s'est-il passé ? demanda-t-elle lorsque Damon la lâcha, car elle venait de voir la vision qu'il lui avait transmise.

Je crois que j'ai compris, dit simplement Damon.

Bonnie se frotta le visage entre les mains, comme pour se réveiller.

J'ai l'impression d'émerger d'un rêve, murmura-t-elle tandis que le mémoire lui était brusquement revenue.

Ce n'est pas qu'une impression, c'est un rêve.

Elle rit, pensant que le vampire plaisantait.

Mais oui, c'est ça, rigola-t-elle. Bon, maintenant que je suis redevenue moi-même, nous devons essayer de comprendre la raison de ton trou noir, pourquoi je n'ai rien remarqué, et...

Bonnie, il n'y a rien à comprendre, la coupa-t-il. C'est un rêve, je te l'ai dit.

Damon, arrête, tu me fais peur.

Le ton sérieux du vampire lui donnait la chair de poule.

J'ai mis du temps à assembler tous les morceaux, mais j'y suis arrivé, expliqua-t-il. Je ne comprenais pas pourquoi nous étions tous les deux coincés dans ce paradis qui avait parfois des allures d'enfer, après certains événements.

Ce n'est pas le paradis ! s'exclama-t-elle.

Tu ne disais pas cela, quand j'ai frappé à ta porte. Tu paraissais flotter sur un nuage.

Oui, je... C'est le sort, répondit Bonnie, confuse. C'était presque comme si j'avais oublié que ce n'était pas réel.

Tu as entièrement raison, Bon-Bon. Toute ta vie, tu t'es dévouée pour les autres, et au moment de mourir, tu as rejoint le paradis car tu le mérites. Toute cette vie est fausse, mais sans ma présence, tu ne t'en serais jamais doutée.

Je ne veux pas vivre dans un faux monde parfait en ayant oublié que je suis morte, dit Bonnie d'une voix tremblante.

C'était ce qui était censé se passer, pourtant. Tu devais trouver la paix et vivre ici pour toujours. Mais encore une fois, tu as été trop généreuse : quand tu m'as pris la main au moment de mourir, tu as gâché toutes tes chances de vivre heureuse dans ce paradis virtuel.

Je n'ai rien gâché du tout, Damon. Est-ce que tu crois que je t'aurais laissé mourir pour m'avancer seule vers la lumière blanche ? lui demanda-t-elle tandis qu'une larme coulait le long de sa joue.

Je le méritais, répondit tristement le vampire. Après les souvenirs que nous avons vus où je te faisais souffrir, je sais que je suis une mauvaise personne.

Il fit une pause puis reprit.

J'ai toujours cru que Jeremy était l'intrus, mais c'était moi. Je suis l'intrus à ton bonheur.

Tais-toi, Damon ! s'exclama-t-elle avec émotion. Tu n'es pas un intrus ! Tu es mon ami. Et vivre une fausse vie, ce n'est pas ma vision du bonheur !

A chaque fois que j'avais un trou noir, c'était parce que tu gagnais, continua-t-il à expliquer. Ta vision parfaite et la mienne s'opposaient, et tu finissais par gagner. C'est ainsi que j'ai compris. Ce monde n'est qu'un rêve dans lequel nous avons été plongés, et à chaque fois que tu m'en éjectes inconsciemment, je me retrouve dans le néant.

Je... je ne comprends pas, murmura Bonnie, les larmes aux yeux.

Ce sort t'était destiné, j'en suis persuadé. Je ne suis que l'intrus qui t'a accompagné dans un endroit où il n'était pas censé aller.

Arrête !

C'est la vérité.

Bonnie sécha ses larmes.

Si ce sort m'est réellement destiné... et si tu parvenais à m'éjecter de ce monde... est-ce que tu penses que le sort serait brisé pour nous deux ?

Hé bien, oui, peut-être. Je ne sais pas, dit Damon. Mais cela n'arrivera pas.

Je sais ce que je dois faire, dit-elle d'une voix plus assurée. Je vais faire l'inverse de ce que je souhaite : je vais quitter Jeremy.

Bonnie...

Si tu as raison et que ce sort dépend de moi, je dois être éjectée de ce monde pour le briser.

Tu n'es pas obligée de le faire, dit gravement Damon. Grâce à toi, j'ai échappé à l'Enfer parce que tu m'as pris la main lorsque nous sommes morts. Je te serai toujours redevable, alors si tu veux que je disparaisse pour que tu puisses vivre ici, je le ferai.

Non ! Ce que je veux, c'est rentrer chez nous, dit-elle d'une petite voix

Damon acquiesça.

Alors, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela se produise. Et quand nous serons de retour chez nous, je suis même prêt à faire des efforts pour supporter le vrai Jeremy.

Malgré elle, Bonnie sourit.

Tu ne me dois rien, Damon.

Au contraire, répliqua le vampire. Puisque tu souhaites être réunie avec le vrai Jeremy, je ferai en sorte que ton voeu se réalise.

Damon ? Qu'est-ce que tu fais là ? demanda une voix masculine.

Bonnie et Damon se regardèrent.

Rien, Damon voulait juste me demander conseil pour un cadeau pour Elena, expliqua la sorcière en inventant la première excuse qui lui passa par la tête.

Oh, je vais vous laisser discuter, alors. Je vais prendre mon petit déjeuner, informa-t-il Bonnie en l'embrassant sur la bouche.

Damon se sentit tout à coup de mauvaise humeur.

Oui, laisse les grands parler, Gilbert, dit-il d'une voix moqueuse.

Bonnie soupira.

Damon, comment peux-tu me promettre de faire des efforts avec le vrai Jeremy si tu ne parviens même pas à en faire avec celui-ci ?

Quoi ? demanda le chasseur, déboussolé.

C'est différent, dit Damon en serrant les dents. Ma haine envers Jeremy est presque instinctive.

Il s'interrompit pour réfléchir.

Je crois que tu ferais mieux de partir, Damon, lui conseilla Jeremy en s'approchant de Bonnie et en posant la main sur son épaule, tandis que le vampire avançait vers eux.

Ils étaient tous les trois très proches, et Bonnie commença à ressentir la migraine l'envahir.

Damon, ça recommence, murmura-t-elle, la tête entre les mains.

Bonnie, ça va ? demanda Jeremy, inquiet.

Damon, lui, les regardait d'un air fasciné.

Et dire que la solution était devant moi depuis le début, dit-il, l'air incrédule.

Quelle solution ? Damon, qu'est-ce que tu vas faire ? demanda Bonnie malgré la douleur.

Je vais tenir ma promesse, je vais t'aider à retrouver ton Jeremy, répondit-il en attrapant le chasseur et en le maintenant contre lui.

Laisse... laisse-le tranquille, bafouilla-t-elle, trop faible pour libérer Jeremy de l'emprise de Damon par un sort.

Depuis le début, tu as envie d'être avec lui. Et depuis le début, j'ai envie de lui arracher les yeux, murmura Damon sans lâcher Jeremy. Si t'installer avec lui m'a éjecté de cette fausse réalité pendant six mois, tu sais ce qu'il faut faire pour réussir à t'éjecter toi pour du bon et regagner notre vrai monde...

Damon, si tu touches à un seul de ses cheveux...

Mais il n'est pas réel ! s'exclama le vampire avec frustration. Tout cela n'est qu'un rêve. Je croyais que tu voulais rentrer à la maison ?

Bien sur que je veux rentrer, mais pas de cette manière-là. S'il te plait, Damon, laisse-le partir.

Son regard passa de Bonnie, suppliante, qui était à genoux sur le sol, la tête entre les mains à cause de la douleur, à Jeremy qui ne paraissait même pas effrayé. Comme s'il n'était pas réel. Comme si c'était juste un figurant.

Je t'ai fait une promesse, Bonnie, dit Damon d'une voix tremblante. Je t'ai promis de te ramener à la vie, avec tes vrais amis et le vrai Jeremy. Je refuse de ne pas tenir parole.

Non, Damon, s'il te plait.

Je suis désolé, Bon-Bon. Ferme-les yeux et souviens-toi qu'il n'est pas réel.

Et, sous les hurlements de Bonnie, il brisa la nuque de Jeremy.