Tout d'abord, mes excuses sempiternelles. Je suis hyper en retard, pire que les fois précédentes, ce qui est peu dire. Très sincèrement, je ne pense pas que ça va s'arranger, vu que mes TPE approchent, mon bac blanc (français et SVT) approche, je pars à l'étranger pendant les vacances, etc. Je ne suis donc pas hyper disponible, d'ailleurs ceux qui me suivent ont dû remarquer que j'ai peu écrit. A mon retard, plusieurs raisons. Mon retard habituel, (je comptais poster le 10 janvier, il ne me manquait plus que la deuxième partie du texte, que je pensais être capable d'écrire et de corriger le vendredi soir (-l'après-)). Et puis une autre, sur laquelle je vais m'attarder un avez, j'imagine, tous entendu parler de ce qui a secoué la France le 7 janvier. Cela n'aurait jamais dû arriver, personne ne devrait toucher à notre liberté. Le massacre à Charlie Hebdo m'a complétement bloqué dans l'écriture, impossible de penser correctement après, de mettre des idées en place. J'ai mis du temps à réécrire à nouveau (mais rien de publiable), et encore plus à renouer avec cette fic, car la seconde partie de mon Pansy/Blaise -oui, j'ai choisi ce pairing. Je reporte encore, mais le Tom/Elena viendra un jour- devait être heureuse, et je ne savais plus quoi faire. Alors j'ai écris sur mes sentiments d'injustice, ma colère, ma tristesse -je conseille à tout autre auteur qui connaît un blocage suite à un événement marquant de le faire, mettre des mots sur ce qu'on ressent aide beaucoup à se sentir mieux- et j'ai réussi à renouer peu à peu avec ma nature plutôt optimiste, donc me revoilà, avec des propos plus graves que je ne le voudrais, même si je vous promets une fin légère à cet O.S. J'espère avoir réussi à retrouver une écriture à peu près naturelle.

Stop au terrorisme.

Merci à ceux qui lisent, ceux qui laissent des reviews, ceux qui mettent en favori ou en follow cette fic.

R.A.B.


Pansy et Blaise

Tout le monde pensait la connaître, et ça l'agaçait prodigieusement. Au fond, Pansy, c'était beaucoup de réserve, un brin de calcul et pas mal de fausses apparences. Si vous n'êtes qu'une fille de famille Sang-Pure moyenne chez les Serpentards, vous avez tout intérêt à prendre le même rôle, et c'est un sacré coup de ruse. Oui, absolument : vous devez avoir l'air d'une cruche profonde si vous tenez à obtenir des informations discrètement. Et surtout, ne vous couvrez pas trop : vous n'imaginez pas comme les garçons peuvent oublier votre présence en matant vos jambes ou votre décolleté. Des idiots. Ils peuvent vous révéler des informations vitales sans s'en rendre compte, ainsi. Mais ne leur laissez jamais ne serait-ce que soupçonner le fait que vous ayez au minimum le Q.I. d'un mollusque moyen, ça pourrait très vite devenir très dangereux pour vous. Voici les conseils de Pansy pour votre survie. Jusque-là, elle ne se débrouillait pas trop mal, pouvant déterminer vaguement l'emplacement du mage noir grâce aux brides d'informations que lâchaient les autres en lisant la Gazette le matin, ne prenant pas garde à la délurée un peu idiote qui minaudait, penchée sur Drago Malefoy. Lui, il savait. Elle avait fini par en faire un ami, un allié même, ce qui pouvait toujours s'avérer utile dans une guerre, même si Pansy ne comptait pas participer. Non. Si elle tenait tant à connaître l'emplacement du Seigneur des Ténèbres, c'était pour sa sécurité. Oui, elle était lâche et comptait fuir en temps voulu, et alors ? Elle était à Serpentard, quand même. Il lui sembla entendre que son voisin avait murmuré « Le seigneur » et elle se baissa vers lui pour faire mine d'emprunter la carafe de jus de citrouille. Il s'arrêta de parler quelques secondes avant de reprendre, tandis que Pansy attrapait la confiture, passant de nouveau sous le nez de son voisin, et fit pareil pour le pain. Le 6ème année lui jeta un coup d'œil agacé qui devient vite appréciateur et elle sourit en posant une main sur le banc, juste entre eux. Elle avait appris ce qu'elle voulait en saisissant quelques mots de la conversation, mais elle devait jouer encore un peu, avant de faire croire, comme toujours, qu'elle était à Drago, un point c'est tout. Ce qui n'était pas du tout le cas, ils n'étaient aucunement attirés l'un par l'autre, bien que Pansy l'ait été quand elle était plus jeune : le garçon ne manquait pas de charme. Elle sortit de ses pensées en sentant un poignet puissant sur son bras.

« - Toi, viens. » fit le meilleur ami de Drago sans ménager Pansy. Il la traina dans les couloirs, jusqu'à une salle vide et la poussa à l'intérieur avant d'insonoriser la pièce et de la verrouiller magiquement.

Mauvais. Que lui voulait donc Zabini ?

« - Qu'est-ce que tu cherches, Parkinson ? » demanda-t-il froidement.

Oh putain. Il l'avait démasquée. Une chance que ce ne soit pas un Mangemort, ou du moins pas encore, sinon elle serait déjà étendue sur le sol, morte.

Il la surplombait de sa hauteur, et elle se sentait comme un animal traqué sous les yeux d'un chasseur. Elle avait peur. Pansy Evelyna Parkinson avait terriblement peur.

« - Réponds ! Qu'est-ce que tu cherches ? » répéta-t-il, une flamme de fureur pure brillant dans ses yeux.

« - Je ne vois pas de quoi tu parles. Je n'ai pas fini ma tartine et j'ai encore faim, si tu veux parler je reviendrai tout à l'heure. » dit-elle en battant des cils, prenant un air perdu et affamé.

« - Merde, Parkinson ! Qu'est-ce qu'on s'en fout de ton petit déjeuner ! Sérieusement, à quoi tu joues ? Tu as vu à qui tu parlais, au moins ? » s'énerva Blaise Zabini, qui se faisait violence pour ne pas la secouer.

« - Un Serpentard, le reste, ça ne m'intéresse pas, et je peux parler avec n'importe qui. » répondit-elle néanmoins soulagée.

S'il ne s'agissait que d'une guéguerre entre clans Serpentards, tant mieux.

« - Tu as tort. C'était Jacob (Ndla : tout le monde prononce Yakob/Yacov, s'il-vous-plait !) Olegovitch Pouchkine (Ndla : Petit emprunt à un célèbre poète) ! » s'écria-t-il en faisant de grands mouvements avec ses bras.

« - Et ? » dit-elle, regardant ses ongles comme si elle n'était pas préoccupée, mais sentant tout de même son cœur se glacer malgré elle.

Elle l'avait échappée belle. Elle eut une soudaine envie de sauter au coup du grand noir mais se retient. Les démonstrations d'affection n'étaient pas très courantes chez les vert-et-argent.

« - Parkinson, tu ne peux pas être aussi bête que tu le prétends, j'ai fini par ne plus y croire. En tant que Sang-Pure, tu connais forcément les Pouchkine. Si je dois te rafraichir la mémoire, ils sont d'origine russe et ont fait fortune dans le gaz –un truc très utilisé par les moldus - mais plusieurs sont implantés en Angleterre. Et l'art qu'ils maîtrisent le mieux est ? » dit-il d'un ton railleur.

« - Heu... » fit semblant de réfléchir à haute voix Pansy.

« - La Legimencie. Tu veux toujours autant t'amuser avec le petit Jacob ? » soupira Zabini en levant les yeux au ciel.

« - Je ne m'amusais pas. » répondit-elle en haussant les épaules.

« - Je me suis trompé et tu es vraiment débile, hein ? C'est pour ça que tu ne te rends pas compte à quel point tu risques ta vie en faisant des idioties pareilles ? » finit par dire Zabini, hors de lui, avant d'entamer un tour de la pièce.

« - Je suis grande, Zabini, merci bien, je fais ce que je veux. » répondit Pansy, n'y tenant plus, vexée, en croisant les bras.

« - Fais attention. Et rhabilles toi avant de sortir. » dit-il, mi-inquiet mi-sarcastique.

« - Chacun sa technique de survie, Zabini. Si tu n'as pas de poitrine, je n'y peux rien, ne sois pas jaloux. » dit-elle en faisant mine de lui envoyer un baiser.

« - Mais qu'est-ce que tu peux être contrariante ! » s'insurgea-t-il en se prenant la tête dans les mains.

« - Je te demande pardon ? Tu me traines jusque ici contre mon avis, manquant de peu de bousiller ma couverture, tu m'interroges et me fais flipper totalement parce que je ne suis pas sûre du bord auquel tu appartiens et que je suis persuadée que tu vas essayer de me tuer parce que tu sais que je ne joue qu'un rôle, tu te permets de m'insulter et de me faire la morale, et après c'est moi qui suis contrariante ? Tu ne te moques pas un peu de moi, là ? » s'indigna Pansy avec véhémence.

C'était la citrouille sur la tarte, quand-même !

« - Je t'ai fait peur ? » demanda Zabini, surpris, en relevant la tête.

« - Non, pas du tout ! Tu m'emmènes seule dans une pièce éloignée de tout après avoir observé mon petit manège, tu l'insonorises et la verrouilles bien proprement et tu commences à m'interroger... Je n'ai pas franchement eu l'impression que tu comptais me souhaiter un bon anniversaire... » ironisa-t-elle en se dirigeant vers la porte.

Blaise Zabini l'arrêta en lui posant une main sur l'épaule. Elle pivota sur ses pieds.

« - C'est ton anniversaire ? » demanda-t-il en haussant un sourcil interrogateur.

« - Je suis enfin majeure. Enfin, on s'en fout et... » répliqua Pansy, ne se sentant que peu concernée.

« - Pourquoi ? » interrogea l'autre Serpentard.

« - Tu comptes me chanter « Happy birthday » et demander à Vold..., pardon, Tu-sais-qui de prendre une petite pause bien méritée le temps qu'on boive du thé et mange des petits gâteaux ? On pourrait l'inviter, tant qu'à faire... De toute façon, je n'ai pas l'habitude de les fêter. » dit-elle en haussant indifféremment les épaules.

« - Com... » protesta Zabini.

« - Pas de pitié, s'il-te-plaît. Je n'ai jamais eu de vrais amis, il n'y a que Drago qui connaisse la date de mon anniversaire, et il se trouve qu'il est un peu trop préoccupé pour y penser. Et chez les Parkinson, un bon anniversaire se passe dans sa chambre à boire. Je ne suis pas vraiment portée sur ce genre de choses personnellement, alors pour ce que ça change. » répondit-elle, lasse.

« - Oui, mais tu as dix-sept ans ! T'es majeure ! » s'exclama-t-il.

« - Génial ! Bon, voilà, l'euphorie est passée, la séquence émotion aussi, je peux revenir à mon petit déjeuner, oui ? » demanda Pansy avec lassitude, passant une main dans ses cheveux.

« - Il est hors de question que tu rejoues tes coups foireux. Jacob et ses copains ne sont pas vraiment ce qu'on pourrait appeler des gentlemen. » l'avertit le garçon.

« - Ne fais pas comme si tu savais ce qui est bien pour moi. » dit-elle en levant les yeux au ciel.

De quoi se mêlait-il ? Elle se débrouillait très bien toute seule, non ?

« - Je le sais mieux que toi, on dirait. Tu as vu comme tu es habillée ? Comme tu es maquillée ? Tu as dix-sept ans, Pansy. Ne gâche pas ta vie. » répondit-il avec sérieux, la fixant dans les yeux.

« - La vie se gâche très bien toute seule, ne t'en fais pas pour ça. » dit-elle en détournant le regard.

« - Jacob te regarde d'un peu trop près, il risque de te faire des avances, fais attention. » insista son camarade.

« - Qui seront refusées, c'est bon, t'es pas mon frère. » fit remarquer sèchement Pansy en se dirigeant d'un pas ferme et résolu vers la porte.

« - Je te prends sous ma protection. » dit Zabini dans un souffle

« - Quéé ? T'es sérieux ? » s'exclama Pansy, abasourdie.

C'était bien ce qu'elle croyait ? Il lui demandait... ça ?

« - Oui. » répondit-il laconiquement, les mains dans les poches.

« - Je ne suis ni belle, ni agréable, ni compréhensive, ni gentille, ni douce, ni froide. Je n'ai aucune prédisposition pour le mariage. Ma famille est loin d'être aussi riche que la tienne, nos terres moins nombreuses et de moins bonne qualité également et nos racines Sang-Pures ne vont pas aussi loin que les vôtres.» le prévient-elle.

« - Je ne veux pas d'une potiche rutilante à installer dans mon salon qui servira du thé aux invités avec un sourire automatique et un mot hypocrite pour chacun, disant dans mon dos à qui veut l'entendre qu'elle a eu la plus belle dot d'Angleterre mais que je l'ai épousé pour son Sang d'une pureté incomparable... » dit Zabini en secouant la tête.

« - Qu'est-ce que tu cherches, alors ? »

« - Je ne sais pas exactement. Quelqu'un comme toi, je crois. Ça vaut le coup d'essayer. »

Quelques temps après

« - Zeeeeeeen, Pansy ! » soupira Astoria, pour au moins la quinzième fois depuis quatre heures.

« - Comment veux-tu que je sois zen, hein ? » rétorqua celle-ci tandis que son amie la coiffait.

« - Blaise t'adore, ça devrait suffire pour que tu es l'esprit tranquille... » dit l'autre en haussant les épaules.

« - Oh, attend la demande de mariage de Drago, et on verra ce que c'est d'avoir l'esprit tranquille... » ricana Pansy en s'agitant.

Le mariage la préoccupait plus qu'elle ne l'aurait imaginé.

« - Arrête de bouger ! On n'est pas aussi pressés que vous. » fit Astoria en plantant d'un geste expert une épingle dans le chignon de son amie, qui s'était exceptionnellement laisser pousser les cheveux pour l'occasion.

« - Où est le problème ? On a dix-neuf ans. » répondit dédaigneusement Pansy avec un vague geste de la main.

Astoria pesta. Ne pouvait-elle pas rester en place cinq minutes ?

« - Seulement dix-neuf ans. » fit remarquer Padma Patil, qui était devenue très amie avec Astoria, et par conséquent, une bonne amie de Pansy.

« - Patil, le grand pas en avant du Sang-Purisme c'est d'avoir reculé l'âge minimum des mariages à quinze ans. Blaise et moi, on est presque des vieux mariés, pour notre famille. » fit remarquer la future mariée, qui se retenait de ronger ses ongles, parfaitement manucurés.

« - Pansy ! Tes cheveux sont magnifiques ! » fit une voix après que la porte se soit ouverte et refermée.

« - Tracey ! Comment s'est passé le voyage ? » s'exclama Padma en allant la prendre dans ses bras.

« - Oh, plutôt bien. » dit celle-ci avec un sourire, avant d'aller faire la bise à Pansy.

« - Et ça se passe bien avec Justin ? » continua Astoria, tout en donnant un coup de peigne à la frange de Pansy.

« - On s'est un peu disputé dans la voiture. Il disait que je ne respectais pas suffisamment les limites de conduite. » répliqua Tracey en levant les yeux au ciel.

« - De vitesse », repris machinalement Padma.

« - On s'en moque. Quelle heure... Oh, je vais être en retard ! » s'écria l'héritière des Parkinson en se levant précipitamment, faisant jurer Astoria.

« - Pas de panique, Pansy. On est là, OK ? » répondit Tracey en la redirigeant vers son siège, afin qu'Astoria achève son travail de coiffeuse.

« - Personne n'a un retourneur de temps ? » gémit Pansy.

« - Tout va bien se passer. » dit Padma en posant une main sur son épaule, prenant garde à ne pas froisser le tissu de la robe magenta que portait la jeune femme.

Le magenta était une couleur commune pour les mariages sorciers.

« - Merlin, Viviane, Mordred, Morgane... Je vais devenir folle. »

« - Tu l'étais déjà avant. Et s'il y a l'une de nous qui est capable d'organiser un événement aussi important qu'un mariage sans la moindre fausse note c'est toi. » affirma Tracey avec conviction, tandis que Astoria poussait un cri de joie.

Elle venait de terminer le chignon tressé de Pansy. Pour la troisième fois depuis ce matin, les mouvements brusques de Pansy étant très peu bénéfiques à toute coiffure un tant soit peu élaborée. Elle appliqua tout de suite par-dessus une formule de fixation, ce à quoi elle n'avait malheureusement pas pensé précédemment, laissant à deux reprises son amie ruiner sa coiffure.

« - Tout ira bien ? » demanda la fille unique des Parkinson, avec une petite voix.

« - Promis. » dit Astoria en lui tendant la main.

Que la future épouse s'empressa de serrer avec reconnaissance.

« - Ne fais pas des promesses que tu ne peux pas tenir. » observa Padma.

« - Je suis à Serpentard, ça n'a aucune importance. » répliqua Astoria avec un léger haussement d'épaules.

« - ... »

« - Les filles ? Je crois que je vais faire une crise de panique. » fit celle des quatre qui allait se marier.

« - Pansy... » soupirèrent-elles de concert.

La porte s'ouvrit et se referma, laissant un jeune homme pénétrer dans la chambre d'amis n°6 des Parkinson, qui avait été transformé en lieu de préparation pour la mariée.

« - Mais regardez-moi, je suis si laide, si insignifiante... » dit-elle sans avoir remarqué une nouvelle présence, plongée dans ses pensées.

« - Mais non. Tu es magnifique. » affirma Drago avec force.

« - C'est vrai ? » dit-elle avec méfiance après avoir sursauté quand elle avait aperçu le jeune homme dans la glace.

« - Oui. Aïe ! Oui, bon toi aussi, Astoria. » grimaça le jeune homme blond après l'attaque innocente des ongles d'Astoria sur son bras.

« - Tu as vu Blaise ? » demanda Pansy, nerveuse.

« - Oui. » dit Drago avant de déposer un baiser sur les lèvres d'Astoria.

« - Et ? » les interrompit Pansy sans aucune délicatesse.

« - Je ne sais pas lequel de vous deux est le plus inquiet. » ricana Drago.

« - Je ne comprends même pas pourquoi il veut m'épouser. » dit-elle en se regardant dans le miroir de la coiffeuse en marbre, juste en face d'elle.

« - Oh, Pansy, pas ton refrain de dépressive... » grimaça Astoria.

Elle avait déjà eu sa dose.

« - Non mais c'est vrai, qu'est-ce qu'il peut bien me trouver ? Je ne suis pas belle, je ne suis pas drôle, je ne suis pas intelligente, je n'ai qu'un petit patrimoine, moins d'argent que lui, mon nom a moins de prestige, je ne sais même pas gérer une maison, je suis incapable de m'occuper d'un enfant, je ne sais pas respecter les règles, je... je ne suis rien. » dit-elle en baissant les yeux sur ses mains.

Drago lui releva le menton, et même Astoria ne broncha pas.

« - Ne dis jamais ça, Pansy. Jamais. Tu es bien plus que tu ne le crois. Tu comptes pour nous tous ici. Tu as fait tellement de choses, pour nous. Si tu ne m'avais pas trouvé, ce soir de notre sixième année, je me serais coupé les veines, tu sais ? Tu as fait beaucoup pour moi. Je pouvais te parler, et avec toi tout semblait plus simple. Tu es la meilleure amie dont l'on puisse oser rêver, Pansy. » dit-il, la voix vibrante de sincérité.

Le jeune femme se jeta dans les bras de Drago, les larmes aux yeux.

« - Chut. Blaise va t'attendre, et s'il voit que je t'ai fait pleurer, je suis bon pour un séjour à durée indéterminée pour Ste-Mangouste. » dit celui-ci en lui tapotant le crâne, ce qui fit qu'Astoria fut à deux doigts de l'étrangler. Il ne pouvait pas lui tapoter l'épaule, au lieu de déranger ses cheveux ?

« - Tu crois qu'il m'aime ? » murmura Pansy à l'oreille de son meilleur ami, un peu anxieuse.

« - Tu sais ce qu'il m'a demandé tout à l'heure ? Non, eh bien je vais te le dire : « Elle me manque ». Vous ne vous êtes pas vus depuis hier soir, c'est ça ? » répondit Drago sur le même ton.

Pansy hocha la tête vigoureusement.

« - Allez, viens. Si on est en retard Blaise va faire un arrêt cardiaque, il m'a déjà demandé une bonne demi-douzaine de fois si tu ne t'étais pas déjà enfuie... » dit-il en lui prenant la main.

« - Curieux... Ainsi, les Serpentards ont vraiment un cœur... » laissa échapper Padma, se faisant fusiller du regard par tout son entourage.


Voilà. J'espère qu'il n'y a pas un trop plein d'émotions dans la fin, mais j'ai eu des difficultés pour l'écrire, et tout le monde a besoin d'amitié et d'amour, particulièrement en ces temps troublés.