Bonjour :-) le nouveau chapitre est là :-) je suis un peu débordée en ce moment, et en plus je travaille sur trois trucs en même temps (Home et 2 O.S. Bamon ^^). Pour un de mes projets Bamon, j'aurais aimé savoir si certains d'entre vous aiment la série Friends ? Je ne suis pas encore sure que cela aboutira, j'aimerais d'abord avoir quelques avis :-)

Merci pour vos reviews et votre soutien, bonne lecture :-)

* Feeli37 : la relation Liv/Luke est tellement compliquée, j'avais envie d'une scène intense entre eux où Luke serait vexé et blessé qu'elle prenne parti pour les autres, et que Liv soit déchirée entre Jeremy et son frère :-)

* teambonbon972 : finalement tu avais raison, Damon est redevenu humain :-) je le savais depuis que j'ai commencé à imaginer cette fiction, j'avais déjà imaginé dans ma tête la scène où Damon reviendrait et pèterait un câble en voyant Jeremy et Liv ensemble, et que Jeremy parviendrait à le blesser car il est humain :-)

* immortelle42 : Elena a très mal réagi, c'est vrai ^^ je ne dirais pas qu'elle est folle, juste que toute sa tristesse et sa colère ont explosé quand elle a cru que le sort n'avait pas fonctionné :-)

* lamiss141 : merci beaucoup, Damon a encore beaucoup d'épreuves à traverser avant d'envisager de redevenir un vampire :-)

* noemiiie : j'aime bien tout prévoir :-) en effet, ils pourraient vieillir ensemble s'ils restent tous les deux humains :-) plein de bisous aussi :-)

* Bamon guest : comme je l'ai dit plus haut, le retour du Bamon était prévu depuis le début et exactement de cette manière-là :-) Damon humain ça risque d'être très compliqué, lui qui a toujours essayé de tirer le meilleur parti du vampirisme :-)

* Smalltom : hé oui ils sont de retour :-) les autres sont contents de les revoir, mais la transformation de Damon en humain va compliquer la situation :-)

* anais : waouh merci pour ce très très long commentaire ^^ j'avais envie que Bonnie et Damon aient l'occasion de discuter de tout ça avant leur retour, et comme Damon était plus émotif que d'habitude car il est redevenu humain (il ne le savait pas encore), c'était logique qu'il ne parvienne pas à garder son calme lorsque Bonnie répétait « pour Elena ». Tu as auras ta réponse dans ce chapitre pour le Beremy :-) effectivement le DE est compromis :-) Ne t'en fais pas je n'écris pas l'histoire au fur et à mesure, je connais le déroulement des évènements depuis le début donc je ne tomberai jamais à cours d'idées ;-) merci encore :-)

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Cher Journal,

L'impossible est arrivé : Damon et Bonnie sont revenus à la vie.

Lorsque j'ai entendu sa voix alors que j'étais allongée sur mon lit, je n'en croyais pas mes oreilles : je devais être en train de rêver, c'était la seule explication possible !

J'ai descendu lentement l'escalier, inconsciente de ce qu'il se passait autour de moi. Je ne voyais que Damon, je ne pensais qu'à lui. Il était là, devant mes yeux, debout au milieu du salon, et même s'il était en train de s'en prendre à Jeremy, je ne parvenais pas à faire un seul geste. Jusqu'à ce que Damon se mette à hurler. J'ai couru dans leur direction, paniquée à l'idée de le perdre à nouveau. Jeremy semblait avoir réellement fait mal à Damon, et je ne comprenais pas ce qu'il se passait. Quand Bonnie a murmuré qu'elle pensait que Damon était redevenu humain, tout s'est écroulé autour de moi. Ce n'était pas possible, Damon ne pouvait pas être redevenu humain ! Il détestait les humains, il les méprisait pour leur soi-disant faiblesse. Il avait même refusé de prendre le remède pour vieillir avec moi, quand nous croyions encore que c'était possible, et ce malgré son amour pour moi. Damon ne peut pas être humain. Il ne tiendrait pas le coup. Et nous ne pourrions plus jamais être ensemble. Mais aucun d'entre nous n'a accepté de lui donner du sang de vampire afin qu'il se transforme, car nous ne sommes pas certains que cela fonctionne, et nous avons encore tous en tête ce qui est arrivé avec Katherine et le remède.

Damon est furieux, et je le comprends. Mais je ne peux pas me résoudre à mettre à nouveau sa vie en danger alors qu'il vient juste de revenir.

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— Comment te sens-tu ? demanda Stefan à son frère, n'osant pas lui dire à quel point il lui avait manqué et combien il était heureux de le revoir, car Damon était en colère.

— Comme quelqu'un qui vient de se faire casser le bras par un morveux avant d'être magiquement guéri par une sorcière ! répliqua ce dernier, plus durement qu'il ne l'aurait voulu.

— Liv a fait du bon boulot, dit Stefan en constatant que le bras de Damon avait repris son état normal.

— Si elle avait fait du bon boulot, je ne serais pas revenu à la vie en tant qu'humain, rétorqua-il.

Stefan soupira.

— Vas-y, dis-moi ce que tu as sur le coeur, dit l'ancien vampire.

— Laisse tomber, Damon.

— J'insiste.

Les deux frères se regardèrent sans parler pendant un moment. Stefan songea que certaines choses ne changeaient jamais : avant, Damon était plus fort que lui car il se nourissait de sang humain et lui de sang animal, et son frère avait profité de cette supériorité physique pendant des années. Maintenant qu'il était à nouveau humain et donc moins fort, Damon ne pouvait pas s'empêcher de continuer à parler de façon autoritaire.

— Pourquoi est-ce que tu souris ? demanda-t-il brusquement à Stefan.

— La vie est parfois pleine d'ironie, murmura-t-il.

— A qui le dis-tu !

— Écoute... tu ne peux pas en vouloir à Liv. Elle a risqué sa propre vie pour vous ramener, Bonnie et toi. Elle a même perdu son frère car Luke ne voulait pas qu'elle nous aide. Si tu es humain, ce n'est pas de sa faute.

Il fit une pause.

— Tu manquais à Elena, et tu me manquais, avoua-t-il. Est-ce que tu peux nous blâmer d'avoir voulu te ramener à la vie ?

— Elle perdra tout le monde, dit pensivement Damon, se remémorant sa conversation avec Bonnie.

— Quoi ?

— Elena. Elle finira par perdre tout le monde. En tant que vampire, elle survivra à tous les êtres humains qu'elle aime.

— Damon...

— Nous étions heureux ensemble, le coupa-t-il. Nous étions deux êtres surnaturels, nous savions que la mort pouvait nous séparer mais nous avions envie de croire que nous avions l'éternité ensemble. A présent, je suis humain, et nous avons la certitude qu'elle ne vieillira pas alors que je vieillirai. Elle restera jeune, belle et en bonne santé. Je prendrai de l'âge, j'aurai des rides et je tomberai malade.

— Damon, arrête.

— Comment as-tu pu supporter cela ?

Stefan fronça les sourcils.

— Qu'est-ce que tu veux dire ?

— Quand tu as commencé à sortir avec Elena, comment as-tu pu continuer en sachant que votre relation n'avait pas d'avenir si elle ne se transformait pas ?

Il regarda tristement Damon.

— Parce que je l'aimais, répondit-il gravement, avant de sortir de la chambre, laissant Damon pensif.

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« Bonnie... ce n'est pas ce que tu crois... »

Allongée sur le lit d'une des chambres, la jeune femme repensait à la conversation qu'elle avait eue avec Jeremy. Elle ne voulait pas parler avec lui pour le moment, surtout dans cette maison remplie de vampires où tout le monde pouvait entendre leur conversation, mais Jeremy avait insisté.

« Ce... ce n'est pas juste », avait-il murmuré.

Jeremy lui avait expliqué qu'il avait passé huit mois à chercher des grimoires afin de trouver un sort pour la ramener à la vie. Il lui raconta qu'il avait passé un marché avec Liv et Luke – en omettant de préciser qu'il avait fait un pacte de sang. Il s'excusa de nombreuses fois, la suppliant de lui pardonner ce moment de faiblesse : Liv était fragile, et il avait été ému par cette fragilité qui émanait par une sorcière d'ordinaire si forte.

« Je sais », avait dit Bonnie. « Tu t'attaches toujours à des femmes fortes qui s'avèrent être fragiles... Vicky et ses problèmes de drogue. Anna et sa mère. Moi... » Elle n'avait pas terminé sa phrase.

« Je me fiche des autres ! Il n'y a que toi qui compte »

Elle avait secoué la tête.

« Il y aura toujours quelqu'un d'autre, Jer. Une demoiselle en détresse qui te touchera, qui t'émouvera. Tu ne peux pas t'en empêcher »

« Bonnie... »

« Tu es une personne formidable, Jeremy », avait-elle déclaré. « Mais tu n'es pas fait pour moi »

Bonnie sursauta lorsqu'elle entendit trois petits coups frappés à sa porte.

— Bonnie ? C'est Caroline.

— Entre, murmura-t-elle en rangeant ses souvenirs dans un coin de sa tête et en se redressant.

— Je ne te dérange pas ?

— Non, j'étais en train de réfléchir.

— Tu pensais à Jeremy, pas vrai ? Je n'ai pas écouté votre conversation, rassure-toi, ajouta-elle précipitement.

Son amie haussa les épaules.

— De toute façon, il n'y a rien à cacher. Jeremy et moi avons rompu.

— Je suis désolée, murmura la blonde en le serrant contre elle.

Bonnie se mordit les lèvres pour ne pas pleurer.

— Cela mis à part... je suis contente de te revoir, dit Caroline avec un sourire.

— Moi aussi, Care. Tu m'as manqué.

— Je croyais ne jamais te revoir.

— Moi non plus... enfin, je t'ai vu là où j'étais, d'une certaine manière.

Caroline ouvrit de grands yeux, et Bonnie lui expliqua qu'elle s'était retrouvée dans un monde imaginaire en compagnie de Damon, et qu'ils avaient en fait été tous les deux plongés dans un rêve.

— C'est dingue, cette histoire ! s'exclama Caroline lorsque Bonnie eut fini de parler.

Elle ne savait pas pourquoi mais elle ne lui avait pas dit que ce rêve était la représentation de leur monde idéal, dans lequel Damon et elle étaient amis, ni qu'ils avaient réussi à sortir de ce rêve lorsque Damon avait tué Jeremy car il ne pouvait pas le voir en peinture. Caroline aurait trouvé ça bizarre, et Elena aurait probablement entendu. Bonnie savait que tout le monde pensait qu'ils se détestaient – elle l'avait cru, elle aussi – et elle ne se sentait pas capable d'expliquer aux autres que Damon et elle s'étaient rapprochés après être morts ensemble. Il fallait d'ailleurs qu'elle se mette d'accord avec Damon sur la version de l'histoire qu'il devait raconter. Elle attendait juste que l'ancien vampire soit calmé avant d'avoir cette conversation.

— Tu n'es pas trop disputée avec Damon quand vous étiez morts ? lui demanda soudain Caroline comme si elle avait lu dans ses pensées.

Bonnie fit un geste vague.

— Non, ça peut aller, murmura-t-elle, un peu honteuse de cacher la vérité à Caroline, même s'ils n'avaient rien à se reprocher.

— Je n'en reviens pas qu'il soit humain, déclara-t-elle en secouant ses boucles blondes. Damon ne se résoudra jamais à vivre ainsi, il déteste les humains.

— Il faut que quelqu'un veille sur Damon. Il risque de vouloir en finir plutôt que de vivre comme un humain.

— Ne t'en fais pas, on s'est déjà occupés de ça.

La brune lui jeta un regard interrogateur.

— Liv a jeté un sort pour qu'il soit prisonnier de cette maison, avoua Caroline avec gêne.

Elle n'avait pas trop envie de parler de Liv devant Bonnie.

— Je vois, répondit-elle simplement.

— Il y a une question que je me pose, Bonnie.

— Laquelle ?

— Puisque tu es à nouveau humaine..., dit Caroline avec hésitation. Est-ce que cela veut dire que tu vas récupérer tes pouvoirs ?

— Je n'en ai aucune idée.

— Est-ce que... est-ce que tu aimerais redevenir une sorcière ?

Bonnie pencha la tête : elle ne s'était pas encore posé la question.

— La magie me manque, admit-elle. Elle fait partie de moi.

— Je comprends.

Elle lui caressa gentiment le bras.

— Je te laisse te reposer, Bonnie. N'hésite pas à me parler si tu en as besoin, je serai en bas.

— Merci, Care. A plus tard.

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— Jeremy ?

Assis sur les marches du perron, il fixait le paysage sans le voir.

— Je suis vraiment désolée pour tout ce qu'il s'est passé, murmura Liv en s'asseyant à côté de lui.

— Ce n'est pas de ta faute.

Il tourna la tête vers elle.

— C'est moi qui ai voulu t'embrasser, ajouta-t-il.

— J'ai voulu ce baiser autant que toi. J'y pense depuis le jour où Bonnie m'a montré cette photo de toi pour m'obliger à faire un sort de localisation.

— Liv...

— Elle ne veut plus de toi, pas vrai ?

Jeremy secoua lentement la tête.

— Je vais partir de cette maison, décida Liv. Je n'ose plus regarder Bonnie en face, et vous ne parviendrez jamais à vous réconcilier si je reste ici.

— On ne se remettra pas ensemble.

— Tu n'en sais rien.

— Je l'ai lu dans ses yeux. C'était un mélange de tristesse, de déception et de résignation. Bonnie ne croit plus en nous.

— Mais tu y crois toujours. Tu peux te battre pour elle.

— Je n'en ai pas le droit. Bonnie est trop généreuse : si j'insiste ou si elle me voit triste, elle est capable de se forcer à me donner une autre chance. Je ne veux pas de sa pitié, ni qu'elle s'impose ma présence alors que le simple fait de me regarder lui rappelle combien je l'ai déçue.

— Ne dis pas ça.

— Je ne peux pas rester ici. Je ne peux pas rester dans cette maison.

— Où veux-tu aller ?

— Chez moi, dit Jeremy d'un air nostalgique. Je veux rentrer à Mystic Falls.

— Tu ne peux pas, tu es un chasseur et tu es revenu à la vie grâce à la magie.

— Tyler possède le gêne de loup-garou et il a réussi à passer la frontière sans mourir.

— La ville n'est pas sure, je te rappelle que des sorciers essaient de s'approprier le flux de pouvoir.

— J'irai ailleurs, alors, s'entêta Jeremy. Quelque part près de la frontière.

Liv soupira.

— Cela n'en reste pas moins dangereux, répondit-elle.

— Viens avec moi, dit-il impulsivement.

— Quoi ?

— Viens avec moi, répéta-t-il, sérieusement cette fois.

— Mais...

— Nous n'avons plus rien à faire ici, la coupa-t-il. Tu as perdu Luke, et j'ai perdu Bonnie. Nous pourrions essayer d'arrêter ces sorciers en faisant en sorte que tu prennes le pouvoir à leur place.

— Tu as complètement perdu la tête ! s'exclama la sorcière. C'est dangereux.

— Il faut bien que quelqu'un les arrête.

— Je peux essayer, mais je ne t'entrainerai pas là-dedans !

— Il faut bien mourir de quelque chose, non ?

— Je n'ai pas envie de te mettre en danger, murmura-t-elle.

Il lui sourit.

— Avec une sorcière aussi puissante à mes côtés, je ne crains rien.

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Bonnie frotta ses mains moites à cause du stress sur son jean : aussi bizarre que cela puisse paraître car ils avaient passé des mois rien que tous les deux, elle craignait de discuter seule avec Damon.

Tout était différent, à présent : Damon était redevenu humain, et elle ne savait pas comment communiquer avec lui. Avant, ils savaient qu'ils travaillaient ensemble pour le bien commun et qu'Elena était le mot magique qui justifiait leur collaboration. Mais maintenant, comment devait-elle se comporter ?

Après s'être donné du courage en répétant plusieurs fois ce qu'elle devait lui dire, Bonnie frappa à la porte. Personne ne lui répondit. Elle se demanda si Damon ignorait ses coups à sa porte ou s'il était sorti de la chambre – de toute façon, il ne pouvait pas aller bien loin avec le sort que Liv avait jeté sur lui. Finalement, elle décida d'entrer quand même.

Damon s'était endormi sur le lit. S'il avait été encore un vampire, il se serait déjà réveillé grâce à son ouïe surnaturelle. Mais il était humain, à présent, et il dormait paisiblement. Bonnie décida de le laisser se reposer lorsqu'il commença à s'agiter dans son sommeil.

Il ouvrit les yeux et fronça les sourcils en voyant que Bonnie l'observait.

— C'est marrant mais tu es la seule personne que je ne suis pas mécontent de voir, dit-il en s'asseyant sur le lit.

Bonnie sourit, soulagée qu'il ne soit pas d'aussi mauvaise humeur qu'elle l'aurait cru.

— Tu es venue voir l'énorme gachis? demanda-t-il avec un soupir.

— Quel gachis ? demanda Bonnie en s'asseyant à côté de lui sur le bord du lit.

— Le méchant Damon Salvatore est redevenu humain alors que c'est son pire cauchemar. D'autres vampires tueraient pour être humains à ma place, répondit-il. Comme Stefan.

— Non, ne commence pas, répondit Bonnie, avant de regretter ses mots car ce Damon était celui avec qui elle se disputait sans cesse, ce n'était pas son ami comme dans le monde idéal qu'ils avaient imaginé.

Elle pensait n'avoir aucun conseil à lui donner.

— Commencer quoi ? s'étonna-t-il.

— Rien, dit Bonnie.

— C'est impoli de ne pas terminer une phrase, Bon-Bon.

— Tu vas mal le prendre, je le sais.

— Et si je te promets de ne pas m'énerver ? De toute façon, ajouta-t-il, ce n'est pas comme si je pouvais vider quelqu'un de son sang parce que je suis furieux.

Elle roula les yeux.

— Ton humanité, dit-elle ensuite avec hésitation. N'en fais pas une source de conflit ou de rivalité avec Stefan.

— Oui, madame, plaisanta-t-il.

— Tu as l'air de meilleure humeur, constata-t-elle.

— Ce n'est que temporaire. Depuis que je suis humain, j'ai remarqué que mes humeurs changent très rapidement.

— J'imagine que ça doit être déroutant, au début, mais tu finiras pas t'y faire.

— En parlant d'émotions, est-ce que tu as parlé avec le traitre ?

— Damon !

— Il t'a trahie, non ?

Elle ne répondit pas.

— Je suppose que vous n'êtes plus ensemble ?

— Non. Non, nous ne sommes plus ensemble.

— Contrairement à ce que te diront les autres, je ne suis pas désolé. Tu méritais mieux.

— Damon, s'il te plait.

— Je te l'avais bien dit, Bonnie.

— J'étais heureuse avec lui.

— Vous ne faisiez que vous voiler la face. Cela n'aurait jamais duré entre vous.

— Tu n'es pas le mieux placé pour donner ce genre de conseil ! répondit-elle sans réfléchir. Désolée, ajouta-t-elle en se mordant la lèvre.

L'ancien vampire ne répondit pas.

— Quand j'ai vu Jeremy et Liv aussi proches... j'ai vu rouge, expliqua-t-il quelques secondes plus tard. Non seulement tu étais morte pour lui et il te manquait totalement de respect, et en plus, il ne t'avait pas attendue.

— Cela faisait huit mois que j'étais morte, Damon. Je n'aurais pas pu lui en vouloir s'il avait décidé de refaire sa vie.

— Elena et Jeremy sont les raisons pour lesquelles nous voulions revenir, continua-t-il. Sans eux, nous aurions tout aussi bien pu rester là-bas. Ce n'était pas si mal, après tout.

— Si on oublie les migraines, les blackouts et les tempêtes, plaisanta Bonnie.

Il lui sourit, et elle songea qu'il souriait différement depuis qu'il était humain.

— Jeremy n'aurait pas du être attiré par Liv, dit-il en redevenant sérieux. Il était censé t'attendre.

— Tout comme tu espérais qu'Elena t'attende, comprit Bonnie.

— Je sais que c'est stupide et égoïste.

— C'est humain, répondit Bonnie d'une voix douce. Mais Elena t'a attendue, elle.

Son visage se ferma.

— Son attente aura été vaine : il est hors de question qu'on reste ensemble si je ne redeviens pas un vampire. Je me sens faible, je ne suis même pas capable de la protéger !

— Je comprends, dit la jeune femme en acquiesçant. J'ai ressenti la même chose quand j'étais un fantôme, puis quand je suis devenue l'Ancre et que j'ai perdu mes pouvoirs. Je ne pouvais plus protéger Jeremy.

— C'est différent : je suis un homme, Bonnie.

— Quelle réflexion mysogine ! s'exclama-t-elle avant de réaliser que Damon plaisantait.

Il eut soudain l'air triste.

— J'ai tout perdu, dit-il à voix basse. Et je ne peux même pas mettre fin à mes jours, je suis coincé ici à cause d'un stupide sort et les autres me surveillent.

— Même si je lui en veux pour ce qu'il s'est passé avec Jeremy, je dois reconnaitre qu'avoir Liv de notre côté est un atout. Elle est douée.

— Pas autant que tu l'étais.

Le compliment fit plaisir à Bonnie.

— En fait, si je suis venue te voir, c'était pour te parler de nous.

— De nous ?

— Oui, bafouilla-t-elle, je veux dire... Caroline m'a posé des questions sur notre mort, et je ne lui ai pas dit que tu t'es probablement retrouvé avec moi dans ce monde imaginaire parce qu'on se tenait la main au moment de mourir. Elle pense que c'est parce que nous avons été aspirés tous les deux par la lumière blanche avant que les ténèbres ne t'emportent.

— Pourquoi ?

— Je n'ai pas vraiment eu le temps d'y réfléchir, cela m'a paru être une bonne explication sur le moment.

— Pourquoi ne pas lui avoir dit la vérité ?

Bonnie le regarda, étonnée.

— Tu sais bien, toi et moi on ne s'est jamais bien entendus. Elle aurait trouvé ça bizarre.

— Est-ce qu'il y a d'autres choses que je dois savoir pour éviter de faire une gaffe ?

Rapidement, Bonnie lui fit un bref résumé.

— En fait, tu ne lui as pratiquement rien dit, quoi.

— Ils ne comprendraient pas, Damon. Ils n'étaient pas là.

Damon la regarda attentivement : Bonnie était la seule personne qui savait ce qu'il ressentait car elle avait traversé les mêmes épreuves que lui, avec lui. Et elle avait raison, les autres ne comprendraient pas comment ils avaient pu devenir aussi proches.

— Bon, je vais te laisser, déclara Bonnie en se levant. A plus tard, Damon.

Il la regarda s'éloigner, ouvrir la porte et sortir sans un bruit. Aucun des deux ne remarqua que, quelques secondes plus tôt, Stefan se tenait devant la porte, les sourcils froncés à cause de ce qu'il venait d'entendre, et qu'il s'était déplacé à tout vitesse lorsque Bonnie s'était approchée de la porte.