Bonjour à toutes et à tous :-) Nouveau chapitre plus court et avec peu d'action, mais il fallait que j'explique ce que ressent Damon à propos de son humanité, de Bonnie, et d'Elena. J'ai préféré faire un chapitre à part car ensuite tout va se compliquer avec le sort, les sorciers,... :-)
Merci beaucoup de me lire et de prendre le temps de poster votre avis, c'est super motivant et ça m'aide à savoir si mon histoire part dans la bonne direction ou pas :-)
* teambonbon972 : Stefan connait leur secret, va-t-il le garder ? Réponse dans ce chapitre :-)
* immortelle42 : Damon redeviendra-t-il un vampire ? Mystère :-)
* Feeli37 : Moi aussi j'ai aimé la conversation Bamon, mais celle de ce chapitre-ci n'est-pas mal non plus je trouve :-)
* Bamon guest : Le Bamon s'est rapproché mais en même temps, certaines choses ne changeront jamais, comme leurs taquineries :-)
* anais : J'avais envie d'écrire un Jeremy plus mature, je trouve que tout ce qu'il a traversé dans la série a forcément du le faire grandir :-)
* noemiiie : Petit flashback DE dans ce chapitre, et Stefan se pose des questions :-)
Bonne lecture :-)
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
Mystic Falls
— Papa, papa, cria une petite fille en entrant brusquement dans sa maison alors qu'elle jouait dans le jardin. Le ciel devient tout gris !
— Oui, répondit distraitement son père, qui lisait le journal en déjeunant, installé sur la table de la cuisine.
— Viens manger, Amy, dit sa mère en prenant la petite fille par la main.
— Mais maman...
— N'aies pas peur, la rassura la femme. C'est juste la pluie.
Comme elle termina sa phrase, une bourrasque emporta la porte en bois qui donnait sur le jardin. Amy se mit à crier, apeurée par le vent et la pluie qui s'engoufraient dans la maison et parce que toutes les lumières venaient de s'éteindre.
— Suivez-moi, allons nous abriter à la cave, dit le père en se levant et aidant sa femme et sa fille à sortir de la pièce.
Dehors, alors que le soleil brillait quelques minutes plus tôt, on aurait pu croire que c'était la fin du monde.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
UNE SEMAINE PLUS TÔT...
— Je pense que cela vaut le coup d'essayer, déclara Enzo avec conviction.
— Non. C'est trop dangereux.
Alaric semblait mécontent de sa suggestion.
— Je connais Damon depuis plus longtemps que toi. Il m'a raconté toute sa vie lorsque nous étions à Augustine. Ce n'est pas ce qu'il veut.
— Et moi, je te dis que c'est dangereux, répliqua Rick. Quand Katherine est morte, elle est ensuite revenue à la vie et elle a commencé à vieillir brusquement. Je ne veux pas que la même chose arrive à Damon.
— C'est différent ! s'exclama Enzo. Katherine est morte après avoir pris le remède – de force, il faut le préciser, dit-il en jetant un regard en direction d'Elena.
Mais cette dernière ne réagit pas. Depuis que Jeremy lui avait annoncé son départ, elle était souvent distraite. Elle avait supplié, menacé, pleuré, rien n'avait fait revenir Jeremy sur sa décision. Il lui avait dit qu'il partait vivre avec Tyler et Matt dans un appartement aux frontières de la ville – ses deux amis avaient accepté de corroborer sa version. Ensuite, ce fut au tour de Liv d'annoncer son départ. Elle prétexta qu'elle allait essayer de retrouver Luke car son frère lui manquait. Elle leva le sort qu'elle avait jeté sur la maison, et ils avaient tous décidé de veiller à ce que Damon ne s'échappe pas. Bonnie avait lancé un regard soupçonneux à Liv lorsqu'elle avait dit qu'elle partait : Jeremy s'en allait lui aussi, cela lui paraissait étrange. Elle n'avait cependant rien dit car le jeune homme et elle avaient rompu, ce n'était plus ses affaires. Avant de partir, Liv s'était excusée auprès de Bonnie, et cette dernière avait répondu qu'elle lui pardonnait.
— Ce n'est pas à toi de prendre cette décision ! s'énerva Alaric.
— Arrêtez, dit Elena d'une voix calme. Personne ne donnera son sang à Damon.
Enzo marmonna quelque chose entre ses dents.
— Nous trouverons un autre moyen, ajouta Rick.
— Ah oui, tu connais un autre moyen de transformer quelqu'un en vampire ? se moqua Enzo.
Elena n'entendit pas la réponse d'Alaric, trop occupée à se remémorer sa conversation avec Damon
*** FLASHBACK ***
— Je peux entrer ?
Sans attendre la réponse de Damon, Elena entra dans la chambre de l'ancien vampire et referma la porte derrière elle.
— Comment te sens-tu ?
Il lui lança un regard triste.
— Arrête, Elena.
— Que j'arrête quoi ? demanda-t-elle avec étonnement.
— De nous faire souffrir tous les deux. Tu sais que nous ne pouvons pas être ensemble. Pas dans ces conditions.
Elle hocha la tête.
— Je le sais, dit-elle d'une voix grave. Mais cela ne m'empêche pas de m'inquiéter pour toi ni de me demander comme tu gères la situation.
— Je ne la gère pas, je la subis. Je suis enfermé ici, je suis obligé de te regarder alors que je n'ai pas le droit d'être avec toi, et je ne peux même pas éteindre mes émotions. Comment crois-tu que je me sens ?
Elena ferma les yeux pour refouler ses larmes.
— Fais-moi plaisir, Elena : arrête de t'en faire pour moi. Laisse-moi simplement mettre fin à cette vie que je ne pourrai jamais supporter.
Elle ouvrit les yeux, furieuse.
— Non, jamais ! s'exclama-t-elle. Je ne te laisserai pas mourir, Damon.
— Je suis déjà mort.
— Tu es redevenu humain, c'est différent.
— Je déteste les humains, et tu le sais. J'ai refusé de prendre le remède pour être avec toi, comment peux-tu imaginer que j'accepte de rester humain alors que c'est ce qui nous empêche d'être ensemble ?
— Au moins, tu es là, murmura-t-elle tristement.
— Mais je ne suis pas moi-même. Je ne suis pas celui que je veux être !
— Damon, il est hors de question de te transformer en vampire en buvant le sang de l'un d'entre nous. On ne sait pas ce qu'il peut se passer.
— Soit je deviendrai un vampire, soit je mourrai, répondit-il avec ironie.
Elena croisa les bras sur sa poitrine.
— Tu n'auras pas de sang de vampire, dit-elle avec détermination. Pense à Stefan, ajouta-t-elle, ne sachant plus quoi dire pour le convaincre qu'il ne devait pas mettre sa vie en danger.
— Quoi Stefan ?
— Il a voulu se laisser mourir parce qu'il t'avait perdu, expliqua-t-elle. Peu importe que tu sois humain ou vampire, il est heureux que tu sois de retour et il a besoin de toi autant que moi !
Le regard de Damon croisa celui d'Elena.
— Je sais que mon frère est content de me revoir, répondit-il, mais que crois-tu qu'il doit ressentir ?
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Stefan voulait le remède, je n'en voulais pas, et pourtant c'est moi qui suis redevenu humain.
— Damon...
— Je sais qu'il est heureux de mon retour, mais ma présence n'est que le rappel constant que la vie est terriblement injuste. Cela aurait du être Stefan, pas moi !
Bonnie lui avait dit de ne pas faire de son humanité une source de rivalité ou de conflit avec Stefan mais Damon ne pouvait pas s'en empêcher : après 150 ans, certaines habitudes avaient la vie dure.
— Nous ne parlons pas de Stefan mais de toi, répondit Elena. Tu dois accepter ce que tu es.
— Je ne peux pas ! s'énerva Damon, se sentant mis sous pression. Parce que ce n'est pas moi !
Elena le regarda, les larmes aux yeux.
— Tu n'as pas le choix, dit-elle avant de sortir brusquement de la chambre.
*** FIN DU FLASHBACK ***
— J'espère au moins que Bonnie arrivera à mettre un peu de bon sens dans la cervelle de Damon, dit Rick avec un soupir.
Ni Enzo ni Elena ne lui répondirent.
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO
— C'est vraiment stupide, marmonna Damon en arpentant les rayons du supermarché en compagnie de Bonnie. Ce n'était pas nécessaire que Stefan et Blondie viennent monter la garde pendant qu'on fait les courses. Qu'est-ce qu'ils s'imaginent, que je vais me suicider en essayant de me pendre avec un chapelet de saucisses ? Ou que je glisse sur des petits pois ?
Bonnie rigola.
— Arrête de te plaindre, tu as voulu sortir de la maison et tu as eu ce que tu voulais.
— Je ne pensais pas avoir deux gardes du corps avec moi, et j'imaginais faire une activité un peu plus fun que des courses.
— A moins de te nourrir de poches de sang comme les autres, il faut bien nous ravitailler, dit-elle à voix basse. Est-ce que tu te souviens de ce que tu aimais manger quand tu étais humain ?
— Du maïs. Des pommes de terres. Des harengs, répondit Damon en songeant à la nourriture peu variée dont il disposait à l'époque.
— La guerre de Sécession est finie, Damon, plaisanta Bonnie.
— J'étais un vampire lorsque toute cette nourriture moderne est apparue, expliqua-t-il en désignant les pizzas, les hamburgers et les hot-dogs surgelés. Mon palais était différent, je ne sais pas si j'aimerais en manger maintenant que je suis humain.
— C'est à nous de le découvrir, répondit Bonnie en remplissant le caddie avec plein de choses différentes. Maintenant, direction les desserts, ajouta-t-elle avec gourmandise.
Un peu plus loin, près des caisses, Stefan et Caroline montaient la garde.
— C'est la situation la plus bizarre que j'ai vécue jusqu'à aujourd'hui, dit la blonde. Faire du baby-sitting pour surveiller un ancien vampire de presque 200 ans et une ancienne sorcière !
— Bonnie n'a pas besoin de baby-sitting, répondit Stefan avec un sourire.
— Détrompe-toi ! Damon est tellement déterminé à en finir qu'il est capable de la rendre dingue jusqu'à ce qu'elle l'assomme avec un concombre !
Stefan rit, ce qui était assez rare, ces dernières semaines.
— Je préfère te voir comme ça, avoua Caroline avec un sourire.
— Moi aussi, répondit-il. Mais tu sais, pour en revenir à ces deux-là, dit Stefan comme Bonnie et Damon passaient non loin d'eux – Bonnie paraissait furieuse et pour cause, Damon venait de lui dire que les caddies et les voitures étaient pareils, c'était à l'homme de les conduire – je pense qu'ils ne se détestent plus.
— Qu'est-ce qui te fait croire ça ?
— Es-tu capable de garder un secret ?
— Stefan, tu me connais !
— Justement...
— Hé !
Elle le frappa doucement sur le bras.
— J'ai surpris une conversation entre eux, chuchota-t-il.
— Stefan Salvatore écoute des conversations qui ne le regardent pas, je suis choquée ! plaisanta Caroline.
— Je ne l'ai pas fait exprès, se justifia-t-il. J'ai entendu Bonnie expliquer à Damon qu'elle avait du te mentir.
— Me mentir ? s'étonna-t-elle. A propos de quoi ?
— Si j'ai bien compris, Bonnie et Damon se sont retrouvés coincés ensemble dans ce monde étrange parce qu'ils se tenaient la main au moment de mourir.
— Ils quoi ? cria-t-elle.
— Chut !
— Désolée, ils quoi ? répéta Caroline à voix basse.
— Je sais, j'étais aussi surpris que toi, admit Stefan.
— Je n'arrive pas à les imaginer se tenir la main volontairement, dit-elle en fronçant les sourcils. Et pourquoi Bonnie m'a-t-elle menti ?
— C'est la question que je me pose. Je sais que mon frère déteste les marques d'affection et qu'il n'aurait jamais voulu admettre lui avoir pris la main, mais Bonnie est assez tactile avec ses amis, non ?
— Avec ses amis, répéta Caroline, pensive. Elle n'a jamais voulu admettre que Damon en faisait partie, et je pense qu'elle n'est pas encore prête à le faire.
Ils baissèrent le ton car Bonnie et Damon s'avançaient vers eux les bras remplis de sacs.
— Très bonne idée, Blondie, dit Damon en lui lançant la carte Visa qu'elle avait obtenue l'année dernière en hypnotisant un banquier. Tu devrais m'en procurer une.
— Si tu es sage, répondit-elle tandis que Stefan prenait les sacs des mains de Bonnie.
— Merci, murmura cette dernière.
— Et moi ? demanda Damon. Je ne suis qu'un faible humain, aidez-moi à transporter tout ça !
Bonnie lui lança un regard amusé.
— Tu te souviens qu'il y a quelques minutes tu m'as dit que certaines choses étaient réservées aux hommes ? lui demanda-t-elle. Porter les sacs en fait partie.
Et elle s'éloigna en rigolant avec Caroline, tandis que Stefan gardait les lèvres serrées pour ne pas rire.
— Stefan...
— Je n'ai rien dit, répondit son frère en suivant les deux jeunes femmes.
Lorsque les courses furent dans le coffre, Stefan démarra et prit la direction de leur maison temporaire mais Damon posa sa main sur le volant.
— Tourne là, dit-il.
— Damon, qu'est-ce que tu fais ?
— Je n'ai pas envie de rentrer maintenant.
— Où veux-tu aller, encore ? soupira Stefan.
— Boire.
— C'est hors de question.
— Stefan, comment veux-tu que j'apprécie mon humanité si j'ai l'impression d'être en prison ?
Le vampire savait que Damon voulait n'en faire qu'à sa tête et utilisait n'importe quel prétexte pour obtenir ce qu'il voulait. Utiliser l'excuse de son humanité était assez intelligent.
— Il marque un point, dit Caroline, assise à l'arrière avec Bonnie.
— Ah tu vois, même Blondie approuve.
— Est-ce que tu peux me déposer avant, Stefan ? Je n'ai pas trop envie d'aller faire la fête, dit Bonnie.
— Oh Witchy, arrête de faire la rabat-joie, tu étais beaucoup plus fun dans le monde imaginaire !
Leurs regards se croisèrent dans le rétroviseur latéral : Damon leva suggestivement les sourcils, et à cet instant, Bonnie souhaita qu'il fut encore un vampire et elle une sorcière pour lui faire exploser la tête à coup d'anévrismes.
— Plus fun ? demanda Bonnie. Pour une fois, nous sommes d'accord, j'ai adoré pouvoir t'envoyer à nouveau des anévrismes même si ce n'était qu'un rêve !
— Je pensais à d'autres choses que des anévrismes, répondit Damon, soudain de bonne humeur. Comme quand tu me faisais assez confiance pour m'inviter chez toi ou pour partager mon lit dans un motel...
Stefan freina brusquement.
— Non mais t'es malade ! s'exclama Damon. Fais attention ! Je suis à nouveau humain, je te rappelle !
— Répète un peu ce que tu viens de dire ?
— Je suis à nouveau humain, je te rappelle ?
— Ne te fiche pas de moi !
Le vampire paraissait furieux.
— Bonnie, est-ce que Damon t'a forcée à faire quelque chose que tu ne voulais pas lorsque vous étiez... morts ?
— Rassure-toi, je ne l'ai rien forcée à faire qu'elle ne voulait pas, plaisanta Damon.
— Je ne te parlais pas, je parlais à Bonnie.
Cette dernière se prit la tête entre les mains. Damon allait le lui payer très cher.
— Ne l'écoute pas, Stefan. Il ne s'est rien passé. Nous avons simplement du quitter Mytic Falls car une tempête nous poursuivait, elle a même détruit la maison de ma grand-mère.
— Je vois, répondit Stefan.
Il comprenait de moins en moins son frère et Bonnie.
— Allez, Bon-Bon, arrête de faire la tête. On va boire et bien s'amuser, et tu vas oublier ce traître en un rien de temps, dit Damon pour briser le silence.
— Ce n'est pas un traitre !
— Est-ce que vous parlez de Jeremy ? demanda Caroline.
— Bien sur que si ! s'exclama Damon en ignorant la question. Et comme par hasard, il part le même jour que sa copine la traitresse !
— Jeremy et Liv ne sont pas ensemble ! dit Caroline en fronçant les sourcils.
— Ce que tu peux être naïve, Caroline, répondit-il en roulant les yeux.
— Bon, ça suffit, je n'ai plus envie de parler de Jeremy, intervint Bonnie avec un soupir.
— De toute façon, on est arrivés, se réjouit Damon comme son frère se garait devant un bar.
— Essaie de ne pas te faire remarquer, lui dit Stefan à voix basse lorsqu'ils entrèrent.
— Je te promets d'essayer, répondit son frère avec un sourire.
Ils s'installèrent à une table, et une serveuse vint prendre leur commande.
— 4 bourbons, ma belle, dit Damon avec un sourire irrésistible.
Il fut soulagé de constater que sa nouvelle humanité n'avait pas diminué son charme car la jeune femme rougissait.
— Damon, je ne crois pas que ce soit une bonne idée, intervint Stefan car si les vampires supportaient très bien l'alcool, ce n'était pas forcément le cas des humains.
— J'aurais besoin de voir vos cartes d'identité, dit brusquement la serveuse.
Caroline la fixa droit dans les yeux.
— Non, tu n'en as pas besoin, dit-elle en la regardant fixement.
Sous hypnose, la fille partit préparer leurs verres.
— Qu'est-ce qu'on s'amuse ! dit Damon en s'étirant. C'est presque aussi marrant que lorsque j'ai brisé le cou de Jeremy dans le monde virtuel.
— Tu as fait quoi ?! s'exclama Caroline.
Bonnie se leva brusquement.
— Damon ! Toilettes, tout de suite !
— Excuse-moi ?
— Il faut qu'on parle, et crois-moi tu vas regretter ton comportement ! s'écria-t-elle en le tirant par le bras.
— Bonnie mais... aie mon bras, fais attention, je suis humain ! répondit-il en la suivant.
Caroline et Stefan renoncèrent à essayer de comprendre.
— Est-ce que tu as complètement perdu la tête ou est-ce que c'est un effet secondaire de ton humanité ? demanda ironiquement Bonnie à Damon lorsqu'ils furent dans les toilettes des femmes.
— Ni l'un ni l'autre, répondit-il.
— Alors pourquoi est-ce que tu te comportes comme... comme...
— Comment avant ? demanda Damon d'un ton sérieux.
— Je pensais que le fait d'être redevenu humain te déprimait, et je suis contente de voir que ta bonne humeur est revenue, mais si tu pouvais éviter de te défouler sur moi et respecter notre accord, ça m'arrangerait ! s'exclama-t-elle d'une seule traite.
— Je suis toujours aussi déprimé, rétorqua Damon.
— Vraiment ? Tu le caches bien, alors !
— Tu ne comprends pas ? demanda-t-il, agacé de devoir se justifier.
— Comprendre quoi ?
— Cette maison me déprime ! s'écria-t-il. Voir Elena malheureuse à cause de moi me déprime.
— Oh..., laissa échapper Bonnie.
— Tout le monde me traite différement depuis mon retour : Elena veut que j'accepte ce que je suis, Stefan me regarde d'un air triste, même Blondie est moins agressive que d'habitude. Il n'y a que toi qui continue à me traiter comme avant.
— Je... je suis désolée.
— Ne le sois pas ! C'est la seule chose qui me permet de supporter cette situation, avoua-t-il avec réticence. Tu sais, au début, j'ai été heureux qu'on se rapproche, mais plus le temps passait et plus je craignais de perdre cette relation spéciale qu'on a tous les deux. Je ne voulais pas qu'on arrête de se chamailler sous prétexte qu'on est devenus amis, tu comprends ? J'aime me disputer avec toi.
— Euh... d'accord, murmura Bonnie, qui n'était pas sure de bien comprendre ce que Damon voulait dire.
— Le fait que tu n'hésites pas à me menacer comme avant, à me lancer des piques et à me répondre me fait presque oublier que je ne suis plus un vampire et que je déteste ce que je suis devenu.
Bonnie ne pouvait plus parler à cause de la surprise.
— J'en ai assez que les gens me traitent comme si j'étais différent, j'en ai assez qu'on me surveille comme si j'avais cinq ans et, surtout, j'en ai assez qu'on prenne des décisions à ma place !
— Ils le font pour ton bien, dit Bonnie d'une voix étranglée par l'émotion.
— Peut-être, mais la seule chose qui me fait vraiment me sentir bien, en ce moment, c'est d'être avec toi !
— Damon...
— Qu'est-ce que vous faites-là ?! s'exclama une femme en ouvrant la porte. Ce sont les toilettes des femmes, ici !
— J'allais sortir, répondit Damon en joignant le geste à la parole.
— Je me lave les mains et j'arrive, dit Bonnie.
Damon hocha la tête et sortit. En réalité, Bonnie avait besoin d'un moment pour analyser tout ça.
