Salut à toutes et à tous :-) Voici le nouveau chapitre, j'ai beaucoup hésité à écrire la scène Bamon (vous comprendrez pourquoi en la lisant ^^) mais après tout Damon est humain maintenant et certains sujets doivent être... abordés hum hum :-) Un énorme merci pour vos reviews, favoris,... :-)
*howimymnh : ce n'est pas facile d'écrire un Damon humain, mais j'essaie de le rendre un peu différent en gardant son sens de l'humour :-)
*teambonbon972 : je me suis beaucoup amusée à écrire ces scènes, le Steroline amical est trop mignon :-)
*Feeli37 : la suite dans quelques chapitres :-) hé oui Elena est toujours la même lol
*brookedaviiis : le rapprochement est long mais ça n'en sera que mieux par la suite :-)
*noemiiie : explication de la tempête bientôt :-) contrairement à ma fiction qui succédait à la saison 4, je n'avais pas envie d'ignorer le DE dans cette fiction. Même si je n'aime pas leur couple, je dois analyser leur relation pour expliquer comment Damon et Bonnie pourraient se rapprocher de manière réaliste :-)
*Bamon guest : Encore une scène Bamon dans ce chapitre, j'espère que tu la trouveras drôle également :-)
*immortelle42 : hé oui le meilleur sera pour la suite :-) mais je n'en dis pas plus :-)
Bonne lecture :-)
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— Damon, j'étais folle d'inquiétude ! s'écria Elena en se levant brusquement du canapé lorsque l'ancien vampire entra dans le salon.
Ce dernier soupira.
— Je vais bien, Elena. Stefan t'a prévenu que nous revenions un peu plus tard, pas vrai ? demanda-t-il en jetant un regard en direction de son frère, qui l'avait suivi dans la maison avec Caroline et Bonnie.
— Où êtes-vous allés ? demanda-t-elle sans répondre à sa question.
— Prendre l'air.
Il voulut monter dans sa chambre mais Elena utilisa sa vitesse de vampire pour apparaitre devant lui, sur le premier escalier.
— Où ça ?
— Elena, j'aimerais me reposer, s'il te plait. Au cas où tu l'aurais oublié, je ne suis plus un vampire, dit-il d'un air contrarié.
— J'ai refusé que tu tentes de te transformer alors tu m'évites, c'est ça ? demanda-t-elle, les bras croisés.
— Je ne t'évite pas.
Elena lui bloqua à nouveau le passage car Damon essayait de monter le reste des marches.
— Bien sur que si, tu m'évites !
— Je ne t'évite pas ! cria Damon.
— Alors pourquoi essaies-tu de m'échapper comme tu le fais en ce moment ?
— Parce que j'étouffe dans cette maison !
Stefan, Bonnie et Caroline s'étaient rapprochés d'Alaric et Enzo. Ils étaient tous affreusement gênés d'assister à la dispute mais personne n'osait parler ou bouger.
— Je peux hypnotiser quelqu'un pour en avoir une autre, répondit Elena, pleine de bonne volonté, mais Damon secoua la tête.
— Ce n'est pas la maison elle-même.
— Alors c'est quoi ?! explosa-t-elle, furieuse qu'il rejette sa proposition et ses tentatives pour communiquer.
— C'est vous tous ! s'exclama Damon en les désignant du doigt. Et puisque nous sommes tous réunis, je vais mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes. Blondie, arrête de me lancer ces regards pleins de pitié.
— Mais...
— Pendant trois ans, tu n'as pas cessé de répéter que j'étais un monstre pour ce que je t'avais fait, et je ne peux pas te donner tort. Mais ne fais pas comme si tu ne m'en voulais plus car maintenant je suis humain, cela n'efface pas la passé. Stefan, je sais que tu es heureux de me revoir, j'ai appris que tu as eu la bêtise de te laisser mourrir de faim parce que j'étais mort.
Ce dernier baissa la tête, un peu honteux.
— Mais je sais aussi que tu te sens coupable.
— Coupable ? demanda Stefan, la gorge sèche.
— Tu penses que tout ceci est de ta faute. Tu as tort.
Damon vint se placer devant lui.
— Tu ne m'as pas demandé de risquer ma vie pour toi. Je ne l'ai pas fait parce que je me sentais obligé de le faire, je l'ai fait parce que mon petit frère me manquait. Et je sais que parfois tu envies cette humanité que je hais plus que tout, moi aussi je t'envie car tu es toujours un vampire, mais ce qui est fait est fait. Te blâmer n'y changera rien. J'aurais juste voulu essayer de redevenir un vampire mais personne ne veut me donner son sang.
Il se tourna vers Alaric et Enzo.
— Aussi étonnant que cela puisse paraître, j'ai été ami avec chacun d'entre vous lorsque j'étais un vampire. J'ai peut-être rencontré Enzo il y a longtemps, mais cela n'en diminue pas l'importance de mon amitié avec Alaric. Je ne veux plus que vous vous disputiez à mon sujet.
Il termina ensuite par Elena.
— Je sais que tu m'aimes, murmura Damon en lui caressant une mèche de cheveux. Je t'aimerai toujours, Elena. Mais tu dois comprendre que je déteste cette situation. Je déteste mon humanité et le fait qu'elle me sépare de toi. Mais puisque personne ne veut me transformer et risquer que je meurre, nous n'avons pas le choix : je dois rester humain ou en finir quand vous avez le dos tourné.
— Damon...
— Je te promets de ne pas faire de bêtise pour le moment, la coupa-t-il, si tu me promets d'arrêter de me materner.
— Je ne te materne pas.
— Tu paniques quand je rentres en retard, tu prends les décisions à ma place.
— C'est juste que... je m'inquiète pour toi, dit-elle à voix basse.
— Je sais.
Damon s'éclaircit la gorge.
— Maintenant que mon petit discours est terminé, je vais aller prendre une douche, annonça-t-il en montant les escaliers.
— Et Bonnie ?
La voix d'Elena arrêta Damon.
— Quoi Bonnie ? demanda-t-il sans se retourner.
— Tu nous as tous abreuvés de reproches, et tu as raison, nous ne nous rendions pas compte que notre comportement empirait ta situation, mais pourquoi n'as-tu rien dit à Bonnie ?
Lorsque Damon se retourna vers eux, Bonnie tourna la tête pour ne pas croiser son regard. Elena le remarqua.
— Nous avons déjà eu l'occasion d'en parler, répondit Damon avant de reprendre l'ascension des escaliers.
— Et si on rangeait les courses ? dit soudain Caroline pour briser le silence gênant qui s'installait dans la pièce.
— Je vais t'aider, répondit Bonnie en prenant un des sacs pour l'amener dans la cuisine.
Sans un mot, Elena suivit ses deux amies dans la cuisine.
Caroline avait tout disposé sur la table. Bonnie était en train de ranger le frigo, et Elena jouait distraitement avec le ticket de caisse. Quand Bonnie referma la porte du frigo, son regard croisa celui d'Elena.
— Bonnie..., commença-t-elle, et cette dernière sut exactement le sujet qu'Elena allait aborder.
— Oui ? demanda Bonnie, redoutant à l'avance de devoir expliquer à Elena ce que Damon lui avait dit.
Elle ne pouvait tout de même pas dire à sa meilleure amie que son petit ami lui avait confié qu'il aimait passer du temps avec elle car cela lui faisait oublier à quel point il se détestait, pas vrai ? Elena serait vexée et blessée, et Bonnie la comprenait, elle aurait ressenti la même chose si ça avait été Jeremy et qu'ils étaient encore ensemble. La jeune femme n'avait jamais demandé à ce que Damon se sente mieux en sa compagnie qu'avec n'importe qui d'autre : quand ils étaient revenus d'entre les morts, Bonnie avait continué à le traiter de la même manière qu'avant. Ils étaient un peu plus complices à cause de ce qu'ils avaient traversé ensemble, mais elle n'avait jamais cessé de lui répondre lorsqu'il la provoquait, elle ne pouvait pas s'en empêcher même s'il était humain. Et maintenant, Damon lui disait que c'était son comportement qui l'aidait à tenir, et Bonnie se sentait un peu coupable même si elle n'avait rien fait de mal.
— Je dois te demander quelque chose.
— Je t'écoute, Elena.
Le vampire avait visiblement du mal à trouver ses mots.
— Je... j'ai remarqué que Damon et toi, vous vous entendiez mieux qu'avant.
— La mort, ça rapproche, tenta de plaisanter Bonnie.
Elena esquissa un léger sourire.
— Vous avez passé trop de temps ensemble, c'est exactement le genre de réponse que Damon aurait pu faire, répondit-elle doucement.
— Ah bon, dit Bonnie, un peu mal à l'aise.
— Il est malheureux, dit Elena avec un soupir. Il déteste son humanité. Mais je ne peux pas prendre le risque qu'il meure à nouveau, tu comprends ? J'ai déjà eu la chance de vous retrouver tous les deux alors qu'il n'y avait plus d'espoir, comment pourrais-je accepter qu'il mette sa vie en danger pour qu'on soit ensemble ?
Bonnie hocha la tête.
— Je comprends, c'est une décision difficile. Il est malheureux sans toi et il est malheureux en tant qu'humain, mais tu seras malheureuse, tout comme Stefan, si Damon meurt pour de bon.
— Est-ce que cela fait de moi quelqu'un d'égoïste ? demanda Elena, les larmes aux yeux.
— Non, répondit son amie en la prenant dans ses bras. Tu n'es pas égoïste. Tu l'aimes, c'est tout.
— Je l'aime mais je ne peux pas l'aider, sanglota Elena. Je ne peux rien faire pour lui. Je ne peux pas le rendre heureux.
— Chut..., murmura Bonnie en caressant le dos d'Elena. Savoir que tu es vivante et en sécurité le rend heureux, j'en suis certaine.
— Si je n'avais pas insisté pour monter dans cette voiture... si je ne lui avais pas fait perdre tout ce temps...
— Ce n'est pas le moment d'avoir des regrets, Elena. Tu as connu tellement de malheurs dans ta vie, profite juste de la chance que tu as eue en le retrouvant, même si je sais que c'est difficile de ne plus être avec la personne qu'on aime.
Elena regarda Bonnie.
— Je... je suis désolée, dit-elle brusquement en s'essuyant les yeux. Je pleurniche et je te raconte mes histoires alors que tu viens de rompre avec mon frère.
— C'est la vie, répondit Bonnie en haussant les épaules, refusant de laisser encore une fois éclater sa tristesse.
— J'étais heureuse que Jeremy et toi soyez ensemble car nous aurions été réellement de la même famille, mais tu mérites d'être heureuse, Bonnie. Si ce n'est pas avec mon frère, ce sera avec quelqu'un d'autre.
— Merci, Elena.
Les deux amies échangèrent un sourire.
— Et pour en revenir à Damon..., déclara Elena d'une voix plus calme. Je sais que c'est beaucoup te demander, mais est-ce que tu pourrais... être là pour lui, s'il a besoin de quelqu'un ?
— Euh... oui, bien sur, bafouilla Bonnie. Mais pourquoi moi ?
— Tu le comprends mieux que personne, répondit-elle simplement.
— Quoi ? Non, je ne...
— Et encore plus maintenant qu'il est humain, l'interrompit Elena. Je n'ai pas vu Damon pendant huit mois, alors que vous étiez ensemble. Tu as vu des aspects de lui que j'ignore.
Bonnie songea à ce que Damon lui avait confié sur sa famille. Même si Elena avait raison, elle ne voulait pas le reconnaitre à voix haute car cela lui aurait fait de la peine.
— Je ne sais pas si je suis la personne la mieux placée pour veiller sur Damon, mais je ferai de mon mieux, lui promit-elle.
— Merci.
— Ah quand même c'est pas trop tôt ! s'exclama Caroline qui avait patiemment attendu dans un coin de la cuisine. J'allais finir par devenir invisible à force de me faire toute petite !
Elles rigolèrent toutes les trois.
— Tout ce rangement m'a épuisée, soupira la blonde lorsqu'elles eurent fini. Vous croyez que Damon sera d'accord pour qu'on vous commande des pizzas au lieu de cuisiner ?
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— Que se passe-t-il entre toi et la sorcière ? demanda Enzo à Damon.
Ce dernier faillit en lâcher son verre.
— Excuse-moi ?
Caroline, Bonnie et Elena avaient décidé de passer une soirée entre filles et de se rendre au cinéma, laissant ainsi les garçons entre eux, pensant que cela aiderait Damon à mieux s'intégrer à sa nouvelle vie. C'est ainsi que Stefan, Alaric, Enzo et Damon partagaient une bouteille de bourbon tout en discutant dans leur résidence temporaire.
— Je pensais que tu la détestais, poursuivit Enzo, mais tu passes beaucoup de temps avec elle.
— Est-ce que tu surveilles mon emploi du temps ?
— C'était juste une remarque, c'est tout, se défendit le vampire avant de boire une autre gorgée.
Damon fronça les sourcils : il n'avait pas l'impression de passer tellement de temps avec Bonnie, en fait, il avait plutôt l'impression que ce n'était pas assez. Il avait toujours des tas de choses à apprendre à propos de la vie courante d'un humain normal, comme par exemple comment faire fonctionner une machine à laver. Bonnie était la seule à avoir la patience de lui expliquer, et c'était la seule personne que Damon acceptait d'écouter.
«C'est un truc de fille !» avait protesté Damon lorsque Bonnie avait voulu lui apprendre à faire une machine.
Bonnie avait levé les yeux au ciel.
«Répète ça encore une fois et je te jure que je vais faire rétrécir tes chemises noires et tes pantalons noirs auxquels tu tiens tant !»
« C'est bon, pas la peine de me menacer », avait marmonné l'ancien vampire avant d'écouter attentivement les explications de la jeune femme.
— Je ne passe pas plus de temps avec Bonnie qu'avec toi, se sentit-il obligé de se défendre.
Enzo rigola.
— Damon, tu plaisantes, j'espère ? Tu es toujours avec elle !
— Fiche-lui la paix, intervint Alaric. Damon n'a pas de comptes à nous rendre.
— Comment ça Damon n'a pas de comptes à nous rendre ? répéta Damon. Rick, ne me dis pas que tu es d'accord avec lui ?!
Alaric soupira.
— Même si ça m'embête de l'admettre, il n'a pas tort, tu sais. Tu es souvent avec Bonnie.
Damon regarda son frère.
— Stefan ?
— Oh non, je n'interviendrai pas dans cette conversation.
— Tu es mon frère, tu devrais prendre mon parti.
— Si tu veux que je te donne mon avis, je le ferai, mais crois-moi cela ne va pas te plaire.
— Je t'écoute, répondit-il avant de boire un autre verre pour se donner le courage de poursuivre cette conversation.
— Je pense que tu es attiré par elle, déclara brusquement Stefan.
— Quoi ?
Damon scruta le visage de son frère, à la recherche du moindre signe indiquant qu'il plaisantait mais il n'en trouva pas.
— Tu es tout le temps avec elle, tu lui demandes son avis sur tout, continua Stefan, tandis qu'Alaric et Enzo échangaient pour la première fois un regard complice.
— Ce n'est pas de ma faute si je suis humain ! s'exclama Damon. Vous êtes tous des vampires, à qui suis-je censé m'adresser quand j'ai une question ? Matt ? Tyler ? Ou Jeremy ?
— Je sais que tu as besoin d'un humain pour te guider dans ta nouvelle vie, admit Stefan, mais je trouve que tu as l'air d'apprécier cette situation.
— Je n'apprécie pas cette situation, s'entêta-t-il. Je déteste être humain !
Rick et Stefan se levèrent en riant.
— Continue à le nier si tu veux, mais tu sais que j'ai raison, frérot, dit Stefan en posant une main sur son épaule.
Enzo se leva à son tour.
— Ne fais pas cette tête, Damon. Dis-toi que maintenant que tu es redevenu humain, si tu fais un jour l'amour avec Bonnie, ce sera comme vivre ta première fois à nouveau, dit-il en lui faisant un clin d'oeil.
Damon ouvrit brusquement les yeux : il était dans son lit, il faisait noir, et on entendait aucun bruit dans la maison.
Lentement, il se redressa, repensant au rêve qu'il venait de faire. C'était la première fois qu'il se souvenait d'un de ses rêves depuis qu'il était redevenu humain.
— J'aurais mieux fait de ne pas m'en rappeler, murmura-t-il pour lui même.
Qu'est-ce qu'il lui avait pris de rêver que Stefan, Alaric et Enzo le soupçonnaient d'être attiré par Bonnie ? Il devait craindre que le fait de passer trop de temps avec elle leur donne de fausses idées. Oui voilà, cela devait être ça. De toute façon, Damon devait bien se contenter de cette explication car il n'avait pas l'intention de demander à Bonnie la signification de son rêve.
Damon se recoucha sur le dos, les bras repliés sous sa tête. Bien sur que Bonnie était belle, il n'était pas aveugle. Mais elle était aussi terriblement énervante. Bon, d'accord, il aimait cet aspect de sa personnalité, mais elle n'était pas Elena. Elle était... différente, se dit Damon en fronçant les sourcils. Pas seulement d'Elena, mais également de toutes les autres femmes qu'il avait connues jusqu'à présent. Son regard perçant et son sourire séducteur n'avaient jamais fonctionnés sur Bonnie, au point que Damon s'était même demandé au début si, comme disait l'expression, Bonnie ne conduisait pas de l'autre côté de la route. Elle était ensuite sortie avec Jeremy, et Damon en avait conclu que Bonnie n'aimait pas les filles : elle avait simplement très mauvais goût en matière d'hommes.
Mais non, il n'était pas attiré par elle, pas même un tout petit peu. Il se sentait proche de Bonnie à cause de ce qu'ils avaient traversé ensemble, mais il ne se sentait pas attiré par elle... pas vrai ? se demanda-t-il pendant qu'il se brossait les dents.
Lorsqu'il fut lavé et habillé, Damon descendit dans la cuisine. Il n'avait pas réussi à se rendormir après son rêve étrange, il s'était simplement recouché et avait pensé à plein de choses. Son rêve lui avait fait songer à une chose qu'il avait complètement ignorée jusqu'à présent et dont il devait parler avec Bonnie, même si c'était un sujet délicat.
La jeune femme venait justement d'entrer dans la cuisine tandis que Damon buvait son café.
— Damon ? Qu'est-ce que tu fais déjà debout ? s'étonna-t-elle.
— Je n'arrivais plus à dormir, avoua-t-il. J'ai fait un drôle de rêve et cela m'a obsédé toute la nuit.
— Quel genre de rêve ? demanda Bonnie en se versant une tasse de café.
Sans un mot, Damon se dirigea vers l'évier et ouvrit le robinet. Il fit signe à Bonnie de ne pas parler trop fort, et elle comprit qu'il ne voulait pas que les autres entendent. La jeune femme se leva et rejoignit Damon près de l'évier.
— Pourquoi fais-tu autant de mystère ? chuchota-t-elle.
— Parce que c'est assez gênant, répondit-il sur le même ton.
— Est-ce que je dois avoir peur ?
Damon rigola.
— Te connaissant, tu vas probablement rougir des pieds à la tête, mais cette question me taraude depuis des heures et je ne sais pas à qui d'autre en parler.
— Je crains le pire, répondit Bonnie, un peu stressée.
Il hésita avant de parler.
— Est-ce que... Bonnie, est-ce que tu crois que... Je suis complètement redevenu humain, exact ?
— Damon, cela fait des jours que tu répètes que tu détestes ton humanité. L'aurais-tu déjà oublié ?
Elle ne comprenait rien à ses hésitations.
— Non, je veux dire... Je suis redevenu entièrement humain, pas vrai ?
— Qu'est-ce que tu veux dire ?
— Hé bien... si par exemple j'avais une cicatrice avant ma transformation en vampire, elle aurait disparu non ?
— J'imagine, dit Bonnie, les sourcils froncés. Est-ce que tu t'inquiètes pour ton physique ?
— Non, ce n'est pas ça, répondit Damon, vraiment ennuyé.
— Écoute, je ne comprends rien à ce que tu racontes et il est six heures du matin, tu vas devoir être un peu plus clair, soupira-t-elle.
— Est-ce que tu crois que je suis à nouveau puceau ?
Bonnie écarquilla les yeux.
— J'ai dit : est-ce que tu...
— C'est bon, j'ai entendu, le coupa Bonnie en rougissant, ce n'est pas la peine de répéter.
— D'accord.
Il ne dit plus rien, attendant visiblement une réponse de la part de Bonnie, mais cette dernière ne disait rien.
— Je... je me suis dit que tu devais connaître la réponse, tu étais une sorcière, après tout, ajouta Damon, qui commençait à se sentir lui aussi mal à l'aise.
— Je suis désolée mais je n'en ai aucune idée, finit-elle par répondre en faisant un effort surhumain pour le regarder dans les yeux et pas plus bas.
— Parce que si je suis redevenu puceau, continua Damon, qui se sentait soudain plus confiant en voyant la gêne de Bonnie, cela veut dire que tu es vierge, toi aussi. A moins que tu l'étais déjà avant de mourrir et que tu n'aies pas laissé ton chasseur de petit ami décocher sa flêche...
— Ce... ce ne sont pas tes affaires, le coupa-t-elle, gênée.
Il grimaça.
— Cela veut dire que tu ne l'étais plus, en déduit-il. Tu comprends maintenant pourquoi je suis inquiet ?
— Tu n'as aucune raison de t'inquiéter pour ça.
— Bonnie, tu n'en as peut-être pas conscience, mais j'ai connu des centaines de femmes dans ma vie et j'ai acquis une certaine... expérience de la chose.
Bonnie aurait voulu être une petite souris pour se cacher dans un trou tellement elle avait honte de parler de sexe avec Damon.
— Et alors ? demanda-t-elle d'une petite voix.
— C'est comme si je devais tout reprendre à zéro ! s'exclama-t-il, furieux.
Être redevenu humain était vraiment la pire chose qu'il pouvait lui arriver, se dit-il.
Bonnie leva les yeux au ciel.
— Ne sois pas ridicule, murmura-t-elle. Tu n'as pas perdu la mémoire, tu te souviens exactement de ce que tu as vécu, alors je ne vois pas quel est le problème.
— Pour ça oui, je m'en souviens, répondit-il avec un sourire éclatant. Mais tu réalises que si je... enfin, si j'ai un rapport avec une femme, expliqua-t-il – Damon se demanda pourquoi il n'avait pas prononcé le nom d'Elena – j'aurai l'impression que c'est la toute première fois ?
— Je... je comprends.
— Ma première fois remonte à plus d'un siècle et demi, je ne suis pas prêt pour ça.
— Écoute, toi et Elena êtes séparés pour le moment. La question ne se pose pas.
— Elle finira par se poser un jour ou l'autre. Je suis humain maintenant et j'ai des besoins. Je ne veux pas que ma première nouvelle fois se passe avec moi-même. Tu comprends ou il faut te faire un dessin ?
— Non, j'ai compris ! s'exclama Bonnie, encore plus gênée qu'auparavant, si c'était possible.
— Je crois que je n'ai pas le choix, dit Damon à voix basse. Je vais recommencer à draguer dans les bars comme quand je cherchais à assouvir ma soif de sang en hypnotisant des femmes. Sauf que cette fois, ma soif est différente et je ne peux plus hypnotiser personne... mais je n'en ai pas besoin, ajouta-t-il fièrement.
Elle ne put pas résister à l'envie de lui répondre et masquer son embarras par la même occasion.
— Pourtant, ton charme n'a jamais fonctionné sur moi, avec ou sans hypnose.
Bonnie pensait que le visage de Damon se décomposerait et qu'elle se moquerait de lui mais il resta étrangement calme et il la fixa sans parler.
— Hé... qu'est-ce que vous faites ? les interpela Caroline en entrant dans la cuisine.
— La vaisselle, répondit Damon, qui commença à laver sa tasse vide, libérant Bonnie de son regard insistant.
Caroline lança un regard interrogateur à Bonnie en prenant un croissant sur la table. Elle avait l'impression que quelque chose venait de se passer, mais elle ne parvenait pas à deviner ce que c'était.
