Salut :-) désolée pour le retard mais je suis débordée en ce moment ! Je vous poste la suite, je répondrai à vos reviews au prochain chapitre alors si vous avec des questions et/ou des remarques c'est le moment :-)

Bonne lecture et merci pour votre fidélité :-) Bienvenue aux nouveaux :-)

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Elena se conduisait bizarrement. Elle était devenue un peu distante avec le groupe, et elle n'adressait pratiquement plus la parole à Damon et à Bonnie sauf s'ils lui posaient une question. Son visage paraissait tout le temps triste.

— Qu'est-ce qu'il se passe avec Elena ? avait demandé Bonnie à Caroline.

Son amie lui avait répondu qu'elle était probablement triste à cause de la situation de Damon, ce qui n'était pas vraiment un mensonge. Lorsque Damon avait posé la même question à Stefan, son frère avait répondu la même chose que Caroline. Enzo avait par hasard entendu une conversation entre Caroline et Stefan et il était à présent au courant du secret qu'Elena cachait à l'homme de sa vie et à sa meilleure amie : elle savait qu'il pourrait se passer quelque chose entre eux et que cela la dévasterait.

Alaric avait essayé de discuter avec Elena, lui assurant que Damon l'aimait et que son attirance pour Bonnie ne mettrait jamais leur couple en danger mais la jeune femme avait refusé de l'écouter : elle n'avait pas oublié que malgré ses protestations, malgré sa soi-disant haine pour Bonnie, Damon accordait de l'importance à son opinion. Il lui accordait de l'importance tout court. Il avait trouvé un moyen d'épargner sa vie face à Klaus, lorsqu'il avait pris possession du corps d'Alaric. Même si par après Damon avait réaffirmé qu'il laisserait joyeusement Bonnie mourrir, Elena savait qu'il prétendait le contraire de ce qu'il ressentait, en espérant pouvoir cacher ses sentiments et peut-être même les faire disparaitre. Il était resté sur l'île pour retrouver Bonnie, alors que Stefan aurait pu le faire à sa place. Il avait caché sa peine lorsque Jeremy avait avoué le sacrifice de la sorcière, mais Elena connaissait trop bien Damon pour être trompée par son air impassible : la mort de Bonnie avait bouleversé Damon et il s'était mis en tête de la ramener. Tout le monde pensait qu'il avait fait cela par amour pour Elena, mais cette dernière était certaine qu'il y avait autre chose. Passer des mois dans un autre monde ensemble avait changé leur relation à tout jamais, et elle savait que Bonnie et Damon ne se détestaient plus. En demandant à son amie de veiller sur Damon, elle réalisait qu'elle avait sans le vouloir ouvert les yeux du vampire à propos de Bonnie. A présent, il était trop tard pour faire marche arrière. Et puis, pouvait-elle vraiment regretter son geste car cela l'avait éloignée de Damon, si celui-ci se sentait mieux grâce à la compagnie de Bonnie ?

Toutes ces questions hantaient l'esprit d'Elena. Elle était déchirée entre son amour pour Damon et l'envie qu'il soit heureux. Elle était reconnaissante envers Bonnie d'être là pour Damon et en même temps, elle l'enviait. Bref, Elena était complètement perdue.

— A quoi tu penses ? demanda une voix familière.

Elena sursauta.

— A rien, murmura-t-elle en tournant la tête pour ne pas rencontrer le regard de Damon.

L'ancien vampire remarqua son manège et lui prit le bras.

— Qu'est-ce qu'il se passe, Elena ? J'ai l'impression que tu m'évites.

— Je ne t'évite pas, répondit-elle avec lassitude en récupérant son bras.

— Bien sur que si. Tu sembles toujours ailleurs.

— J'ai beaucoup de choses en tête.

— Est-ce que c'est à propos de moi ?

— Peut-être.

Damon soupira de frustration : il voulait savoir ce qu'Elena lui cachait et elle refusait de répondre à ses questions.

— Si tu ne me dis pas ce qu'il se passe, je ne pourrai pas t'aider.

— Tu ne peux pas m'aider, Damon.

— Pourquoi ?

— Parce que cela concerne notre avenir.

Elle avait enfin admis à voix haute la vérité face à Damon et cela lui procura un soulagement immédiat.

— Je t'écoute, répondit-il, l'air attentif.

— Même si tu redeviens un vampire, je me demande si nous avons un futur ensemble, dit-elle tristement.

— Wouah...

— Quoi ?

— C'est un peu dur à encaisser dès le matin. Je n'ai meme pas encore pris mon petit déjeuner et tu m'annonces que tu ne veux pas reprendre notre relation si je redeviens un vampire.

— Damon, sois sérieux.

— Mais je suis sérieux ! C'est toi qui ne l'es pas. Tu ne réalises pas ce que tu dis.

— Au contraire, j'ai pris conscience de beaucoup de choses, ces derniers temps.

— Lesquelles ? demanda-t-il, un peu sur la défensive.

Elena prit un profonde inspiration.

— Comme ton attirance pour Bonnie.

Il resta muet quelques secondes à cause de la surprise.

— Quoi ? Mais comment..., commença-t-il sans finir sa phrase.

— Je ne suis pas aveugle, répondit Elena en haussant les épaules, refusant d'impliquer Caroline et Stefan et de révéler leur séance d'espionnage.

— Elena... il faut que tu comprennes... Bonnie et moi nous avons vécu des choses ensembles... des choses que personne ne peut imaginer. Nous sommes morts, nous nous sommes retrouvés dans un monde parallèle et nous sommes ensuite revenus à la vie. Cela créée des liens.

— Je sais. Quelque chose a changé entre vous et j'en suis heureuse, mais je mentirais si je disais que je ne suis pas un peu jalouse.

— Tu es celle que j'ai toujours voulu, Elena. Les choses sont parfois un peu confuses dans ma tête, mais ce que je sais, c'est que je t'ai attendue depuis longtemps.

— Non. Tu as attendu Katherine pendant longtemps. Pendant plus d'un siècle et demi. Et lorsque tu as découvert sa trahison, tu as projeté tes sentiments sur moi.

— Je t'ai vraiment aimée, Elena. Je t'aime vraiment, se reprit-il.

— Je te crois, Damon. Mais parfois, on peut aimer plusieurs personnes à la fois, d'un amour différent, et c'est ce qui est en train de se passer avec Bonnie.

— Je... je ne suis pas amoureux d'elle.

« Pas encore », ajouta-t-il mentalement.

— Écoute, je ne te demande rien pour le moment. Lorsque tu seras à nouveau un vampire, tu y verras peut-être plus clair. Je suis simplement soulagée que tu saches ce que je ressens, ce poids était trop lourd à porter.

— Je suis désolé.

— Ce n'est pas de ta faute.

— Est-ce que je peux faire quelque chose pour t'aider à te sentir mieux ?

Elena secoua la tête.

— Merci mais non, tu ne peux rien faire. Sauf peut-être...

— Oui ?

— Ne parle pas de cette conversation à Bonnie.

— Pourquoi ?

— Parce que je n'ai pas envie qu'elle se sente coupable de t'aider à traverser tout ça.

Sans un mot, Damon hocha la tête.

Stefan et Caroline firent irruption dans la pièce quelques secondes plus tard.

— Je crois qu'on a un problème, leur annonça le vampire, son téléphone à la main, tandis que des larmes coulaient le long des joues de la blonde.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

— Il faut que je fasse quelque chose, déclara Bonnie à l'intention de Caroline.

Son amie acquiesça : une heure plus tôt, ils s'étaient tous réunis dans le salon pour discuter du problème qui les occupait actuellement. Matt avait téléphoné à Stefan pour le prévenir que le Shériff Forbes avait été enlevée.

— Je retrouverai ta mère, je te le promets, Care. Un simple sort de localisation devrait faire l'affaire si ces sorciers n'ont pas lancé de contre-sort pour me bloquer.

La jeune femme renifla, roulée, en boule sur son lit, car elle ne cessait de pleurer depuis qu'elle avait appris l'enlèvement de sa mère.

— C'est exactement ce qu'ils veulent, dit Damon en entrant dans la pièce. Qu'on les localise et qu'on se jette dans la gueule du loup.

— Nous ne pouvons pas laisser le Shériff se débrouiller toute seule ! s'indigna Bonnie, encore un peu gênée à cause de la conversation qu'Enzo avait interrompue.

— Je n'ai jamais dit cela, rétorqua-t-il. Mais je pense qu'ils se servent de Liz pour nous tendre un piège. Pendant qu'on partira la délivrer, ils lanceront leur attaque afin de récupérer le pouvoir.

— Damon a raison, murmura Caroline. Ils essaient de détourner l'attention des forces de police. Nous ne devons pas dire à Matt l'endroit où elle se trouve, si nous le découvrons. J'irai seule.

— Mais Caroline..., commença à protester Bonnie, mais son amie la coupa.

— Matt et les autres policiers doivent rester aux frontières de la ville pour les empêcher de lancer le sort.

— Nous ne savons même pas quel est le sort exact, dit Bonnie avec dépit.

— S'il ont pris du sang à Tyler, ils vont probablement l'utiliser, comme Luke semblait le croire, remarqua la blonde.

— Bien vu, Blondie, répondit Damon. Pourquoi n'irais-tu pas lui demander un échantillon de sang ?

— Caroline n'est pas en état, répondit Bonnie, qui craignait de se retrouver seule avec lui.

— Il faut que je m'occupe, dit-elle en se redressant. Que je fasse quelque chose d'utile. Je vais téléphoner à Tyler pour qu'il me rejoigne aux frontières de Mystic Falls.

— Très bien, dit la sorcière. Pendant ce temps-là, je vais essayer de localiser Liz.

Délicatement, Caroline ôta son bracelet.

— Ma mère me l'a offert pour mon seizième anniversaire, expliqua-t-elle en le tendant à son amie. Elle l'avait elle-même reçu par sa mère. J'espère que cela suffira.

— Je pense que oui.

Caroline quitta ensuite la chambre, un sourire triste aux lèvres.

Quant à Damon, il ne bougea pas d'un centimètre, au plus grand désarroi de Bonnie.

— Est-ce que tu vas rester là encore longtemps ? lui demanda-t-elle d'un ton pas très aimable.

— Est-ce que tu vas m'ignorer encore longtemps ? répondit-il avec un sourire qui l'exaspéra.

— Je sais à quoi tu penses, Damon. Nous devons tout oublier.

— Oublier quoi ?

— Arrête de faire l'idiot ! Nous nous sommes beaucoup rapprochés ces derniers temps, tu n'as pas envie qu'on recommence à se détester, pas vrai ?

Il la regarda, l'air hésitant.

— Elena sait, finit-il par dire.

Bonnie fronça les sourcils.

— Elena sait quoi ?

— Elle est au courant de mon attirance pour toi.

— Excuse-moi ?

— Je n'ai rien dit, elle l'a remarqué elle-même.

— Oh non..., murmura Bonnie.

Elle ne voulait pas que son amie s'imagine des choses.

— Qu'est-ce que tu as fait, Damon ? demanda-t-elle avec un soupir.

— Rien, je te l'ai dit. C'est elle qui a remarqué que tu m'attirais.

— Je ne t'attire pas, le contredit-elle en rougissant un peu.

— Excuse-moi, Bon-Bon, mais je suis quand même mieux placé que toi pour le savoir, dit-il avec humour.

— Il faut que j'aille parler à Elena tout de suite, décida Bonnie en se dirigeant vers la porte mais Damon se posta devant elle.

— Elle m'a demandé de ne pas t'en parler, dit-il en regardant les lèvres de la sorcière.

— Pourquoi ? demanda Bonnie d'une voix faible, luttant pour résister à l'envie de poser elle aussi son regard sur la bouche de l'ancien vampire.

— Pour ne pas que tu te sentes coupable de m'aider à vivre ma nouvelle condition d'humain. Je ne suis pas censé te l'avoir répété alors s'il te plait, ne dis rien.

Bonnie se mordit la lèvre : elle ne pouvait pas laisser Elena croire qu'elle plaisait à Damon, c'était ridicule.

— Je ne comprends pas où Elena a été chercher une idée pareille, murmura la sorcière. Je ne te plais pas. Pas plus qu'une autre fille, ajouta-t-elle comme Damon s'apprêtait à parler. Tu aimes tous les genres de femmes, avoue-le.

— C'est vrai, mais j'ai mes préférences, dit Damon d'une voix basse. Et je ne comprends pas ce qu'il m'arrive. Quand je repense à mon histoire avec Elena, je me dis que notre relation va droit dans le mur, mais je ne peux pas m'empêcher de vouloir être avec elle. Tandis que toi...

Il prit une profonde inspiration.

— Je sais qu'avec toi, cela pourrait marcher, Bon-Bon. Et cela est aussi excitant qu'effrayant parce qu'aucune relation n'a jamais fonctionné dans ma longue vie d'immortel.

Damon haussa ensuite les épaules.

— De toute façon, nous ne saurons jamais si j'avais raison à propos de nous deux car mon attirance n'est pas réciproque, ajouta-t-il avec fatalisme.

Bonnie se mit à réfléchir : bien sur que Damon était attirant, il fallait être aveugle ou de mauvaise foi pour ne pas l'admettre. Mais s'il n'était pas sorti avec Elena, ou si elle Elena n'avait pas été sa meilleure amie, Bonnie lui aurait-elle donné une chance, maintenant qu'elle le connaissait mieux, et après tout ce qu'ils avaient traversé ensemble ?

— ... grimoire.

— Pardon ?

— Je disais : nous n'avons plus aucun grimoire.

— Ah, répondit Bonnie, qui n'avait pas entendu sa phrase la première fois car elle était distraite.

Pourquoi avait-il fallu que Damon parle d'attirance entre eux ? Les choses ne seraient plus jamais les mêmes, à présent.

« Tu es insupportable, Salvatore », songea-t-elle, sans réaliser qu'elle pensait à Damon avec plus de tendresse qu'avant ni qu'elle était en train de lui sourire inconsciemment.