Salut, voici enfin le nouveau chapitre :-) Je suis désolée pour le retard mais j'ai quelques problèmes de santé. J'essaie de me tenir au courant à propos du Bamon et des spoilers via Tumblr mais j'ai beaucoup moins de temps pour écrire. Je promets de répondre à vos reviews très bientôt :-)

Bonne lecture et merci à tous :-)

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— Je suis désolé pour ta mère, murmura tristement Tyler.

Caroline acquiesça en silence.

— Est-ce que vous avez une piste ? demanda Matt avec intérêt.

— Non, répondit la blonde. Je suis très inquiète.

— Tout ira bien, Care, la réconforta l'ancien loup-garou en lui prenant la main.

— Est-ce que Bonnie ne pourrait pas essayer de la localiser, maintenant qu'elle a récupéré ses pouvoirs ?

Elle se tourna vers Matt, songeant à ce que Damon avait dit : c'était probablement un piège, à la minute où Matt et les autres policiers partiraient à la recherche du Shériff, leurs ennemis passeraient à l'attaque. Caroline devait aller délivrer sa mère elle-même, elle le savait.

— Bonnie n'est pas encore assez forte, se força-t-elle à mentir. Elle vient à peine de récupérer une partie de ses capacités.

— Quoi qu'il en soit, si tu as besoin de mon sang, sers-toi, chuchota Tyler en regardant autour de lui.

Ils s'étaient tous les trois retrouvés dans un bar en dehors de Mystic Falls qui était presque vide à cette heure-ci, mais on était jamais trop prudent.

— Merci, Ty, répondit la blonde en lui tendant un verre vide. Tyler saisit un couteau, s'entailla le poignet et commença à faire couler son sang dans le verre.

— Est-ce que vous serez en mesure de les arrêter grâce au sang de Tyler ? demanda Matt, l'air dubitatif.

— Nous n'avons pas le choix, soupira Caroline.

Elle se souvint brusquement qu'elle avait du mentir à propos des pouvoirs de Bonnie.

— Comment ? demanda le policier.

— Nous devons retrouver Liv ou Luke, fut-elle obligée d'inventer. Ce sont les seuls sorciers que nous connaissons, en-dehors de Bonnie.

Les deux garçons échangèrent un regard.

— Justement, il y a une chose que tu ignores..., commença Tyler en lui tendant le verre qui était à moitié rempli de sang. Est-ce que ça suffira ?

— Oui, je pense. Merci.

Il lui sourit.

— Qu'est-ce que j'ignore ? demanda Caroline avec suspicion.

— Comme tu le sais, Jeremy est venu vivre avec nous, expliqua Matt en se grattant la nuque.

— Vous louez tous les trois un appartement aux frontières de la ville, je sais, dit Caroline.

— Euh... pas tout à fait.

Elle regarda Matt, qui se tut, puis Tyler.

— Comment ça, pas tout à fait ?

— Ce que Matt essaie de te dire, c'est que Jeremy a menti à Elena pour ne pas qu'elle s'inquiète.

— Donc Jeremy ne vit pas avec vous ?

— Si, bien sur, mais c'est juste que...

Il hésita.

— Nous vivons tous les trois dans la maison de mes parents, à Mystic Falls, dit Tyler d'une seule traite. Jeremy n'était pas sur qu'il pourrait entrer en ville sans mourrir, mais il a pris le risque.

Elle ouvrit la bouche mais ne prononça pas un seul mot.

— Et ce n'est pas tout, ajouta Tyler, embarassé.

— Je crains le pire, dit Caroline en levant les yeux au ciel.

— Jeremy n'est pas venu en ville tout seul. Il a amené Liv avec lui, et elle s'est installée avec nous.

— Quoi ?!

— Nous ne savions pas quoi faire d'autre, c'est une amie de Jeremy, nous nous sommes sentis obligés de l'accueillir, tenta de se justifier Matt mais il n'en menait pas large, tout comme Tyler.

— Vous devriez avoir honte, leur dit-elle avec colère. Bonnie est notre amie, Jeremy lui a brisé le coeur à cause de Liv et vous n'en avez rien à faire !

Ils baissèrent les yeux, un peu honteux.

— Vous savez quoi, je vais rentrer. Et je ne dirai rien à Bonnie, parce que c'est vous deux qui le ferez !

Elle avait dit cela en les désignant du doigt.

— Care, attends, lui cria Tyler, mais elle avait déjà disparu, emportant avec elle le sang nécessaire au sort.

— Je ne suis pas fier de moi, dit Matt en soupirant.

— Moi non plus, répondit son ami, mais ce n'est pas de notre faute. Gilbert se met toujours dans des situations incroyables quand ça concerne les filles.

— En parlant du loup...

Matt lui montra le nom de Jeremy qui s'affichait sur son portable.

— Allo, Jer ? demanda-t-il en décrochant.

— ...

— Quoi ? Attends, parle moins vite...

— ...

— D'accord, on arrive tout de suite ! s'exclama Matt en raccrochant et en se levant brusquement.

— Hé, qu'est-ce qu'il se passe ? lui demanda Tyler en fronçant les sourcils.

Le visage de Matt paraissait grave.

— Jeremy était avec Liv quand il a senti quelqu'un l'assommer. Il s'est évanoui et à son réveil, Liv avait disparu.

— Mais pourquoi tout le monde se met à disparaitre ? s'exclama Tyler en se levant à son tour.

— Ty...

Matt semblait vraiment inquiet.

— Jeremy dit que tous les grimoires ont disparu, tout comme les affaires de Liv.

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Damon observait Bonnie pendant qu'elle installait le matériel pour le sort. Quatre bougies blanches étaient disposées autour du bracelet que Caroline lui avait prêté : une au nord, une au sud, une à l'est et une à l'ouest. Sans un mot, Bonnie frotta une allumette et alluma chacune des bougies, l'une après l'autre.

— Je pensais que tu avais besoin du sang de la personne pour localiser quelqu'un, remarqua Damon, qui avait envie de briser le silence.

— C'est vrai, mais je ne compte pas utiliser un sort ordinaire.

Il la regarda, attendant une explication.

— Je vais utiliser le même sort que Luke a utilisé pour tenter de localiser Enzo, et je vais y ajouter ma touche personnelle.

— C'est-à-dire ?

— Laisse-moi faire, Damon.

Il lui prit le poignet.

— Bonnie... qu'est-ce que tu vas faire ? lui demanda-t-il durement.

— Lâche-moi.

— Quand tu auras répondu à ma question.

— Au cas où tu l'aurais oublié, tu es redevenu humain. Tu n'as aucun moyen de m'y obliger.

Il sembla réfléchir quelques instants.

— Je n'ai pas l'intention de t'y obliger, Bonnie. Mais si tu ne me réponds pas immédiatement, je me verrai dans l'obligation de téléphoner à Matt et de l'avertir de ce que nous sommes en train de faire.

— Tu vois, c'est exactement pour ça que les choses ne pourront jamais marcher entre nous, même si on le voulait ! explosa-t-elle. Tu n'as aucun respect pour les décisions des autres, Damon. Tu utilises toujours la force ou le chantage pour obtenir ce que tu veux ! Je ne pourrais jamais sortir avec une personne comme toi, tu m'entends ? Jamais !

Bonnie remarqua à l'expression de son visage qu'elle l'avait blessé mais elle était trop en colère pour se sentir désolée.

— Je vais utiliser l'expression pour localiser le Shériff Forbes, que ça te plaise ou non, ajouta-t-elle d'un air déterminé.

Caroline fit son retour au même moment.

— Quoi ? Bonnie, c'est hors de question ! s'écria-t-elle en entrant dans la pièce, ce qui les fit tous les deux sursauter.

— Care, tout ira bien, je t'assure.

Elle secoua la tête.

— Il faut que je vous dise quelque chose, murmura-t-elle. Il faut que je vous parle à tous. Vous venez dans le salon ?

Damon regarda Bonnie mais elle évita son regard.

— Très bien, dit la sorcière, mais l'ancien vampire la coupa.

— J'ai juste besoin de parler cinq minutes avec Bonnie.

— Non, je n'ai rien à te...

— Je vous laisse, on se retrouve en bas, dit Caroline, qui n'avait aucune envie d'assister à une énième dispute entre ces deux-là.

Bonnie poussa un soupir.

— Nous n'avons rien à nous dire, dit-elle froidement.

Damon la regardait les bras croisés, d'un air contrarié.

— Alors comme ça, Blondie a le droit d'être inquiète pour toi et de t'empêcher d'utiliser l'expression parce que c'est dangereux, mais quand c'est moi tu t'énerves ?

— Damon, cela n'a rien à voir.

— Bien sur que si !

— Non. C'est différent.

— Vraiment ? Explique-moi la différence alors, je t'écoute, répondit-il d'un air ironique.

— Premièrement, dit Bonnie en marchant vers lui, Caroline ne me parle pas aussi agressivement que toi. On voit bien qu'elle s'inquiète, tandis que toi, tu hurles simplement des ordres.

— Donc, si je te le disais plus gentiment, tu m'écouterais ? demanda-t-il en levant un sourcil.

— Non.

— Hé voilà, j'avais raison, répondit Damon avec contrariété. Pourquoi ?

— Parce que, deuxièmement, Caroline et toi vous ne vous inquiétez pas pour les mêmes raisons.

— Pas pour les mêmes raisons ? Bonnie, je ne vois pas la différence entre...

Elle le coupa.

— Caroline s'inquiète pour moi, Damon. Pour moi, tu comprends ? Elle ne veut pas que je risque ma vie. Tandis que toi, tu as peur que je sorte de ta vie car tu t'es soudain attaché à moi, même si j'ai encore un peu de mal à y croire. Tu te conduis de la même manière avec Elena : quand Elijah avait trouvé un moyen de sauver sa vie après le sacrifice, tu as préféré forcer Elena à boire ton sang afin de t'assurer qu'elle reviendrait à la vie, même si c'était en tant que vampire, même si elle se détestait, car TU ne pouvais pas supporter l'idée de la perdre. Tu n'agis pas pour les autres, Damon. Tout ce que tu fais, tu le fais pour toi-même, parce que tu es effrayé de perdre les personnes auxquelles tu tiens. Je ne te blâme pas, mais il ne faut pas oublier de tenir compte de ce que veulent les autres, sinon ça devient de l'égoïsme.

Bonnie lui avait sorti son petit discours d'une seule traite, en le regardant droit dans les yeux. Maintenant qu'elle avait fini de parler, elle réalisa qu'elle avait été un peu loin dans ses propos, même si c'était la vérité. Si Damon était encore un vampire, elle était sure et certaine qu'il l'aurait déjà tuée. Elle pouvait lire de la colère dans ses yeux bleus qui la regardaient avec insistance. Elle songea même, à sa plus grande honte, qu'il était encore plus beau ainsi – mais ça, il ne le saurait jamais.

— Tu es une agaçante petite sorcière, dit soudain Damon d'une voix calme. Tu es insupportable et tu parles trop.

— Moi, je suis insupportable ? s'indigna-t-elle. C'est toi qui...

Elle s'interrompit car Damon l'avait prise dans ses bras et la serrait contre lui.

— Damon, qu'est-ce que tu fais ? demanda-t-elle, à la fois surprise et excitée par la proximité de l'ancien vampire.

— Je te fais taire, répondit-il avait de l'embrasser.

Avant même que Bonnie ne puisse réagir, il posa ses lèvres sur celles de la sorcière. Elle ne comprenait décidément plus rien au comportement de Damon : elle lui disait en plein visage qu'il était égoïste et lui, il l'embrassait ? Qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ?

C'est alors que Bonnie remarqua que pendant qu'elle réfléchissait, elle s'était laissée faire. Elle avait laissé Damon l'embrasser, et elle l'embrassait à son tour. Choquée par ses propres réactions, elle voulut lui dire d'arrêter mais Damon sentit les lèvres de Bonnie s'entrouvrir et il prit cela pour une invitation. Lentement, il glissa sa langue dans la bouche de la jeune femme, qui oublia qu'elle avait décidé quelques secondes plus tôt de mettre fin au baiser.

Bonnie commençait à trop apprécier ce baiser pour sa santé mentale, elle savait qu'elle devait y mettre fin immédiatement. Elle ne pouvait pas embrasser Damon, c'était complètement fou ! Il lui fallut une force immense pour poser ses mains à plat sur le torse de Damon et le repousser.

— Je... on ne devrait pas..., murmura-t-elle, en reprenant son souffle.

— C'est vrai, on ne devrait pas, répondit-il sur le même ton. Mais j'en ai envie quand même.

Pour la première fois depuis cent cinquante ans, Damon sentait son coeur battre à toute vitesse à cause d'une fille. Bien sur, les sensations étaient décuplées lorsqu'il faisait l'amour en tant que vampire, mais il avait oublié ce que c'était d'être humain et de tomber amoureux.

« Amoureux ? », se demanda-t-il en fronçant les sourcils.

Alors ça y est, était-il amoureux de Bonnie ? Et si non, à quel moment le saurait-il ?

— Damon, ça va ? lui demanda la sorcière, remarquant qu'il avait l'air ailleurs.

— J'ai une question à te poser, à propos de mon humanité, dit-il d'une voix grave. Mais je ne veux pas que tu y répondes tout de suite. Blondie et les autres nous attendent en bas, nous pourrons en discuter après.

— D'accord, répondit Bonnie, un peu inquiète après ce qu'il venait de se passer entre eux.

Qu'allait-il encore lui demander ? De toute façon, cela ne pouvait pas être pire que le jour où il lui avait demandé si elle pensait qu'il était redevenu puceau, pas vrai ?

— Comment sait-on quand on est amoureux ?

« J'avais tort, c'est pire », songea-t-elle en rougissant.

— Je... euh..., bafouilla-t-elle.

— Tu me répondras plus tard, Bon-Bon. Tu viens ? demanda-t-il en lui tendant la main.

Elle prit une profonde inspiration et serra sa main dans la sienne. Une part d'elle l'avertissait de ne pas franchir les limites avec Damon car elle en souffrirait, tandis qu'une autre part lui soufflait qu'il était déjà trop tard.