De retour de mon trop bref séjour à Londres, je prends quelques instants pour vous offrir cette suite. Quel plaisir d'être allée voir le Speedy's cafe et l'hopital St Barth, à proximité duquel une cabine téléphonique était pleine de messages de soutient à Sherlock, auxquels j'ai évidemment rajouté ma petite contribution ;) Bref, ce pélerinage holmesien fut un vrai bonheur.
A présent concentrons nous plutôt sur ce Holmes ci, avec ce nouveau chapitre comportant un lemon. Il était temps je suppose^^ Jamais le plus facile à écrire pour moi, même si je me régale tout de même, allez comprendre XD
Comme toujours, un immense merci pour tous vos commentaires. J'espère que vous appréciez une nouvelle fois votre lecture :)
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Las après un énième cauchemar, je décidai de me lever même s'il était encore bien tôt. N'enfilant qu'une chemise froissée et un pantalon, je me rendis dans le salon plongé dans l'obscurité. Ranimant vigoureusement le feu dans l'âtre, j'allai ensuite me planter devant la fenêtre. Il n'y avait pas grand-chose à voir dans le noir mais cela m'importait peu, tandis que je me perdais immédiatement dans mes pensées. Encore traumatisé par cette récente enquête qui m'avait montré le pire de l'homme, je n'en étais pas moins chanceux. J'avais perdu mon épouse et cru mourir avec elle, et me voilà six mois plus tard à nouveau amoureux, avec bien des perspectives d'avenir s'ouvrant à moi. Je me sentais pleinement heureux à cette idée, pour la première fois depuis bien longtemps. C'était une sensation grisante que j'avais bien l'intention de mettre à profit.
Je restai ainsi à rêvasser un bon moment tandis que l'aube commençait à poindre à l'horizon. Puis j'allais me saisir du journal de la veille abandonné par Holmes sur un fauteuil, et m'installai sur le canapé en commençant ma lecture, sans pourtant parvenir à me concentrer vraiment. Qu'à cela ne tienne, j'aimais cette paix qui régnait, qui n'avait d'égale que celle que j'éprouvais moi-même. Je ne savais que trop parfaitement que mes cauchemars reviendraient certainement me hanter à nouveau le soir venu, mais je me refusais à y penser. J'aurais bien assez à le faire au moment venu. Un bref instant une idée folle me traversa l'esprit, que la solution à mes angoisses serait peut-être de ne plus passer mes nuits seuls. Imaginant le corps de Holmes contre le mien, je me sentis rougir violemment. C'était pourtant une pensée bien excitante et je m'en sentais tout émoustillé. Si j'avais été porté par la crainte pendant longtemps, à présent mon désir de lui prédominait. J'avais envie de lui et n'attendrait certainement pas bien longtemps dans ces conditions à le lui faire comprendre.
Alors que les images qui passaient dans ma tête n'avaient plus rien de chastes, je fus troublé de remarquer qu'il y avait du mouvement à l'étage. Mon compagnon venait manifestement de se lever et je pouvais désormais l'entendre aller et venir dans sa chambre puis le couloir. Il y eut ensuite des bruits d'eau dans la salle de bain et l'imaginer occupé à ses ablutions, complètement nu, me fit frissonner de part en part. Ce corps parfait, désirable, que j'avais pu observer à ma guise le temps d'un instant voilà des jours, je voulais le sentir trembler sous mes caresses, se tendre sous mes baisers… Je voulais le posséder, le faire mien, lui réservant mille outrages dont je n'avais jamais imaginé le contenu jusqu'à récemment.
C'était comme si je m'ouvrais enfin à la sexualité, ma sexualité, découvrant tout le potentiel des plaisirs de la chair, tel le jeune homme que je n'étais plus depuis un moment. Mary n'avait jamais été particulièrement prude, mais en tant que femme respectable il y avait certaines de mes demandes auxquelles elle avait refusé de se plier. J'en avais pris mon parti. J'étais amoureux et ne désirais rien d'autre que son bonheur. C'est ainsi que rapidement notre vie intime ne fut plus rien que de très consensuel. Nous faisions l'amour dans notre lit, la chambre plongée dans le noir, et tout se faisait toujours rapidement, sans fantaisie. Néanmoins j'y prenais grand plaisir, n'avais jamais eu à me plaindre. Je respectais les besoins de mon épouse, ses envies, et avais cessé de la solliciter au beau milieu de la journée dans notre salon ou quelque autre lieux tout aussi improbable. Je n'en avais d'ailleurs jamais éprouvé véritablement la moindre frustration, du moment qu'elle était heureuse.
Aujourd'hui pourtant je savais que tout serait différent avec Holmes, à l'image même de notre relation originale. Je voulais découvrir l'amour avec cet homme qui ne s'était jamais posé aucune limite dans quelque domaine que ce soit. Je désirais ardemment vibrer entre ses bras et n'avais aucune interrogation sur le bienfondé d'une telle conduite. Il serait le meilleur professeur pour cela, je n'en avais pas le moindre doute.
Comme pour confirmer toutes mes pensées les moins sages à son égard, mon ami entra dans la pièce, vêtu en tout et pour tout d'une simple serviette autour de la taille. Toujours ce corps parfait qui m'aguichait. Je lâchai un hoquet de surprise, ne pouvant détourner mon regard de lui, qui ne semblait pas gêné le moins du monde pour sa part.
« Oh, pardonnez-moi de vous mettre dans un tel émoi John, dit-il d'un ton joueur qui semblait plutôt indiquer tout le contraire. Je pensais que vous dormiez encore, j'étais seulement descendu préparer du café. »
Je hochai la tête, satisfait de cette explication, il n'avait eu effectivement aucune raison de se douter de ma présence ici à cette heure. Ainsi mon embarra actuel, s'il l'amusait tout de même, n'avait pas été prémédité. Maigre consolation.
Mû par une force inconnue qui semblait avoir pris possession de moi, je me levai et allai sans la moindre hésitation le prendre dans mes bras, pressant d'autorité mes lèvres sur les siennes. S'il fut surpris par mon attitude il n'en laissa rien paraître, ce dont je lui étais reconnaissant. La moindre hésitation de sa part à ce stade m'aurait certainement fait tout abandonner. D'un geste volontaire je défis sa serviette, qui tomba à ses pieds, le laissant tout exposé à mon regard, excité par ce qui allait inévitablement suivre. Intimidé, je le dévorai du regard tout en laissant mes mains s'égarer lentement dans son dos avant de se poser sur ses fesses.
« John ? interrogea-t-il, d'une voix que je ne lui connaissais pas.
- J'ai envie de vous Sherlock », dis-je dans un souffle, comme si cela suffisait à expliquer mes actes.
Apparemment ce fut le cas puisqu'il ne demanda rien d'autre, se joignant au contraire à la danse, ses doigts s'appliquant à ouvrir un à un les boutons de ma chemise avec une maîtrise dont pour ma part j'étais bien incapable. Il ne fallut pas longtemps au vêtement pour rejoindre la serviette puis Holmes me repoussa en arrière, me faisant reprendre ma place initiale sur le sofa. Si j'avais bien initié ce qui était en train de se passer, à présent il ne faisait pas l'ombre d'un doute qu'il entendait bien prendre les choses en main. Comme dans chacun des aspects de nos vies du reste. Et de la même façon je le laissai agir, y trouvant comme toujours plus que mon compte.
Il vint s'agenouiller entre mes jambes ouvertes et tout en s'activant à ouvrir mon pantalon, sa langue glissait sur mon ventre, titillant mon nombril. Je soupirai d'aise, alors qu'en moi les sensations se faisaient de plus en plus intenses. Il ne fit aucune remarque en découvrant que je ne portais pas de sous-vêtement, estimant certainement tout comme moi que cela avait le mérite de lui faciliter la tâche. Comme si j'avais prévu en me levant ce qui arriverait. Mais n'était-ce pas le cas justement ?
Me débarrassant de ce dernier obstacle de tissu, il eut tout le loisir de me contempler et ne s'en priva pas. Je me sentais terriblement vulnérable sous son regard pénétrant quoi qu'appréciateur en même temps.
« Vous êtes magnifique John. Si je m'écoutais je vous interdirais désormais de porter quelque vêtement que ce soit en ma présence.
- Ce n'est pas inenvisageable », dis-je avec un petit rire, surpris autant que lui de mon audace.
Rien d'étonnant pourtant là-dedans, à sa façon de me traiter avec autant d'égard je n'avais jamais eu aussi confiance en moi, n'hésitant pas à me montrer intrépide, assumant chacune de mes pulsions comme cela ne m'étais jamais arrivé. Ce qui semblait lui plaire, comme en témoignait le sourire vorace qu'il esquissa avant de fondre entre mes jambes. Il me prit dans sa bouche brusquement sans que je m'y attende et tandis que j'arquai le dos en grognant, ses doigts se perdirent entre mes fesses, titillant mon intimité. C'était trop bon pour mon propre bien ! Toutes ces sensations me rendaient fou, comme si j'allais perdre définitivement toute raison. Sa langue fit si bien son office, en un mélange parfait de douceur et de fermeté que je me retrouvai bien vite au bord de la délivrance. Je m'apprêtais à lui en faire la remarque même si simplement parler s'annonçait difficile, mais comme toujours mon homme sembla lire en moi et s'écarta, ce même sourire enjôleur que précédemment sur les lèvres.
« Oh Sherlock… », murmurai-je, haletant.
Mon cœur cognait si fort dans ma poitrine qu'il me semblait qu'on pouvait l'entendre à des miles à la ronde, je frissonnais et j'avais chaud en même temps, pourtant je me sentais terriblement bien. Holmes vint s'asseoir sur moi, à genoux, ses jambes de part et d'autre de mon bassin. Ouvrant des yeux que je ne me souvenais pas avoir fermés, je passai de son visage épanoui à son torse où la sueur perlait pour m'arrêter sur son sexe, fièrement dressé entre nos deux ventres. D'un geste timide, hésitant, je levai la main puis la posai, en prenant tout mon temps, sur ce membre tentateur. C'était doux et chaud, dur, exactement ce que je m'attendais à trouver et pourtant j'en fus profondément troublé. Je n'avais jamais touché que moi-même de cette façon, si je savais donc parfaitement comment faire pour provoquer le plaisir, que ce soit quelqu'un d'autre qui l'éprouve était nouveau. Mais je semblais m'y adapter sans guère de difficultés à en juger par le concert de gémissements qui échappait à mon amant. J'effleurais les bourses de la pulpe des doigts, puis allais et venais sur toute sa longueur, y prenant au moins autant de plaisir que lui. C'était une première pour moi, néanmoins je me sentais à mon aise, comme si ce que nous faisions était ce que nous aurions dû faire depuis bien longtemps. Titillant le gland rougi, je fus tout à la fois surpris et satisfait de le trouver déjà humide de son désir. Mais tandis que je m'apprêtais à intensifier ma caresse, désireux de lui en donner toujours plus, il m'attrapa par le poignet, écartant ma main de lui.
« Il suffit John », dit-il d'une voix rauque.
Naïvement j'allais lui demander ce qu'il attendait de moi ensuite, mais n'en eus guère l'opportunité. Holmes captura mes lèvres en un baiser sensuel avant de soulever les hanches et guider lentement mon membre mouillé de sa salive en lui. Puis il resta immobile tandis que j'expirais profondément, les yeux mi-clos. Dieu que c'était bon. Il était si étroit et en même temps tellement accueillant, comme s'il avait fait cela toute sa vie. Je me souvins alors qu'à l'inverse de moi c'était effectivement le cas. Pour la première fois cette pensée ne provoqua aucune jalousie en moi, après tout c'était dans mes bras qu'il était à cet instant. Je me sentais en phase avec lui, davantage que cela ne m'étais jamais arrivé. Et je me moquais bien à cet instant de toutes les horreurs que j'avais pu voir, que j'avais pu vivre. Il n'y avait plus que lui me surplombant, moi en lui, et cet amour si intense qu'il me consumait sur place. Je ne songeais même pas à bouger, initier le premier mouvement, ou me laisser aller au plaisir, seul comptait cet extase de lui appartenir, de ne faire plus qu'un avec lui.
Impatient comme à son habitude, il reprit possession de mes lèvres, les mordillant dans son empressement. Tout dans son attitude démontrait qu'il voulait de l'action… Alors je me décidai finalement à réagir, ma conviction de faire ce qu'il fallait renforcée autant par mes sentiments que ce désir qui me brûlait les reins. Je posai mes mains sur ses fesses, me délectant de leur douceur, tandis qu'il se cambrait, semblait s'offrir à moi tout entier. Il s'accrocha à mon épaule d'une main, planta de l'autre ses ongles dans ma poitrine et entreprit enfin de se mouvoir, allant et venant autour de mon sexe douloureusement gonflé. J'accompagnai au mieux ses gestes de quelques mouvements du bassin mais globalement j'avais bien peu de pouvoir dans cette étreinte. S'il m'avait donné l'impression de me céder le pouvoir en s'offrant à moi de la sorte, nous en étions loin désormais. Il menait bel et bien la danse, de mon côté je ne pouvais que caresser sa peau. Et apprécier ce que je subissais.
Me redressant légèrement, je pus enfouir mon visage contre son torse. Léchant la sueur qui y perlait, mordillant un téton, je me faisais plus assuré tandis que mon plaisir montait. Je portai une nouvelle fois la main à son membre tendu, le caressant vigoureusement alors que ma respiration se faisait plus haletante. Les gémissements de Holmes, m'indiquant qu'il était dans le même état que moi, accentuaient encore ma descente droit dans les affres de l'excitation.
Mon corps me faisait l'impression de ne plus m'appartenir. Je ne pensais plus à rien et lui semblait agir seul, il frissonnait, criait, en demandait toujours plus sans que j'en ai réellement la moindre conscience. Je me régalais, frôlant un peu plus l'extase à chacun des mouvements de mon amant. Et celui-ci savait y faire, me faisant découvrir des choses que je n'aurais pu imaginer.
« John, si vous voulez bien, dit-il d'une voix que j'eus du mal à reconnaître, caressez moi plus vite… »
Avec étonnement j'avisais ma main presque immobile sur sa virilité et m'empressai d'accéder à sa requête, désirant plus que tout me montrer aussi généreux avec lui qu'il ne l'était envers moi.
Il ne fut pas long à venir, se répandant entre mes doigts. Il était si beau au fait de la jouissance que j'étais incapable de le quitter des yeux, pas plus que je ne voulais que cette étreinte ne cesse, luttant donc au mieux pour ne pas céder immédiatement. Mais mon répit fut de courte durée, tout cela était bien trop bon. Je redécouvrais l'amour de même que le sexe et j'en avais pour mon argent. C'était bien meilleur que tout ce que j'avais pu imaginer entre deux hommes. Et pour ne rien gâcher, voir quelqu'un comme Holmes se laisser aller à ce point était absolument jubilatoire. Ce fut sur cette bonne pensée, le corps en ébullition, le cœur cognant dans ma poitrine, que j'atteignis enfin l'orgasme. Je ne reconnu pas mon cri, pas davantage que ma façon d'étreindre ensuite mon amant, mélange de fougue et de douceur. Holmes, habituellement peu enclin aux démonstrations quels qu'elles soient, s'y prêta volontiers, déposant même une foule de baisers sur mon visage brûlant. C'était un autre homme que je découvrais ces dernières semaines, un nouvel homme qui me plaisait follement, cet instant en étant le point culminant. Ainsi je n'avais plus le moindre doute quant à la possibilité de vivre et m'épanouir surtout à ses côtés. Cela me réjouissait par-dessus tout.
Nous restâmes un bon moment dans cette position pourtant tout sauf confortable, flirtant tranquillement, nous embrassant, nous caressant, comme si nous ne voulions plus nous séparer.
Ce fut finalement mon estomac, émettant une plainte des plus disgracieuses, qui eut raison de nous. Tandis que je baissais les yeux, gêné, mon compagnon éclata d'un rire franc.
« L'exercice physique a toujours ouvert l'appétit, nota-t-il avec malice.
- Et vous avez su vous y prendre dans ce domaine », dis-je avec un clin d'œil tandis qu'il se levait.
Traversant la pièce sans la moindre pudeur malgré sa nudité, Holmes ramassa sa serviette, qu'il se garda bien de remettre autour de sa taille.
« Je monte m'habiller, je ne voudrais pas paraître indécent. Puis nous déjeunerons. »
Je fus tenter un instant de lui proposer de rester ainsi, je n'y voyais personnellement pas le moindre mal. Mais je craignais ne pas pouvoir me retenir bien longtemps de lui sauter dessus. Il avait donc certainement fait le bon choix.
TBC…
