Après avoir (re)lu plusieurs fanfictions/OS Bamon et regardé à nouveau le final de la saison 5 de TVD pour me remettre dans l'ambiance (le 2 octobre approche à grands pas ^^) je suis complètement submergée par le Bamon je ne vais pas m'en remettre si JP nous entube encore une fois, pour rester polie XD
Mon histoire se termine bientôt, mais ne vous en faites pas je continuerai les One Shot :-)
Merci pour vos reviews, bonne lecture :-)
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Cela avait commencé quelques jours après le départ d'Esther et Finn pour la Nouvelle-Orléans.
Déçus de ne pas avoir réussi à transformer Damon et d'être toujours exclus de Mystic Falls, la petite bande était retournée vivre dans la maison où ils avaient élu domicile plusieurs mois auparavant. Elena était triste mais refusait d'abandonner : elle ne cessait de répéter qu'ils devaient trouver un autre moyen de faire de Damon un vampire sans risquer de le tuer. La jeune femme mettait toute son énergie dans cette nouvelle mission : c'était comme si le fait de re-transformer Damon allait tout arranger. Elle refusait de penser à ce qu'il se passerait si les sentiments de Damon envers Bonnie finissaient par être plus forts que ceux qu'il ressentait pour elle, même en tant que vampire. Elena avait besoin de cette nouvelle obsession pour s'occuper l'esprit et s'empêcher de dérailler. Elle avait besoin de Damon, son amour était devenu vital pour elle.
Alaric avait demandé l'aide de Vanessa, qui avait fini par céder – elle avait toujours eu un faible pour le vampire et elle était ravie de passer du temps avec lui. Elle s'était résignée à devenir un vampire afin de ne pas mourir et Rick avait promis de la transformer lorsqu'elle aurait été récupérer toutes ses recherches à Duke et ailleurs : si elle se transformait maintant, elle ne serait plus en mesure d'entrer nulle part sans être invitée et donc de récupérer le fruit de ses recherches.
Ils étaient justement tous réunis dans le salon. Elena feuilletait distraitement un grimoire tout en jetant des regards curieux en direction de Damon : l'ancien vampire leur tournait le dos et regardait pensivement par la fenêtre. Bonnie était assise par terre avec Caroline et vidait avec son amie les caisses que Vanessa avait ramenées de Duke. Enzo, Alaric et Stefan étaient partis dans la ville voisine chercher des poches de sang pour les ravitailler. Quant à Jeremy et à Tyler, ils étaient partis courir car Tyler sentait sa colère se développer depuis qu'il était à nouveau un loup-garou et il avait besoin de se défouler.
— Nous en avons pour des heures, soupira Caroline en regardant autour d'elle.
— Je dirais plutôt des jours, répondit Vanessa en entrant dans la pièce.
— Tout s'est bien passé ?
Vanessa regarda Bonnie.
— Rien n'a changé, répondit-elle en haussant les épaules. Les médecins disent qu'il n'y a aucune améloration et insistent pour que je commence la chimiothérapie.
— Je suis désolée, dit sincèrement la sorcière.
— Ne le sois pas. Contrairement à d'autres personnes, j'ai le choix. Je ne devrai pas subir tous ces traitements, être malade, perdre mes cheveux,... Je peux guérir là tout de suite, c'est juste que...
— Tu ne seras plus humaine, complèta Caroline d'un ton compréhensif.
La jeune femme eut un rire nerveux.
— C'est fou le nombre de choses qui paraissent futiles lorsqu'elles sont acquises, et qui sont en fait tellement importantes, murmura Vanessa en s'approchant de la fenêtre où se trouvait Damon. Comme la sensation du soleil qui vous réchauffe la peau, ajouta-t-elle en offrant son visage aux rayons du soleil.
Elle soupira puis fit demi-tour.
— La chaleur va me manquer, dit-elle en faisant les cent pas dans la pièce. Et le goût des aliments. Avant de me tranformer, je vous jure que je mangerai tout ce que j'aime pour en profiter une dernière fois !
Vanessa regarda ensuite Caroline et Elena.
— Tellement de choses seront différentes une fois que je serai un vampire, murmura-t-elle, soudain plus sérieuse. Je ne serai peut-être pas en mesure de contrôler ma soif, je tuerai probablement des gens. Je prendrai peut-être même goût au meurtre !
La jeune femme avait essayé de plaisanter à propos du soleil, de la nourriture, mais elle réalisait que l'échéance approchait et elle n'était pas prête à affronter cela.
— Je suis sure que tout se passera bien, lui dit Elena. Caroline et moi nous t'aiderons à traverser tout ça. Devenir un vampire n'est pas si terrible quand on fait les bons choix.
Tout en disant cela, elle regarda Damon, qui s'était lui aussi retourné pour écouter Vanessa et leurs regards se croisèrent. Caroline toussa et prit la parole car un silence gênant était en train de s'installer.
— Si seulement nous avions pu trouver un moyen d'échanger l'humanité de Damon contre la tienne, soupira Caroline. Tu resterais humaine et Damon deviendrait un vampire pour ne pas mourir de ta maladie.
— Mais c'est une idée géniale, Care ! s'exclama Elena, soudain enthousiaste. Bonnie, tu crois que c'est possible ?
Quatre visages se tournèrent vers la sorcière.
— Euh... je ne sais pas, murmura-t-elle. C'est un sort compliqué, j'ai besoin de temps pour faire des recherches et...
Elle regarda Vanessa, l'air gêné.
— Et malheureusement, le temps m'est compté, compléta Vanessa d'une voix où l'humour et la tristesse se mêlaient.
— Si seulement Liv ne s'était pas enfuie après le départ Esther, dit Bonnie en secouant la tête. Elle aurait pu nous aider, elle était vraiment puissante.
— Witchy, jamais elle ne nous aurait aidés ! intervint Damon.
— Peut-être, je ne sais pas mais... Ma grand-mère aurait pu nous aider, elle, dit-elle brusquement.
Caroline et Elena se regardèrent.
— Euh... ta grand-mère ? répéta Caroline, surprise.
— Oui, Grams, répéta Bonnie. Pourquoi ?
— C'est juste que... tu ne nous avais jamais dit que ta grand-mère était une sorcière, répondit Elena avec étonnement. Mais maintenant qu'on y réfléchit, cela parait logique puisque tu...
— Quoi ?! s'exclamèrent en même temps Bonnie et Damon.
— On est rentrés ! cria au même moment Enzo en se dirigeant vers Caroline. Salut, beauté ! ajouta-t-il en lui faisant un clin d'oeil.
La blonde fit mine de lui donner un coup de pied, et Stefan et Alaric rigolèrent avant de remarquer l'ambiance étrange qui régnait dans la pièce.
— Tout va bien ? demanda le jeune Salvatore.
— Nous étions en train de parler de Sheila, expliqua Damon aux trois nouveaux arrivants. La grand-mère de Bonnie, ajouta-t-il comme ils le regardaient sans sembler comprendre où il voulait en venir.
— Ah, dit simplement Stefan, tandis que Bonnie et Damon se regardaient avec étonnement.
— Je disais qu'elle aurait pu nous aider à arranger tout ça, expliqua Bonnie, qui sentait son coeur battre de plus en plus fort.
Non, ce n'était pas possible...
— J'aurais aimé la connaitre, dit gentiment Stefan, à la stupéfaction de Bonnie et de Damon.
— Mais..., balbutia-t-elle, confuse.
Damon posa sa main sur son bras et secoua la tête pour lui faire comprendre de ne rien dire.
— Dites, j'ai une question, lança-t-il soudain les regardant l'un après l'autre. Comment Bonnie et moi sommes-nous revenus à la vie ?
— Damon, tu as bu ? demanda Alaric en riant.
— S'il te plait, Rick, répond à ma question.
— Hé bien... Bonnie et toi vous vous êtes retrouvés coincés dans une dimension parallèle, et Liv nous as aidés à vous ramener.
— Oui, mais pourquoi n'avons-nous pas été aspirés par les ténèbres, comme les autres ?
L'ancien vampire essayait de comprendre : si Sheila avait réellement disparu de leur mémoire, si elle était censée n'avoir jamais existé, comment les autres pensaient-ils que Bonnie et lui avaient survécu à la mort ?
— Parce que Bonnie était l'Ancre, répondit Elena, les sourcils froncés. C'est ce qui l'a maintenue en vie, et comme vous êtes morts en vous tenant la main...
Elle fut incapable d'achever sa phrase, une pointe de jalousie serrant son coeur. C'était ridicule, Elena ne pouvait pas être jalouse, il n'y avait rien entre Bonnie et Damon. L'ancien vampire la trouvait peut-être attirante, mais Bonnie ne serait jamais attirée par lui.
« Jamais... n'est-ce pas ? », se répéta-t-elle mentalement, tandis que Bonnie grimpait les escaliers quatre à quatre pour se réfugier dans sa chambre, suivie de près par Damon.
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— Non... ce n'est pas possible, répéta Bonnie, assise sur son lit, le visage livide.
— Je suis désolé, dit Damon avant d'ajouter à voix basse : tu devrais lancer un sort d'intimité.
Bonnie acquiesça, prit quelques feuilles de sauge dans tiroir et lança le sort.
— Voilà, personne ne peut nous entendre, ajouta-t-elle lorsqu'elle eut fini de prononcer la formule.
— Esther n'a pas menti, dit-il d'un ton neutre. Sheila commence à disparaitre progressivement de nos mémoires... enfin... de leurs mémoires, remarqua-t-il.
— Tu ne l'as pas oubliée, toi, répondit Bonnie, ce qui était plus une affirmation qu'une question.
— Est-ce que tu crois que c'est parce que nous sommes morts puis revenus à la vie ensemble ?
— Probablement.
Elle le regarda tristement.
— Je ne veux pas l'oublier, Damon. Après tout ce qu'elle a fait pour cette ville et pour moi... Ma grand-mère mérite qu'on se souvienne d'elle.
— Je sais, Bon-Bon.
Damon lui tendit la main, qu'elle prit avec hésitation.
— Ferme les yeux.
— Mais... pourquoi ? demanda-t-elle.
— Fais moi confiance.
Elle s'exécuta et ferma les paupières. Damon se concentra de toutes ses forces : il voulait transmettre à Bonnie un souvenir particulier.
Il y a une vingtaine d'années, Damon était revenu à Mystic Falls. Comme il l'avait promis à Emily en échange de la vie de Katherine, il avait veillé sur la lignée Bennett et s'était assuré que la descendance d'Emily survive. Ce soir-là, il s'était glissé dans les rues de Mystic Falls afin de se nourrir quand une conversation avait attiré son attention. En silence, il s'était rapproché de la maison et avait tendu l'oreille.
— Tu devrais manger un peu plus, Abby ! disait sa mère avec contrariété. Tu es maigre comme un clou !
— Je ne me sens pas très bien, maman, répondit sa fille en soupirant. Et puis arrête de me materner, je n'ai plus quinze ans !
— Et toi, tu ne dis rien ? demanda Sheila à son gendre en se tournant vers lui. Tu laisses ta femme mettre sa santé en danger et refuser de manger pour suivre ces régimes qui...
Elle fut interrompue par Abby qui se leva pour se rendre jusque dans la salle de bains mais elle n'arriva pas à temps et vomit le peu qu'elle avait mangé sur le carrelage de la salle à manger de sa mère.
— Abby, tout va bien ? demanda Sheila, inquiète, tandis que son mari accourait vers elle avec une serviette.
— Je vais bien, répondit-elle en se redressant et en s'essuyant la bouche. Nous voulions attendre la fin du repas pour te l'annoncer mais...
Abby prit la main de son mari et la posa sur son propre ventre. Sheila les regardait, les yeux écarquillés.
— Est-ce que..., commença-t-elle, la voix coupée par l'émotion.
— Oui, dit Abby avec un large sourire. Nous allons avoir un enfant.
Folle de joie, Sheila prit sa fille dans ses bras.
— Pourquoi tu ne me l'as pas dit plus tôt ? lui demanda-t-elle en essuyant une larme.
— Hé bien... je sais que Rudy et toi vous ne vous entendez pas très bien, expliqua-t-elle en regardant son mari. J'avais... peur de ta réaction.
Sheila regarda Rudy puis le serra contre elle.
— Félicitations... à tous les deux, dit-elle sincèrement en le relâchant.
Ils se mirent à discuter tous les trois et à rire, et Damon cessa d'écouter. Il concentra ensuite son ouïe sur le ventre d'Abby jusqu'à entendre un faible battement de coeur. Celui de son enfant.
« Ce sera une fille, j'en suis certain », songea le vampire avant de s'éloigner.
Il avait fait son devoir, il avait été vérifier que tout se passait bien chez les Bennett, maintenant, il avait droit à sa récompense. Cette dernière apparut sous la forme d'une jeune femme qui faisait son jogging. Mais pendant qu'il se dirigeait vers elle, il ne pouvait pas s'empêcher d'entendre des battements de coeur bourdonner dans ses oreilles. Ceux d'un enfant. L'enfant d'Abby.
— Est-ce que tu as...
Damon n'eut pas besoin de terminer sa question : il savait que Bonnie avait vu le souvenir qu'il lui avait transmis car elle paraissait bouleversée.
— Tu... tu n'avais jamais..., murmura-t-elle d'une voix hachée.
Bonnie fut incapable de finir sa phrase car des larmes s'étaient mises à couler le long de ses joues. L'ancien vampire se rapprocha et la serra contre lui.
— Tu ne l'oublieras jamais, Bonnie, murmura-t-il en embrassant ses cheveux. Je te le promets.
