Bonjour ou bonsoir, voici enfin le nouveau chapitre :-) désolée pour le retard mais je travaille sur 2 O.S. Bamon en même temps (dont un est presque terminé ^^)

Bonne lecture et merci pour vos reviews, favoris, alertes,... :-)

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— On fait encore une dizaine de kilomètres ? proposa Jeremy à Tyler sans cesser de courir.

— Si tu veux, mais j'ai l'impression que même un millier de kilomètres ne parviendrait pas à supprimer cette rage que j'ai en moi.

— Attends ! lui cria brusquement son ami.

Ils ralentirent tous les deux avant de s'arrêter complètement. Jeremy se frotta le visage avec une serviette et Tyler but la moitié de sa bouteille d'eau en une seule fois.

— Je voulais te dire..., murmura l'ancien chasseur avec hésitation. Je suis désolé, Ty. C'est de ma faute si tu es à nouveau un loup-garou et...

— Stop, répondit Tyler en levant les mains. Tu n'as rien à te reprocher, Jer. Je l'ai fait pour te sauver. C'est Luke le responsable.

— Je sais, mais parfois je me demande ce qu'il se serait passé si je ne les avais pas cachés pendant des mois, si je n'avais pas passé ce pacte stupide avec eux et...

— Avec des si, on referait le monde, l'interrompit le loup-garou d'une ton fataliste.

— Je t'aiderai à la prochaine pleine lune, dit Jeremy avec détermination. Comme Caroline l'a fait au début.

— Tu n'es pas obligé.

— Je veux le faire.

— Bien, dit simplement Tyler en hochant la tête. En parlant de Caroline et de filles en général, ajouta-t-il soudain, je me demande où est Liv.

— Elle prépare sa vengeance quelque part, répondit sombrement le frère d'Elena. Je n'arrive pas à croire que je me suis fait avoir. Je suis un imbécile !

— Je pense qu'elle t'a réellement aimé, répondit Tyler, un peu pensif.

— Qu'elle m'ait aimé ou pas, je ne fais que des erreurs avec les filles.

Tyler soupira.

— Si ça peut te consoler, Vanessa m'a piégé. Je ne suis pas mieux servi.

Jeremy sourit, mais Tyler restait sérieux.

— Caroline me manque, avoua-t-il à voix basse. Parfois, je me demande comment ce serait, si nous étions encore ensemble.

— Bonnie me manque aussi, répondit Jeremy. Je n'aurais jamais du me rapprocher de Liv. C'était une erreur.

Les deux garçons se lancèrent un regard compréhensif avant de reprendre leur course, mais leur esprit était ailleurs.

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— Tu sais, je l'attends toujours, ce restaurant, dit Enzo à Caroline, l'air parfaitement innocent.

La blonde soupira, agacée.

— De quoi parlez-vous ? demanda Stefan, mais Caroline ne répondit pas, trop occupée à dévisager Elena qui fixait l'endroit où Bonnie et Damon se trouvaient quelques minutes auparavant.

— Il faut que Damon redevienne un vampire, dit Elena d'une voix tremblante. J'ai... j'ai besoin de lui dans ma vie et nous ne pouvons pas être ensemble tant qu'il est humain.

— Nous avons tout tenté, répondit tristement Alaric. Nos recherches ne mènent nulle part.

— Il y a un moyen, le contredit Elena, pleine d'espoir. Nous devons transférer l'âme de Damon dans le corps de Vanessa et vice-versa.

— Ne me dis pas que tu crois à ces salades ! s'exclama Enzo en levant les yeux au ciel.

— Qu'en penses-tu ? demanda Stefan à Vanessa, pour s'assurer que la jeune femme était d'accord.

— Si cela peut me permettre de rester humaine, je suis partante, mais je doute que ce soit faisable. Aucun d'entre nous ne connait le sort et...

— Je trouverai, la coupa Elena, déterminée.

Elle se dirigea vers la porte.

— J'y passerai mes nuits s'il le faut, j'écumerai des villes entières, mais je finirai par trouver un grimoire qui contient cette fichue formule !

— Elena, attends..., commença Stefan, mais elle quitta la maison sans l'écouter.

— Que se passe-t-il ? demanda Bonnie en redescendant lentement l'escalier en compagnie de Damon.

La sorcière n'avait pas voulu s'absenter trop longtemps, craignant que les autres ne trouvent leur absence étrange.

— Oh tu sais... c'est Elena, se contenta de répondre Caroline. Elle a besoin de temps pour se faire à la situation.

— Mais nous avons un plan, dit Stefan en se tournant vers la sorcière. Nous avons l'intention de tenter le coup à propos de ce que nous avons évoqué tout à l'heure.

— C'est-à-dire ? lui demanda son frère.

— Nous allons essayer de découvrir le sort permettant d'échanger ton âme et celle de Vanessa, comme ça tu pourras te transformer en vampire sans risque tandis qu'elle sera humaine.

— On peut essayer, ça ne coute rien, admit Bonnie, même si elle n'avait pas la moindre idée de la manière dont ils allaient s'y prendre pour trouver ce sort.

— Si vous êtes tous les deux d'accord..., dit Alaric sans terminer sa phrase.

— Je suis d'accord... tant qu'il n'y a pas de danger, dit Vanessa.

— Pareil, ajouta distraitement Damon.

— Bonnie ? demanda Caroline.

— Je pense que c'est sans danger, répondit son amie. Damon était un vampire, ensuite nous sommes morts ensemble, et ma grand-mère s'est sacrifiée pour nous sauver. A notre retour, nous étions humains et...

— Répète un peu, la coupa Vanessa, le visage figé.

— Euh... je disais que nous sommes revenus à la vie en tant qu'humains.

— Avant cette partie là.

— Ma grand-mère s'est sacrifiée pour nous sauver ?

Brusquement, Vanessa se leva et se mit à chercher dans les caisses de grimoires de Duke.

— Qu'est-ce que tu cherches ? lui demanda Caroline, tandis que tout le monde regardait Vanessa avec étonnement.

Pour toute réponse, la jeune femme posa un grimoire sur la table et se mit à en tourner rapidement les pages.

— Le voilà, murmura-t-elle comme pour elle-même.

— Qu'est-ce que c'est ? demanda Bonnie, intriguée par l'énorme livre dont les pages étaient ornées d'inscriptions en latin.

— Comment utiliser l'âme de quelqu'un afin de sauver quelqu'un d'autre..., répondit distraitement Vanessa, plongée dans sa lecture.

— Tu comprends le latin ?! s'étonna Rick, fasciné d'apprendre tous les jours de nouvelles choses à son sujet.

— Vanessa, tu me fais peur, que se passe-t-il ? lui demanda la sorcière, un peu inquiète.

La jeune femme ferma les yeux, poussa un soupir et les réouvrit.

— Nous avons été stupides, finit-elle par dire. Je n'étais pas au courant de toute l'histoire, je n'ai pas pris la peine de vous demander ce qu'il s'était passé avec Esther et Sheila parce que j'étais omnibulée par ma maladie et mon futur en tant que vampire, mais...

Elle se tourna vers Damon.

— Nous ne pouvons pas échanger nos âmes, dit-elle avec déception.

— Et je peux savoir pourquoi ? lui demanda l'ancien vampire, qui était étonnement moins déçu par cette nouvelle qu'il ne l'aurait cru au départ.

— C'est évident, répondit Vanessa en tapotant le grimoire. Sheila a donné son âme pour sauver Bonnie, et uniquement Bonnie.

— Et ? demanda Damon.

— L'âme de Sheila était censée sauver une personne, pas deux. La nature a toujours exigé l'équilibre, tu le sais, Bonnie. Et si la mort d'une personne a permis d'en ramener deux, la nature finit par reprendre ses droits et rétablir l'équilibre d'une manière ou d'une autre.

— Ce qui signifie ? demanda Caroline, qui ne comprenait rien à tout ce bla-bla magique.

— Oh non, dit soudain Bonnie, comprenant où Vanessa voulait en venir.

Cette dernière s'éclaircit la gorge avant de reprendre la parole.

— Puisque la mort de Sheila vous a sauvés tous les deux, votre espérance de vie est réduite de moitié.

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— Je suis contente que tout soit rentré dans l'ordre, dit le Shériff Forbes à Matt. Est-ce que tu peux fermer la porte, s'il te plait ?

Le jeune homme acquiesça avant de s'exécuter et de prendre place dans le siège que Liz lui désignait, face à son bureau.

— Je suis cependant inquiète à propos d'une conversation que j'ai eue avec Henri Fell ce matin.

L'oncle de Meredith avait été élu maire plusieurs mois auparavant par le Conseil.

— Il veut me présenter quelqu'un, il doit d'ailleurs arriver d'une minute à l'autre. Un certain Tripp. C'est un ancien soldat, il a combattu en Irak et il dirige maintenant une unité spéciale chargée d'éliminer toutes les créatures surnaturelles.

— Je... je ne comprends pas, répondit Matt. Le Conseil sait que la barrière magique empêche les vampires d'entrer, pas vrai ?

— Apparement, plusieurs membres du Conseil ont entendu parler des cadavres des vampires retrouvés aux frontières de la ville. Henri ne veut pas prendre le risque que les habitants se fassent attaquer par des vampires en quittant la ville.

— Il ne parviendra jamais à se débarrasser de tous les vampires des environs ! objecta Matt.

— Je sais, répondit la mère de Caroline, mais il semblait très impressionné par les exploits de ce Tripp. Je n'ai pas envie que ma fille soit en danger, ni Elena et les autres d'ailleurs.

Elle avala sa salive avec difficulté.

— Tu dois m'aider à les convaincre de partir loin d'ici, Matt.

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— Attends, tu es en train de nous dire que Bonnie et moi allons mourir de mort naturelle à maximum... je ne sais pas... 40 ou 45 ans ?

Vanessa acquiesça silencieusement.

— C'est logique, intervint Bonnie d'une petite voix. Je n'arrive pas à croire que je n'y ai pas pensé avant.

— Cela n'aurait rien changé, répondit Damon. Il n'y a rien à faire.

— Il doit y avoir un moyen, dit Caroline d'une voix tremblante.

Elle refusait de croire que la vie de Bonnie et de Damon était déjà à moitié passée.

— Il nous reste donc une vingtaine d'années à vivre, dit sarcastiquement Damon.

— Nous allons trouver quelque chose, déclara Stefan, la gorge nouée.

— Il n'y a pas de solution, Stefan ! cria son frère. Vous feriez mieux de tous l'accepter.

— Sauf si vous vous transformez en vampires, lança Enzo avec un petit sourire, tandis que Caroline et Alaric lui jetèrent un regard noir.

— C'est dangereux, répondit Rick, agacé de toujours devoir répéter la même chose.

— Vous préférez attendre qu'ils meurent naturellement dans 25 ans ? demanda le vampire.

— Je vais le faire, dit soudain Damon.

— Quoi ? demanda Stefan.

— Je vais me transformer en vampire, peu importe les risques.

— Damon, commença Bonnie, je ne crois pas que...

— Witchy, j'ai déjà eu du mal à accepter mon humanité, mais il est hors de question que je vive en sachant à l'avance que mes jours sont comptés.

Il lui prit la main et la serra. Bonnie le laissa faire, faisant de son mieux pour ignorer le regard de Caroline qui les observait.

— Bonnie... j'aimerais que...

Le visage de Caroline semblait dire « non, il ne va pas dire ce que je pense qu'il va dire ».

— J'aimerais que tu te transformes, toi aussi.

La sorcière était sous le choc.

— Deviens un vampire avec moi.

— Damon, non.. je...

Elle lui lâcha brusquement la main.

— Pourquoi pas ? lui demanda Damon. Je sais qu'il y a des risques, mais si tu ne te transformes pas, tu es sure de mourir plus tôt que prévu. Tu as vraiment l'intention de vivre en sachant que tes 20 prochaines années sont les dernières que tu vas vivre ?

— Je ne peux pas être un vampire, répondit Bonnie en secouant la tête.

— Je sais que tu les détestes, mais tu m'as dit dans l'Autre Monde que je pouvais être une bonne personne, si je le voulais. Pourquoi cela ne pourrait-il pas s'appliquer à toi ?

Ni l'un ni l'autre ne prêtait attention à leurs amis qui les écoutaient avec une surprise grandissante.

— Je... je sais ce que j'ai dit, mais je ne peux pas faire ça. Je ne veux pas devenir une morte-vivante. Aucune sorcière ne ferait cela.

— En refusant de te transformer, tu choisis pourtant la mort, car tu sais que tu ne vivras plus très longtemps.

— C'est la vie, Damon. Les... les gens meurent.

Il plongea son regard dans le sien.

— Oui, les gens meurent, Bon-Bon. Mais si tout se passe bien, ils meurent vieux, après avoir eu une vie bien remplie. Et même s'ils meurent jeunes, ils ne le savent pas à l'avance, ils ont donc l'espoir d'obtenir tout ce qu'ils veulent et de vivre le plus longtemps possible.

— Damon, répondit-elle, troublée par ses arguments, si je devenais un vampire, je ne serais plus moi-même. Je viens seulement de retrouver mes pouvoirs, je ne veux pas les perdre !

— Je sais tout cela, et je te jure que j'aimerais qu'il y ait une autre possibilité, mais il n'y en a pas, Bonnie.

A chaque fois, qu'il prononçait son prénom, elle frissonnait. Damon n'avait pas le droit d'être aussi convaincant, aussi séduisant, aussi différent du monstre qu'elle avait toujours connu. Il était en train de faire flêchir sa détermination, et il était hors de question qu'elle se transforme.

— Il y en a une, répondit-elle doucement.

— Non.

Elle lui sourit tristement.

— Non, Witchy. Je ne te laisserai pas mourir, parce que je sais qu'il n'y aura aucun moyen de te ramener maintenant que l'Autre Côté a disparu.

— Tu n'auras pas à le faire.

Ils se dévisagèrent pendant un long moment. Personne n'osait parler, on aurait pu entendre une mouche voler tellement la pièce était silencieuse.

— Tu es injuste, Bonnie, finit par dire Damon. Quand j'ai découvert que j'étais humain, j'ai eu envie de me suicider. C'est toi qui m'a convaincu d'accepter ce que j'étais. C'est toi qui m'a persuadé que j'avais le choix d'être la personne que je désirais être, que je sois humain ou vampire. Et maintenant que la situation est inversée, tu refuses de m'écouter !

— C'est... c'est différent, bafouilla-t-elle, ne sachant pas quoi répondre d'autre car elle savait que Damon n'avait pas tort.

— Il n'y a aucune différence, répliqua-t-il. Devenir un vampire ne fera pas de toi un monstre assoiffé de sang. Je te connais, je sais que tu accordes trop d'importance à la vie humaine pour devenir... quelqu'un comme moi, termina-t-il à voix basse.

Elle le regarda tristement. Damon la connaissait trop bien, il comprenait ses craintes, il savait qu'elle avait peur de devenir une meurtrière, alors qu'elle avait passé ces dernières années à tenter de sauver tout le monde.

— Tu oublies Shane, répondit-elle d'une voix grave. Il a réussi à me manipuler, et l'expression a fait de moi une autre personne.

— Je ne laisserai personne te manipuler. Fais-moi confiance.

Bonnie sembla prendre soudain conscience qu'ils n'étaient pas seuls : Stefan, Caroline, Enzo et Alaric écoutaient leur conversation avec intérêt.

— J'y réfléchirai, répondit-elle à Damon, désireuse de sortir d'ici le plus vite possible et d'échapper aux quatre paires d'yeux qui les observaient.

— Tu me le promets ?

Son regard suppliant la fit frémir : Damon paraissait si déterminé à ce qu'elle vive pour toujours.

— Je te le promets, répondit-elle avant de sortir faire un tour car elle en avait bien besoin.