Bonjour ou bonsoir, j'ai eu beaucoup de choses à faire ces derniers temps mais je peux enfin mettre à jour ma fiction :-)
J'espère que ce chapitre vous plaira, bonne lecture et merci encore pour votre fidélité et vos reviews :-)
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— Tu plaisantes, j'espère ?
— Caroline... C'est une longue histoire, je t'expliquerai une fois qu'on sera en route.
— En route vers où ?!
— Commence à faire tes bagages, je viens te rejoindre tout de suite. Je dois te parler, et aux autres aussi.
— Mais...
— A tout de suite, Caroline.
Sans laisser à sa fille le temps de protester, Liz raccrocha.
— C'était quoi, ça,... murmura-t-elle, les sourcils froncés.
Elle regarda ensuite les autres vampires avec surprise.
— Care, je rappelle que tout le monde n'a pas ton ouie, lui rappella Matt en jetant un coup d'oeil en direction de Bonnie, Damon et Vanessa.
— Ma mère a quitté son job et elle veut qu'on déménage ! explosa la blonde.
— Quoi ?! Mais enfin, Caroline, ta mère ne...
— Je sais, ma mère adore son métier, mais elle semblait bouleversée au téléphone. Et elle ne peut pas nous aider pour Tripp.
— J'étais d'accord pour nous en débarrasser, mais quelqu'un veut m'en empêcher, rumina Damon en regardant Matt avec mauvaise humeur.
— Damon, ne recommence pas sinon je...
— Arrêtez de vous disputer, intervint Elena. Nous n'avons pas de temps à perdre, il faut qu'on trouve un autre moyen de s'occuper de Tripp.
— Je peux le faire, dit lentement Matt.
Tout le monde se tourna vers lui.
— Je fais partie de la brigade des frontières, je peux l'amener à me faire confiance.
— Non, je ne crois pas, dit Damon, les bras croisés.
— Cela peut marcher, répondit doucement Bonnie.
— Je ne lui fais plus confiance, Witchy ! Donovan a l'air d'apprécier ce type.
— Je ne l'apprécie pas, soupira Matt, mais j'en ai assez de régler tous nos problèmes par le meurtre. Ce n'est pas bien.
— Arrête de nous faire la morale, intervint Enzo. Ce type représente une menace pour nous. Si tu veux lui sauver la vie, fais en sorte qu'il ne se mêle pas de nos affaires.
Un coup à la porte empêcha Matt de répondre.
— Maman, te voilà enfin ! dit Caroline après avoir ouvert.
— Désolée d'avoir été aussi énigmatique au téléphone, mais j'ai peur que mon téléphone ne soit mis sur écoute.
— Par qui ? demanda Stefan.
— Par Tripp, expliqua le Shériff avec un soupir. Il est venu dans mon bureau aujourd'hui, il sait que tu es un vampire, Caroline, ajouta-t-elle à l'intention de sa fille. J'imagine qu'il sait tout sur vous. Il m'a menacée...
Elle s'interrompit et essuya une larme.
— Il a dit que si je ne démissionnais pas et que je ne quittais pas la ville avec toi, il te tuerait, Caroline.
Stefan serra les poings, tandis qu'Enzo eut l'air encore plus féroce que d'habitude.
— Et après, tu viendras encore dire qu'il ne mérite pas la mort, se moqua Damon en regardant Matt.
— Vous devez tous partir loin d'ici, dit soudain Liz. Les recherches ne vont pas tarder à commencer, il ne faut pas qu'il vous trouve.
— Il y a un petit problème, Shériff, intervint Enzo. Nous devions nous rendre à la frontière pour transformer Bonnie et Damon en vampires.
— Quoi ?
— C'est une longue histoire, répondit Bonnie. Mais ce n'est plus d'actualité, à présent.
— Alors, on laisse tomber ? lui demanda Damon en la regardant avec attention ; elle eut d'ailleurs beaucoup de mal à ne pas rougir.
— Je laisse tomber, corrigea-t-elle. Si tu veux vraiment redevenir un vampire, je peux retenir Tripp avec mes pouvoirs le temps que tu traverses la frontière pour mourir.
— Non.
— Comment ça, non ?
— Je ne me transformerai pas dans des conditions pareilles.
— Pourquoi ?
— Parce que, répondit Damon, borné, ce qui fit soupirer Bonnie.
— Si vous avez fini de vous disputer, nous avons un problème à régler, leur rappela Alaric.
— J'avais une solution, s'entêta Bonnie.
— Moi aussi, j'avais une solution, intervint Matt.
— Damon et moi, on ne te fait pas confiance, répondit Enzo.
— Bon, arrêtez ! cria Caroline.
— Et si je lançais un sort pour enfermer Tripp dans une pièce..., murmura Bonnie, pensive.
— Bon-Bon, je ne suis pas un sorcier, mais je sais que tu dois être près de Tripp pour lui lancer un sort. Si tu passes la frontière, tu perds tes pouvoirs, sans compter que tu peux mourir si c'est la magie qui nous maintient en vie.
— Je pourrais l'enfermer dans un endroit en-dehors de la frontière... dans la maison où se cachaient Luke et Liv, par exemple. Il suffirait juste que quelqu'un réussisse à l'y emmener sans qu'il n'ait aucun soupçon.
Tous les regards se tournèrent vers Matt.
— Non, dit Damon.
— Hors de question, ajouta Enzo.
— Je peux le faire, je ne suis pas un imbécile, répondit Matt, vexé. Je vais voir Tripp en prétendant avoir trouvé un repaire de vampires, et lorsqu'il est dans la maison, Bonnie lui lance un sort pour l'enfermer à l'intérieur.
— Matt peut le faire, j'ai confiance en lui, déclara Elena en lui souriant.
— Merci, Elena. Je peux le faire, répéta-t-il avec conviction. Je veux le faire, pour vous tous, du moment que Tripp n'est pas blessé.
— Je te le promets, dit Bonnie en acquiesçant. Nous devons juste maintenir Tripp à l'écart le temps que Damon et moi nous nous transformons.
— Et ensuite ? demanda Liz, la gorge serrée.
— Lorsque... lorsque je serai morte, hésita Bonnie, ma magie sera inefficace et Tripp sera libre de sortir de la maison. Nous devrons alors quitter les lieux le plus vite possible.
— Ce plan est complètement foireux, dit Alaric en secouant la tête.
— Peut-être, mais c'est le seul que nous ayons, rétorqua Enzo.
— Vous devez prendre l'avance, dit Bonnie d'un air décidé. Nous ne pouvons pas nous permettre de nous faire repérer, Tripp n'est pas seul : s'il a l'intention de mettre sur pied toute une nouvelle brigade, nous devons nous faire discrets.
— Bonnie, nous n'allons pas partir sans vous ! protesta Elena.
— Je suis d'accord avec Elena, ajouta Stefan. Nous ne savons même pas si...
Il s'interrompit lorsqu'il croisa le regard de Damon.
— Si nous allons survivre, c'est ce que tu allais dire, pas vrai ? demanda-t-il avec amusement. Si Bonnie et moi mourrons à nouveau, j'espère qu'on se retrouvera dans le même endroit que la dernière fois.
— Damon ! cria cette dernière. Ce n'est pas drôle.
Matt secoua la tête et prit son téléphone.
— Cette fois, il faut vraiment que je prévienne Jer et Ty.
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— Est-ce que... est-ce que je peux te parler ? demanda Stefan après avoir frappé à la porte de la chambre de Caroline.
— Oui, que se passe-t-il, Stefan? Ne me dis pas que nous avons d'autres problèmes !
Le vampire regarda Liz qui était en train d'aider Caroline à boucler ses valises.
— J'ai bien envie d'une tasse de café, je reviens, dit-elle en laissant les deux vampires seuls, ayant remarqué l'hésitation de Stefan.
— Je vois que tu as bientôt fini de tout emballer, remarqua-t-il en regardant autour de lui.
Caroline haussa les sourcils.
— Ma mère se sent obligée de nous laisser seuls, et maintenant tu me parles de mes bagages, s'amusa-t-elle. Qu'y a-t-il, Stefan ?
Il soupira, secoua la tête et fit demi-tour.
— Rien, laisse tomber, murmura-t-il en se dirigeant vers la sortie, mais Caroline utilisa sa vitesse de vampire pour venir se placer devant lui.
— Ah non, tu ne vas pas me faire ce coup-là ! s'exclama-t-elle. Tu sais que je suis très curieuse, et je déteste quand on éveille ma curiosité pour se taire ensuite !
— Ce ne sont pas mes affaires, j'ai eu tort de venir.
— Stefan...
— Ce n'est rien, je t'assure. Oublie ça.
— Crache le morceau !
— Très bien, répondit-il à contrecoeur. Je... je suis juste inquiet pour toi.
— Inquiet ? Pour quelle raison ? Parce qu'un psychopate a forcé ma mère à quitter son job ? Parce qu'il a menacé de me tuer si je ne quitte pas la ville ? Parce que je suis en train de paniquer complètement à l'idée que Bonnie et Damon vont tenter de se transformer en vampires alors qu'on sera déjà à des kilomètres et qu'ils peuvent très bien y rester ?
La voix de Caroline montait dans les aigus, elle était en pleine crise d'hystérie.
— J'avoue que ce ne sont pas les raisons de t'inquiéter qui manquent.
— Il faut que je garde mon calme, dit-elle en respirant profondément. Alors, de quoi voulais-tu qu'on parle ?
— Enzo.
— Enzo ?
— Tu sais, ce vampire sans aucune morale qui ne rate pas une occasion de te faire du rentre-dedans ?
— Ah ah.
— Je suis sérieux, Caroline. Je n'aime pas Enzo, il a eu une très mauvaise influence sur Damon par le passé, et il n'a aucun respect pour la vie humaine.
— Je sais, Stefan, mais il n'est pas si mauvais. Il m'a sauvé la vie.
— Sans rien demander en échange ?
— Un restaurant, admit Caroline, mais je n'ai pas encore dit oui. D'ailleurs, c'est marrant, aucun de nous deux n'a besoin de manger de nourriture humaine, et pourtant, il m'invite au restaurant.
— J'imagine que c'est parce qu'il a trouvé ça plus romantique que de t'inviter à dévaliser les réserves de sang de l'hopital.
Caroline ouvrit de grands yeux.
— Stefan, d'où te vient ce soudain sens de l'humour ? le taquina-t-elle.
Il ne put s'empêcher de sourire.
— Sérieusement, Caroline, je voulais juste te dire d'être prudente.
— Je serai prudente, je te le promets, mais que veux-tu qu'il m'arrive ? Qu'Enzo essaie de me tuer ?
— Je ne suis pas inquiet à cause de ça. Je... je n'ai juste pas envie qu'il te brise le coeur.
— Toi aussi, tu as remarqué qu'il a fait du charme à Vanessa ?
— Je suis convaincu qu'il l'a fait exprès pour attirer ton attention, mais tout de même...
— Ne t'inquiète pas, je ne suis pas amoureuse de lui, et je ne pense pas que cela arrivera. Ma vie sentimentale est trop compliquée pour le moment.
— Vraiment ?
Elle prit soudain conscience qu'elle venait de faire une gaffe : elle n'avait pas envie de dire à Stefan qu'elle avait eu des doutes sur ses sentiments envers lui et qu'elle avait décidé de ne plus y penser.
— J'ai eu une conversation avec Tyler, expliqua-t-elle, soulagée de trouver une réponse aussi rapidement. Je lui manque, mais je n'ai pas envie de remettre ça. Je tiens à lui, comme je tiens à Matt, mais le passé est le passé. Il est temps que j'aille de l'avant.
Stefan hocha la tête.
— Tu as raison, murmura-t-il, pensif. Il faut aller de l'avant.
Et il quitta la pièce sans rien ajouter.
