Bonsoir à toutes et à tous :-) Merci beaucoup pour vos reviews et pour votre soutien qui m'aide vraiment à poursuivre cette histoire :-) Je vous poste déjà le chapitre suivant :-)

* teambonbon972 : Enzo est dingue je confirme ^^ Pour le Stelena, j'ai l'intention d'écrire encore des scènes entre eux, mais je pense qu'Elena commence à réaliser qu'elle doit arrêter d'influencer la vie et les décisions des frères Salvatore, même si ce n'est pas volontaire de sa part. Elle veut un nouveau départ amical avec Stefan, nous verrons ensuite ce qu'il se passera avec Damon :-)

* brookedaviiis : je n'ai pas utilisé cet aspect dans ma fiction, mais pour contourner le problème, Enzo a envoyé l'homme directement dans la forêt sans repasser par la ville ;-)

* Feeli37 : j'adore les rebondissements :-) (autant les lire que les écrire ^^) Matt n'en a pas fini d'être pris entre deux feux... Stefan voulait partir car il est perdu : il pense que Caroline aime Enzo, que Damon est attiré par Bonnie, et qu'Elena ne veut plus de lui. Il se sent un peu coupé des autres et n'a personne à qui se rattacher. Mais maintenant qu'Elena a lâché le morceau à propos de Caroline, il va devoir se remettre en question et réfléchir à ses désirs :-) Mais je suis d'accord, la série massacre un à un les personnages :-/

* immor: merci pour ton commentaire, j'espère que le Bamon de ce chapitre te plaira :-)

Bonne lecture et merci encore :-)

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« Bonnie... je ne sais pas quoi dire », avait murmuré Caroline entre deux sanglots.

La sorcière se remémorait les adieux qu'ils avaient fait à leurs amis un peu plus tôt, au cas où Damon et elle mourraient au cours de leur transformation.

« Dis-moi à tout à l'heure, car je n'ai pas l'intention de mourir », avait répondu Bonnie avec un sourire rassurant, malgré ses craintes.

La jeune femme avait serré chacun de ses amis dans ses bras, même Jeremy, qui était venu immédiatement avec Tyler lorsqu'il avait été informé de la situation. Le chasseur n'avait rien dit car ils n'étaient plus ensemble, mais elle avait bien remarqué son regard désapprobateur : elle, Bonnie, devenir un vampire ? C'était complètement insensé ! Mais c'était cela ou mourir à la moitié de sa vie, et sa conversation avec Abby l'avait convaincue de se transformer. En même temps, elle ferait une bonne action en sauvant l'âme de sa grand-mère, et rien que pour cela, Bonnie était prête à se transformer. Elle espérait juste que Jeremy ne changerait pas d'avis et qu'il serait présent à la frontière avec Matt à l'heure convenue pour déplacer leurs corps inanimés hors de Mystic Falls.

— Bonnie... il est temps, dit la voix de Damon, la tirant de ses pensées.

L'ancien vampire n'en menait pas large, lui non plus. Lorsqu'il avait dit au revoir à Stefan, les autres avaient du se retenir de ne pas pleurer tellement c'était émouvant. Les deux frères n'avaient pas dit grand-chose, mais les mots n'étaient pas nécessaires pour exprimer ce qu'ils ressentaient, cela se voyait sur leur visage.

— Oui, il est 13h58, répondit Bonnie en regardant sa montre.

Elle ouvrit son grimoire et alluma ensuite 4 bougies qu'elle plaça à chaque point cardinal autour du grimoire : nord, sud, ouest et est.

— Plus qu'une minute, dit ensuite Damon en retenant son souffle. Dès que Tripp sera enfermé, nous devrons passer la frontière et nous transformer, ensuite Gilbert et Donovan prendront le relais.

— J'espère que Matt réussira à piéger Tripp, murmura Bonnie en se mordant nerveusement la lèvre.

— Il faut qu'il y arrive, répondit-il. C'est notre seule chance de nous transformer avant que Tripp ne commence son grand nettoyage.

Bonnie soupira.

— Quatorze heures, dit-elle soudain en fermant les yeux.

Sa main tremblait légèrement lorsqu'elle commença à réciter la formule, et Damon la prit dans la sienne.

— Tout va bien se passer, Witchy, chuchota-t-il, tandis que les flammes devenaient de plus en plus grandes pendant qu'elle lançait le sort.

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— Est-ce que tu es sur que c'est cette maison ? demanda soupçonneusement Tripp.

Matt acquiesça.

— J'en suis certain. J'ai déjà visité cette forêt de nombreuses fois et c'est la seule habitation que j'ai trouvée, c'est impossible de confondre.

— Tu es venu ici tout seul alors que tu savais que des vampires rôdaient dans le coin ? Quel courage ! s'exclama Davis.

Le jeune homme lui lança un regard noir.

— En effet, c'est courageux, murmura Tripp en sondant Matt du regard, qui s'efforça de ne pas baisser les yeux pour ne pas qu'il doute de sa sincérité.

— Je sais comment tuer un vampire, finit-il par dire, pestant mentalement contre son collègue qui ne lui facilitait pas la tâche.

— Un vampire, peut-être, insista Davis, mais tu as dit qu'ils étaient plusieurs.

— Nous ferions mieux d'aller inspecter l'intérieur, dit Matt avec mauvaise humeur en se dirigeant vers la maison.

Les deux autres le suivirent, puis Tripp stoppa devant la porte d'entrée et Davis l'imita.

— Qu'est-ce que vous faites ? demanda Matt, surpris.

— A toi l'honneur, expliqua son nouveau chef en lui désignant la porte d'un signe de la tête. Tu es déjà venu dans cette forêt seul, tu n'as pas peur, pas vrai ?

— Non... bien sur que non, répondit-il en ouvrant lentement la porte.

« Il ne me fait pas confiance », songea-t-il avec dépit.

Lorsque Matt fut à l'intérieur, les deux autres entrèrent à leur tour. Matt en profita pour jeter un coup d'oeil discret à sa montre : elle indiquait 13h55.

— Je pense qu'il n'y a personne, dit brusquement Tripp. Mais nous allons fouiller la zone pour nous assurer qu'il s'agit bien d'un repaire de vampires.

Toujours prêt à satisfaire son nouveau chef, Davis déclara qu'il allait vérifier la cuisine.

« Quel lèche-botte », pensa Matt en levant les yeux au ciel.

Le jeune homme décida ensuite de se mettre à fouiller la maison lui aussi pour ne pas éveiller leurs soupçons.

— Chef ! cria la voix de Davis. J'ai trouvé quelque chose dans la cuisine !

Les deux autres accourrurent.

— Il y a des poches de sang dans le frigo, ajouta-t-il en tendant une des poches vers Tripp.

Matt songea qu'il avait eu raison d'accepter qu'Alaric apporte des poches de sang pour donner plus de poids à leur mise en scène.

— S'ils ont fait des réserves, c'est qu'ils ont l'intention de revenir, en déduisit Tripp. Reprends ça, ajouta-t-il à l'intention de Davis en lui rendant la poche de sang. Je ferais mieux d'appeler des renforts.

Matt regarda discrètement sa montre : 13h57.

— Hé, Donovan, tu as un rendez-vous que tu regardes ta montre toutes les trente secondes ? plaisanta son insupportable collègue.

— Heu... oui, j'attends un coup de téléphone important de ma mère, inventa-t-il, le regard dur de Tripp posé sur lui. D'ailleurs, elle ne m'a toujours pas appelé et cela m'inquiète, je vais sortir lui téléphoner.

13h58.

Matt se dirigea vers la sortie, mais Tripp vint se placer devant lui pour lui barrer le passage.

— Je pensais avoir lu dans mon rapport que ta mère ne vivait plus ici, dit froidement son chef.

— En effet, répondit Matt d'une voix tremblante. Mais cela n'empêche pas le fait qu'elle doit m'appeler et...

— Assez ! Tu as voulu m'amener ici, pas vrai ? Tu m'as tendu un piège ? devina Tripp.

Le jeune homme le regardait, horrifié, sans savoir quoi répondre.

— Je parie que tes amis sont en route pour me tuer, ajouta-t-il avec colère. Ai-je tort ? hurla-t-il après avoir fait une pause.

— Oui. Vous avez tort, réussit à répondre Matt d'une faible voix.

13h59.

Tripp secoua la tête.

— Et tu oses me mentir en face ? Quelle déception, Matt ! Je te prenais pour un des nôtres, mais tu es avec eux.

— Je ne suis pas un menteur ! s'exclama-t-il. Mes amis ne vont pas vous tuer.

— Vraiment ?

La voix de Tripp était pleine de doute.

— Ils ne vont pas venir ici, déclara Matt en regardant sa montre.

— Alors pourquoi est-ce que tu regardes l'heure toutes les cinq minutes ?

Matt prit une profonde inspiration.

— Parce que, expliqua-t-il lentement, il est quatorze heures, et nous sommes maintenant coincés tous les trois dans cette maison jusqu'à ce que le sort se dissipe.

— Quoi ?

Tripp se rua vers la porte, suivi par Davis, et aucun des deux ne fut capable de sortir.

— Vous avez demandé l'aide d'une sorcière, murmura Tripp avec un soupir. Elle ne doit pas être très douée sinon tu ne serais pas coincé ici avec nous.

— Ce n'est pas de sa faute ! s'écria Matt. Elle a lancé un sort sur la maison toute entière, j'étais censé en sortir à temps mais vous m'en avez empêché !

— C'est tout de même stupide, dit-il froidement. Votre sorcière aurait pu lancer un sort qui me bloquerait personnellement. Il suffisait juste que tu aies accès à un de mes objets personnels... Je sais, je suis très bien informé sur la sorcellerie, comme sur le reste, d'ailleurs, dit-il avec fierté comme Matt le regardait, étonné.

— Je n'avais pas le temps de vous voler un objet personnel ! s'exclama Matt malgré lui.

— Oooooh... je crois que je commence à comprendre, dit lentement son interlocuteur en croisant les bras. Ils sont en train de prendre la fuite, pas vrai ?

Refusant de répondre, Matt tourna la tête.

— Ces lâches prennent la fuite ? Tant mieux ! ajouta Tripp. Cela me fera du travail en moins. Mais ce n'est pas une bonne chose pour toi, Matt. Tu es un traître. Tu es du côté des vampires.

— Je ne suis du côté de personne ! s'exclama-t-il, énervé. Et je vous signale qu'ils voulaient vous tuer, c'est moi qui les ai empêchés de le faire !

— C'est trop gentil, ironisa-t-il.

— J'aurais du les laisser faire, dit-il entre ses dents. Vous n'êtes pas mieux que les vampires que vous tuez.

Levant la main pour lui donner un coup de poing, Tripp fut rapidement stoppé par Matt.

— Bons réflexes. Je suis impressionné.

— Vous ne comprenez pas, dit le jeune policier. Les vampires n'ont pas tous demandé à devenir des vampires. Certains ont été transformés malgré eux, expliqua-t-il en pensant à Caroline, à Elena, et même à Vicky.

— N'essaie pas d'éveiller ma pitié, dit Tripp avec dédain. Dis-moi simplement quand nous pourrons sortir d'ici.

— Il est 14h05, ce qui signifie qu'il nous reste encore 55 minutes à attendre.

— Bien, dit Tripp en se tournant vers Davis qui avait écouté leur conversation en silence. Vas donc voir s'il y a quelque chose de mangeable dans cette maison.

— Oui, chef, répondit-il avant de s'exécuter.

Se retrouver seul avec Tripp dans la même pièce n'enchantait pas Matt. Il n'avait rien d'autre à lui dire : il avait essayé de lui faire comprendre son point de vue et avait échoué. Tout ce qu'il lui restait à faire, c'était attendre qu'il soit libéré d'ici. Il ne pouvait même pas prévenir Bonnie de ce qu'il se passait car elle avait fait en sorte qu'aucun téléphone ne puisse fonctionner à l'intérieur de la maison.

— Génial, même mon portable ne fonctionne pas, se plaignit Tripp au même moment.

Il regarda Matt, qui ne prit même pas la peine de lui répondre. Le jeune homme en avait assez. Il en avait assez de cette guerre interminable entre les humains et les êtres surnaturels. Il croyait que la disparition de la magie à Mystic Falls ramènerait un semblant de paix dans la ville mais il avait eu tort. Mystic Falls ne connaîtrait jamais la paix, c'était presque comme si cette ville était maudite.

— Tu sais, je ne t'en veux pas, dit brusquement Tripp en le regardant droit dans les yeux. Tu t'es laissé manipuler.

— Vous vous trompez, répondit froidement Matt. Personne ne me manipule.

— Bien sur que si. Tes soi-disants amis t'ont convaincu que tu faisais ce qui était bien, et tu ne te rends pas compte que tu aides ces monstres. Ta gentillesse est ta faiblesse, Matt.

Le jeune garçon secoua la tête avec un petit rire.

— Sérieusement, vous croyez que vous me connaissez parce que vous avez fait un dossier sur moi ?

Tripp le regarda avec intérêt.

— Non, répondit-il calmement. Je te connais parce que Kelly m'a parlé de toi très souvent.

— Kelly ? répéta Matt, sous le choc. Vous... vous connaissez ma mère ?

— Désolé, je n'ai rien trouvé, les interrompit Davis.

— Nous n'avons pas fini notre conversation, dit Matt. Laisse-nous seuls quelques instants, si tu veux bien.

— Tu n'es pas mon chef, Donovan. Tu n'as pas d'ordres à me donner, répondit-il avec un rire moqueur.

— Davis..., commença Tripp, mais il fut interrompu par une énorme explosion.

Dehors, un homme complètement inconscient de ce qu'il venait de faire reprenait le chemin de sa maison comme si de rien n'était...

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Près de la frontère de Mystic Falls...

— A toi l'honneur, Bon-Bon, dit Damon en lui tendant la fiole de sang que Stefan avait remplie pour eux un peu plus tôt.

Après une brève hésitation, Bonnie but d'une seule traite la moitié de la bouteille.

— A ton tour, répondit-elle en tendant le reste à Damon quelques secondes plus tard.

L'ancien vampire lui sourit tout en buvant le sang de son frère.

— Bon, dit-il ensuite, il ne nous reste plus qu'à attendre que Little Gilbert et Matt arrivent.

Au même moment, une voiture se gara près d'eux. A leur grande surprise, ce n'était pas Matt mais Tyler qui accompagnait Jeremy.

— Tyler ? dit Bonnie avec surprise. Qu'est-ce que tu fais là ? Où est Matt ?

— Je n'en ai aucune idée, répondit-il avec un geste d'ignorance. Nous lui avons téléphoné des dizaines de fois, impossible de le joindre. C'est comme si son numéro n'était plus attribué.

Une expression d'horreur traversa le visage de Bonnie.

— Je pense que Matt est bloqué avec Tripp, devina-t-elle, une main sur la bouche. J'ai empêché toute communication avec les occupants de la maison pour ne pas que Tripp puisse appeler du renfort.

— On s'en occupera plus tard, on doit se transformer, Bonnie. Il est déjà 14h15.

— On ne peut pas laisser Matt seul avec lui ! Qui sait ce qu'il pourrait lui faire !

— Je te l'ai dit, on s'en occupera plus tard, répéta Damon. Le temps presse.

— Je ne peux pas m'en occuper plus tard, répliqua-t-elle. Quand je serai un vampire, j'aurai perdu mes pouvoirs. Je dois agir maintenant.

— Que comptes-tu faire ? demanda Tyler.

Jeremy écoutait la conversation sans oser intervenir.

— Je vais annuler le sort, tout simplement.

— Quoi ? Witchy, c'est de la folie !

— Tout ira bien, Damon. Tripp ne devinera pas qu'il peut sortir plus tôt que prévu.

— Et comment Matt va-t-il savoir qu'il est capable de sortir ? demanda Jeremy en prenant la parole pour la première fois depuis son arrivée.

— Quand le sort sera annulé, expliqua patiemment Bonnie, nous serons à nouveau en mesure de le joindre. Je lui enverrai un message en lui disant de sortir discrètement de la maison sans que Tripp ne le remarque et de faire sonner mon téléphone une fois lorsqu'il est dehors. A ce moment-là, je remettrai le sort en place.

— C'est très intelligent, dit Tyler avec admiration.

Bonnie prit une profonde inspiration.

— C'est parti, murmura-t-elle en se concentrant, les yeux fermés.

Quelques secondes plus tard, le sort était levé.

— Bien, il ne nous reste plus qu'à prévenir Matt, dit-elle d'un ton décidé.

Elle tapa rapidement un message sur son téléphone et l'envoya à son ami.

— Espérons que Tripp ne lui ai pas pris son téléphone, dit Damon avec un soupir.

— Arrête, tu vas nous porter la poisse, repondit Bonnie avec un sourire inquiet.

Le temps semblait s'écouler avec une lenteur insupportable.

— Ce n'est pas normal, dit Jeremy en regardant l'heure. Pourquoi est-ce qu'il ne répond pas ?

— Je vais aller voir jusque là, déclara Tyler.

— C'est dangereux, Tyler, lui rappela Bonnie.

— Je le sais, mais Matt est notre ami, on ne peut pas l'abandonner.

Il regarda Bonnie puis Damon.

— Passez de l'autre côté de la frontière, je m'occupe de Matt. Jeremy vous ramènera de ce côté quand vous serez inconscients et en transition.

— Tyler, si je me transforme en vampire, ma magie ne fonctionnera plus et je serai incapable de piéger Tripp à nouveau.

— Je sais, Bonnie, mais ne t'en fais pas, je m'en occupe, répondit Tyler en s'éloignant.

— Non.

La voix calme de Bonnie le fit stopper net.

— Je n'ai pas l'intention de me transformer aujourd'hui. Pas quand mes amis ont besoin de moi.

— Bonnie, ne me dis pas que tu vas faire ce que je pense..., commença Damon, incrédule.

— Tu n'as qu'à te transformer si tu en as envie, Damon. Passe de l'autre côté, Jeremy te tuera puis tu reviendras hors de la ville et je te donnerai mon sang pour achever ta transition.

— Si ça fonctionne, ajouta-t-il en la regardant avec intensité.

— Cela va fonctionner, déclara Bonnie d'une voix assurée. Et puis, tu as dit que tu préférais risquer de mourir en te transformant plutôt que de vivre une demi-vie humaine, pas vrai ?

L'ancien vampire était énervé mais il faisait de son mieux pour se maîtriser.

— Et ta grand-mère, tu l'oublies ?

— Non, je ne l'oublie pas. Mais elle n'aurait pas voulu que je laisse tomber Matt pour sauver son souvenir.

— Mais elle aurait accepté que toi tu te sacrifies, peut-être ?

— Damon, nous n'allons pas encore avoir cette conversation ! Tu détestes ton humanité, tu me l'as bien fait comprendre, alors transforme-toi, un point c'est tout !

Damon la regarda, irrité. Comment pouvait-elle croire qu'il prendrait un tel risque sans elle ?

« Si Bonnie et moi n'étions pas condamnés d'avance, si nous n'avions pas la certitude de mourir lorsque nous serons à la moitié de notre vie humaine, j'aurais... j'aurais peut-être accepté de rester humain, à la condition qu'elle veuille bien de moi », avait-il dit à Enzo.

Mais Damon ne voulait pas prendre le risque de mourir pour devenir un vampire si Bonnie ne l'accompagnait pas dans cette aventure. Il voulait être avec elle, peu importe qu'il soit humain, vampire, ou condamné à mourir bientôt.

Il voulait être avec elle, tout simplement.

Cette pensée le paralysa. Après tous les arguments qu'il avait employés pour convaincre Bonnie, il allait tout simplement laisser tomber, lui, Damon Salvatore ?

— Qu'est-ce que tu attends ? lui demanda Bonnie, les sourcils froncés.

Jeremy et Tyler, quant à eux, observaient la scène en silence. Damon semblait hésitant, ce qui ne lui ressemblait pas.

— Damon ? lui demanda-t-elle. Dis quelque chose !

— Et merde, marmonna-t-il entre ses dents en reculant du panneau délimitant l'entrée de la frontière de Mystic Falls.

— Qu'est-ce que tu fais ?

— Allons chercher Donovan, répondit-il avec un soupir. Nous aurons d'autres occasions de nous transformer, pas vrai ?

Il fit un clin d'oeil à Bonnie, et elle lui sourit.

Damon songea qu'elle n'avait pas réalisé qu'il venait de comprendre qu'il la suivrait n'importe où, et la présence des deux autres l'empêchait de le lui avouer.

— J'espère qu'il a une bonne raison pour ne pas répondre au téléphone, dit l'ancien vampire avec mauvaise humeur.

Il ne se doutait pas qu'au même moment, Matt gisait au milieu des décombres, parmi les ruines de la maison qui avait servi de cachette à Liv et à Luke.