Le nouveau chapitre est déjà là ! :-)

* teambonbon972 : au début je n'avais pas l'intention de développer autant Tripp, mais son histoire est devenue passionnante à créer et à écrire et finalement tout s'est presque écrit tout seul :-) J'espère que ce chapitre comblera mieux le manque de Bamon :-)

* Feeli37 : dans la série je trouve qu'ils écrivent n'importe quoi pour garder Enzo, au lieu de lui trouver une belle sortie :-/ cette jalousie de Stefan n'a vraiment aucun sens :-/ Tout reste possible pour Rick et Vanessa, mais pour le moment elle n'est pas encore disposée à le suivre dans une autre ville ;-) Je découvre au fur et à mesure que j'aime beaucoup écrire les scènes de Matt, et celles avec Tripp sont intéressantes. Mais celle que j'ai préféré écrire pour Matt jusqu'à présent, c'est celle dans ce chapitre, et ce n'est pas avec Tripp :-)

Merci encore, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, le chapitre final approche :-)

Bonne lecture :-)

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Richmond, 1953

Qui aurait cru que Stefan Salvatore viendrait passer du bon temps ici ?

La voix familière résonna aux oreilles de Stefan : cela faisait plusieurs années qu'il n'avait pas revu son frère, Damon Salvatore. Le vampire savait que son aîné n'oserait pas commencer à se battre devant les témoins du bar, ou du moins l'espérait-il.

Damon... qu'est-ce que tu veux ? demanda sèchement Stefan sans se retourner du comptoir où il était accoudé.

Quelle façon cavalière de rembarrer ton frère préféré, répondit le vampire en s'asseyant à la gauche de Stefan, qui se crispa involontairement.

Je n'ai pas envie que tu fasses une scène, l'avertit son frère. Je n'ai pas l'intention de passer derrière toi pour effacer tes traces.

Damon éclata de rire.

Dit celui qui est incapable de se contenir lorsqu'il boit une seule goutte de sang humain, se moqua-t-il. Un bourbon, ordonna-t-il au barman qui était venu prendre sa commande.

Nerveux, Stefan s'agita sur son tabouret.

Je ne suis pas venu ici pour me disputer avec toi, Stefan, ajouta-t-il d'un ton sérieux. En fait, je ne savais même pas que tu étais ici. Que fais-tu à Richmond, petit frère ?

Je pourrais te retourner la question.

Damon haussa les épaules.

Je me promène, par ci, par là, expliqua-t-il évasivement.

Pareil, répondit Stefan avant de vider son verre d'un seul trait.

Ou alors, peut-être ne parviens-tu pas à t'éloigner longtemps de Mystic Falls, que tu considères comme ton foyer... pas vrai ? suggèra le vampire.

Je n'en ai rien à faire de Mystic Falls ! s'écria Stefan d'une voix forte.

Plusieurs personnes se tournèrent vers eux.

Et dire que tu avais peur que ce soit moi qui fasse une scène, nota Damon, amusé.

Fiche-moi la paix, rétorqua son frère en se levant.

Attends.

Damon s'était levé à son tour.

Donnez-moi deux bouteilles de bourbon, dit-il au barman en utilisant l'hypnose.

Damon, qu'est-ce que tu fais ? demanda Stefan, les sourcils froncés.

Le vampire lui tendit une bouteille.

Allez, détends-toi, frérot. Je n'ai pas envie qu'on se dise au revoir sur une dispute. Que dirais-tu qu'on aille se saoûler ailleurs ?

Stefan regarda la bouteille de bourbon qu'il tenait dans la main, puis il regarda son frère. A chaque fois qu'il avait essayé de renouer le contact avec Damon, son frère lui avait fait regretter sa décision. Mais ce soir, c'était différent. Ils étaient dans une autre ville, et ils étaient seuls. Damon ne pourrait faire de mal à personne de leur connaissance, sauf à Stefan lui-même, et le vampire jugeait qu'il était assez vieux pour veiller sur sa propre personne.

Alors, on y va ? demanda Damon d'un ton insistant.

Stefan inspira profondément.

On y va, répondit-il, tandis qu'un bref sourire éclaira le visage de son frère.

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— Gare-toi là, dit Stefan à Alaric alors qu'ils étaient engagés dans une petite rue peu fréquentée, près de la rivière James.

— Enfin arrivés ! soupira Caroline avec soulagement. J'ai vraiment besoin de prendre l'air.

Enzo sortit de la voiture après Caroline, et la jeune femme dut résister à l'envie de lui claquer la porte sur les doigts. Liz sortit de l'autre côté, tandis qu'Alaric, Stefan et Elena étaient déjà dehors.

— Et maintenant ? demanda Elena, un peu nerveuse.

— Maintenant, on attend, répondit simplement Stefan.

— C'est donc ça, la fameuse Abbaye de Richmond ? demanda Alaric en levant les yeux pour observer le monument dans son entièreté.

— Mariæ Mater Ecclesiæ, murmura Stefan en latin.

— Mais... c'est une devenu une école ? s'étonna le Shériff en voyant des élèves sortir du bâtiment en uniforme.

— La Benedictine High School, intervint Enzo.

Tout le monde se tourna vers lui, surpris.

— Quoi ? Je l'ai lu sur un panneau, expliqua-t-il, l'air indifférent.

— Attendons les autres ici, dit Rick. Si on nous interroge, on peut toujours prétendre qu'on a besoin d'informations pour inscrire quelqu'un.

— Damon a bien choisi son lieu de rendez-vous, c'est buffet à volonté ! s'exclama Enzo lorsque deux étudiantes qui avaient visiblement raccourci leur jupe plissée passèrent devant le vampire en lui souriant.

— Enzo ! cria Caroline, choquée.

— Je plaisante ! répondit-il. On passe le temps comme on peut.

— Nous ne devrons plus patienter longtemps, à mon avis, dit Alaric en regardant l'heure. Ils ne devraient plus tarder.

— J'espère que tu as raison, répondit Elena, l'air ailleurs.

Caroline s'approcha d'elle.

— Est-ce que ça va ? lui demanda la blonde.

Son amie fit un geste d'ignorance.

— Repose-moi la question tout à l'heure, répondit-elle en haussant les épaules, une expression fataliste sur le visage.

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— Ils sont là ! s'exclama Bonnie d'une voix à la fois excitée et soulagée lorsqu'elle aperçut ses amis devant l'Abbaye.

Damon manoeuvra pour se garer, et les deux garçons descendirent de la voiture.

— Vous venez ? demanda Jeremy en se penchant vers la vitre de Bonnie qui était abaissée.

— Partez devant, on arrive, dit Damon sans laisser à Bonnie le temps de répondre.

Le jeune Gilbert regarda Tyler, qui regarda Bonnie et Damon puis à nouveau Jeremy et qui finit par hausser les épaules.

— Qu'est-ce que tu fais ? demanda la sorcière à l'ancien vampire, toujours assis ensemble à l'avant de la voiture, lorsque les deux autres furent plus loin.

— Je... je tenais juste à te dire..., commença-t-il d'une voix hésitante. Après tout ce qu'il s'est passé, je... Peu importe ce qu'Elena, Jeremy ou les autres disent ou pensent, peu importe si tu me rejettes... à partir de maintenant, je ne me considère plus comme célibataire. Et si tu ne veux pas de moi malgré tout, je rejetterai chaque fille qui tentera de me séduire en lui disant que mon coeur est déjà pris.

Et sur cette déclaration, il sortit du véhicule, laissant Bonnie sans voix.

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Pendant ce temps-là, à Mystic Falls...

— Davis ? demanda Matt, surpris, après avoir ouvert la porte. Qu'est-ce que tu fais là ?

— Est-ce je peux entrer ?

— Oui, je t'en prie, dit le policier en lui faisant signe de le suivre jusqu'au salon. Est-ce que tu vas mieux ?

Ils prirent chacun place sur un canapé.

— Tout baigne, répondit son collègue. C'est comme si rien ne s'était passé.

— Tant mieux, dit Matt en hochant la tête.

Davis eut soudain l'air ennuyé.

— Écoute, Matt... je suis désolé de te demander ça mais... tu ne trouves pas que Tripp est... bizarre ?

— Euh... non, répondit-il d'une voix hésitante, car Matt avait beaucoup de mal à mentir. Que veux-tu dire par bizarre ?

— Je... je ne sais pas trop, bafouilla Davis, mais quelque chose n'est pas net chez lui. J'ai essayé d'être un employé modèle, mais cela n'a pas fonctionné. Il ne parle que de toi, ajouta-t-il d'un ton amer.

— Je suis sur que tu te fais des idées, dit Matt d'une voix qui ne paraissait pas convaincue même à ses propres oreilles.

— Oh arrête, je t'en prie ! Je ne suis pas un imbécile.

— Davis je...

— Pourquoi m'a-t-il demandé de garder le silence sur l'incident de la maison ? le coupa-t-il.

— Qu'est-ce que tu veux dire ?

— Quand j'ai repris connaissance dans ma chambre d'hôpital, Tripp était là. Il m'a demandé de quoi je me rappelais, et quand il a vu que ma mémoire était intacte, il m'a demandé de taire ta présence dans la maison. Pourquoi ?

Matt pesta intérieurement : Tripp pensait peut-être lui rendre service en le gardant à l'écart de l'enquête concernant l'incendie, mais cela ne faisait qu'attiser la curiosité et la jalousie de Davis. Le jeune homme commença à se demander quelles étaient réellement les motivations de son père potentiel : voulait-il le forcer à accepter son point de vue en créant volontairement des rivalités au sein de l'équipe ?

— Pourquoi ? répéta l'autre.

— Je n'en sais rien ! s'énerva Matt, autant en colère contre son collègue que contre Tripp.

Davis eut un rire blasé.

— Ce n'est pas juste, dit-il soudain en secouant la tête. Je me suis donné à fond pour ce job, et c'est toi qui récolte tous les lauriers. Tu es devenu le chouchou du patron, Donovan.

— Je ne suis pas le chouchou du patron, rétorqua-t-il durement.

— Bien sur que si !

Il se leva.

— Mais je ne me laisserai pas faire, ajouta Davis d'une voix menaçante. Je ne vais pas laisser un minable ancien barman voler le fruit de mon travail !

— Et qu'est-ce que tu vas faire ? demanda Matt en tentant de garder son calme, debout également.

— J'avais l'intention de découvrir pourquoi Tripp te traite différement, mais je viens d'avoir une meilleure idée : je veux que tu démissionnes, ou je dirai à tout le monde que tu étais présent lors de l'explosion.

Cette fois, Matt était vraiment énervé.

— Est-ce que c'est du chantage ? demanda-t-il en regardant Davis droit dans les yeux.

— Appelle ça comme tu veux, répondit-il en soutenant son regard.

— Écoute bien ce que je vais te dire, car je ne le dirai qu'une seule fois : je n'en ai rien à faire que tu ailles raconter à tout le monde que j'étais présent lors de l'explosion. Pour une raison que j'ignore, Tripp veut le cacher, mais moi, je n'ai rien à me reprocher. Cependant, poursuivit-il, de plus en plus menaçant, je n'accepte pas que tu viennes jusqu'ici pour me faire du chantage et me menacer. Recommence encore une fois, et je te promets que ta carrière de policier sera le dernier de tes soucis.

— Est-ce que c'est une menace ? demanda Davis, qui était tout de même impressionné même s'il faisait tout pour le cacher.

Matt sourit.

— Appelle ça comme tu veux, répondit-il en répétant la phrase prononcée par son collègue quelques minutes plus tôt. Tu connais la sortie.

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— Hé ! Aidez-moi, s'il vous plait ! cria une jeune femme blonde en faisant de grands signes à un automobiliste.

— Que se passe-t-il ? demanda l'homme lorsqu'il fut descendu du véhicule.

— C'est ma jambe, expliqua-t-elle. Je crois qu'elle est cassée, je n'arrive plus à marcher. J'ai essayé de téléphoner à quelqu'un mais je n'ai plus de batterie sur mon portable.

— Je vais vous conduire à l'hôpital, déclara l'homme en lui tendant le bras pour l'aider à marcher.

— Merci.

— Mais voyons, c'est tout à fait natu...

Bam !

— Désolée pour ça, dit froidement Liv après avoir fait léviter une énorme branche d'arbre pour l'assommer.

Elle avait besoin d'une voiture, et ses pouvoirs étant inefficaces à l'intérieur de Mystic Falls, elle en avait été réduite à utiliser ce petit stratagème à la frontière de la ville.

La mort de Luke avait eu des conséquences inattendues, et elle savait à présent comment obtenir ce qu'elle voulait.

Sans perdre de temps, Liv boucla sa ceinture et se mit en route vers Richmond, à l'endroit indiqué par le sort de localisation qu'elle avait lancé un peu plus tôt.

Le moyen d'obtenir ce qu'elle cherchait, c'était de retrouver Tyler Lockwood.