Bonjour ou bonsoir :-)
* Feeli37 : oui c'est Noël avant l'heure ^^ suite du flashback dans ce chapitre :-)
* teambonbon972 : Moi aussi j'aime ce nouveau Matt, et qui sait, la menace de Davis le rapprochera peut-être de Tripp :-)
* Love the Original Family : Tu sauras dans les prochains chapitres quelles sont les intentions de Liv, mais la fin de ce chapitre éclaire déjà une petite partie du mystère :-)
Un grand merci pour vos reviews, et je remercie également les personnes qui lisent sans commenter :-)
Bonne lecture, et si je ne poste pas d'ici là, Joyeux Noël ! :-)
P.S. : je ne laisse pas tomber Love Quizz, je suis juste en pause pour le moment :-)
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— J'ai besoin de votre aide.
Surpris, Tripp leva un sourcil. Il ne s'attendait pas à ce que Matt lui téléphone pour lui demander de l'aide.
— A quel sujet ?
Son ton était froid, car il n'avait pas oublié la manière dont le jeune homme était parti et il en gardait encore une certaine rancune.
— C'est Davis, avoua Matt. Il se demande pourquoi vous lui avez demandé de garder le secret sur ma présence dans la maison, et je crois qu'il est jaloux.
— Je vais régler le problème, répondit-il brièvement.
— Comment ? Il a menacé de révéler à tout le monde qu'il a menti. Je me fiche qu'on apprenne que j'étais là, mais je ne veux pas que les gens s'interrogent sur la raison de notre mensonge. Je ne sais même pas pourquoi vous lui avez demandé de mentir, d'ailleurs.
— Ne t'occupe plus de Davis, je vais régler le problème à ma manière.
— Mais...
— Merci d'avoir appelé, Matt, le coupa Tripp avant de raccrocher.
Il était très en colère que Davis ait osé menacer Matt, et le policier ne s'en tirerait pas aussi facilement.
De son côté, Matt était surpris : Tripp lui avait pratiquement raccroché au nez. C'est vrai que Matt lui avait répondu assez séchement lors de leur dernière discussion, mais le jeune homme ne s'attendait pas à ce que Tripp le prenne tellement à coeur. Avec un soupir, il composa un autre numéro de téléphone : il avait envie de prendre des nouvelles de ses amis. A cette heure-ci, ils devaient probablement être arrivés à Richmond, première étape de leur voyage en direction de New-York.
Tristement, Matt se demanda s'il n'aurait pas mieux fait de les suivre, et de quitter cette ville maudite.
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— J'avais presque oublié combien j'aimais cette ville, dit joyeusement Damon en regardant tout autour de lui. J'ai presque l'impression de la revoir d'un oeil nouveau.
— Forcément, tu es humain, répondit sans réfléchir Caroline, avant de réaliser qu'elle aurait peut-être du se taire, car Damon devait être énervé de ne pas avoir pu se transformer à nouveau en vampire.
A sa grande surprise, il lui sourit.
— Tu as raison, Barbie. Tout me parait tellement nouveau !
Tout en disant cela, il regarda Bonnie, qui rougit légèrement.
— Bon, vous les vampires ne ressentez pas la faim humaine, mais certains d'entre nous ont encore besoin de nourriture pour survivre, ajouta Damon en se dirigeant vers un petit restaurant pas très loin de l'Abbaye.
— Bonnie idée, allons manger tous ensemble, proposa Enzo. De toute façon, Caroline me doit un restaurant, rappela-t-il à la jeune femme, qui leva les yeux au ciel.
— Très bien, allons-y, ajouta Alaric.
Une jeune femme en tablier se précipita vers eux dès leur entrée dans le restaurant.
— Bonjour, lui dit Rick. Une table pour...
Il se tourna et se mit à compter : Stefan, Damon, Enzo, Jeremy, Tyler, Elena, Caroline, Liz, Bonnie et lui-même, cela faisait...
— 10, complèta Enzo en décochant un sourire à la serveuse.
— Suivez-moi, répondit celle-ci.
La distribution des places ne fut pas facile : Damon voulait absolument être assis près de Bonnie et il faisait tout pour se rapprocher d'elle avant de choisir leur place, mais cette dernière ne voulait pas faire de peine à Elena et s'éloignait à chaque fois. Quant à Enzo, il s'obstinait à suivre Caroline, qui utilisait sa mère comme bouclier. Finalement, chacun obtint ce qu'il voulait car ils se disposèrent de la manière suivante autour de la grande table ronde : Enzo, Caroline, Stefan, Elena, Damon, Bonnie, Liz, Tyler, Jeremy et Alaric.
Le diner se déroula sans incident. La conversation porta sur des sujets banals, chacun surveillant ses paroles afin de ne pas casser l'ambiance. Pourtant, Jeremy enrageait d'être loin de Bonnie et de voir Damon l'observer quand il pensait que personne ne les regardait. Tyler était triste de voir Caroline assise entre ses deux prétendants, alors que lui n'avait aucune chance. Caroline était agacée par le manège d'Enzo et aurait préféré être assise près de sa mère. Bonnie se sentait coupable que Damon se comporte ainsi devant Elena qui, elle, se décomposa lorsqu'elle remarqua le regard plein de tendresse de son ex-petit ami envers sa meilleure amie. Stefan n'appréciait que moyennement le comportement d'Enzo envers Caroline, et Rick songeait à la décision de Vanessa.
La sonnerie du téléphone de Bonnie interrompit la conversation.
— C'est Matt, leur annonça-t-elle avec un sourire, avant de décrocher et de mettre le haut parleur. Salut, Matty ! crièrent-ils tous en choeur.
— Salut, les gars, répondit-il, le coeur serré d'entendre leurs voix en apparence heureuses, mais il ne soupçonnait pas les drames qui se cachaient derrière les visages souriants et les rires un peu forcés. Comment allez-vous ?
— Tout va bien, répondit Bonnie. Et toi ?
— Tripp ne te mène pas trop la vie dure ? demanda Damon en s'emparant du téléphone de Bonnie.
—Damon ? demanda Matt, étonné. Euh... non, ça va, bafouilla-t-il, à la fois surpris que Damon lui parle, et pris de cours par sa question sur son hypothétique père.
— Tu nous manques, ajouta Elena en se penchant vers le téléphone que tenait Damon.
— Vous me manquez aussi.
— Est-ce que tu es certain de ne pas vouloir venir avec nous ? demanda le double Petrova, qui avait noté son changement d'intonation.
— Merci, Elena, mais je suis bien, ici, mentit-il. Je vous souhaite un bon voyage jusqu'à New York.
— On t'appelle demain, promit Bonnie. Prends soin de toi, lui dit-elle avant de raccrocher.
— C'était sympa de ta part de dire quelque chose à Matt, fit remarquer Stefan à son frère.
Damon haussa les épaules.
— Je sais, je suis quelqu'un de sympa, dit-il avec un sourire de fausse modestie. N'est-ce pas, Witchy ?
— Si tu le dis, répondit la sorcière d'une voix étranglée, fixant obstinément son verre d'eau vide devant elle.
— Bonnie... une pause pipi s'impose, tu ne crois pas ? intervint Caroline.
Son amie la remercia du regard.
— On revient, les avertit la blonde, avant d'entrainer Bonnie vers les toilettes.
Lorsque la porte fut fermée et le robinet d'eau ouvert afin que personne ne puisse écouter leur conversation, Caroline explosa.
— Bonnie ! Que se passe-t-il entre Damon et toi ?
— Rien, Caroline. Rien du tout.
Elle lui lança un regard plein de doute.
— Bonnie...
— Quoi ? demanda-t-elle en tentant de garder un visage impassible.
— Mais enfin, il ne fait que te regarder depuis tout à l'heure !
— Je sais, Caroline, répondit son amie d'une petite voix.
— Et ?
La blonde était dans un état d'agitation extrême.
— Et rien, Care.
— Comment ça, rien ? Bonnie, j'ai entendu votre conversation quand vous étiez seuls dans la maison, Damon t'a confié des choses sur son passé qu'il n'aurait jamais confiées à personne !
— Comment es-tu au courant ? s'étonna-t-elle.
Caroline rougit.
— Je... j'étais cachée dans l'armoire avec Stefan, confessa-t-elle à voix basse.
Involontairement, Bonnie éclata de rire.
— Excuse-moi, c'est juste que... Vous imaginer, Stefan et toi, contorsionnés dans l'armoire pour nous espionner...
Son fou rire repartit de plus belle : en riant, Bonnie sentait qu'elle se libérait de toutes les tensions qu'elle avait accumulées jusqu'à présent.
— Ce n'est pas drôle, dit Caroline, mais ses lèvres se retroussèrent légèrement.
— Excuse-moi, rigola Bonnie en s'essuyant les yeux.
— Donc, pour en revenir à Damon, reprit Caroline, tenace.
— Il n'y a rien entre Damon et moi, s'entêta-t-elle à répondre, espérant presque que ce mensonge soit la réalité.
— Bonnie... je te connais depuis ta naissance, je sais quand quelque chose d'important est en train de se passer. En plus, je m'y connais, en relations amoureuses, et je vois bien qu'il se passe quelque chose entre vous.
— C'est juste... impossible, Caroline, dit Bonnie d'une voix faible. Damon et moi, ajouta-t-elle sur le même ton. C'est... c'est impossible. A cause...
— D'Elena, complèta le vampire. Tu as donc décidé de laisser tomber et de ne pas donner sa chance à Damon ?
— Tu sais, tu n'es pas censée me dire ce genre de chose, trouva-t-elle la force de plaisanter. Tu es supposée m'en dissuader ! Elena est notre amie et...
— Je crois que je suis amoureuse de Stefan.
— Quoi ?!
La sorcière en resta sans voix.
— Elena s'en doute, et j'ai tenté de me raisonner, j'ai même essayé de me convaincre de sortir avec Enzo mais... je crois que je n'oublierai pas mes sentiments pour Stefan de sitôt.
— Mais... comment est-ce arrivé ? demanda Bonnie, toujours sous le choc.
— Et Damon et toi, comment est-ce arrivé ? répondit Caroline avec un petit sourire.
— Tu marques un point, admit la jeune femme.
Elles se regardèrent en silence quelques instants.
— Care... est-ce que tu penses que nous sommes d'horribles amies ?
La blonde secoua doucement la tête.
— Non. Je ne pense pas, répondit-elle lentement. Je crois juste que l'amour ne se commande pas.
Bonnie prit une profonde inspiration et posa la question que Caroline attendait.
— Qu'allons-nous faire, maintenant ?
Elle fit un geste d'ignorance.
— Continuer notre voyage, emménager à New-York, et... prendre une décision, je suppose.
— Je déteste cette situation ! s'exclama Bonnie, furieuse contre elle-même, car elle se sentait coupable vis-à-vis d'Elena. Je n'ai jamais demandé à ce que ça arrive, chuchota-t-elle. Je... je n'ai pas choisi de tomber amoureuse de lui.
— Je le sais, Bonnie, répondit Caroline en lui touchant amicalement le bras. Moi non plus, je n'ai pas demandé à avoir des sentiments pour Stefan mais... c'est arrivé malgré tout.
Après avoir refermé le robinet et jeté un coup d'oeil à leur reflet dans le miroir, elles sortirent des toilettes en prenant un air qu'elles espéraient neutre.
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Richmond, 1953
— Quelle belle nuit de printemps, dit Damon en levant les yeux vers le ciel étoilé.
Stefan but une gorgée de bourbon avant de prendre un air dubitatif.
— Tu m'as amené jusqu'ici pour me parler du ciel et des étoiles ? demanda-t-il à son frère, un sourire mi-amusé, mi-intrigué sur les lèvres.
— Non, Stefan, répondit-il avant de désigner l'Abbaye du menton. Je t'ai amené ici pour t'asperger d'eau bénite et te dénoncer aux évêques, plaisanta-t-il.
— Ce sont des moines, Damon, corrigea Stefan sans pouvoir s'empêcher de sourire.
— Peu importe, répondit Damon sur le même ton avant de boire à même la bouteille.
Soudain, Stefan redevint sérieux.
— Écoute... je ne voudrais pas gâcher l'ambiance, mais que veux-tu exactement ?
Damon poussa un soupir.
— Pourquoi faut-il toujours que les gens s'imaginent que j'ai une idée derrière la tête ?
— Parce qu'en général, tu as une idée derrière la tête.
— Ah ah, très drôle.
— Sérieusement, Damon, que fais-tu là ?
— Je te l'ai dit, je suis tombé sur toi par hasard, et j'ai eu envie de passer du temps avec mon frère.
— Par hasard ? demanda Stefan, qui ne le croyait qu'à moitié.
— Par hasard, répéta son aîné en le regardant droit dans les yeux.
— Très bien, je te crois, déclara finalement Stefan. Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ?
— Voyons, petit frère, tu sais très bien ce à quoi nous sommes tous les deux doués...
Stefan leva un sourcil interrogateur.
— Les filles, ajouta son frère avec un clin d'oeil.
— Damon, je ne crois pas que ce soit une bonne idée, je ne veux pas utiliser mes pouvoirs.
— Qui t'a parlé d'utiliser tes pouvoirs ? A moins bien sur que tu penses ne pas être capable de séduire plus de femmes que moi sans recourir à l'hypnose..., lança Damon d'un air innocent.
— Est-ce que tu me lances un défi ?
— Est-ce que tu vas le relever ?
Avec un sourire, Stefan leva sa bouteille en direction de son frère.
— A la tienne, Damon. Et que le meilleur gagne.
Il vida ensuite sa bouteille d'un trait et la jeta par terre, avant de se diriger vers la rue avec Damon, qui lui tapa gentiment sur l'épaule.
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— Vous voilà enfin ! s'exclama Enzo en voyant Bonnie et Caroline se diriger vers leur table. Tyler s'inquiétait, il a failli appeler des renforts.
— Très drôle, répondit sarcastiquement Caroline, avant de réaliser que le loup-garou manquait à l'appel. Où est-il ?
— Mais... il est venu voir si tout allait bien, comme vous ne reveniez pas, répondit Stefan, les sourcils froncés.
— Nous revenons des toilettes, Tyler n'était pas là, dit Bonnie d'une voix assurée.
— Je parie qu'il a trouvé cette excuse pour aller discrètement dans les toilettes des hommes, il ne doit pas digérer son repas, le pauvre, se moqua Enzo.
— ça suffit ! cria la blonde, en colère. Je vais voir si je le trouve.
Elle fut de retour quelques minutes plus tard, et les autres comprirent à l'expression de son visage qu'elle n'avait pas trouvé Tyler.
— Nous allons le retrouver, Caroline, lui dit Elena d'une voix rassurante. Il ne peut pas avoir disparu !
— Nous allons utiliser notre ouïe pour le localiser, ajouta Alaric.
— Bonnie idée. Moi, je vais lui téléphoner, répondit Caroline.
Tandis que Stefan, Elena et Alaric se concentraient, Caroline composa le numéro de son ex petit ami.
— C'est déjà la quatrième sonnerie, il ne répond pas, annonça-t-elle avec dépit.
— Attends, chuchota Alaric en tendant l'oreille.
Lentement, il se dirigea vers les toilettes. Il revint quelques secondes plus tard avec un téléphone dans la main.
— Allô ? dit-il après avoir décroché.
— Oh mon dieu... c'est celui de Tyler, réalisa Caroline avec horreur lorsqu'elle entendit la voix d'Alaric dans son propre téléphone.
— Ne tirons pas de conclusions hâtives, dit Stefan afin de la rassurer.
— Stefan, murmura Caroline en plongeant ses yeux inquiets dans les siens, il faut admettre l'évidence : Tyler a disparu.
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A quelques kilomètres de là...
— Arrête de t'agiter, cela ne sert à rien, dit Liv à Tyler après avoir jeté un regard dans le rétroviseur.
Furieux, le garou tenta de se détacher, sans succès. Il poussa quelques gémissements indistincts, à cause de son baîllon.
— Désolée d'avoir du te baillonner, mais je n'aurais pas pu supporter de t'entendre te plaindre durant tout le trajet.
Incapable de répondre, Tyler se contorsionna pour jeter un coup d'oeil par la fenêtre arrière de la voiture.
— Tu te demandes où je t'emmène, pas vrai ? demanda Liv, une main sur le volant.
Elle sourit.
— Je vais satisfaire ta curiosité, Tyler : je t'emmène là où tout a commencé.
Le jeune homme lui lança un regard d'incompréhension.
— Nous retournons à Mystic Falls.
