Bonjour ou bonsoir, voici un petit cadeau de Noël à l'avance :-)

*teambonbon972 : moi aussi j'adore le Defan :-) Pas de Liv dans ce chapitre, mais ce sera pour la suite ;-) et mon amitié préférée pour Bonnie c'est le Baroline :-)

*Feeli37 : tu auras ta réponse pour Davis dans ce chapitre :-) Kai/Elena ce serait pas mal ahah XD Et le Defan est vraiment une des relations que je préfère :-)

*Love the Original Family : merci pour ta review, j'espère que ce chapitre te plaira autant :-)

Je vous souhaite à toutes et à tous un très Joyeux Noël, et je vous remercie pour vos commentaires :-)

Bonne lecture :-)

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— Il faut qu'on le retrouve, dit Caroline, complètement paniquée. Comment a-t-il pu disparaitre sans qu'on le remarque ?

— Il doit probablement y avoir une autre sortie, répondit Alaric en baissant le ton car ils n'étaient pas seuls dans le restaurant.

— La serveuse a peut-être remarqué quelque chose, intervint Jeremy. Vous devriez l'hypnotiser et lui poser la question.

— Waouh, Gilbert, ton ingéniosité m'épate, ajouta Damon avec un sourire moqueur.

Le chasseur lui lança un regard noir.

— Je vais le faire, déclara Elena en se levant, qui avait besoin de s'éloigner de Damon un moment car il était trop proche de Bonnie à son goût.

— Puis-je vous aider ? demanda la serveuse lorsqu'Elena fut devant elle.

— Je suis à la recherche de mon ami, dit-elle d'une voix persuasive en regardant la jeune femme dans les yeux. Il était assis avec nous. L'avez-vous vu ?

— Je l'ai vu se diriger vers les toilettes, répondit docilement la serveuse. Ensuite, une jeune femme blonde est apparue devant lui. Elle a prononcé une drôle d'incantation et la seconde d'après, votre ami se tenait la tête entre les mains. Ensuite, elle l'a fait sortir par la porte de service à l'arrière.

— Une blonde, répéta lentement Caroline, qui avait écouté la conversation grâce à son ouïe, tout comme Stefan.

— Liv, devina ce dernier.

— Attendez, pourquoi Liv ferait-elle une chose pareille ? demanda Jeremy, qui se sentit un peu gêné lorsqu'il croisa le regard de Bonnie.

— Je ne sais pas, peut-être parce que Tyler a tué son frère ? demanda Enzo d'un ton ironique.

— Si Liv voulait vraiment le tuer par vengeance, elle aurait pu le faire tout de suite, fit remarquer Alaric. Pourquoi l'emmener ailleurs ?

— Elle veut peut-être le torturer ? suggéra Damon.

— Damon ! cria Caroline.

— Quoi ? C'était juste une hypothèse !

— Ce n'est pas bête, admit Stefan. Nous devons nous mettre à la place de Liv pour deviner ses intentions.

— Voyons..., dit Enzo en se grattant la tête. Où irais-je si je voulais me venger d'un sac à puces ?

— Enzo, je te jure que..., commença Caroline, mais Bonnie l'interrompit.

— La frontière, murmura la sorcière. On ne sait pas ce qu'il se passera si Tyler retourne à Mystic Falls : peut-être Liv va-t-elle essayer de le tuer en le forçant à passer la frontière ?

— Mais oui ! s'exclama Elena.

— Il faut que j'y retourne, ajouta brusquement Caroline.

— Tu plaisantes, j'espère ? Nous avons déjà fait la moitié du chemin et...

— Je n'en ai rien à faire, Enzo ! Poursuis ta route, va où tu veux, moi, je fais demi-tour !

— Et avec quelle voiture ?

— J'en volerai une ! rétorqua la blonde. Ce n'est pas ça qui va m'arrêter.

— Je viens avec toi, déclara soudain Bonnie.

— Quoi ? crièrent en même temps Damon et Jeremy.

— Vous ne pouvez pas aller là-bas toutes seules, dit Stefan. Tripp est toujours en ville. Je viens avec vous.

Il regarda les autres.

— Vous, continuez à suivre l'itinéraire prévu.

— Sérieusement, Stefan ? s'écria Damon. Tu crois vraiment que je vais partir à New-York sans B...

Son regard croisa celui d'Elena.

— Vous trois ? se reprit-il à la dernière minute.

— Très bien, répondit son frère. Nous irons donc tous les quatre.

— Je viens aussi, ajouta Elena.

— Tyler est mon ami, renchérit Jeremy.

— Et je ne partirai pas sans toi, Caroline, dit Liz en regardant sa fille.

— Alors, on fait tous demi-tour ? demanda Alaric en jetant un regard en direction d'Enzo, qui n'avait toujours rien dit sur ses intentions.

Enzo poussa un soupir.

— J'imagine que vous aurez besoin de quelqu'un pour vous aider à passer le temps pendant le trajet, finit-il par répondre.

C'est ainsi qu'il reprirent tous la route en direction de leur ancien foyer.

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Richmond, 1953

Je vois que tu n'as pas perdu la main, fit remarquer Stefan à son frère comme une jeune femme lui lançait un regard charmeur.

Le vampire haussa les épaules d'un air faussement modeste.

Que veux-tu, c'est mon charme naturel, plaisanta-t-il.

Stefan sourit, avant de boire une gorgée de bourbon.

Que penses-tu de celle-là ? dit Damon en désignant une jeune femme du regard.

Pas mal, admit Stefan.

Je parie qu'elle va m'embrasser avant 10 minutes.

Pari tenu !

Avec un sourire victorieux, Damon s'avança vers la table de la jeune femme. Il commença à lui chuchoter quelque chose à l'oreille, et Stefan regretta presque d'avoir accepté de ne pas utiliser ses pouvoirs : il était curieux de savoir ce que son frère pouvait bien raconter aux femmes pour qu'elles lui tombent aussi facilement dans les bras.

Soudain, la jeune femme cessa de sourire et gifla Damon, qui fit demi-tour, l'air vexé.

Qu'est-ce que tu lui as dit ? demanda Stefan, qui devait se retenir de ne pas éclater de rire.

J'ai peut-être été trop direct, admit-il avec une grimace.

Il haussa ensuite les épaules.

Que veux-tu, on ne peut pas gagner à chaque fois, ajouta-t-il, philosophe.

J'ai gagné mon pari, lui fit remarquer son frère, un sourire victorieux aux lèvres.

J'avais oublié ce détail, répondit Damon. Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Stefan le regarda d'un air sérieux.

Je veux savoir la vérité : pourquoi te comportes-tu ainsi aujourd'hui ?

Je te l'ai dit !

Damon...

Quoi ?

Un pari est un pari. J'ai gagné, alors réponds à ma question.

Le vampire soupira avant de boire une gorgée de bourbon.

Est-ce que tu sais quel jour on sera demain ? demanda-t-il soudain à Stefan.

Ce dernier réfléchit, avant de comprendre où il voulait en venir.

Tu es revenu pour elle... pour l'anniversaire de sa mort, murmura-t-il d'une voix changée par l'émotion.

C'est stupide, je sais, répondit Damon. Notre mère est morte il y a plus d'un siècle, et pourtant... il m'arrive encore de penser à elle.

Moi aussi.

Ils se regardèrent en silence pendant un instant.

Ce n'est pas nécesaire que je retourne jusque Mystic Falls pour me recueillir sur sa tombe, finit par dire Damon. Je crois qu'elle aurait aimé que nous passions un moment entre frères à parler d'elle, plutôt que de nous rendre dans cet endroit triste et froid, comme elle l'appelait.

Elle a toujours été si... si pleine de vie, répondit tristement Stefan. Je ne l'ai pas beaucoup connue mais... c'est l'image que je garderai éternellement d'elle : une personne toujours joyeuse, même si sa vie n'a pas toujours été facile.

En effet, dit Damon, sa main se serrant plus fort autour de la bouteille au souvenir de leur père Giuseppe, qui n'avait fait que rendre malheureuse sa femme toute sa vie.

Damon, je... je suis content que nous passions cette soirée ensemble.

Moi aussi, Stefan. Mais toutes les bonnes choses ont une fin, annonça-t-il en se levant.

Tu t'en vas ?

Il le faut. Tu le sais.

Pourquoi ne viendrais-tu pas à Mystic Falls avec moi ? proposa-t-il spontanément. Nous rendrions visite à Joseph et...

Cela ne fonctionnera pas, Stefan. Nos modes de vie sont trop différents.

Le visage de Stefan se ferma.

Tu continues à boire du sang humain ?

C'est ce que je suis, répondit Damon d'un air impuissant. Je ne peux pas changer, et je ne le veux pas. Pas plus que toi, tu n'as envie de me ressembler, pas vrai ?

Le silence de Stefan lui donna sa réponse.

A bientôt, frérot, ajouta Damon, avant d'utiliser sa supervitesse pour disparaitre du bar.

Longtemps après son départ, Stefan resta figé, se demandant s'il n'avait pas rêvé cette soirée. Il n'imaginait pas que deux mois plus tard, Damon accepterait de revenir à Mystic Falls car, secrètement, Stefan lui manquait, et qu'il finirait par tomber dans le piège de Joseph Salvatore et dans les filets d'Augustine avant même d'avoir pu revoir son frère. Stefan ne se doutait pas que deux mois plus tard, malgré la soirée qu'ils venaient de vivre, il prendrait Damon pour un monstre et qu'il recommencerait à le détester.

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— Qu'est-ce que tu veux ? demanda durement Matt à Davis.

Le policier s'était dêpéché de se changer car il voulait quitter son service le plus vite possible, mais son insupportable collègue avait réussi à l'intercepter avant qu'il ne puisse s'éclipser.

— Je... je voudrais m'excuser, Matt.

Ce dernier claqua violemment la porte de son casier.

— Cela ne m'intéresse pas, répondit-il en articulant chaque mot.

— Écoute, je suis vraiment désolé, répéta Davis en suivant Matt à travers le couloir. Tripp est venu me voir, il m'a expliqué pourquoi il m'a demandé de mentir.

Matt stoppa net.

— Vraiment ?

— J'ai compris, dit Davis à voix basse. Ce n'était pas une mission officielle, nous n'étions pas censés être dans cette maison. Il a réussi à trouver un mensonge pour justifier sa présence et la mienne – à vrai dire, il n'a pas eu le choix car j'étais blessé - mais révéler la tienne aurait compliqué les choses et engendré d'autres mensonges. Je suis désolé, répéta-t-il pour la troisième fois, j'aurais du comprendre et avoir confiance en lui, et en toi. J'ai... j'ai cru que...

— Que je voulais devenir « le chouchou du chef », c'est ça ? ne put-il s'empêcher d'ironiser en reprenant les mots de Davis.

— Je mérite ta colère, ce que j'ai fait est vraiment mal mais... S'il te plait Matt, pardonne-moi. Tu es un membre indispensable à l'équipe, et je n'ai pas envie qu'on soit fâchés.

— En fait... je pensais tout arrêter, avoua-t-il avec un soupir.

Le fait que Tripp soit peut-être son père et qu'il soit une menace pour ses amis rendait les choses trop compliquées.

— Quoi ? Tu veux démissionner ?!

Matt hocha la tête.

— Tu ne peux pas faire ça ! s'exclama Davis. Il y a des gens qui comptent sur nous ! D'innocentes personnes qui ont besoin de nous pour vivre heureux sans que leur vie soit menacée à chaque instant par ces monstres !

— Davis, écoute...

— Les vampires doivent disparaitre, le coupa-t-il. Ils sont un vrai poison pour cette ville, tu le sais aussi bien que moi !

Il songea que Davis commençait à ressembler un peu trop à Tripp, et cela l'inquiétait.

— J'ai des problèmes... personnels, dit Matt, faute de pouvoir trouver une meilleure explication.

Davis posa la main sur l'épaule du policier.

— Ici, les problèmes personnels ne comptent plus, Matt. Il n'y a que le devoir. Et le nôtre, c'est de débarasser cette ville des vampires... pour du bon.

Il enleva sa main et s'éloigna, avant de faire demi-tour.

— On se voit demain ? lui demanda Davis avec bonne humeur.

Matt acquiesça.

— On se voit demain, répéta-t-il.

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— Il faut qu'on prévienne Matt ! dit Caroline d'une voix aigue. Nous arriverons peut-être trop tard !

— J'en doute, Caroline, la rassura sa mère. Si Liv est bien partie à Mystic Falls, il lui faudra autant de temps qu'à nous pour rentrer.

— Tu as raison, mais je vais quand même l'appeler.

Elle composa rapidement le numéro de son ami.

— C'est bizarre, je n'arrête pas de tomber sur sa boite vocale.

— Il est peut-être au travail, suggéra Stefan sans quitter la route du regard.

— Tu dois avoir raison, céda la blonde. Je crois que je vais essayer de dormir pendant une petite demi-heure pour me calmer, ensuite réveillez-moi pour que je rappelle Matt, d'accord ?

— Ne t'en fais pas, je te réveillerai avant qu'on soit arrivés à Mystic Falls, dit Enzo d'une voix séductrice, ce qui fit soupirer Caroline.

Au même moment, à Mystic Falls...

— Tripp ? demanda Matt en passant la tête dans l'entrebaillement de la porte du bureau de son chef.

— Oui ? demanda celui-ci.

— Je voulais juste te dire... enfin vous dire...

— Tu peux me tutoyer, tu sais, le coupa-t-il. Du moment que tu ne le fais pas devant les autres. Après tout, nous sommes peut-être de la même famille.

Matt acquiesça en silence.

— Tu voulais me dire quelque chose ? demanda son chef.

— Quoi que tu... que tu aies dit à Davis, cela a fonctionné. Il ne m'en veut plus.

— C'est une bonne nouvelle, j'en suis soulagé. Autre chose ? ajouta-t-il comme Matt semblait hésitant.

— Hé bien... oui. J'ai perdu mon téléphone. Personne ne l'aurait ramené ici, par hasard ?

— Non, je suis désolé, Matt.

— Ce n'est pas grave, j'imagine que je devrai m'en racheter un autre. A demain, Tripp.

— A demain, Matt.

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— Cette sieste ne m'a pas calmée du tout ! s'exclama Caroline d'une voix surexcitée. Et Matt ne réponds toujours pas, soupira-t-elle avec agacement. Je vais lui laisser un message vocal.

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Message reçu de : Bon-Bon.

Matt, le sort est levé temporairement. Sors discrètement de la maison et fais-moi une sonnerie quand tu es dehors. Bonnie

— Intéressant, murmura-t-il, car il remarqua que la date du message coïncidait avec celle de l'explosion.

Soudain, le téléphone sonna et il faillit le lâcher à cause de la surprise.

Appel entrant : Caroline.

Avec un soupir, il redirigea l'appel directement vers la messagerie. Quelques minutes plus tard, une notification du téléphone l'informa qu'il avait un nouveau message vocal.

« Allô Matt, c'est Caroline. Écoute, nous sommes sur la route pour revenir à Mystic Falls, et je commence à m'inquiéter que tu ne répondes pas à mes appels. Ne panique pas, mais nous pensons que Liv a enlevé Tyler et qu'elle veut le forcer à passer la frontière pour le tuer. Nous serons là dans quelques heures, rappelle-moi dès que tu as ce message, d'accord ? Bisous »

— De plus en plus intéressant, ajouta Davis à voix haute en pressant la touche répéter.

« Allô, Matt, c'est Caroline. Écoute, nous sommes sur la route pour revenir à Mystic Falls, et je...»

Le policier avait l'intention de tout faire pour obtenir une promotion, même s'il devait mentir ou tricher. Et il avait vraiment l'impression d'avoir découvert un scoop.

— Je sens que tu vas m'être d'une aide précieuse, Caroline, murmura-t-il d'un ton amusé alors qu'il commençait à composer un message. Très précieuse, répéta-t-il plus durement.