Bonjour ou bonsoir :-) j'ai pris du retard sur cette fanfiction car j'ai été très occupée, mais je ne laisse pas tomber (ni les O.S. d'ailleurs) et cette histoire approche du chapitre final :-) J'espère que vous avez passé de très bonnes fêtes :-)

* teambonbon972 : le double jeu de Davis peut s'avérer dangereux, sans compter qu'une révélation sera faite dans ce chapitre... je n'en dis pas plus :-)

* Feeli37 : Tyler n'a pas fini d'en voir de toutes les couleurs ^^ l'histoire de Davis est encore plus compliquée qu'il n'y parait, explication dans ce chapitre et dans les suivants :-)

* Love the Original Family : je n'en dis pas trop, mais Tripp va se retrouver dans une situation très délicate :-)

* Pauline : Bienvenue :-) je suis contente que ma fiction te plaise :-)

Un grand merci pour vos reviews, et désolée pour le retard ^^

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— Tu avais promis de les laisser tranquille ! cria Matt avec colère.

D'un geste moins assuré qu'il ne l'aurait voulu, Tripp prit son arme chargée de balles en bois.

— En effet, à la condition qu'ils restent en dehors de la ville, répliqua-t-il en coinçant le revolver entre son pantalon et sa ceinture.

— Ils ne seraient pas revenus sans une bonne raison, et je suis certain qu'ils m'auraient avertis si je n'avais pas perdu mon téléphone.

Tripp lui lança un regard désolé.

— Ne m'en veux pas, Matt. Un deal est un deal.

Il voulut sortir de son bureau mais le policier vint se placer devant lui pour l'empêcher de passer.

— Je n'arrive pas à croire que je suis peut-être le fils d'un sale type comme toi ! explosa-t-il.

— Je comprends pourquoi tu m'en veux, se borna à répondre son patron en gardant son calme.

— Non, tu ne comprends pas ! Ce n'est pas seulement le fait que tu t'en prennes à mes amis ! Tu es juste si... si froid et sans pitié !

— Moi, je suis froid et sans pitié ? répéta-t-il, un peu énervé, à présent. Ce sont les vampires qui le sont ! Ce n'est pas moi qui attaque les gens pour boire leur sang !

Matt le regarda droit dans les yeux, et Tripp ne parvint pas à déterminer si le garçon était déçu, dégouté ou un peu des deux.

— Il faut que quelqu'un le fasse, Matt, essaya-t-il de lui faire comprendre. Sois raisonnable.

— Je suis raisonnable, répondit Matt d'une voix tremblante. Mais le fait que je sois peut-être ton fils ne m'oblige pas à partager tes idées.

— C'est moi, ton fils, intervint durement une troisième voix.

Matt et Tripp tournèrent tous les deux la tête vers la porte, et c'est à peine s'ils remarquèrent l'arme que Davis pointait vers eux, trop choqués par sa déclaration.

— Quoi ?! s'exclamèrent-ils en même temps.

Davis prit une profonde inspiration.

— Je suis ton fils, Tripp.

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— Je ne comprends pas pourquoi Matt veut qu'on le rejoigne dans cette maison en ruines dans la forêt, dit Caroline en secouant la tête, son portable à la main.

— Moi non plus, répondit Stefan en repoussant une branche qui leur barrait le passage.

— Et il ne répond plus à mes messages !

— Caroline, il nous a bien prévenus de ne pas attendre de réponse car Tripp est dans les parages, intervint Elena.

— Oui mais tout de même, je trouve cette histoire très bizarre, insista la blonde. Je viens de lui dire que Liv avait enlevé Tyler, il pourrait trouver cinq minutes pour répondre à mon message !

— Peut-être qu'il est comme certains d'entre nous et qu'il se fiche du sort de Tyler, répondit Enzo, un sourire agaçant sur les lèvres.

— La ferme !

— C'est bon, pas la peine de t'énerver, marmonna-t-il.

— J'aurais du retourner en ville, dit soudain le Shériff Forbes.

— Maman, non ! N'oublie pas que Tripp t'a menacée !

— Je le sais, ma chérie, mais je ne peux pas ne pas intervenir : Tyler est en danger.

— Il n'y a rien que vous puissiez faire, Liz, dit gentiment Stefan. Liv est une sorcière, il n'y a que Bonnie qui puisse l'arrêter.

— Je commence à me demander si nous n'aurions pas mieux fait de l'accompagner jusqu'à la frontière de le ville, marmonna Jeremy, les dents serrées.

— Damon est avec elle, tout ira bien, répondit Caroline, tandis qu'Elena tentait de garder un visage impassible. Tout comme Alaric, ajouta-t-elle précipitamment.

— Je ne suis pas rassuré pour autant, insista le chasseur en boudant.

Ils s'arrêtèrent tous les six lorsque la maison – ou du moins ce qu'il en restait – était en vue.

— Il ne nous reste plus qu'à attendre Matt, dit Caroline en regardant l'écran de son téléphone, mais son ami ne lui avait toujours pas donné de nouvelles.

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— Liv la sorcière folle n'est toujours pas en vue, dit Damon avec un soupir.

— Sois patient, répondit Bonnie, qui sentait pourtant l'impatience la gagner elle-aussi.

— Je viens d'appeler les autres, leur annonça Rick en raccrochant son téléphone, ils attendent Matt.

— C'est vraiment bizarre, murmura la sorcière. Pourquoi ne donne-t-il pas de nouvelles ? Est-ce que Tripp aurait...

Elle fut incapable de terminer sa phrase.

— Ne nous affolons pas, déclara Alaric d'une voix rassurante. Je suis sur que Matt ne va pas tarder à les rejoindre et nous allons régler cette histoire.

— J'espère que je parviendrai à me défendre contre Liv, dit pensivement Bonnie.

— J'ai confiance en toi et en tes pouvoirs, Bon-Bon.

Cette dernière sourit, et Damon lui sourit en retour. Alaric, lui, haussa les sourcils, se demandant si ses soupçons concernant Damon n'étaient pas avérés.

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— Quoi ? répéta Matt, incrédule.

— C'est moi ton fils, Tripp, dit Davis avec un sourire plein d'espoir.

— Mais... comment, balbutia l'homme, réellement surpris.

— Tu as rencontré ma mère dans un bar, il y a presque vingt ans, et vous avez passé la nuit ensemble.

Matt fronça les sourcils : il avait l'impression que Davis racontait sa vie à lui, et c'était assez troublant.

— Comment s'appelle ta mère ? demanda Tripp, la gorge serrée.

— Linda.

Tripp et Matt échangèrent un regard.

— C'est impossible, dit Tripp en retrouvant un peu d'assurance. J'ai effectivement connu une jeune femme appelée Linda, mais nous ne nous sommes pas rencontrés dans un bar. Notre relation était sérieuse, nous allions avoir un enfant mais elle... elle l'a perdu, termina-t-il tristement.

— Ma mère m'a assuré que tu étais mon père, insista Davis, sans cesser de pointer son arme vers eux.

— Écoute, tenta de le raisonner son patron, pourquoi ne déposerais-tu pas ton revolver pour que nous puissions discuter tous les deux ?

Le rire de Davis résonna de manière désagréable à leurs oreilles.

— Discuter ? répéta-t-il, l'air sincèrement amusé. Il n'y a rien à discuter, Tripp. Tu ne veux pas de moi, je l'ai bien compris, vu ta réaction.

— Ne dis pas cela, c'est juste que... tu me prends au dépourvu, expliqua l'homme, faisant son possible pour ne pas le contrarier car il ne voulait pas que Davis leur tire dessus. Je ne vois pas comment tu pourrais être mon fils. Nous devrions téléphoner à Linda et mettre tout cela au clair.

— C'est inutile, répondit le policier, le regard soudain dur. Même si je t'apportais la preuve que je suis ton fils, cela ne changerait rien à tes sentiments.

Sa voix trembla légèrement.

— J'ai fait mon possible pour te plaire, Tripp, poursuivit-il. J'ai fait en sorte de devenir le fils que tu aurais souhaité avoir. Je me suis jeté corps et âme dans cette carrière, simplement pour apprendre à te connaître. Je pensais que tu finirais par réaliser que toi et moi, nous sommes pareils.

— Davis, je...

— Mais tous mes efforts n'ont servi à rien, cria le jeune homme en dirigeant son revolver vers Matt. Parce que Monsieur Donovan a immédiatement attiré ton attention.

— Matt n'a rien à voir là-dedans, dépose ton arme, s'il plait.

— Au contraire, c'est de sa faute ! Tout est de sa faute !

Il était au bord de l'hystérie. Discrètement, Tripp glissa sa main jusqu'à sa propre ceinture où était attachée son arme : il n'avait pas envie de blesser Davis, mais ce dernier était en train de perdre les pédales.

— Quoi que je dise, quoi que je fasse, je ne serai jamais à la hauteur parce que tu préfèrerais que Matt soit ton fils ! cracha-t-il d'une voix pleine de haine.

— Il... il est peut-être mon fils, c'est vrai, mais cela ne change rien. Si je suis effectivement ton père, je n'ai pas l'intention de t'abandonner, Davis.

Le doigt de Tripp effleura l'arme qui était toujours à la même place à sa ceinture.

— Tu étais censé comprendre qu'il y a avait un lien entre nous, dit Davis d'un ton désespéré. Après tout ce que j'ai fait...

— Comment ça ? Qu'as-tu fait ?

Matt écoutait leur échange en silence, craignant de provoquer une réaction agressive de la part de son collègue s'il interrompait leur conversation.

— Je savais que tu voulais les tuer, expliqua le policier, l'air perdu dans ses pensées. Je voulais te rendre service, et j'ai saisi l'occasion...

— De quoi est-ce que tu parles ? s'emporta son patron.

Davis lui jeta un regard vide.

— Quand les amis de Matt ont quitté la ville, j'en ai vite compris la raison : ce sont des vampires.

Matt ouvrit la bouche, mais Tripp lui fit signe de ne rien dire.

— Et quand j'ai trouvé le téléphone de Matt et que j'ai vu que son amie Bonnie lui avait envoyé un message le jour de l'explosion à propos d'un sort, j'ai fini par faire le rapprochement : ce sont ses amis qui nous ont enfermés là-bas et qui ont tenté de nous tuer.

— Davis, non, ce n'est pas..., commença Matt en parlant pour la première fois, mais son collègue lui coupa la parole.

— Je me suis alors dit que ce n'était que justice que de leur faire subir ce qu'ils voulaient nous faire subir, expliqua-t-il. Caroline a laissé un message pour me prévenir qu'ils revenaient à Mystic Falls. Je me suis alors fait passer pour Matt et je lui ai envoyé un message disant de me rejoindre à la maison en ruines, dans la forêt. Ensuite, j'ai fait courir la rumeur que des témoins avaient aperçu des vampires dans la forêt en incluant la description physique de toute cette joyeuse bande, et par le bouche à oreilles, l'information est remontée jusqu'à toi, ajouta-t-il en se tournant vers Tripp. Mais tu n'auras pas l'occasion de les tuer toi-même, car tu es coincé ici avec Matt et moi, ajouta-t-il, l'air sur de lui.

— Si tu touches à un seul de leur cheveux..., l'avertit Matt.

— Oh non, je ne ferai rien, répondit-il, je suis coincé ici avec vous puisque je dois vous surveiller. Mais j'ai informé l'équipe que Tripp avait donné pour consigne de se rendre jusqu'à la maison et de les tuer avec des grenades. Boum ! ajouta-t-il avec un rire mauvais.

— Si tu crois que je vais rester ici sans rien faire, tu te trompes ! cria Matt en voulant sortir, mais Davis l'arrêta d'un geste.

— Non non non, agent Donovan, vous n'irez nulle part, se moqua-t-il en enfonçant le canon du revolver dans les côtes de Matt. Sinon, mon doigt pourrait appuyer tout seul sur la détente.

— Davis, je t'en supplie, calme-toi, insista Tripp d'une voix désespérée.

— Ce ne sont pas eux qui t'ont piégé, ajouta Matt. Si... si tu promets de les laisser tranquille, je te dirai toute la vérité.

Davis sembla réfléchir un instant.

— Merci mais... non merci, finit-il par répondre avec amusement. Je me fiche de savoir ce qu'il s'est passé. Je me fiche de tout, à présent. Vous êtes tous des menteurs !

Tout se passa ensuite très vite. Davis tendit le bras pour tirer sur Matt, et Tripp saisit son arme et tira à son tour, en visant Davis. Ce dernier tomba sur le sol car il avait été touché au bras. Tripp se dépêcha de lui prendre son arme.

— ça va ? demanda-t-il à Matt.

— Ne t'en fais pas pour moi, répondit-il, tout de même un peu secoué. Je dois prévenir les autres, ajouta-t-il en se dirigeant vers la sortie.

— Matt attends !

Le policier stoppa devant la porte.

— Sois prudent, d'accord ?

Matt acquiesça, avant d'ouvrir la porte et de disparaitre dans le couloir.

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— Si seulement nous avions un objet appartenant à Liv, nous aurions pu la localiser, soupira Bonnie en faisant les cent pas.

— Tu n'as pas tort mais malheureusement, Blondie numéro deux n'a laissé aucune trace derrière elle, répondit Damon.

— C'est trop bête ! s'exclama la sorcière. Nous perdons du temps inutilement et...

— La maison, l'interrompit Alaric.

— Quoi ? répondirent en même temps les deux autres.

— Liv et Luke ont vécu dans la maison pendant des mois, il reste peut-être un objet ou...

— La maison a explosé, Rick, le coupa Damon.

— Je sais, mais il reste peut-être quelque chose que Bonnie pourrait utiliser. Un objet, un vêtement, un grimoire, n'importe quoi !

Il jeta un regard en direction de la sorcière.

— Cela vaut le coup d'essayer, reconnut-elle.

— C'est de toute façon mieux que de patienter ici sans rien faire, dit Rick en haussant les épaules.

— Très bien, Rick part dans la fôret, et nous restons ici monter la garde.

— Je vous tiens au courant, dit le vampire en s'éloignant.

— J'ai l'impression que le groupe diminue de plus en plus, plaisanta Damon lorsqu'Alaric fut parti.

— Je ne trouve pas cela très rassurant, répondit Bonnie en se mordant la lèvre.

— Est-ce que tu es inquiète ?

Bonnie acquiesça lentement la tête.

— Bon-Bon, je ne laisserai rien t'arriver, tu le sais, pas vrai ?

— Et si quelque chose t'arrivait à toi ?

— Tu es inquiète pour moi ?

— Je te rappelle que tu es humain et...

— Je te promets que rien ne m'arrivera, Bonnie.

— J'aimerais te croire, mais la situation est en train de nous échapper et...

— Je ne te le fais pas dire, l'interrompit une voix féminine.

— Liv, dit Damon avec une moue contrariée.

— Où est Tyler ? Que lui as-tu fait ?

— Arrête de me poser toutes ces questions, Bonnie, soupira Liv.

— Il est peut-être dans la voiture, lui chuchota Damon en désignant de la tête le véhicule duquel Liv était sortie.

— Si il est mort, je te jure que...

— Que quoi, Bon-Bon ? se moqua Liv. Je te rappelle que Tyler et moi sommes de ce côté de la frontière. Damon et toi ne pouvez pas entrer en ville, vous n'êtes pas surs d'y survivre.

— Je commence à considérer la possibilité de prendre ce risque, marmonna Bonnie entre ses dents.

Liv poussa à nouveau un soupir.

— Non, Tyler n'est pas mort, finit-elle par admettre en aidant le loup-garou à sortir de la voiture, sans toutefois détacher les liens qui serraient ses poignets.

— Dieu merci, dit Bonnie, l'air soulagé.

— Comment est-ce possible ? demanda Damon en fronçant les sourcils.

— Voyons, réfléchis Damon, répondit la blonde d'une voix mielleuse. Comment Tyler est-il devenu un loup-garou ?

— En tuant ton abruti de frère ?

La sorcière fit son possible pour rester calme face aux provocations de l'ancien vampire.

— En effet, il a tué Luke, et la malédiction a été déclenchée. Il m'a fallu du temps pour comprendre et tout mettre en place, mais je suis finalement arrivée à mes fins : grâce au sang de Tyler, je vais pouvoir faire ce qu'Esther a tenté de faire en échouant lamentablement.

Elle leur lança un regard qui leur glaça le sang.

— Je vais exterminer les vampires, et venger mon frère par la même occasion.